Albanais (peuple)

peuple d'Europe du Sud-Est.
Albanais
Shqiptarët
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Groupe de chanteur traditionnels de Skrapar

Populations importantes par région
Drapeau de l'Albanie Albanie 2 509 879 (2016)[1]
Drapeau du Kosovo Kosovo 1 749 323 (2016)[2]
Drapeau de la Turquie Turquie 500 000[3]
Drapeau de la Macédoine du Nord Macédoine du Nord 446 245[4]
Drapeau de la Grèce Grèce 280 000 à 600 000
Drapeau du Monténégro Monténégro 30 439
Drapeau de la Croatie Croatie 17 513
Drapeau de la Roumanie Roumanie 10 000
Drapeau de l'Italie Italie 800 000 (en comptant les Arberèches)
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 300 000
Drapeau de la Suisse Suisse 200 000
Drapeau des États-Unis États-Unis 193 813
Drapeau de la Suède Suède 54 000
Drapeau de l'Argentine Argentine 40 000
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 30 000
Drapeau du Canada Canada 28 270
Drapeau de l'Autriche Autriche 28 212
Drapeau de la France France 44 000
Population totale entre 7 millions et 11.6 millions
Autres
Régions d’origine Illyrie/Balkans
Langues Albanais (dialectes tosque et guègue).
Religions majoritairement musulmane (sunnite et bektachi), minorités orthodoxe et catholique.
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Carte de répartition

Le terme Albanais (en albanais Shqiptarët) désigne un groupe ethnique européen qui partage la même origine, langue (albanais) et culture, et qui vit majoritairement en Albanie et au Kosovo, mais aussi à l'ouest de la Macédoine du Nord, au sud de la Serbie et du Monténégro, ainsi qu'au nord-ouest de la Grèce.

En accord avec les études linguistiques, les études de génétique montrent que les Albanais descendent probablement d'une population paléo-balkanique occidentale survivante qui a connu une croissance démographique significative entre 500 et 800 environ de notre ère, peut-être après un goulet d'étranglement démographique. Contrairement au reste des Balkans, les Albanais n'ont connu que peu ou pas de contribution de la part des populations slaves environnantes et ont maintenu des niveaux élevés d’ascendance liée à l’âge du bronze et à l’âge du fer des Balkans occidentaux.

La diaspora albanaise s'est constituée au Moyen Âge, sous la pression de facteurs économiques, d’événements socio-politiques et de la persécution des Albanais à travers les Balkans. Ses plus grandes communautés sont situées en Allemagne, en Argentine, en Australie, au Canada, aux États-Unis, en Italie, en Roumanie, en Suisse en Ukraine et en Turquie.

Histoire modifier

Retracer les origines des Albanais et de leur langue pose des difficultés importantes pour plusieurs raisons : très peu de sources historiques donnent des indications concernant la composition ethnique et linguistique du sud-ouest des Balkans pendant la transition de l'Antiquité classique à l'époque médiévale (500-1000 de notre ère), et aucune d'entre elles ne mentionne une population de langue albanaise provenant du territoire de l'Albanie moderne[5].

Si des locuteurs de langues slaves semblent avoir habité ce qui est aujourd'hui le sud de l'Albanie au VIIIe siècle de notre ère, où la fréquence des toponymes slaves culmine, tandis que la même région est caractérisée par la présence de locuteurs grecs au moins depuis la période médiévale. Les populations médiévales urbanisées du nord-ouest, désignées par les historiens contemporains sous le nom de Romani/Ῥωμᾶνοι, auraient parlé une variante du latin vulgaire connue sous le nom de roman des Balkans occidentaux qui a persisté au moins jusqu'au XIIIe siècle de notre ère. En revanche, la situation démographique et linguistique de l’intérieur montagneux est inconnue[5].

Les Albanais sont mentionnés pour la première fois dans les archives historiques au XIe siècle de notre ère[5]. Le premier document écrit survivant sur leur langue date, lui, de 1462 de notre ère[5].

Génétique modifier

Génétiquement, les Albanais modernes descendent des populations des Balkans occidentaux de l’époque romaine, avec un mélange supplémentaire de groupes apparentés aux Slaves. Remarquablement, l’ascendance paternelle albanaise montre une continuité avec les populations balkaniques de l’âge du bronze, y compris celles connues sous le nom d’Illyriens[5]. Ainsi, 80 % de l’ascendance paternelle des Albanais modernes provient de populations antérieures à la période des Grandes migrations.

Il est probable que l'ascendance slave soit entrée dans la population albanaise via un profil d'ascendance lié aux Slaves du Sud modernes, plutôt qu'aux populations originelles balto-slaves non mélangées. Concernant les origines d'un tel mélange lié au slave du sud dans les populations albanaises post-médiévales et modernes, les sources de Slaves du sud du nord-ouest (Croatie, Monténégro, Serbie) sont les plus fortement étayées, en accord avec les données historiques et linguistiques[5].

Les trois haplogroupes du chromosome Y les plus fréquents parmi les Albanais sont le E-V13, R1b et J2b-L283.

Le E-V13 est le sous-clade européen le plus courant du E1b1b1a (E-M78) et représente environ 27 à 35 % de tous les hommes albanais, culminant au Kosovo (~ 40%). La distribution actuelle de cette lignée pourrait être le résultat de plusieurs expansions démographiques des Balkans, telles que celle associée à l'âge du bronze balkanique, et plus récemment, à l'époque romaine avec la soi-disant « montée de la soldatesque illyrienne »[6],[7],[8],[9],[10]. Bien qu’il s’agisse de l’un des haplogroupes les plus fréquents dans les populations modernes des Balkans, les origines de l’E-V13 demeurent énigmatiques. La première mention de cet haplogroupe parmi les groupes historiquement attestés se trouve en Bulgarie au cours de de l’âge du bronze-âge du fer, suggérant une association avec le peuple connu sous le nom de « Thraces »[5]. Au début de l'ère romaine, l'E-V13 a probablement connu une augmentation démographique significative, car il apparaît à des fréquences moyennes à élevées dans des régions où, au cours des âges du bronze et du fer précédents, il était soit très rare (Croatie, Hongrie), soit totalement absent (Serbie). Cette association de l'expansion de l'E-V13 avec les populations du sud-est des Balkans du monde thrace semble corroborer les documents historiques de la fin de l’Empire romain qui mentionnent la présence de groupes « thraces » connus sous le nom de « Bessi » dans tout les Balkans jusqu'au VIe siècle de notre ère[5].

R1b-M269 représente environ un cinquième des hommes albanais, principalement sous les clades R-Z2103 et R-PF7562. Elle est liée à l'introduction des langues indo-européennes dans les Balkans[11],[5]. Le plus ancien échantillon R1b (> R-RPF7562) dans les régions historiquement habitées par les Albanais a été trouvé dans des spécimens datés de l'Âge du bronze ancien (EBA) à Çinamak, au nord de l'Albanie, 2663-2472 calBCE (4045±25 BP, PSUAMS-7926),[5]. Sur le même site à l'âge du fer, la moitié des hommes étaient porteur du R-M269 (R-CTS1450 x1)[12].

La lignée paternelle la plus fréquente parmi les populations de la culture Yamna, R1b-Z2103, est représentée dans les anciens Balkans par l'haplogroupe fille R1b-CTS7556, qui a été trouvé pour la première fois dans un contexte culturel Maros en Serbie, suggérant une migration directe de groupes liés aux Yamnas vers la plaine de Pannonie. À son tour, le clade descendant principal de R1b-CTS7556 est R1b-CTS1450, dont les diverses lignées filles apparaissent dans les populations de l'âge du bronze et du fer du nord-est de l'Albanie (Çinamak) et de la Macédoine du Nord. Des lignées R1b-CTS1450 directement ancestrales de l'haplogroupe R1b-BY611> Z2705 (qui comprend aujourd'hui presque exclusivement des Albanais) ont été trouvées dans des spéciments de l'âge du bronze et du fer à Çinamak[5].

J2b-L283 représente 14 à 18 % des hommes albanais. Il culmine dans le nord de l'Albanie. Le plus ancien échantillon J-L283 (> J-Z597) en Albanie a été trouvé chez un spécimen datant de l'âge du bronze moyen (MBA) Shkrel dès le XIXe siècle av. J.-C. Il s'est d'abord répandu du nord-ouest des Balkans vers le sud pendant le début de l'âge du bronze et l'âge du bronze moyen avec des cultures comme Cetina (Dalmatie) et des groupes dérivés de Cetina qui ont produit la plupart des échantillons J-L283 dans l'Antiquité. Dans une étude de 2022, J-L283 et son clade paternel J-M241 ont été trouvés dans trois des sept échantillons dauniens. À Çinamak (nord de l'Albanie) durant l'âge du fer, la moitié des échantillons appartenaient à J-L283[13],[12],[14]. L'haplogroupe J2b-Z600 (15 %) dérive de sa lignée parentale J2b-L283 vers 3 500-3 000 avant notre ère. L'échantillonnage actuel suggère que J2b-Z600 était absent du Chalcolithique européen. Il apparaît brusquement à l'âge du bronze serbe (2100-1800 avant notre ère) dans un contexte culturel Maros, aux côtés de la sous-clade parente de R1b-BY611. Cela place deux des lignées paternelles les plus fréquentes des Albanais dans les Balkans du centre-ouest au début de l'âge du bronze. L'haplogroupe J2b-Z600 a connu un effet fondateur majeur et une diversification dans les anciennes populations de la côte adriatique (Albanie, Croatie, Monténégro), où il représente 50 à 70 % de toutes les lignées paternelles au cours de l'âge du bronze et de l'âge du fer. Il a été trouvé dans des échantillons associés aux principales expressions culturelles archéologiques des Balkans occidentaux, notamment dans les contextes de Maros, Cetina, japodien et liburnien[5].

Les Albanais modernes de Tirana tirent 25 à 48 % de leur ascendance d'une source liée aux Slaves du sud. Cette contribution ascendante est deux à trois fois supérieure à la fréquence des haplogroupes du chromosome Y associés aux Slaves du sud (R1a-M417, I2a-M423) dans la population albanaise moderne (15 %), ce qui suggère qu'un mélange lié aux slaves pourrait s'être produit essentiellement par les femmes, comme cela a été démontré dans la Serbie du Xe siècle. Ces résultats sont en accord avec les données anthropologiques et historiques soutenant une culture fortement patrilinéaire et centrée sur la parenté parmi les Albanais jusqu'au début des temps modernes[5]. D'une manière générale, les Albanais modernes présentent des niveaux très variables d'ascendance slave. Cette variabilité indique des interactions historiques complexes avec les populations slaves du sud, comme le suggèrent la toponymie et la linguistique[5].

Langue illyrienne et langue albanaise modifier

 
Skanderbeg
.

On a longtemps considéré l'albanais comme une langue indo-européenne isolée, du fait que la langue antique dont il descend nous était inconnue et que tant sa phonologie que sa grammaire sont à un stade d'évolution atypique de l'indo-européen. L'albanais a pourtant de nombreuses caractéristiques communes avec les langues géographiquement voisines, avec lesquelles il forme l'union linguistique balkanique. Comme en grec, certains termes sont pré-indoeuropéens comme kok (« tête »), sukë (« colline »), derr (« cochon »), que le paléolinguiste et bascologue Michel Morvan rapproche du pré-occitan kuk, suk (« hauteur ») ou du basque zerri (« porc »).

L'albanais appartient à l'ensemble thraco-illyrien des langues indo-européennes. Cet ensemble est géographique plutôt que linguistique, mais l'albanais, langue « satem », comprend des éléments issus des deux branches, illyrienne (« satem ») et thrace (« centum »), langues mortes très peu documentées qui ne permettent pas que l'on détermine avec précision sa position dans l'ensemble.

Mais comme l'illyrien appartient au même groupe de langues indo-européennes que l'albanais (classé comme formant un groupe de langues indo-européennes à lui seul parmi les langues indo-européennes d'aujourd'hui) les philologues protochronistes en déduisent que l'albanais descend « directement et exclusivement » de l'illyrien[15]. Le rapprochement entre l'albanais et l'illyrien a été fait dès 1709 par Gottfried Wilhelm Leibniz, qui appelle l'albanais « la langue des anciens Illyriens ». Plus tard, le linguiste Gustav Meyer (1850-1900) déclara : « Appeler les Albanais les nouveaux Illyriens est aussi juste que d'appeler les Grecs actuels "Grecs modernes". » La langue albanaise constituait pour lui l'étape la plus récente de l'un des dialectes illyriens. Les indo-européanistes modernes, par contre, ne souscrivent guère à l'hypothèse d'une filiation immédiate[16]. Beaucoup de linguistes actuels soutiennent que l'albanais descend de l'illyrien[17] et la parenté directe entre les deux langues est également admise dans divers ouvrages historiques[18]. On avance même parfois l'hypothèse que la frontière linguistique entre les dialectes guègue et tosque trouverait son origine dans la limite entre les domaines des dialectes épirote et « illyrien proprement dit » de l'illyrien[19]. À l'appui de ces théories, on mentionne que quelques anthroponymes albanais actuels sembleraient également avoir leur correspondant illyrien : c'est ainsi qu'à l'albanais Dash (« bélier ») correspondrait l'illyrien Dassius, Dassus, de même l'albanais Bardhi (« blanc ») correspondrait à Bardus, Bardullis, Bardyllis[20],[21]. Quelques ethnonymes de tribus illyriennes sembleraient aussi avoir leur correspondant albanais : c'est ainsi que le nom des Dalmates correspondrait à l'albanais Delmë (« brebis ») ; de même le nom des Dardaniens correspondrait à l'albanais Dardhë (« poire, poirier »)[22]. Mais l'argument principal en faveur de cette thèse, officielle durant la période communiste, est géographique : les zones où est parlé l'albanais correspondent à une extrémité orientale du domaine « illyrien »[23].

Conformément aux positions protochronistes, en 2012 une étude du New York Times classa l'Albanais comme l'une des plus anciennes langues d'Europe apparu au même moment que le grec et l'arménien[24] et conclut que les langues albanaise et illyrienne sont issues « directement » l'une de l'autre. L'appartenance de l'albanais et de l'illyrien au groupe linguistique « satem » semble renforcer cette hypothèse[20].

Elle n'est pourtant pas unanimement admise ou, plus exactement, si la parenté albano-illyrienne n'est contestée par personne, en revanche l'évolution « en ligne directe » est contestée. Pour déterminer les liens exacts que l'albanais entretient avec les autres langues indo-européennes, il a fallu reconstruire l'histoire de son phonétisme, afin d'isoler son fond lexical ancien des emprunts aux langues voisines. Sur cette base, on a pu clairement démontrer, dans une perspective paléolinguistique ou phylogénétique, que l'existence d'un lexique commun à l'aroumain, au roumain (langues romanes orientales) et à l'albanais, ainsi que la toponymie côtière de l'Albanie[25], montrent une origine partiellement thrace (peut-être carpienne) des ancêtres des Albanais, qui auraient initialement évolué plus à l'est qu'aujourd'hui, dans les actuelles Macédoine du Nord et Serbie méridionale, au contact des aires linguistiques illyrienne et thrace (voir notamment les travaux de Walter Porzig, Eqrem Çabej, Eric Hamp, Petro Zheji et d'autres)[26]. L'existence en albanais de mots empruntés au roman oriental balkanique et en roumain de mots de substrat apparentés à des mots albanais, semble renforcer cette seconde hypothèse, que les protochronistes contestent.

Personnalités modifier

Répartition modifier

Environ 55 % des Albanophones actuels vivent en Albanie, 25 % au Kosovo, 10 % en Macédoine du Nord et 10 % dans la diaspora, souvent ancienne, répartie sur de nombreux autres pays, notamment dans les pays voisins de l'Albanie : l'Italie, la Turquie et la Grèce ; mais si l'on compte comme « Albanais » tous les Italiens (« Arberèches »), les Grecs (« Arvanites ») et les Turcs d'origine albanaise passés respectivement à l'italien, au grec et au turc, les proportions changent et il y a dans ce cas plus d'Albanais dans la diaspora qu'en Albanie, Kosovo et Macédoine.

En Turquie, estimer le nombre d'Albanais est une question délicate[pourquoi ?]. Le chiffre de 7 500 000 descendants d'Albanais en Turquie est souvent avancé[réf. nécessaire]. Cette population est de nos jours totalement assimilée aux autres Turcs, et ces Albanais sont musulmans et parlent turc. Seuls une faible minorité parle albanais. On reconnait souvent un descendant d'Albanais à son nom, ou patronyme, ou à ses traits, plutôt européens balkaniques. La Turquie, pour des raisons historiques, reste le premier pays de la diaspora albanaise. Ils sont localisés surtout à Istanbul, en Thrace orientale et sur la côte nord et ouest de la Turquie. Ils sont moins présents en Cappadoce et dans l'intérieur des terres.

Représentation à l'époque romantique modifier

Au début du XIXe siècle, les Albanais étaient censés être la section la plus féroce des forces ottomanes, et il existe de nombreuses descriptions de voyageurs sur leur apparence alarmante. Les guerriers albanais étaient un sujet de prédilection pour les artistes romantiques, et Byron a choisi d'être représenté en costume albanais dans son célèbre portrait de Thomas Phillips. Le peintre français Alexandre-Gabriel Decamps a voyagé en Grèce, en Albanie et en Turquie en 1827-1828. Ses toiles et aquarelles exposées au Salon de Paris à partir de 1831, furent très appréciées et il devint à l'époque presque aussi célèbre que le peintre romantique plus connu, Eugène Delacroix[27].

Notes et références modifier

  1. (en) « Europe :: Albania — The World Factbook - Central Intelligence Agency », sur www.cia.gov (consulté le ).
  2. (en) « Europe :: Kosovo — The World Factbook - Central Intelligence Agency », sur www.cia.gov (consulté le ).
  3. Il s'agit en grande majorité de Turcs ayant des origines albanaises.
  4. (mk) « Попис на населението, домаќинстватa и становите во Република Северна Македонија, 2021 » [PDF], sur stat.gov.mk,‎ (ISBN 978-608-227-343-3, consulté le ).
  5. a b c d e f g h i j k l m et n (en) Leonidas-Romanos Davranoglou, Aris Aristodemou, David Wesolowski et Alexandros Heraclides, « Ancient DNA reveals the origins of the Albanians », sur biorxiv.org, (DOI doi.org/10.1101/2023.06.05.543790).
  6. (en) Vincenza Battaglia, Simona Fornarino, oui Al-Zahery et al., « Y-chromosomal evidence of the cultural diffusion of agriculture in southeast Europe », European Journal of Human Genetics, vol. 17, no 6,‎ , p. 820–830 (PMID 19107149, PMCID 2947100, DOI 10.1038/ejhg.2008.249).
  7. (en) Marijana Peričić, Lovorka Barać Lauc, Irena Martinović Klarić et al., « High-Resolution Phylogenetic Analysis of Southeastern Europe Traces Major Episodes of Paternal Gene Flow Among Slavic Populations », Molecular Biology and Evolution, vol. 22, no 10,‎ , p. 1964–1975 (PMID 15944443, DOI 10.1093/molbev/msi185  ).
  8. (en) Steve Bird, « Haplogroup E3b1a2 as a possible indicator of settlement in Roman Britain by soldiers of Balkan origin », Journal of Genetic Genealogy, vol. 3, no 2,‎ , p. 26–46 (lire en ligne).
  9. (en) Olivia Semino et al., « The Genetic Legacy of Paleolithic Homo sapiens sapiens in Extant Europeans: A Y Chromosome Perspective », Science, vol. 290, no 5494,‎ , p. 1155–1159 (PMID 11073453, DOI 10.1126/science.290.5494.1155, Bibcode 2000Sci...290.1155S).
  10. (en) Fulvio Cruciani, Roberta La Fratta, Piero Santolamazza et al., « Phylogeographic Analysis of Haplogroup E3b (E-M215) Y Chromosomes Reveals Multiple Migratory Events Within and Out Of Africa », The American Journal of Human Genetics, vol. 74, no 5,‎ , p. 1014–1022 (PMID 15042509, PMCID 1181964, DOI 10.1086/386294).
  11. (en) Wolfgang Haak, Iosif Lazaridis, Nick Patterson et al., « Massive migration from the steppe was a source for Indo-European languages in Europe », Nature, vol. 522, no 7555,‎ , p. 207–211 (PMID 25731166, PMCID 5048219, DOI 10.1038/nature14317, Bibcode 2015Natur.522..207H, arXiv 1502.02783).
  12. a et b (en) Iosif Lazaridis, Songül Alpaslan-Roodenberg et Ayşe AcarLazaridis, « The genetic history of the Southern Arc: A bridge between West Asia and Europe », Science, vol. 377, no 6609,‎ (lire en ligne).
  13. (sq) Alban Lauka, Ardian Muhaj et Gjergj Bojaxhi, « Prejardhja e fiseve Krasniqe Nikaj nën dritën e të dhënave gjenetike, historike dhe traditës burimore » [« L'Origine des tribus nord-albanaises de Krasniqe et Nikaj, sur la base de la phylogénie Y-DNA des données historiques et de la tradition orale »], Studime Historike, vol. 3–4,‎ .
  14. (en) Serena Aneli, Tina Saupe, Francesco Montinaro et Anu Solnik, « The Genetic Origin of Daunians and the Pan-Mediterranean Southern Italian Iron Age Context », Molecular Biology and Evolution, vol. 39, no 2,‎ , p. 23.
  15. Serge Jodra, 2006, « Illyrie. », sur cosmovisions.com (consulté le ).
  16. Voir Eric Hamp,  ; Bernard Sergent, Les Indo-Européens, Paris, Payot, , p. 95. Bernard Sergent cite Vladimir Georgiev, Heinz Kronasser, Eric Hamp, Frederik Kortlandt et Mircea Rădulescu. Voir aussi Iaroslav Lebedynsky, Les Indo-Européens (faits, débats, solutions), Paris, Errances, , 222 p., p. 24-25.
  17. Bernard Sergent, Les Indo-Européens, Paris, Payot, , p. 94.
  18. Serge Métais, Histoire des Albanais : des Illyriens à l'indépendance du Kosovo, Fayard, , p. 98 :

    « [...] il ne fait guère de doute qu'il y a continuité entre la langue [que les tribus illyriennes] parlaient et l'albanais moderne »

    .
  19. Serge Métais, Histoire des Albanais : des Illyriens à l'indépendance du Kosovo, Fayard, , p. 97.
  20. a et b (en) John Wilkes, The Peoples of Europe: The Illyrians, Oxford, Blackwell Publishers, , p. 73-85.
  21. « Illyrie et Epidamne », sur Antikforever - Histoire antique (consulté le ).
  22. Serge Métais, Histoire des Albanais : des Illyriens à l'indépendance du Kosovo, Fayard, , p. 100-101.
  23. Iaroslav Lebedynsky, Les Indo-Européens (faits, débats, solutions), Paris, Errances, , 222 p., p. 24.
  24. (en) « Tracing the Origins of Indo-European Languages », sur nytimes.com, (consulté le ).
  25. La toponymie côtière de l'Albanie est d'origine grecque et latine, avec une influence slave.
  26. Eqrem Çabej, Eric Hamp, Georgiev, Kortlandt, Walter Porzig, Sergent, Zheji et d'autres linguistes considèrent que le proto-albanais s'est formé sur un fond thraco-illyrien vers le VIe siècle, à l'intérieur des terres, subissant un début de romanisation encore sensible dans la langue moderne, tandis que les emprunts les plus anciens de l'albanais aux langues romanes proviennent du diasystème roman oriental et non de l'illyro-roman qui était la langue romane anciennement parlée en Illyrie après la disparition de l'illyrien (pendant l'occupation romaine, l'illyro-roman a remplacé l'illyrien à la manière du gallo-roman remplaçant le celtique en Gaule). Comme les lieux albanais ayant conservé leur appellation antique, ont évolué selon des lois phonétiques propres aux langues slaves et que l'albanais a emprunté tout son vocabulaire maritime au latin et au grec, ces auteurs pensent que les ancêtres des Albanais ont vécu à l'est de l'actuelle Albanie et que régions côtières de ce pays (thème du Dyrrhacheion) étaient initialement gréco-latines.
  27. (en) « Duel albanais », sur Victoria and Albert Museum (consulté le ).

Annexes modifier

Bibliographie modifier

  • Albert Doja, Naître et grandir chez les Albanais : la construction culturelle de la personne, Paris, Montréal, L'Harmattan, , 322 p. (ISBN 2-7384-8879-X)
  • (en) Edwin E. Jacques, The Albanians : an ethnic history from prehistoric times to the present, Jefferson, N.C., McFarland, , 730 p. (ISBN 978-0-7864-4238-6)
  • Michel Roux, Les Albanais en Yougoslavie : minorité nationale, territoire et développement, Paris, Maison des sciences de l'homme, , 546 p.
  • Pierre Sintès, « Les Albanais en Grèce. Le rôle des réseaux préexistants », Balkanologie, vol. VII, no 1,‎ , p. 111-133 (lire en ligne)
  • Mathieu Aref, Albanie (Histoire et Langue) ou l'incroyable odyssée d'un peuple préhellénique, Paris, coll. « Mnémosyne », , 316 p.
  • Robert D'Angély titre :L'énigme...résolue antiquité de la nation et de la langue albanaise lieu:Tirana éditeur Globus R année2010 pages totales:565
  • Robert D'Angély titre:Grammaire albanaise comparée lieu:Paris année 1998 pages totales 845 éditeur:Cismonte è Pumonti

Articles connexes modifier

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