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Basilique Saint-André de Mantoue

édifice religieux siitué à Mantoue, en Italie
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Basilique Saint-André.
Basilique Saint-André
Paolo Monti - Servizio fotografico (Mantova, 1972) - BEIC 6346687.jpg
Photo par Paolo Monti
Présentation
Culte
Type
Diocèse
Style
Architecte
Construction
Religion
Statut patrimonial
Bien culturel en Italie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Piazza Andrea MantegnaVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

La basilique Saint-André (Sant'Andrea en italien) est une des plus importantes églises de la ville de Mantoue.

HistoireModifier

 
Plante et dessins de la crypte de la basilique

Un monastère fondé en 1037 était construit à l'emplacement de la basilique. Déjà ce monastère conservait la précieuse relique du Sang du Christ.

En 1472, Ludovico Gonzaga obtint, avec difficulté, la suppression du monastère et sa transformation en collégiale sous son patronage[1]. La fonction de cet édifice était d'accueillir les pèlerins venus assister à la procession du Preziosissimo Sangue di Cristo (« Précieux sang du Christ ») apporté à Mantoue selon la tradition par Longin le Centurion. Cette relique est conservée dans la crypte en dehors des processions annuelles du vendredi saint.

Ce joyau de la Renaissance fut construit par l'architecte Leon Battista Alberti à partir de 1472, l'année même de la mort de son architecte .Il conserva le campanile gothique (1413) de l'ancien monastère, encore visible aujourd'hui.

En prenant le parrainage du sanctuaire, le marquis de Mantoue donnait une dimension religieuse à son autorité. Dès lors la beauté de l'édifice devait refléter les vertus de l'action du prince tels que les rapportaient les modèles antiques: la magnificence et la libéralité[2]

Luca Fancelli termina les travaux vingt deux ans plus tard. Cependant l'aspect actuel de la basilique est dû à plusieurs remaniements qui complétèrent le travail d'origine : l'un en 1597, l'autre en 1697, et surtout à l'intervention de Filippo Juvarra qui y ajouta une coupole de 80 mètres de hauteur (1732), ce qui donne à l'intérieur de l'église un éclairage unique.

ArchitectureModifier

Pour construire la basilique, Albert prit pour modèle les temples étrusques décrits par Vitruve. Il l'orienta de façon à l'aligner sur la percée qui rejoignait le centre de la ville à partir du château Saint-Georges[1].

La façade fut le premier élément achevé de l'ensemble. Elle est de facture classique sur le modèle d'un arc de triomphe romain colossal à pilastres corinthiens, largement inspiré de l'antique.

Le Corrège pourrait être intervenu sur les fresques qui ornent le portique (non attesté)[2].

IntérieurModifier

Le vestibule, avec ses voûtes à caisson, est inspiré de l'antiquité. L'immense nef est à voûte en berceau et est copiée sur la basilique de Maxence à Rome[2]. La coupole est de Filippo Juvarra. L'entrée débouche sur une majestueuse rangée d'arcades avec, de chaque côté, des chapelles latérales de tailles variables. Sont remarquables les trois chapelles monumentales enluminées de fresques, et les caissons (début XVe siècle) décorant les voûtes. Dans la première chapelle à gauche en entrant se trouve la chapelle funéraire de Mantegna, avec son buste de bronze et des peintures d'artistes issus de son atelier.

Dans la crypte, deux vases sacrés sont censés contenir des échantillons de terre imprégnés du sang du Christ.

ŒuvresModifier

  • Tombeau du peintre Andrea Mantegna (première chapelle à gauche). Le peintre qui voulait avoir une chapelle mortuaire digne de son rang élevé l'acquit vers 1504. Il a peint avec son fils Francesco, qui était lui aussi peintre, la voûte qui représente une tonnelle en trompe-l'œil, avec des guirlandes végétales encadrant les armoiries de sa famille. Le retable représentant le Baptême du Christ et le tableau de la Sainte Famille avec la famille de saint Jean le Baptiste furent aussi peints par Mantegna et destinés à cette chapelle. Il est décoré par des dessins et œuvres (non attestées) de Le Corrège (dont le plafond), un buste en bronze attribué à Gian Marco Cavalli qui était un ami de l'artiste et, sur la paroi de droite, une œuvre inachevée, le Battesimo di Cristo. La chapelle prit son aspect définitif en 1506, après la mort du peintre[2] ;
  • Toile de Lorenzo Costa ;
  • Tombeau de Pietro Strozzi (1529), marbre par Giulio Romano ;
  • Fresques de la chapelle San Longino sur les dessins de Giulio Romano;
  • Décoration de la chapelle Tullio Petrozzani par Antonio Maria Viani[2].

PhotographiesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Patrick Boucheron, De l'éloquence architecturale, Milan, Mantoue, Urbino (1450-1520), B2, , 70 p. (ISBN 978-2-36509-037-7)
  2. a b c d et e Barbara Furlotti et Guido Rebecchini, L'art à Mantoue, Paris, Hazan, , 270 p. (ISBN 978-2- 7541-0016-8)

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