Edi Rama

homme politique albanais

Edi Rama
Illustration.
Edi Rama en septembre 2014.
Fonctions
Premier ministre d'Albanie
En fonction depuis le
(7 ans, 1 mois et 6 jours)
Président Bujar Nishani
Ilir Meta
Gouvernement Rama I et II
Législature 7e et 8e
Coalition PSSh-LSI (2013-2017)
PSSh (depuis 2017)
Prédécesseur Sali Berisha
Ministre des Affaires étrangères
En fonction depuis le
(1 an et 9 mois)
Premier ministre Lui-même
Gouvernement Rama II
Prédécesseur Ditmir Bushati
Président de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe
En fonction depuis le
(9 mois et 20 jours)
Secrétaire général Thomas Greminger
Prédécesseur Miroslav Lajčák
Président du Parti socialiste d'Albanie
En fonction depuis le
(15 ans et 11 jours)
Prédécesseur Fatos Nano
Maire de Tirana

(10 ans, 9 mois et 14 jours)
Prédécesseur Albert Brojka
Successeur Lulzim Basha
Ministre de la Culture,
de la Jeunesse et des Sports

(1 an, 11 mois et 25 jours)
Premier ministre Fatos Nano
Pandeli Majko
Ilir Meta
Gouvernement Nano III
Majko I
Meta
Prédécesseur Arta Dade
Successeur Esmeralda Uruçi
Biographie
Nom de naissance Edvin Rama
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Tirana (Albanie)
Nationalité Albanaise
Parti politique PSSh
Religion Agnostique

Signature de Edi Rama

Edi Rama
Premiers ministres d'Albanie

Edi Rama, né le à Tirana, est un homme politique et un artiste albanais, Premier ministre depuis le .

BiographieModifier

Edi Rama est le fils de Kristaq Rama, sculpteur, et d'Aneta Koleka, diplômée de médecine et sœur de Spiro Koleka, ancien dirigeant communiste.

Il a vécu à Paris et parle le français[1].

MinistreModifier

Après une carrière de basketteur, engagé dans le Parti socialiste d'Albanie, Edi Rama entame une carrière politique à son retour de Paris en 1998, ville où il avait émigré.

Entre 1998 et 2000, il est ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports du gouvernement de Fatos Nano.

MaireModifier

Il est élu en 2000 maire de Tirana et réélu en 2004.

Edi Rama entreprend à ce poste une politique très dynamique mais controversée de rénovation de l'espace urbain[réf. nécessaire]. Les immeubles sont repeints de couleurs vives[2], les bords de la rivière Lana font l'objet d'un réaménagement. Les résultats sont très visibles, certains[Qui ?] accusent le maire de faire une politique de « poudre aux yeux ». Mais il est important de signaler que Tirana, sous l'ère Rama, ne dispose pas de plan urbanistique[réf. nécessaire].

Il est élu maire de l'année en 2004 par la Communauté Internet City Mayors[3].

Avec la défaite du Parti socialiste aux élections législatives de juillet 2005, Edi Rama en prend la direction, succédant à Fatos Nano.

Lors des élections locales de juillet 2011, il se proclame vainqueur, alors que la comptabilisation de tous les votes n'est pas terminée. Après quelques péripéties procédurales, il est finalement déclaré battu. Son adversaire, Lulzim Basha, du Parti démocrate, est élu pour quatre ans nouveau maire de Tirana.

Premier ministreModifier

En juin 2013, Edi Rama est candidat au poste de Premier ministre lors des élections législatives où il conduit la liste de l'Alliance pour une Albanie européenne qui remporte la majorité des sièges. Le 10 septembre, le président de la République, Bujar Nishani, le charge de former un gouvernement, investi le 15 devant le Parlement par 82 voix sur 140[4]. Son gouvernement se compose de dix-huit ministres, dont cinq issus du LSI.

Alors que le pays est en récession à son arrivée, le taux de croissance est aujourd'hui de 4,5 %. Le domaine de l'emploi est la plus grande réussite du gouvernement Rama, puisque le taux de chômage passe de plus de 18 % en 2014 à 12 % en 2018. De plus, il parvient à rééquilibrer les finances publiques, grâce à une politique d’austérité, le déficit passant de 5 % à moins de 2 % en 2018.[réf. nécessaire]

En 2017, Edi Rama remporte de nouveau les élections législatives, à l'issue desquelles il forme un deuxième gouvernement[5].

Il favorise les partenariats public-privé, source d'enrichissement rapide pour un cercle d'entrepreneurs proches du pouvoir[6].

Il adopte en 2018 une loi, saluée par l'Union européenne, qui prévoit la mise en concurrence des universités et leur ouverture au marché. L'augmentation des frais de scolarité provoque le mécontentement des étudiants[6].

Sur les questions de politique extérieure, il se montre proche du dirigeant turc Recep Tayyip Erdoğan, qu'il décrit comme un « frère et allié stratégique ». Il fait fermer à sa demande des établissements scolaires liés au mouvement Gülen, l'une des bêtes noires de son allié, qu'il va jusqu'à qualifier d'« organisation terroriste »[7].

À partir de février 2019, Rama est de plus en plus décrié par l’opposition, qui réclame sa démission et organise des manifestations dans le pays[8],[9]. Face aux plus importantes manifestations depuis des décennies, il renvoie la moitié de son gouvernement et consent à certaines concessions vis-à-vis du mouvement étudiant[6].

Vie privéeModifier

Né dans une famille catholique, Edi Rama se dit agnostique. Il a deux fils, Gregor et Zaho. Sa belle-fille est l'une des victimes du tremblement de terre en Albanie qui fait 51 morts et plus de 2 000 blessés en novembre 2019.

MonographieModifier

  • Anri Sala (éd.), Michael Fried, Hans Ulrich Obrist, Philippe Parreno, Edi Rama, Aleksandr Rodchenko, Anri Sala, Marcus Steinweg, Erion Veliaj (textes), Edi Rama, Zürich, Suisse, JRP|Ringier Kunstverlag, 2013, 384 p. (ISBN 978-3-03764-322-8)

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Albanie : les grands chantiers du nouveau gouvernement », sur Le Monde, (consulté le 11 juin 2014)
  2. Sébastien Colson, Albanie : Forteresse malgré elle, Bruxelles, Editions Nevicata, coll. « L'Âme des peuples », , 83 p. (ISBN 978-2-87523-115-4), p. 83
  3. Edi Rama, Mayor of Tiranaelected World Mayor 2004, site Internet City Mayors.
  4. Rulers
  5. « Albanie : Le gouvernement Rama 2, une équipe resserrée et monocolore », sur Le Courrier des Balkans,
  6. a b et c Jean-Arnault Dérens et Simon Rico, « Vent de révolte des Balkans à la Hongrie », sur Le Monde diplomatique,
  7. « Albanie : Edi Rama ferme trois écoles « gülenistes » », sur Le Courrier des Balkans,
  8. (en) Llazar Semini, « Albanian opposition set to continue anti-govt protests », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
  9. « Violente manifestation samedi soir en Albanie », sur RTBF Info, (consulté le 12 mai 2019)

Liens externesModifier