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Vezzani

commune française du département de la Haute-Corse

Vezzani
Vezzani
Vue du centre du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Fiumorbo-Castello
Intercommunalité Communauté de communes de Fium'orbu Castellu
Maire
Mandat
Philippe Susini
2017-2020
Code postal 20242
Code commune 2B347
Démographie
Gentilé Vezzanais
Population
municipale
312 hab. (2014)
Densité 6,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 10′ 30″ nord, 9° 14′ 50″ est
Altitude 800 m
Min. 83 m
Max. 1 532 m
Superficie 46,32 km2
Localisation

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Vezzani

Vezzani est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Castello.

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

Vezzani est une commune de la façade orientale de la Corse, sans littoral, l'une des sept communes de l'ancien canton de Vezzani dont elle était le chef-lieu, en limite du « territoire de vie » Centru di Corsica du Parc naturel régional de Corse.

Elle fait partie de l'ancienne piève de Castello. Son imposante et belle église de l'Annonciation a succédé à la chapelle San Giovanni Battista de Ghisoni pour porter le titre d'église piévane de Castello. L'office du Tourisme de Ghisonaccia l'a ajoutée à la liste des communes faisant partie de la Costa Serena.

Communes limitrophes

Géologie et reliefModifier

La commune est située au nord-est du massif du Renoso, dominée par la partie orientale de la forêt territoriale de Rospa-Sorba. Son territoire occupe la haute vallée du Tagnone, ainsi que toute la partie Nord de la vallée du Tagnone, de sa source jusqu'à Maison Pierragi (Pietroso).

Limites territoriales

Elles peuvent se définir ainsi :

  • à l'ouest, depuis la Punta della Gavina (1 279 m) « à cheval » sur Ghisoni, Pietroso et Vezzani, la démarcation part au nord en suivant une ligne de crête ponctuée par la Punta Chiaragiolo (1 290 m), la Punta Pruno (1 275 m), le col de Rospa (1 251 m), la Punta Martinellu (1 478 m) et la Punta Paglia (1 528 m) « à cheval » sur Muracciole, Ghisoni et Vezzani,
  • au nord, la démarcation se dirige vers l'est en déclinant sur la Punta di Tana (1 279 m), passant au carrefour giratoire des routes D243 et D43 (785 m), puis par la Punta della Ringhella (834 m), la Pointe Muracinto (845 m). Elle quitte peu après la ligne de crête pour aller longer le cours du ruisseau de Ciona, jusqu'à sa confluence (point situé à 186 m d'altitude) avec le ruisseau de Casaloria, affluent du Tavignano ;
  • à l'est, elle remonte vers une ligne de crête orientée au sud-est, passe par la Pointe de Scampolelli (548 m), approche la Punta Murone (684 m - Piedicorte-di-Gaggio), la Bocca alla Pajana et sa bergerie (608 m), le col de Sbiro (732 m), la Punta Chigliani (784 m), le col de Pietre Bianche où passe la route D443, longe le bord supérieur de la route jusqu'à la Pointe de Nivischio (754 m) et atteint la Punta Capizzali (728 m). De là, part vers le sud, une nouvelle ligne de crête déclinante, qui coupe la route D443, passe entre la chapelle San Michele et le cimetière voisin, frôle la Pointe de Serra (675 m), atteint la Pointe de Finocchiaja (460 m), puis la Pointe de Firello (401 m), suit un tracé rectiligne passant par les bergeries de Terriola, et descend la crête de Fuatello jusqu'au lit de la rivière Tagnone (107 m) et d'un moulin ruiné au nord de Maison-Pierragi. À Maison-Pierragi, Vezzani atteint la fertile plaine du Tagnone dont elle ne possède aucune partie.
  • au sud, le lit de la rivière Tagnone sert de démarcation avec Pietroso, de l'altitude 107 m à 441 m, au lieu-dit Aja Vecchia. De ce point, la démarcation suit une ligne de crête quasi rectiligne orientée sud-ouest, jusqu'à la Pointe Cali (1 390 m), et rejoint enfin au sud, la Punta della Gavina.

HydrographieModifier

Article détaillé : Tagnone.

Vezzani est arrosée par la rivière Le Tagnone dont tout le bassin versant supérieur est situé sur la commune. Le Tagnone prend sa source sur la commune, sur le flanc oriental de Punta Paglia (1 528 m). Il alimente le Tavignano peu avant son embouchure à Aléria.

Le réseau hydrographique est dense. Sur la commune, le Tagnone reçoit les eaux des ruisseaux de Bicolami, de Vetrice, de Forcalo, de l'Affite Barello et de Forci. Sur son cours avaient été bâtis plusieurs moulins aujourd'hui ruinés : Aueri, Muralba, et celui au nord de Maison-Pierragi.

Deux réservoirs existent au village, pour l'alimentation en eau de ses habitants.

Climat et végétationModifier

 
La porteuse d'eau ancestrale.

Vezzani bénéficie d'un climat méditerranéen, avec des étés chauds mais toutefois plus tempérés que sur le littoral. Les vents dominants sont ceux orientés du Nord au Sud-est, soit la tramontana nordique, froide et humide en hiver, le grecale (ou nordet pour les marins) vent du nord-est apportant en hiver froid et neige, le levente vent d'Est et le sirocco vent chaud du sud, souvent chargé de particules rouges de sable.

Les précipitations sont fortes, surtout durant la période octobre/mars. Elles sont facteurs d'inondations et coulées de boue sur la commune, comme celles qui se sont produites le 4 novembre 2008 ou encore du 4 au 6 novembre 1994.

Vezzani est une commune de montagne, verte et boisée. La remarquable forêt territoriale de Rospa-Sorba de pins laricio, « à cheval » sur Muracciole, Noceta, Rospigliani, Vezzani et Ghisoni, couvre toute la partie occidentale de son territoire. La châtaigneraie habille les abords du village et une grande partie de son territoire située entre 500 et 700 mètres. À l'alentour, le chêne vert est majoritaire. Plus bas, en suivant le Tagnone, les flancs de montagne sont couverts d'un épais maquis.

L'exploitation du bois a contribué pendant longtemps à la prospérité de la commune. Les semences de pins larici étaient recueillies pour être exportées pour le reboisement. Vezzani organise tous les ans, une fête consacrée au bois et à la forêt. Des œuvres créées sur le thème du bois par des artistes, sculpteurs et artisans régionaux, sont exposées sur plusieurs jours[1].

Voies de communication et transportsModifier

Accès routiersModifier

Deux routes départementales traversent la commune :

  • la D43 reliant Aléria à Venaco via Antisanti, Rospigliani, et Noceta ;
  • la D343 reliant Aléria à Vivario via Maison-Pierragi, Pietroso et Muracciole. La D343 dessert le village.

TransportsModifier

La gare la plus proche est la gare de Vivario, distante de 12 kilomètres par la route.

UrbanismeModifier

De par sa situation géographique, Vezzani se partage entre Corte au centre de l'île et Ghisonaccia dans la Plaine orientale, deux villes à égale distance. N'ayant pas de hameaux en plaine, lesquels auraient vidé le village comme pour de très nombreuses communes de l'île, le tissu associatif est resté fort dans ce bourg de montagne.

Les gens vivent regroupés au sein du village. Celui-ci a été bâti autour de son église baroque à une altitude supérieure à 750 m, exposé vers l'orient, au milieu de châtaigniers. Le bâti est ancien, avec de grosses demeures en pierre de taille en granit. Au cœur du village sont deux places principales, l'une avec l'église et le monument aux morts, et l'autre avec une remarquable fontaine Les Trois Grâces.

La commune possédait un stade de football dans la forêt de Padula, le stade Campo Rosso. Difficile d'accès, loin des habitations, il a été abandonné pour un stade plus proche et aéré, construit à 760 m d'altitude au sud du village.

ToponymieModifier

Le nom en corse de la commune est Vizzani, prononcé [bit͡saːni].

HistoireModifier

AntiquitéModifier

Le nom de Vezzani serait d'origine ligure, selon l'historien Xavier Poli. Dans son ouvrage cité en référence, l'auteur cite en note de bas de page : « En Ligurie, Vettiani fundus est devenu Vezziani, (Walkenaer, L 161). De plus un monument découvert à Vezzani, près de Reveroto, (Italie), mentionne les bourgs Vettiani, chez les Genannes. Tartarotti, Memorie antichedi Reveroto, p. 50 et 52. Vezzani serait donc un nom ligure »[2].

Moyen ÂgeModifier

Au début du XVIe siècle, vers 1520, Vezzani faisait partie de la pieve de Castello qui comptait environ 2 000 habitants répartis dans des lieux habités qui avaient pour nom lo Luco, lo Poggio, Ghisoni, Vesani, lo Petroso, la Pieve, Lachari[3], dans la Banda di Dentro selon la carte Isle de Corse (1650) de N. Sanson d'Abbeville géographe du Roy, à la Bibliothèque nationale.

Temps modernesModifier

  • 1565, le village est pillé par l'armée génoise en représailles contre Sampiero Corso.
  • 1572, à la suite d'attaques répétées sur le bétail, une autorisation de chasse à l'ours est donnée par délibération à Salvatore di Bonello.
  • 1589, achèvement de l'église de Pievana.

Vezzani durant la grande révolte contre les GénoisModifier

Extraits de la Chronologie écrite par Antoine-Dominique Monti, président de l'ADECEC, publiée par celle-ci en 1979[4] :

  • 1737 janvier - Conjuration contre la Nation : Vincente Vincenti de Santa Lucia di Talcini, les Panzani, Petru Simone Pietri, de Carpinetu, Francescu Maria Moracchini, de Vallerustie, Gnaziu Capone, de Merusaglia, et Prufiziu Grazietti, di Vezzani, se réunissent dans la maison de Vincenti pour étudier les moyens propres à soumettre la Corse à la République.
  • 1738 octobre - Ottavi est le piévan de Castello (Ghisoni, Vezzani).
  • 1744 mai - Le célèbre prédicateur Père Léonard, de Port-Maurice, des Mineurs réformés, est envoyé en mission auprès des chefs corses par Beaujeu pour ramener les Corses à l'obéissance. Le 20 août il est à Vezzani.
  • 1746 septembre - Nuceta, Ruspigliani, Antisanti, Vezzani, U Petrosu, Ghisoni, Vivariu et le Fiurmorbu refusent de payer les tailles au gouvernement national.
  • 1755 - Mariu Emmanuellu Matra, adversaire de Pascal Paoli, soutenant Gênes, était à la tête d'un parti important dans les pieve de Fiumorbo, Castello, Rogna, Alesani, Serra et Verde. Il se fait proclamer général à Alesani le 10 août 1755 et combat Paoli[Note 1].
  • 1757 mai - Antone Matra, dit Antonucciu, cousin germain de Mariu, soulève les pieve de la Serra, Castello, Rogna, Fiumorbu, et se dirige vers Corti occupé par des troupes de Paoli. Sa marche est stoppée à Pedicorti.
  • 1762 - Vezzani est brûlé par les paolistes à titre d'exemple.

  • 1769 - 8 mai, les troupes paolistes perdent la bataille de Ponte-Novo, la Corse passe sous l'administration militaire française.
  • 1790 - La piève de Castello devient le canton de Castello.
  • 1793 - Le canton de Castello devient le canton de Sorba et intègre les communes d'Antisanti, Rospigliani et Noceta. Vezzani en est le chef-lieu.
  • 1797 - Le village est de nouveau brûlé, cette fois par les républicains de Bonaparte. Jusqu'au XIXe siècle, il portera le surnom de Vichjeti (brûlis)[5].
  • 1828 - Le canton de Sorba devient le canton de Vezzani.
  • 1861 - Création du canton de Ghisoni (incluant Ghisoni, Lugo-di-Nazza, Poggio-di-Nazza et Ghisonaccia) qui se sépare du canton de Vezzani.
  • 1864 - Vezzani et Vivario cèdent des terres pour la création de la commune d'Aghione.

Époque contemporaineModifier

 
Monument aux morts

En 1954, Vezzani qui comptait alors 604 habitants, devient le chef-lieu du canton de Vezzani composé avec les communes de Aghione, Antisanti, Casevecchie, Noceta, Pietroso, Rospigliani et Vezzani.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Charles Risterucci    
1969 2001 Pierre Griscelli   instituteur retraité
mars 2001 2014 Jean-Pierre Pagni UMP chargé de mission
mars 2014 janvier 2017 François-Louis Vincensini UMP-LR Cadre
mars 2017 En cours Philippe Susini   retraité

JumelagesModifier

ÉconomieModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 312 habitants, en diminution de -3,41 % par rapport à 2009 (Haute-Corse : 5,55 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
460624618819953984957972945
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0911 0179449578511 1039419601 084
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 1279431 1171 0131 0341 023689604408
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
451408412336300307322312-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Manifestations culturelles et festivitésModifier

 
Bannière de procession Notre-Dame de Częstochowa.
  • 25 mars, jour de l'Annonciation, fête de la sainte patronne du village.
  • 15 juillet, fête de Saint Quilicus
  • 15 août, fête patronale du village, avec procession religieuse suivie d'un bal organisé par l'Union Sportive Vezzanaise.

Fête du bois et de la forêtModifier

 
Sculptures exposées dans le village.

La Festa di u legnu è di a furesta (« Fête du bois et de la forêt ») est organisée chaque année au mois d'août par l'association a Leva. Cet événement identitaire de l'été se déroule cette année sur une journée. La 18e édition de la Festa di u legnu è di a furesta aura lieu le 9 août 2014.

CultesModifier

L'église paroissiale de L'Annunziata relève du diocèse d'Ajaccio.

AnecdotesModifier

  • Une rumeur fait régulièrement surface dans la commune : le colonel Kadhafi, ex-chef d'État de la Libye, aurait été le fils naturel du capitaine Albert Preziosi, natif de la commune[10].
  • Baldovini, un maréchal-ferrant qui fit legs de quelque terre pour un terrain de foot-ball, se vit un jour reprocher le ferrage d'un âne, à quoi il rétorqua : " Va te faire ferrer à Corte ! ".

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Monument aux morts, sur la place de l'église
  • Fontaine moderne, face à l'église
  • Le Saule pleureur de Sainte-Hélène. Issu d'une branche rapportée de l'arbre qui veillait sur le tombeau de Napoléon 1er sur l'île de Sainte-Hélène, ce saule a aujourd'hui plus de 120 ans.

Fontaine des Trois GrâcesModifier

 
Fontaine des Trois Grâces.

La fontaine publique des « Trois Grâces », en fonte de fer ornée de mascarons et du groupe sculpté des Trois Grâces (Aglaé, Thalie et Euphrosyne), surmontée de deux vasques, est sortie de la fonderie Ducel en 1867. Elle est entourée d'un bassin de fontaine maçonné. Le groupe sculpté des Trois Grâces, symbolisant la fidélité conjugale dans la Rome antique, est réalisé d'après l'œuvre originale du sculpteur Germain Pilon (1535-1590). Déposé initialement dans la chapelle d'Orléans de l'église des Célestins à Paris, il avait été élevé, en 1561, à l'initiative de Catherine de Médicis qui souhaitait honorer son époux Henri II, mort des suites d'une blessure dans un tournoi en 1559. Saisie révolutionnaire, l'œuvre avait été attribuée au musée du Louvre en 1817.

Cette fontaine est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[11].

Mines de cuivre dites mines de VezzaniModifier

Ces mines exploitées souterrainement et à ciel ouvert, sont situées au lieu-dit « Poggiolello », en partie sur les communes de Noceta, Pietroso et Rospigliani. Un filon de pyrite arsenicale était déjà décelé en 1795. Le 19 janvier 1897 les banquiers bastiais, Sébastien, Jacques et Vincent Gregorj obtiennent la concession sous le nom de "mines de Tama-Vezzani" sur une superficie de 1 842 ha. En 1898 l'exploitation fournit plus de 300 t de minerai marchand, essentiellement exportée vers l'Angleterre. La mine cesse d'être exploitée en 1911. Une filiale de la "Compagnie des phosphates de Constantine" relance l'activité, d'octobre 1925 à mars 1926. 150 t de minerai sont extraits. Cette reprise est éphémère. Elle est suivie de l'abandon du site.

Les mines de Vezzani sont inscrites à l'Inventaire général du patrimoine culturel[12].

Église de l'AnnonciationModifier

L'église paroissiale de l'Annonciation (L'Annunziata). Elle a été fondée en 1666 par le père Profizio Grazietti comme mentionné sur une plaque apposée à l'intérieur. Elle est constituée d'une nef centrale avec six chapelles latérales. En 1997, la chapelle Notre-Dame-des-Grâces a été restaurée par la famille Don Georges Grazietti, derniers descendants du fondateur. Elle possède un autel en marbre et un tableau primitif italien représentant Caïn tuant Abel. Cette œuvre appartenait à la collection du cardinal Fesch.

Restaurée en 2009, l'édifice, d'une architecture classique, présente sur sa façade antérieure une porte latérale aux motifs sculptés étonnants : deux aigles impériaux (voir l'image).

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine culturelModifier

Musée du boisModifier

 
Une vue des outils exposés

Ce musée nommé a Casetta di u Legnu, a été aménagé dans l'ancien lavoir municipal. Y sont exposées toute une collection de pièces servant au travail du bois, datant du début du XXe siècle à nos jours.

Patrimoine naturelModifier

ZNIEFFModifier

La commune est concernée par deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de deuxième génération :

Forêt de Rospa-Sorba

La zone d'une superficie de 3 068 ha située à l'est de Vivario, couvrent les hauteurs de six communes : Muracciole, Noceta, Pietroso, Rospigliani, Vezzani et Vivario. Ce vaste massif forestier occupe les versants nord-est et nord-ouest d'une petite chaîne montagneuse se présentant sous l'aspect d'un "V" renversé.

L'essence principale est le pin laricio (u large enlangue corse, avec un sous-bois de bruyère arborescente. Est également présent le pin maritime en mélange aux altitudes inférieures et sur les versants les mieux exposés. Le chêne vert couvre des secteurs rocheux. Dans le fond des vallons se développe l'aulne glutineux[13].

Sapinière du plateau de Caralba

La zone ne concerne que Vezzani. D'une superficie de 87 ha, elle est localisée au sud de la commune de Vezzani à l'extrémité est de la forêt territoriale de Rospa Sorba[14].

Natura 2000Modifier

Sites d'Intérêt Communautaire (Dir. Habitat)
Forêt Territoriale de Rospa-Sorba (partie sud-est)
Le site abrite un SIC de la directive « Habitats, faune, flore », d'une superficie de 238 ha, inscrit à l'Inventaire national du patrimoine naturel sous la fiche FR9402002 - Forêt Territoriale de Rospa-Sorba (partie sud-est)[15].
Zone de Protection Spéciale (Dir. Oiseaux)
Forêts territoriales de Corse
La ZPS « Forêts territoriales de Corse », site de la directive "Oiseaux" Natura 2000, couvre une superficie de 13 223 ha. Elle est inscrite à l'INPN sous la fiche FR9410113 - Forêts territoriales de Corse[16].

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le 10 août 1755, avec un corps de partisans, Mariu Emanuellu Matra marche contre Paoli. Le 27 mars 1757, il le surprend dans le Bozio, accompagné de peu de troupes. Paoli se réfugie dans le couvent d'Alandu. Le 28 mars, alors que les hommes de Matra forcent l'entrée du couvent, Clemente Paoli arrive au secours de son frère et oblige les assaillants à se retirer. Mariu Emanuellu Matra est tué - A.D. Monti La grande révolte des Corses contre Gênes 1729-1769 - ADECEC. 1979
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

RéférencesModifier