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Viorica Dăncilă

femme politique roumaine

Viorica Dăncilă
Illustration.
Viorica Dăncilă en 2019.
Fonctions
Première ministre de Roumanie
En fonction depuis le
(1 an, 7 mois et 20 jours)
Président Klaus Iohannis
Gouvernement Dăncilă
Législature 8e
Coalition PSD-ALDE (2018-2019)
PSD (depuis 2019)
Prédécesseur Mihai Fifor (intérim)
Mihai Tudose
Présidente du Parti social-démocrate
En fonction depuis le [n 1]
(3 mois et 22 jours)
Prédécesseur Liviu Dragnea
Députée européenne

(8 ans, 6 mois et 14 jours)
Élection 7 juin 2009
Réélection 25 mai 2014
Législature 7e et 8e
Groupe politique S&D
Successeur Gabriela Zoană
Biographie
Nom de naissance Vasilica-Viorica Nica
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Roșiorii de Vede (Roumanie)
Nationalité Roumaine
Parti politique PSD
Diplômée de Université pétrole-gaz de Ploiești
Profession Ingénieur et enseignante

Viorica Dăncilă
Premiers ministres de Roumanie

Vasilica-Viorica Dăncilă (née Nica le à Roșiorii de Vede) est une femme d'État roumaine. Membre du Parti social-démocrate (PSD), elle est Première ministre depuis le . Elle est la première femme à occuper cette fonction.

BiographieModifier

Famille et formationModifier

Originaire du județ de Teleorman,Vasilica-Viorica Dăncilă, est diplômée de l'université pétrole-gaz de Ploiești[1]. Elle est ingénieur et enseignante de profession.

Députée européenneModifier

Elle est élue députée européenne en 2009[2]et réélue en 2014.

Première ministreModifier

Mis en minorité lors d'un vote interne du PSD, le , Mihai Tudose démissionne et annonce qu'il n'assurera pas l'intérim à la tête du gouvernement[3]. La nomination du vice-Premier ministre Paul Stănescu, pour une période intérimaire maximum de 45 jours, est annoncée[4]. Finalement, le président Klaus Iohannis décide de nommer Mihai Fifor[5]. Le jour même, le PSD propose le nom de Viorica Dăncilă pour lui succéder[6].

Le , le président Klaus Iohannis demande à Viorica Dăncilă de former le nouveau gouvernement[7]. Le suivant, la composition du gouvernement est annoncée[8]. Elle prend ses fonctions le [9], devenant ainsi la première femme à diriger un gouvernement en Roumanie[10]. Le gouvernement qu'elle dirige est composé de nombreux fidèles du président du PSD, Liviu Dragnea, qui est considéré comme l'homme fort du pays et qui est accusé de chercher à réformer la justice afin d'échapper à des poursuites judiciaires[11].

La Roumanie assure pour la première fois la présidence européenne du au . Viorica Dăncilă en est responsable[12].

En , après l'échec de son parti aux élections européennes, la validation du référendum convoqué par le président Iohannis et l’emprisonnement de Liviu Dragnea pour abus de pouvoir, elle assure l'intérim à la tête du PSD et voit les appels à la démission de son gouvernement se multiplier[13].

Le 23 juillet 2019, elle est désignée candidate à l'élection présidentielle roumaine de novembre suivant[14]. Le 26 août, du fait de cette désignation, Călin Popescu-Tăriceanu (ALDE), lui aussi candidat, quitte la coalition gouvernementale. Dăncilă a alors 45 jours pour convoquer un nouveau vote de confiance et chercher de nouveaux alliés[15]. Le lendemain, l'Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR), qui a soutenu le gouvernement du PSD jusqu'en juin 2019, rejette une proposition de soutenir le gouvernement en échange d'y entrer[16]. Fin août, le président Iohannis rejette les nominations de nouveaux ministres par le PSD, exigeant la tenue d’un vote de confiance[17].

En mars 2019, lors d'une conférence devant le lobby pro-israélien américain Aipac, elle annonce son intention de faire transférer l'ambassade roumaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem[18].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par intérim jusqu'au 29 juin 2019.

RéférencesModifier

  1. (ro) « Cine este Viorica Dăncilă, propunerea PSD pentru fotoliul de prim ministru », sur romaniatv.net, (consulté le 16 février 2018).
  2. « Roumanie: l'eurodéputée sociale-démocrate Viorica Dancila nommée Premier ministre », sur euronews, (consulté le 22 janvier 2018).
  3. (ro) « Mihai Tudose confirmă demisia din funcția de premier: Plec cu fruntea sus / Nu voi asigura interimatul/ PSD își dă jos al doilea guvern într-un an de zile », sur hotnews.ro, .
  4. « Roumanie : démission du Premier ministre social-démocrate », sur Europe 1, (consulté le 15 janvier 2018).
  5. « Roumanie: la gauche en quête d'un Premier ministre », sur Le Point, (consulté le 16 janvier 2018).
  6. « Roumanie: la gauche propose une eurodéputée au poste de Premier ministre », sur Le Point, (consulté le 16 janvier 2018).
  7. « Roumanie : l'eurodéputée sociale-démocrate Viorica Dancila nommée Premier ministre », sur Europe 1, (consulté le 17 janvier 2018).
  8. (ro) « LIVE Viorica Dancila a anuntat oficial lista ministrilor din noul Guvern », sur Ziare.com, (consulté le 26 janvier 2018).
  9. « Roumanie: le nouveau gouvernement de gauche investi, inquiétudes pour la justice », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 30 janvier 2018).
  10. « Viorica Dancila, première Première ministre de Roumanie », sur RFI, (consulté le 30 janvier 2018).
  11. Paul Cozighian, « Un nouveau gouvernement roumain pour juguler la justice », Le Figaro,‎ samedi 27 / dimanche 28 janvier 2018, p. 7 (lire en ligne).
  12. « Viorica Dancila, le petit caniche de Donald Trump qui trahit l’esprit européen », sur www.bruxelles2.eu,
  13. (en) Anca Alexe, « Dancila government under pressure to resign; Power struggle at the top of PSD », sur business-review.eu, (consulté le 7 septembre 2019).
  14. (ro) « Viorica Dăncilă, desemnată candidatul PSD la alegerile prezidențiale. Doi lideri au votat împotrivă », sur Digi 24,
  15. (en) Radu-Sorin Marinas, « Romania's ruling PSD party loses majority after ally quits », sur reuters.com, (consulté le 26 août 2019).
  16. (en) Radu-Sorin Marinas, « Romanian government looks unlikely to survive confidence vote after... », (consulté le 28 août 2019).
  17. « Roumanie: la première ministre veut traîner le président devant la justice », sur Le Figaro (consulté le 7 septembre 2019)
  18. « Roumanie : la Première ministre veut transférer l'ambassade en Israël à Jérusalem », sur LExpress.fr, (consulté le 25 mars 2019)

Voir aussiModifier