Ouvrir le menu principal

La peinture flamande se développe du début du XVe au XVIIe siècles. Les Flandres ont produit les principaux peintres de l'Europe du nord et ont attiré de nombreux jeunes peintres prometteurs des pays voisins. Ces peintres flamands étaient invités à travailler dans les cours d'autres pays et ont eu une influence dans toute l'Europe. Depuis la fin de l'ère napoléonienne, les peintres flamands ont contribué à restaurer la bonne réputation acquise avec les Vieux Maîtres[1].

Sommaire

Gothique tardifModifier

 
L'Homme au turban rouge, 1433. Autoportrait présumé de Jan van Eyck.
Article détaillé : Primitif flamand.

Les Flamands primitifs ont été les premiers à rendre populaire l'utilisation de la peinture à l'huile. Leur art tient ses origines de la période gothique tardive. Les principaux ont été Jan van Eyck, Hans Memling, Hugo van der Goes, Robert Campin, Rogier van der Weyden et Jérôme Bosch.

RenaissanceModifier

Article détaillé : Renaissance flamande.

Depuis le début du XVIe siècle, la Renaissance italienne commence à influencer les peintres flamands. Le résultat est très différent des peintures typiques de la renaissance italienne. Le principal artiste est Pieter Brueghel l'Ancien, qui a évité l'influence directe des Italiens, au contraire des maniéristes du Nord. Sont également notables Quentin Metsys, Joachim Patinier et Antonio Moro.

BaroqueModifier

 
Le Débarquement de la reine à Marseille, du Cycle de Marie de Médicis, de Pierre Paul Rubens.
Article détaillé : Peinture baroque flamande.

À la suite du Siège d'Anvers (1585), les Provinces du Sud des Pays-Bas — les Flandres — restent sous domination espagnole et sont séparées de la république néerlandaise indépendante. Bien que beaucoup d'artistes fuient les guerres de religion et déménagent des Pays-Bas méridionaux vers les Provinces-Unies[N 1], les peintures flamandes baroques se multiplient, en particulier grâce à l'École d'Anvers, et au XVIIe siècle sous Rubens, Antoine van Dyck et Jacob Jordaens.

DéclinModifier

Après la disparition des artistes les plus importants, tels que Rubens en 1640, et la fin de la guerre de Quatre-Vingts Ans, l'importance culturelle des Flandres a décliné.

Renouveau de la peinture belge post-flamandeModifier

Un renouveau de la peinture dans cette région a eu lieu lors de l'avènement de la Révolution belge de 1830, et les œuvres de cette époque sont considérées flamandes[2]. Les peintres, qui ont émergé des conséquences de cette période patriotique, sont souvent mentionnés comme étant belges plutôt que flamands[N 2].

La peinture belge moderneModifier

Bien que James Ensor reste à part de ses contemporains, cet artiste innovateur du XIXe siècle a fortement influencé des artistes du XXe siècle tels que Paul Klee, Emil Nolde, George Grosz, Alfred Kubin, Wols, Felix Nussbaum, Emile Hecq ainsi que d'autres peintres expressionnistes et surréalistes[N 3] du XXe siècle[3].

De l'expressionniste « Group of Latem », Constant Permeke est en général le plus reconnu[5].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. (en) « Belgian painting », sur South African Encyclopedia (SAE) (consulté le 14 février 2015).
  2. « Episode des journées de septembre 1830 sur la place de l'Hôtel de Ville de Bruxelles » [archive du ], sur insecula.com (consulté le 14 février 2015).
  3. (en) Ulrike Beck-Malorny, James Ensor, 1860-1949 : masks, death, and the sea, Cologne, Taschen, , 95 p. (ISBN 9783822858585, OCLC 52624099), p. 92.
  4. (nl) Marie Timmer-van Eunen, Men voelt het of men voelt het niet : De kunstkritiek van Jan Engelman, Groningue, Université de Groningue, , 465 p. (ISBN 978-90-367-3026-6, lire en ligne), p. 117.[PDF]
  5. Il a notamment figuré pendant plus de quatre ans sur un billet de banque de 1 000 francs belges, puis un de 20 euros a suivi[4].

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier