Bataille de Coulmiers

bataille de la guerre franco-prussienne de 1870
Bataille de Coulmiers
Description de cette image, également commentée ci-après
Salut à la victoire (Coulmiers), tableau d'Étienne Dujardin-Beaumetz.
Informations générales
Date
Lieu Coulmiers, France
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau du Royaume de Bavière Royaume de BavièreDrapeau de la France République française
Commandants
Général Ludwig von der ThannGénéral d'Aurelle de Paladines
Pertes
2000 morts et blessés1500 morts et blessés

Guerre franco-allemande de 1870

Batailles

Coordonnées 47° 55′ 56″ nord, 1° 39′ 52″ est
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(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Coulmiers
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
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Bataille de Coulmiers
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(Voir situation sur carte : Loiret)
Bataille de Coulmiers

La bataille de Coulmiers est une bataille de la guerre franco-allemande de 1870 qui a lieu le près du village de Coulmiers situé à l'ouest d'Orléans dans le département du Loiret.

La bataille oppose les armées françaises et bavaroises.

Le conflitModifier

 
Jeton de la Bataille de Coulmiers. Description avers : Inscription sur dix lignes : Bataille/ de/ COULMIERS/ 9 novembre 1870/ l'armée de la Loire/ sous les ordres du général/ D’AURELLE DE PALADINES/ bat l'armée allemande/ et/ délivre Orléans ; signature : herluison éditeur. Description revers : Carte des environs de Coulmiers.

L'armée de la Loire sous les ordres du général d'Aurelle de Paladines surprit[1] les forces bavaroises du général Ludwig von der Tann. L'artillerie française bombarda le campement allemand avec des obus à percussion, causant la panique dans le campement et obligeant les Bavarois à se retirer dans le désordre alors que l'infanterie française chargeait à la baïonnette.

La nouvelle de la victoire à Coulmiers parvint à Paris, qui était assiégée, causant un regain d'espoir dans la ville, incitant le Gouvernement de la Défense nationale à lancer la « Grande Sortie » contre les lignes de siège prussiennes autour de la ville. Au même moment, l’armée de la Loire devait stopper sa progression vers Paris, le général d'Aurelle (acquis à la cause de la protection de l'ordre social du gouvernement de la Défense nationale, et donc à la nécessité de traiter avec les Prussiens[2][source insuffisante]), prétexta que ses hommes, fatigués, avaient besoin de repos avant de se battre à nouveau. Malgré l'insistance de Léon Gambetta à poursuivre le mouvement et enfoncer les 45 000 hommes de von der Tann et Mecklembourg qui barraient la route de Paris[3], le général d'Aurelle se retranche dans la ville d'Orléans avec ses 100 000 hommes pendant un mois. Cette inertie permet aux troupes allemandes, renforcées par les armées libérées du siège de Metz, après la reddition du maréchal Bazaine, de reprendre Orléans en décembre.

La victoire de Coulmiers ne fut pas le résultat de la supériorité militaire française, mais de l'effet de surprise sur une armée bavaroise fatiguée et trois fois moins nombreuse. Cette bataille n'est pas la seule victoire remportée par l'armée française durant le conflit, il y eut ainsi Villersexel, mais c'est la plus importante.

Mémoriaux de la batailleModifier

Dans la commune de Coulmiers deux mémoriaux sont érigés :

  • l'un au cimetière, à la mémoire des soldats bavarois et
  • l'autre, à la mémoire des combattants français, un ossuaire, le long de la route Orléans-Le Mans, sur le lieu même des combats.
  • L'église compte une plaque commémorative.

La commune de Ribérac, en Dordogne, a fait ériger un monument aux mobiles de Coulmiers.

HommagesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Le , Maxime Genteur, ancien secrétaire général de la préfecture du Loiret, résidant au château de la Source du Rollin à La Chapelle-Saint-Mesmin, découvre dans la cheminée d'une des chambres occupée par le comte Stolberg, commandant de cavalerie, les restes d'un message manuscrit indiquant les positions des troupes allemandes avant la bataille de Coulmiers. Maxime Genteur transmet aussitôt le contenu de ce message au gouvernement stationné à Tours. Lire l'article du Journal du Loiret, « Un souvenir de l'année terrible (reconstitution du contenu du message allemand) », sur Médiathèque d'Orléans, (consulté le ), p. 3, ainsi que le livre d'Auguste Boucher, pages 13 et 14, sur l'action de Maxime Genteur qui s'avéra décisive : Auguste Boucher, Bataille de Coulmiers : 9 novembre 1870, Orléans, H. Herluison, libraire-éditeur, , 87 p. (BNF 8-LH5-649, lire en ligne)
  2. Henri Guillemin, Les Origines de la Commune, tome 2. L'héroïque défense de Paris, Paris, Utovie, , 421 p. (ISBN 978-2-86819-751-1), p. 301-302.
  3. Helmut Karl Bernhard von Moltke (cité par : Guillemin Henri, Les Origines de la Commune, tome 3, La Capitulation, p. 18.), La Guerre de 1870 : mémoires du maréchal H. de Moltke, Paris, H. Le Soudier, , III-499 p (BNF 30961045), p. 234.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Léonce Rousset, Histoire générale de la guerre franco-allemande (1870-1871) : T. II. Les armées de province, Paris, Jules Tallandier, , 491-IX p. (BNF 34083393).
  • Gerhard von Pelet-Narbonne (trad. colonel Paul-Joseph Silvestre), Service de la cavalerie en campagne : La cavalerie allemande pendant les journées de Coulmiers, rôle de la cavalerie dans le service de sûreté et dans le combat ; Traduction de la 2e partie du T. II de "Der Kavalleriedienst", Paris, Berger-Levrault, , XII-167 p. (BNF 31074199).
  • Auguste Boucher, Bataille de Coulmiers : 9 novembre 1870, Orléans, H. Herluison, libraire-éditeur, , 87 p. (BNF 8-LH5-649, lire en ligne).

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier