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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ben Ali (homonymie) et Hussein.
Al-Hussein ibn Ali
AlhossainSVG.svg
Hussein
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
الحسين بن عليVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Mère
Fratrie
Umm Kulthum bint Ali
Abbas ibn Ali
Muhsin ibn Ali (en)
ʿAbdullâh ibn ʿAly (en)
Jaʿfar ibn ʿAly (d)
ʿUthmân ibn ʿAly (d)
Al-Hassan ibn Ali
Hilal ibn Ali (en)
Ruqayya Mashḥad (d)
Zaynab bint Ali
Muhammad ibn al-HanafiyaVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Layla bint Abi Murrah al-Thaqafi (en)
Ou Isaac fille Talha ben Obeid-Allah (d)
Shahr Banû (en)
Rubab bint Imra al-Qais (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Ali Zayn al-Abidin
Fatima al-Sughra bint al-Husayn (en)
Sakinah (Fatima al-Kubra) bint Husayn (en)
Sukayna bint Husayn
Ali al-Akbar ibn Husayn
Ali al-Asghar ibn Husayn
Kholat bint Husayn (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Conflit

Abû ʿAbd Allah al-Husayn ben ʿAlî îbn Abî Tâlib Sayyîd ach-Shuhâdâʾ[1] ou Husayn, Hussein, surnommé Sayyd ach-Chuhâdâ (prince des martyrs)[2],[3] (né le - mort le lors de la bataille de Karbala) est le petit-fils du prophète de l'islam Mahomet, fils d'Ali et de Fatima et le troisième des douze imams du chiisme duodécimain[4], à la mort de son frère aîné Hasan en 670. Sa mort fut un des éléments motivant les mouvements chiites.

Les formes équivalentes sont Hossein en persan, Hüseyin en turc et Ousseynou pour l'Afrique noire

Sommaire

FamilleModifier

L’Imâm Al-Husayn eut plusieurs épouses :

  1. Laylâ Bint Abî `Urwah Ibn Mas`ûd Ath-Thaqafî, la mère de `Alî l’aîné,
  2. Shahrbânû[5], fille du dernier empereur sassanide de Perse Yazdgard III, défait par les armées de `Umar Ibn Al-Khattâb, et qui fut la mère d’As-Sajjâd et de `Alî le médian,
  3. Rabâb Bint Imru’ Al-Qays Ibn `Adî, mère de Muhammad et de `Abd Allâh,
  4. Quda`iyyah, mère de Ja`far, Umm Ishâq Bint Talhah Ibn `Ubayd Allâh, Umm Fâtimah.

De toutes ces épouses, l’Imâm Al-Husayn eut dix enfants, six fils et quatre filles. Ses fils sont : `Alî l’aîné, dit le Martyr, `Alî le médian, dit l’Imâm Zayn Al-`Âbidîn, `Alî le cadet, Muhammad, `Abd Allâh le martyr et Ja`far. Ses filles sont : Sukaynah, Fâtimah, Zaynab et Ruqayyah.

BiographieModifier

Fils d'Ali Ibn Abi Talib et Fatima Zahra Bint Mohammad (prophète d'islam), frère cadet d'Hassan. Il naquit dix octobre du 626, (le troisième Chaabane 4 AH) à Médine. Sa naissance était trois mois tôt (il naît 6 mois) sa mère Fatima était malade, il ne buvait du lait maternel ni autre personne, son grand père, Mahomet prépare la nourriture de Hussein dans les quarante premiers jours par sa Langue ou sa pouce d'une manière étrange et miraculeux[6],[7].

Mort dix octobr 680 (dix Mouharram ou Achoura 60 AH ) à Kerbala.

MortModifier

En 680, Muʿawiya Ier, premier calife de la dynastie omeyyade, décède, amenant son fils, Yazīd Ier, à lui succéder. Hussein refuse de lui prêter allégeance arguant que cette succession était une violation du traité Hassan-Muawiya (en)[8]. Pour éviter la serment d'allégeance à Yazîd, il départ de Médine et se réfugie à La Mecque. Or, le gouverneur du calife Yazid, Ibn Ziyad, fait tuer Moslim ibn Aghil l'émissaire que Hussein lui a envoyé à Kufa[9]. Peu après, Hussein se met en route pour cette ville. Il aurait ainsi rencontré en chemin le poète Abu Firas Hammam dit « al Farazdak » qui l'aurait prévenu : « Ô Hussein, leurs cœurs sont avec toi mais leurs épées sont sorties de leur fourreaux ! » [10]

Escorté d'une petite troupe de 72 personnes, dont les membres de sa propre famille, il part rejoindre ses partisans de Kufa qui l'avaient appelé à l'aide et lui avaient promis obéissance[8]. Ibn Ziyad intercepte cette troupe à Kerbala et exige qu'Hussein prête allégeance au calife Yazid. Devant le refus de celui-ci, une bataille très inégale s'engage, la bataille de Kerbala, le (10 muharram 61AH). Tous les compagnons de Hussein sont tués. Le combat semble perdu d'avance, la petite armée de Hussein ne pouvant se mesurer à 30 000 adversaires[réf. nécessaire], et ce d'autant plus que l'armée omeyyade contrôle tous les accès à l'eau. Ils sont donc obligés de combattre durant deux journées sous un soleil de plomb et sans aucune eau, pour un siège de 10 jours au total.

 
Reliquaire en argent à Damas, où la tête d'Hussein avait été envoyée.

La soif et les combats ont raison d'eux. Seul le plus jeune fils d'Hussein, Ali Zayn al-Abidin, est épargné, avec les femmes et sa sœur Zaynab fille d'Ali. Le cadavre d'Hussein est enterré sur place et sa tête est envoyée à Damas au calife Yazid, ainsi que les survivants devenus captifs.

Lorsqu’on apporte la tête de l'imam Hussein au calife Yazîd Ier, celui-ci frappe ses lèvres d'une baguette sans respect[11].

Perception théologique de la mort d'HusseinModifier

Pour certains musulmans sunnites, sa mort est attribué à l'initiative malheureuse d'un lieutenant outrepassant le commandement du calife. Pour les chiites et certains religieux sunnites,dont l’Imam Ahmad Ibn Hanbal, la responsabilité en incombe au calife Yazid et à ses agents, et ils blâment aussi les gens de Kûfa d'avoir abandonné Hussein après lui avoir demandé de se mettre à leur tête[8].

Kerbela, où le corps de Hussein a enseveli prit le nom de Qabr al-Ḥusayn (tombeau de Ḥusayn) et devint un lieu de pèlerinage chiite qui, chaque année s'y rendent en foule[12],[13].

Notes et référencesModifier

  1. arabe : abū ʿabd allāh al-ḥusayn ibn ʿalī sayyid aš-šuhadāʾ, أبو عبد الله الحسين بن علي سيد الشهداء
  2. « MARTYRE DE ḤUSAYN », sur universalis.fr (consulté le 3 août 2019)
  3. arabe : sayyid aš-šuhadāʾ, سيد الشهداء, seigneur du témoignage/martyr
  4. Mohamed Ali Adraoui et Leyla Arslan, Islam en France pour les nuls, First/Gründ, , p. 17
  5. persan : šahr bānū, شهر بانو, dame de la cité
  6. (fa) Cheikh Abbas Al-Qommi, Muntahi al-Amal (en), 2275 p., p. 668 et 772-673.
  7. Dans les événements d'avant et d'après naissance de Hussein il y a tellement des narration étranges et miraculeux
  8. a b et c Dictionnaire de l'islam, Encyclopedia Universalis, article Hussein, p. 361
  9. « Relâchement et retournement de la situation » (consulté le 27 juin 2019)
  10. (en) The Editors of Encyclopaedia Britannica, « Al-Ḥusayn ibn ʿAlī : MUSLIM LEADER AND MARTYR », sur britannica.com, The Editors of Encyclopaedia Britannica,
  11. Il frappa d’un coup de baguette la bouche de Husayn et dit : « Nous nous serions contentés de la soumission des habitants de l’Irak sans ce meurtre ». Un spectateur présent lui dit : « Écarte cette baguette de cette bouche que le Prophète a maintes fois baisée. » Alors Yazid irrité se retourna vers Ali Zayn et lui dit : « Fils de Hussein, ton père a brisé les liens de la parenté et c’est pour cela que Dieu lui a fait ce que tu as vu. N'est-ce pas Dieu lui-même qui a fait mourir ton père ? N'est-ce pas Dieu qui l'a puni pour s'être rebellé contre le commandeur des Croyants ? » À quoi Ali fils de Husayn répliqua : « Non tyran ! Ne déforme pas les versets coraniques. Ne change pas leur signification ! Dans son infinie sagesse, Dieu donne à chacun le temps et les occasions pour agir en bien ou en mal, avec justice ou en oppresseur. Le châtiment divin atteint toujours les tyrans, tôt ou tard ! Le Saint Coran ne raconte-t-il pas les tribulations des prophètes, qui ont souffert mille maux de la part des peuples auxquels ils avaient été envoyés ? »Tabarî, traduit du persan par Hermann Zotenberg, La Chronique Histoire des prophètes et des rois, vol. II, Actes Sud / Sindbad, coll. « Thésaurus », (ISBN 978-2-7427-3318-7), « Les Omayyades », p. 50
  12. « Hossaïn » (consulté le 3 août 2019)
  13. « KERBELA ou KARBALĀ » (consulté le 3 août 2019)

Voir aussiModifier