Bruno Solo

acteur français
Bruno Solo
Description de cette image, également commentée ci-après
Bruno Solo à la cérémonie des prix Lumières 2014.
Nom de naissance Bruno Lassalle
Naissance (55 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Acteur
Réalisateur
Producteur de télévision
Scénariste
Journaliste
Animateur de télévision
Producteur de cinéma
Films notables La Vérité si je mens ! (saga)
Espace Détente
Le Séminaire
(voir filmographie)
Séries notables Caméra Café (2001-2003)

Bruno Lassalle dit Bruno Solo, né le à Paris est un acteur, réalisateur, producteur, scénariste, journaliste et animateur de télévision français.

Il joue dans les séries de films La Vérité si je mens ! avec José Garcia : La Vérité si je mens ! (1997) , La Vérité si je mens ! 2 (2001), La Vérité si je mens ! 3 (2012).

BiographieModifier

EnfanceModifier

Bruno Lassalle est né d'un père staffeur (mort en ) et d'une mère au foyer (morte en ). Il a une sœur cadette[1]. Ses deux parents sont communistes et son père cousin de Pierre Fournier, un journaliste pamphlétaire instigateur du mouvement écologiste français, disparu en 1973[2].

Comme il s'étonne des conflits que partagent ses camarades de classe avec leurs parents, son père lui propose de faire avec lui un long voyage de trois mois aux États-Unis et au Mexique. Ce périple fondateur est à l'origine de sa conscience sociale[1].

CarrièreModifier

Années 1990Modifier

Bruno Solo débute comme journaliste à Concert Magazine.[Quand ?][réf. souhaitée]

En 1990, Yvan Le Bolloc'h, animateur de l'émission Télé Zèbre, rencontre Bruno Solo alors que celui-ci est figurant dans le public. Ils animeront alors ensemble cette émission (Yvan Le Bolloc'h confiant le rôle "d'abritre" à Bruno Solo). Ils présentent ensuite d'autres émissions par la suite, comme le Top 50 et Le Plein de super. Bruno Solo devient donc animateur de télévision à Canal+ (Top 50, de 1991 à 1993), puis sur TF1 avant d'embrasser la carrière d'acteur à partir de 1993[3].

En 1996, lors de sa participation à l'émission Fort Boyard (« spéciale animateurs »), il multiplie avec son équipe les bouffonneries durant les épreuves, dévoile en direct les secrets du jeu, ce qui en ralentit le rythme et provoque la colère de l'équipe de l'émission, notamment de son présentateur, Patrice Laffont. Cet épisode restera dans les annales du jeu[4].

Années 2000Modifier

En 2001, Bruno Solo se fait connaître avec son ami Yvan Le Bolloc'h dans Caméra Café.

Ils rencontrent leur véritable succès à travers cette série télévisée comique lancée par la chaîne M6[5] (2001-2004)[6]. Bruno Solo y est co-auteur, mais incarne surtout l'un des deux anti-héros de la fiction, Hervé Dumont, délégué syndical, directeur des achats, couard et hypocrite, meilleur ami du commercial Jean-Claude Convenant, joué par Yvan Le Bolloc'h. La série connaît 281 épisodes diffusés jusqu'en 2004. Produits dérivés et adaptations vont prolonger cet univers à succès en dehors du petit écran.

Ainsi, la bande se retrouve au cinéma pour le long-métrage Espace Détente, sorti en 2005[7]. Si les critiques sont très mitigées, le box-office est satisfaisant. Une suite, intitulée Le Séminaire, dévoilée en 2009 signera la dernière apparition à l'écran des employés des de G.E.S[8]. En 2010, Bruno Solo essaie de relancer la marque à la télévision, avec une nouvelle équipe de comédiens. Mais ce Caméra Café 2 : La Boîte du dessus, menée par un Arnaud Ducret alors inconnu, est un échec d'audiences et finit par être déprogrammée au bout de trois mois, malgré les 120 épisodes déjà mis en boîte.

Bruno Solo est associé pour 5 % aux programmes de la société de production de télévision française CALT, notamment la série Kaamelott d'Alexandre Astier pour M6[9]. Il fait une brève apparition dans la série, le temps d'un épisode du Livre II , dans lequel il incarne un porte-drapeau incompétent.

En 2007, il participe à l'émission à succès Rendez-vous en terre inconnue. Avec l'animateur Frédéric Lopez, il part en Mongolie[10].

Années 2010Modifier

 
Bruno Solo en 2012, à l'avant première du film La Vérité si je mens ! 3.

Dans la foulée du succès Caméra Café, Bruno Solo va participer à plusieurs films : en 2010, il tient un second rôle dans l'ambitieux 600 kilos d'or pur, écrit et réalisé par Éric Besnard. Il fait aussi partie des comédies de bande Au bistro du coin (2012), de Charles Nemes, La Vérité si je mens ! 3 (2012), de Thomas Gilou et Brèves de comptoir (2014), de Jean-Michel Ribes. Il joue aussi le rôle de François dans le film indépendant dramatique Être, qui est réalisé par Fara Sene.

Mais c'est à la télévision qu'il parvient à rebondir durablement : sur France 2, il surprend dans un premier rôle dramatique dès 2009 : dans le téléfilm Jusqu'à l'enfer, il joue un professeur de mathématiques solitaire, coupable idéal lors d'une affaire de meurtre. Puis en 2011, le service public lui renouvelle sa confiance quand il prête ses traits à Pierre Mendès France pour le téléfilm historique Accusé Mendès France, de Laurent Heynemann.

Il revient la même année dans un premier rôle régulier à la télévision : il partage l'affiche de la série policière Deux flics sur les docks avec Jean-Marc Barr. Il jouera le rôle du capitaine Paul Winckler durant une douzaine d'épisodes diffusés jusqu'en 2016 sur France 2.

Parallèlement à cet engagement, il participe à différents projets de France Télévisions : en 2012, il partage l'affiche du téléfilm Meurtres à Saint-Malo avec Louise Monot ; en 2013, il a pour partenaire Aïssa Maïga pour le téléfilm thriller Mortel Été ; durant les étés 2014 et 2015, il revient à l'humour pour incarner un père de famille moyen dans la série Hôtel de la plage ; en 2015, il donne la réplique à Jean-Pierre Darroussin, pour le téléfilm historique La Mort d'Auguste ; en 2016, il apparaît dans un épisode de la série Marjorie, portée par Anne Charrier.

En 2012, il participe également à des séquences publicitaires pour la banque LCL[11],[12].

En 2017, il retrouve le réalisateur de Deux flics sur les docks pour tenir le premier rôle d'une mini-série policière, L'Accident.

Années 2020Modifier

En 2020, Il apparaît dans une publicité pour des gambas de la marque Pescanova.[13]

Autres activitésModifier

Il est aussi la voix de Lou dans Comme chiens et chats (2001), Ratso dans Le Vilain Petit Canard et moi (2006).

Engagement charitableModifier

Bruno Solo témoigne de son soutien au Front de gauche aux élections européennes de 2009[14].

En 2014, il se déclare désespéré par l'état du monde politique et envisage alors de ne plus voter aux élections[15].

Il est ambassadeur de l'association fédérative La Voix de l'enfant[16] et de l'association humanitaire 1 pour tous, tous pour l'Autisme[17].

Il fut l'un des parrains de l'opération « Villa Déchets », conçue pour sensibiliser à la prévention contre les déchets à Nantes, en 2010 par Frédéric Tabary (aussi concepteur de la Villa Hamster) aux côtés de nombreuses autres personnalités telles que Delphine Depardieu, Florian Hessique et Tom Novembre[18].

En , il est victime d'une agression en marge d'une manifestation du mouvement Jour de colère à laquelle prenaient part des individus d'horizons divers : « Il y avait des gens de Civitas, des skinheads, des blacks, des blancs, des beurs, des mecs de l'ultragauche, des punks à chien complètement perdus ». Il explique avoir été traité de « sale youpin » (bien qu'il ne soit pas juif) par un groupe de personnes et avoir risqué un « lynchage »[19].

En 2017, il fait partie des signataires d'une tribune de Juliette Méadel, appelant à faire barrage à Marine Le Pen lors du second tour de l'élection présidentielle et à soutenir ainsi Emmanuel Macron[20].

Bilan de carrièreModifier

FilmographieModifier

ActeurModifier

 
Bruno Solo en 2012, à l'avant première du film La Vérité si je mens ! 3

TélévisionModifier

DoublageModifier

Clips vidéoModifier

PublicitésModifier

ScénaristeModifier

CréateurModifier

RéalisateurModifier

ThéâtreModifier

BibliographieModifier

NominationModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Véronique Cauhapé, « Bruno Solo : dans le courant de la vie », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  2. Raphaël Garrigos, « La tête de l'emploi », sur Liberation.fr, .
  3. « Bruno Solo - Biographie », sur France Inter.fr (consulté le 8 juillet 2017).
  4. Le plus mémorable des Fort Boyard, Interview de Bruno Solo, Europe 1, le 26 février 2015 (Consulté le 26 août 2019).
  5. « Bruno Solo raconte ses galères avant le succès de "Caméra café" », RTL.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 7 novembre 2017).
  6. « Regardez les premières images de Caméra Café et le... coup de pouce de Bruno Solo ! », purepeople.com,‎ (lire en ligne, consulté le 7 novembre 2017).
  7. AlloCine, « Espace détente » (consulté le 7 novembre 2017).
  8. AlloCine, « Le Séminaire » (consulté le 7 novembre 2017).
  9. « Bruno Solo : "Avec Alexandre Astier, on n'est pas des amis" », sur Le Figaro.fr, .
  10. François 01/12 10h50, « Bruno Solo et "Terre inconnue" : 'ce voyage me hante encore'. », sur Leblogtvnews.com, (consulté le 25 juillet 2020).
  11. Publicité télévisée, site de LCL.fr.
  12. « LCL - banque, "Le Service Après-Vente bancaire, avec Bruno Solo" », Stratégies, novembre 2012.
  13. « Gambas Bio Pescanova (Bruno Solo) "c'est bon d'ouvrir sa carapace" Pub 30s » [vidéo], sur YouTube (consulté le 31 juillet 2020).
  14. Sylvia Zappi, « Le soutien des intellectuels divise la gauche de la gauche », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  15. « Bruno Solo : "Je ne voterai plus !" », sur LCI.fr, .
  16. « La Voix De l'Enfant », sur La voix de l'enfant (consulté le 25 juillet 2020).
  17. Nos marraines, Parrains, Ambassadeurs,... (Consulté le 26 août 2019).
  18. Une villa "100 % déchets" construite en 2012, 17 janvier 2011, La Libre (Consulté le 26/08/2019).
  19. « Bruno Solo victime d’une agression antisémite », sur La Dépêche.fr, .
  20. « Chanteurs, acteurs, humoristes... Le Front national, très peu pour les artistes », sur L'Express.fr, .
  21. [vidéo] Pub Seloger sur YouTube.
  22. [vidéo] Pub La Poste sur YouTube.
  23. [vidéo] Disponible sur Dailymotion.
  24. « Publicité Renault », sur culturepub.fr.
  25. Publicité de Pescanova sorti en 2020.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier