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Verzé

commune française du département de Saône-et-Loire

GéographieModifier

À la frontière du Clunysois et du Val Lamartinien, dans le magnifique paysage du vignoble mâconnais, la commune de Verzé est constituée d'un bourg et de nombreux petits hameaux reliés par des chemins de randonnée.

  • Activité économique : viticulture (AOC), cave coopérative, pépinières viticoles, pâturages, polyculture.
  • Site protégé dans l'ancienne carrière : empreintes de dinosaures, plantes rares.

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

  • Origine : « Verciacum ».
  • Atelier préhistorique à Verchizeuil.
  • Nécropole, mobilier du Chalcolithique à l'âge du bronze.
  • Sépultures mérovingiennes.

À compter du 11 novembre 1900, Verzé fut desservi par le train, suite à l'inauguration ce jour-là de la ligne de chemin de fer à voie étroite Mâcon-Fleurville via Lugny[1].

Politique et administrationModifier

 
Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 juin 1995 André Drillien   Fonctionnaire
juin 1995 mars 2008 Robert Douarre   Restaurateur
mars 2008 en cours Jean-Pierre Lenoir    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

Les habitants de Verzé s'appellent les Verzéens.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2016, la commune comptait 780 habitants[Note 1], en augmentation de 6,12 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0081 0281 1421 1131 1551 0081 0271 0471 047
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0091 0861 1011 0831 1021 0961 080871911
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
884881793716656605564504515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
462531515579575638694702742
2016 - - - - - - - -
780--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Saint-Jean-Baptiste de Verzé de style roman (remaniée au XIXe siècle).
  • La chapelle Saint-Criat de Verchizeuil (XIe siècle) au hameau de Verchizeuil. Sur le site de déroulaient des rites païens à une date correspondant au 1er mai. Les moines ont vite cherché à donner une orientation chrétienne à la fête et ont construit dès le XIe siècle une chapelle qui devint église paroissiale qui fut dédiée à saint Martin avant de devenir Saint-Christ. L'église souffrit des guerres de religion et en 1721 une visite de l'Évêque de Mâcon, Michel de Cassagnet de Tilladet, ne put que constater le mauvais état. Au XVIIIe siècle, on reconstruit une grande partie de la chapelle sans toutefois faire disparaitre les structures primitives. Bien des mamans venaient là avec leurs enfants rachitiques, souffreteux et donc... criards. On mélangeait à leur bouillie ou à l'eau de la source qui coule à proximité de la chapelle[6] un peu de grattis de la pierre d'autel (remède courant à l'époque). Ce lieu de cris aurait fait glisser le nom de Christ vers Criat. Une association s'est créée en 1993 dans le but de restaurer la chapelle. Les travaux de sauvegarde engagés dans la seconde moitié des années 90 se sont toutefois brutalement arrêtés en 2001, et l'édifice roman est actuellement à l'état de péril (bâchage de sauvegarde rendu nécessaire en 2012)[7].
  • La chapelle de la Dîme, au hameau des Tardys[8].
  • Château d'Escole (tour à mâchicoulis XIVe siècle).
  • Le site naturel protégé de la carrière de Rampon, géré par le Conservatoire d'espaces naturels de Bourgogne, qui se découvre à l'aide d'un sentier balisé ponctué de bornes d'interprétation et d'une table de lecture du paysage. Ce site révèle la diversité géologique du lieu : roches volcaniques et granitiques formées il y a 300 millions d'années, roches sédimentaires témoins de la présence de la mer sur la région, gisement regorgeant d'empreintes des ancêtres des premiers dinosaures[9].
  • Château au hameau de Vaux-Verzé, jadis propriété de la famille de Murard de Saint-Romain.
  • Maisons mâconnaises.

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Personnalités liées à la communeModifier

CulteModifier

Verzé appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Saint-Vincent en Val-Lamartinien, paroisse qui a son siège à La Roche-Vineuse et qui regroupe quinze villages du Mâconnais.

BibliographieModifier

  • Gérard Maillet, Verzé-en-Mâconnais, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 7 (décembre 1970), pp. 25-27.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Cette ligne s’imposa progressivement comme un moyen de transport commode des voyageurs et des marchandises et son petit train, vite adopté sous le nom de « Tacot de Fleurville », connut un succès ininterrompu jusqu’à sa disparition dans les années 1930, effectuant plusieurs allers-retours quotidiens. Outre des voyageurs, le Tacot transportait du vin, du charbon, du bétail, du bois ou de la pierre de taille. Il se composait de deux ou trois voitures de voyageurs, d’un fourgon à bagages et d’un wagon de marchandises. Au sujet de cette ligne, lire : « Le Tacot de Fleurville », article de Pierre Laffont paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 92 (hiver 1992-1993), pp. 9-15.
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. Source : André Jeannet, Légendes, superstitions, pèlerinages : inventaire des Fontaines de Saône-et-Loire, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 31 (novembre 1976), pp. 15-18.
  7. Source : « Une chapelle du XIe siècle menacée », article signé Johan Bozon paru dans le quotidien Le Journal de Saône-et-Loire daté du vendredi 24 août 2012.
  8. Chapelle au sujet de laquelle court une légende : celle d'une clef en or qui aurait été scellée dans une petite fenêtre et de souterrains qui la relieraient au château de Berzé-le-Châtel. Source : Gérard Maillet, Verzé-en-Mâconnais, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 7 (décembre 1970), pp. 25-27.
  9. « Aux racines profondes des terroirs mâconnais », article de Pierre Reynard paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 130 de juin 2002 (pages 6 à 8).