Automobile Club de l'Ouest

association française de défense des usagers de la route organisatrice des 24H du Mans

L'Automobile Club de l'Ouest (ACO) est une association loi de 1901 française de défense des usagers de la route fondée en 1906[1] par des pionniers de l'assurance mutuelle et de l'automobile. Elle fut conçue pour assurer l'organisation du premier grand prix de l'ACF qui eut lieu en sur le circuit de la Sarthe créé pour l'occasion.

Automobile Club de l'Ouest
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Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
ACOVoir et modifier les données sur Wikidata
Zone d'activité
Type
Forme juridique
Domaines d'activité
Objectif
Organisation de compétitions automobiles, Défense des usagers de la route
Siège
Pays
Organisation
Membres
80 000
Fondateurs
Président
Site web
Identifiants
SIREN
TVA européenne

Après quelques années, plusieurs modifications de tracé et de règlement, l'ACO créé et organise les 24 Heures du Mans[1] dont la première édition s'est déroulée en 1923.

HistoireModifier

 
L'hôtel de l'Automobile Club de la Sarthe, en 1906.
 
Siège de l'ACO sur le circuit du Mans.
1931 : Gustave Singher, président.
1930 : Georges Durand, secrétaire général.

À la fin de 1905, l'ACF lance une consultation nationale sur le choix d'un circuit pour sécuriser les courses qui deviennent dangereuses. C'est le projet de Georges Durand qui est retenu, ce dernier devenant l'inventeur du circuit de la Sarthe. En l'Automobile club de la Sarthe est créée devenant peu de temps après l'ACO. À sa création, sont nommés présidents d'honneur Amédée Bollée père et le baron Étienne van Zuylen van Nyevelt alors président de l'ACF. Georges Durand est secrétaire général.

Alors qu'il s'étend à la base que sur la ville du Mans, avec 97 sociétaires, l'ACS devenu l'ACO s'étoffe au fil des ans. À plusieurs reprises, l'ACO est distingué pour ses actions en faveur de la défense des automobilistes mais aussi au soutien des prisonniers et de leurs familles lors des deux grandes guerres.

En 1917, Georges Durand crée la Défense Automobile et Sportive (DAS) et en 1918, Gustave Singher, alors président de l'ACO, invente la Nouvelle Mutuelle du Mans.

Le 1923 a lieu le premier Grand Prix d'endurance de 24 heures, avec en ligne au départ : Montier-Ouriou (de) sur Montier spéciale (Ford T), Pourtalès (de)-La Rochefoucault[2] et Marie (de)-Pichard (de) sur Bugatti[3].

Construit en 1965, le circuit Bugatti est destiné à l’origine au fonctionnement de l’école de pilotage, à l’intérieur des structures du circuit des 24 Heures du Mans en reprenant les 1 500 m de piste[4]. En 1969, le club présente chaque année ce que l'on appelle « la plus grande course du monde »[5]. L'association est aussi avec ses 170 000 adhérents le premier club automobile français. Ce chiffre impressionnant est très éloigné de l'Automobile Association avec cinq millions de membres ou du Royal Automobile Club de Grande-Bretagne avec 500 000 membres[5].

Le Club est composé d'environ 80 000 membres, passionnés, ou cherchant à avoir accès à des services liés à l'automobile et plus de 5 000 licenciés. L'organisme est un interlocuteur privilégié de l'État en matière d'aménagement des routes et de la sécurité des usagers. Les dirigeants ont beaucoup participé à l'aménagement routier du Grand Ouest dans les années 1970. Le siège dirigeant est situé au Mans, sur le circuit des 24 Heures[6].

Aujourd'hui[Quand ?], ce sont 17 départements qui s'articulent autour de l'ACO. Tous ceux des Pays de la Loire, de la Normandie et de la Bretagne y sont rattachés. Ensuite sont arrivés près de la moitié des départements du Centre-Val de Loire : Indre-et-Loire, Loir-et-Cher ou Eure-et-Loir, que le département de Vienne.

En prélude aux 24 Heures du Mans 2011, l'ACO et la FIA annoncent la création du championnat du monde d'endurance FIA à partir de 2012. L'Intercontinental Le Mans Cup sert de base à ce nouveau championnat qui intègre les 24 Heures du Mans[7].

L'ACO est à l'origine de la création de 40 millions d'automobilistes[1] (qu'elle considère comme une association filiale) et est membre de l'Union nationale des automobile-clubs (UNAC)[1].

Début , l'ACO signe un accord de partenariat avec The Memento Group, entreprise spécialisée dans la licence sportive. L'objectif de cette entente est de créer une plateforme dédiée à la vente d'objets de collection en rapport avec l'histoire des 24 Heures du Mans[8].

PrésidentsModifier

Présidents 
PortraitIdentitéPériodeDurée
DébutFin
 Paul Jamin
(XIXe siècle - XXe siècle)
4 ans
 Jean-Marie Lelièvre
( - )
22 ans
 Raymond Gouloumès (d)
( - )
19 ans
 Michel Cosson
(né en )
11 ans
 Jean-Claude Plassart9 ans
 Pierre Fillon
(né en )

OrganisationModifier

 
Prototype Pescarolo 02 aux couleurs de l'ACO et utilisé par son école de pilotage.

Liste des compétitions automobiles par années de 1re éditions :

Notes et référencesModifier

Note
  1. Son frère aîné François étant aussi au comité de direction.
Références
  1. a b c d et e « Histoire », LeMans.org
  2. « La mémoire de Sosthène de La Rochefoucauld honorée », sur Ouest-France, (consulté le ).
  3. Gilles Dhers, « 1923 : au Mans, le premier Grand Prix d'endurance de 24 heures », sur Libération, (consulté le ).
  4. « Circuit Bugatti », sur lemansdriver.fr, (consulté le ).
  5. a et b François Janin, « L'Automobile Club de l'Ouest compte 170 000 adhérents »  , sur Le Monde, (consulté le ).
  6. « L'Automobile Club de l'Ouest », autoclub.fr (voir archive)
  7. « Championnat du Monde d’Endurance FIA 2012 » (version du 7 juin 2011 sur l'Internet Archive), sur lemans.org, (consulté le ).
  8. « L’organisateur des 24 Heures du Mans et The Memento Group signent un partenariat exclusif », sur Sport Stratégies (consulté le ).
  9. a b c d e f g et h « Pierre Fillon, huitième président de l'Automobile Club de l'Ouest » (version du sur l’Archive.today), publié le sur 24 Heures du Mans (consulté le ).
  10. Gustave Singher (1867-1947) sur data.bnf.fr (consulté le ).
  11. « Biographie de Raymond Gouloumès », sur Who's Who in France (consulté le ).
  12. « Dirigeant : Jean-Claude Plassart », sur edecideur.com (Blue Shield Publishing, inc) (consulté le ).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier