Ouvrir le menu principal

En génétique humaine, l’haplogroupe I (M170) est un haplogroupe du chromosome Y.

Y-haplogroupes en Europe.

Cet haplogroupe est principalement retrouvé chez les populations européennes notamment :

L'autre région d'Europe à forte proportion d'haplogroupe I est la Scandinavie.

  • Ainsi qu'en Sardaigne, sur le même niveau de fréquence, 39,5%[4].

Sommaire

HistoireModifier

L'haplogroupe I est le lignage paternel majeur le plus ancien d'Europe et peut-être le seul qui y naquit. L'haplogroupe I est divisé en de nombreux sous-groupes et serait né dans les Balkans il y a plus de 30 000 ans[6]. En d'autres termes, Cro-Magnon appartenait probablement à I[7]. En 12 000 avant JC, l'haplogroupe I peuple en majorité toute l'Europe mésolithique, tous des chasseurs cueilleurs, sauf le réduit du nord-est de l’Europe en Russie, majoritairement de l'haplogroupe R1a et partiellement R1b et N[8].

L'haplogoupe I a dominé le sud-est de l'Europe avant l'expansion de l'haplogroupe R, qui assimila sa population féminine sauf dans les endroits moins accessibles comme la Scandinavie, la Sardaigne et les Balkans yougoslaves. Dans l'ex-Yougoslavie, les populations I ont fait la révolution agricole du néolithique et développé des cités importantes, poussant les R (possiblement proto-Basques) à commercer avec eux plutôt que de les combattre[réf. nécessaire]. Les haplogroupes I possèdent dans leur patrimoine génétique la plus grande proportion génétique d'homme de Néandertal, vu que selon l'hypothèse actuellement en vogue ils seraient issus des premiers hommes sapiens arrivés en Europe, ils se seraient métissés avec les Néandertaliens (peut-être liés à l'haplogroupe G) déjà répandus en Europe[7].

La branche I1 se serait séparée de I2 il y a 15 000 ans et évolua indépendamment en Scandinavie au cours de la fin du Paléolithique et du Mésolithique.

Sous groupesModifier

I-M170Modifier

Le sous-groupe composite I-M170 contient des individus directement issus des membres les plus anciens de l'haplogroupe I, ne portant aucune des mutations ultérieures identifiant les sous-groupes nommés restants.

Plusieurs I*, qui ne relèvent d'aucun sous-clade connu, ont été trouvés parmi les Laks du Daguestan, à raison de (3/21), ainsi que de la Turquie (8/741), Adyguée dans le Caucase (2/138) et en Irak (1/176), même si l'I-M170 n’apparaît qu'à des fréquences très basses parmi les populations modernes de ces régions dans leur ensemble. Cela est conforme à la conviction selon laquelle l'haplogroupe serait apparu pour la première fois dans le Sud-Ouest de l'Eurasie .

I1-M253Modifier

Selon une étude publiée en 2010, l'haplogroupe I1-M253 serait né il y a entre 3 170 et 5 000 ans, en Europe chalcolithique. Une nouvelle étude réalisée en 2015 a estimé l'origine entre 3 470 et 5 070 ans ou entre 3 180 et 3 760 ans, en utilisant deux techniques différentes. Il est suggéré qu'elle s'est initialement dispersée à partir du Danemark[9].

Une étude réalisée en 2014 en Hongrie a révélé la présence de restes de deux individus de la culture rubanée, dont l'un avait été identifié comme porteur du SNP M253, qui définit l'haplogroupe I1. Cette culture aurait été présente entre 7 500 et 6 500 ans[10].

I2-M438Modifier

L'haplogroupe I2-M438, également connu sous le nom de I2 (et jusqu'en 2007, sous le nom de I1b), est un sous-groupe de l'haplogroupe I-M170. L'haplogroupe I-M438 est né entre 26 000 et 31 000 ans avant notre ère et comporte deux sous-groupes principaux: I-L460, I-L596 et I-L147.

La basale I2* (I-M438*) a été trouvée dans des vestiges antiques de la grotte Franchthi, dans la région orientale du Péloponnèse, en Grèce. Outre sa présence moderne en Crète et en Sicile, cela peut suggérer que l'haplogroupe est originaire de la Méditerranée orientale.

L'haplogroupe I2a était l'ADN-Y le plus fréquent parmi les cueilleurs-chasseurs mésolithiques d'Europe occidentale (WHG) appartenant au groupe Villabruna. Une étude réalisée en 2015 a révélé que l'haplogroupe I2a se trouvait dans des vestiges de la culture azilienne datant de 13 500 ans de la grotte du Bichon (Suisse actuelle). Des sous-groupes de I2a1 (I-P37.2), à savoir I-M423 et I-M26, ont été découverts dans des vestiges de cueilleurs de chasseurs d'Europe occidentale datant respectivement de 10 000 à 8 000 ans.

Les migrations massives d'agriculteurs du Moyen-Orient durant le Néolithique et des Indo-Européens au cours de l'âge du bronze ont considérablement réduit la fréquence de l'haplogroupe I2 en Europe[11].

Peuples actuels présentant un pourcentage élevé d'haplogroupe IModifier

Dans les Balkans :

 
Haplogroupe I

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. http://poreklo.rs/srpski-dnk-projekat/
  2. http://www.poreklo.rs/2012/12/17/y-dnk-haplogrupa-i-naj%C4%8De%C5%A1%C4%87a-kod-srba/
  3. (sr) « Y-ДНК хаплогрупа I - најчешћа код Срба », sur Poreklo,‎ (consulté le 24 décembre 2018)
  4. a b c d e f g h i et j (en) Maciamo, « Eupedia », sur Eupedia (consulté le 7 janvier 2019)
  5. (en) « The mountains of giants: An anthropometric survey of male youths in Bosnia and Herzegovina », sur ResearchGate
  6. http://www.poreklo.rs/2012/12/17/y-dnk-haplogrupa-i-naj%C4%8De%C5%A1%C4%87a-kod-srba/?lang=lat
  7. a et b http://www.eupedia.com/europe/Haplogroupe_I1_ADN-Y.shtml
  8. http://www.eupedia.com/europe/origines_haplogroupes_europe.shtml
  9. Peter A. Underhill et al., New Phylogenetic Relationships for Y-chromosome Haplogroup I: Reappraising its Phylogeography and Prehistory, in Rethinking the Human Revolution (2007), pp. 33–42. P. Mellars, K. Boyle, O. Bar-Yosef, C. Stringer (Eds.) McDonald Institute for Archaeological Research, Cambridge, UK
  10. (en) Szécsényi-Nagy A., Brandt G., Haak W. [...], Tracing the genetic origin of Europe's first farmers reveals insights into their social organization., Proc Biol Sci., 22 avril 2015
  11. (en) Ancient DNA reveals 'genetic continuity’ between Stone Age and modern populations in East Asia, cam.ac.uk, 1er février 2017
  12. http://freepages.genealogy.rootsweb.ancestry.com/~villandra/McKinstry/GravettianLinks.html