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Base (architecture)

en architecture, élément d'une colonne ou une sculpture etc.
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Bases de l'ordre architectural classique grec.

Une base (du latin basis, « base », du grec βάσις, « marche » puis « endroit sur lequel on marche, point d'appui ») est en architecture la partie inférieure empattée d'une construction qui lui sert de soutien. Plus spécifiquement, il s'agit de la partie inférieure d'un piédestal ou d'une colonne qui soutient le fût.

HistoireModifier

 
Base d'une colonne, finement sculptée, dans la Grande Mosquée de Kairouan.
 
Moulures des bases : 1/ plinthe, 2/ tore déprimée ou bec de corbin, 3/ larmier, 4/ talon renversé, 5/ doucine, 6/ cavet, 7/ scotie, 8/ astragale.

Les colonnes primitives en bois (arbre à peine taillé dans l'architecture de la Grèce antique) n'ont pas de base. Les charpentiers y ajoutent probablement une base (à l'origine un simple plateau de bois ou de pierre) pour exhausser la colonne, préserver de l'humidité son pied enfoncé dans la terre qui pourrit le bois, ou lui donner plus d'assiette afin d'augmenter la surface portante et la prémunir contre des chocs sur sa partie inférieure. Les colonnes en pierre conservent par la suite cette base qui fait également office d'ornement par la variété de ses moulures[1].

Selon Vitruve, les architectes de la Grèce antique ayant remarqué que le pied de l’homme était la sixième partie de la hauteur du corps, transportent cette proportion dans leurs colonnes. Plus tard, voulant élever un temple à Diane, ils cherchent à instaurer un nouvel ordre et ils lui donnent quelque chose de la grâce de la femme en portant la hauteur des colonnes ioniques à huit diamètres, afin que celles-ci paraissent plus sveltes. Ils y ajoutent des bases avec des enroulements, à l’imitation des chaussures, d'où le terme de « socle » (du latin socculus, « petite chaussure », « sandale », abréviation de soccus qui a donné « socque » en français) pour désigner la base de la colonne[2].

Notes et référencesModifier

  1. Antoine Quatremère de Quincy, Dictionnaire historique d'architecture, le Clere, (lire en ligne), p. 163-164
  2. Jean-Michel-Raymond-Ghislain Moreau de Bioul, L'architecture de Vitruve, Adolphe Stapleaux, (lire en ligne), p. 143-144

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • J. Justin Storck, Le Dictionnaire Pratique de Menuiserie, Ébénisterie, Charpente, 1900, réimpr. éd. Vial 2006.

Articles connexesModifier

Lien externeModifier