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Alain Le Ray
Naissance
Paris
Décès (à 96 ans)
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de corps d'armée
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Le Ray comme prisonnier de guerre en Allemagne en 1941

Alain Le Ray (né le à Paris et mort le ) était un officier français. Premier évadé de Colditz, grand résistant, il sera le premier chef militaire du maquis du Vercors (1943) et le chef des FFI de l'Isère (1944-1945). Il commandera par la suite la division alpine en Algérie (1962) avant d'être nommé général de corps d'armée (1968).

Sommaire

BiographieModifier

Jeune alpiniste, membre du Groupe de BleauModifier

Dans les années 1930, Alain Le Ray est membre du Groupe de Bleau qui regroupe les alpinistes parisiens, dont ses amis les frères Jacques Boell (alpiniste et écrivain de montagne) et André Boell, Marcel Ichac, les sœurs Elisabeth et Raymonde Lartigue, etc.

Le premier chef du maquis du VercorsModifier

Officier d’active maixentais, Alain Le Ray est passé par le célèbre 159e Régiment d'Infanterie Alpine.
Avant la Seconde Guerre mondiale, il est chef d’une section d’éclaireurs-skieurs (SES).
En 1940, cité au combat, blessé, il est fait prisonnier sur l’Ourcq.
Le , il est le premier évadé de la mythique forteresse du Château de Colditz au cours de la promenade et rejoint la Suisse, assis en «figure de proue» sur la plateforme entre les lanternes d'une locomotive à vapeur. Revenu en France, il réintègre son régiment d'origine dans l'Armée d'Armistice.

Alain Le Ray entre dans la Résistance en 1943 pour devenir le premier chef militaire du maquis du Vercors (sous les noms de « Rouvier » ou, « commandant Ferval »). Il est l'un des fondateurs du maquis du Vercors, avec l'architecte Pierre Dalloz, le commandant Marcel Pourchier (ancien commandant de l'EMHM), l'écrivain Jean Prévost et le journaliste Yves Farge. « Il a créé le comité clandestin de combat du Vercors et a été le premier chef militaire du massif, dont il ne voulait certes pas faire une citadelle mais une plateforme pour des parachutages d’où auraient rayonné des commandos. » (Jean Mabire, La bataille des Alpes 1944-1945, Presses de la Cité, T1, 1986, page 15).

Commandant des FFI de l'Isère en 1944, il organise la libération du département en liaison avec les forces alliées.
Il livrera en avril 1945 au Mont-Cenis, à la tête de la 7e Demi-brigade de chasseurs alpins, de durs combats pour reprendre aux Allemands les ultimes parcelles de territoire encore entre leurs mains. Un épisode de la guerre filmé par Marcel Ichac, son ami du Groupe de Bleau, dans le film Tempête sur les Alpes en 1944-1945 (et dont une aventure de montagne vécue par Le Ray sera reprise dans le film de référence du cinéma de montagne Les Étoiles de midi, en 1959).

L'écrivain Jean Mabire écrit de lui : « Sentimentalement, il serait plutôt ce qu’on nomme un « progressiste » aux idées généreuses, mais, instinctivement, il reste un grand seigneur à l’autorité souveraine. » (Jean Mabire, La bataille des Alpes 1944-1945, tome 1, page 16).

Carrière militaire après 1945Modifier

Alain Le Ray tient des postes de commandement opérationnel en Indochine et en Algérie, notamment :

Responsabilité associativesModifier

Alain Le Ray est administrateur du parc national des Écrins de 1973 à 1981.

De 1970 à 1982, le Général Le Ray est président de L'Épaulette, association d'officiers issus de recrutements autres que Saint-Cyr (semi-direct des écoles de la gendarmerie, de l'armée de terre, des services communs et de l'armement, recrutés sur titres ou par concours, issus d'un recrutement interne ou provenant des officiers de réserve).

Depuis 1969, il était le président d'honneur de l' Association Nationale des Éclaireurs-Skieurs et des

Il meurt le 4 juin 2007. Ses obsèques se sont déroulées aux Invalides à Paris le 11 juin[réf. nécessaire], avant son inhumation, le lendemain, dans le caveau des Mauriac au cimetière de Vémars où il repose auprès de son épouse, Luce Mauriac, décédée en 2011, de François Mauriac, le père de cette dernière, et d'autres membres de la famille Mauriac.[pourquoi ?].

DécorationsModifier

Livre écrit par Alain le RayModifier

  • Première à Colditz, Arthaud, 1976

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Pierre Martin, Alain Le Ray, le devoir de fidélité : un officier alpin au service de la France (1939-1945), Presses universitaires de Grenoble, 2000, (ISBN 2 7061 0940 8)
  • Jean Mabire, La bataille des Alpes 1944-1945, Presses de la Cité, T1, 1986 (page 15 notamment)
  • Serge Douceret, Le général Alain Le Ray, un patriote du 20e siècle, L’Épaulette- BP 115- 00481 Paris Armées
  • Général Alain Le Ray, préface du livre La guerre sans arme d’Élisabeth Rioux-Quintenelle. février 1996.

FilmsModifier

Liens externesModifier