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Vaux-sur-Vienne

commune française du département de la Vienne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vaux.

Vaux-sur-Vienne
Vaux-sur-Vienne
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Châtellerault-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Grand Châtellerault
Maire
Mandat
Philippe Foucteau
2014-2020
Code postal 86220
Code commune 86279
Démographie
Gentilé Vauxois
Population
municipale
554 hab. (2016 en diminution de 8,73 % par rapport à 2011)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 48″ nord, 0° 33′ 45″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 125 m
Superficie 7,00 km2
Localisation

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Vaux-sur-Vienne

Vaux-sur-Vienne est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

GéographieModifier

LocalisationModifier

Le village est situé sur les pentes de la rive gauche de la Vienne.

Géologie et reliefModifier

La région de Vaux-sur-Vienne présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose[1] :

  • de champagnes ou aubues (c’est un sol gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaire) pour 8 % sur les collines ;
  • de calcaire pour 61 % sur les terrasses alluviales et les vallées calcaires ;
  • de bornais sableux du Loudunais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 31 % sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du Bassin parisien.

En 2006, 71 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 16 % par des forêts et des milieux semi-naturels, 4 % de surfaces d'eau et 9 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[2]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides … constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

La forêt privée représente, en 2007, 105 hectares soit 15 % du territoire communal[3]. Les espaces boisés (la moyenne sur la région Poitou-Charentes est de 15 %, et 29,2 % pour la France) sur le territoire communal contribuent à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d'eau,...) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d'une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et sur-exploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n'existait pas il y a 200 ans[4].

HydrographieModifier

La commune est traversée par la Vienne sur 3 km.

ClimatModifier

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

ToponymieModifier

Le nom du village pourrait provenir de Plumbata, nom latin du bourg qui serait lui-même un dérivé d'un mot celte plumb qui signifie colline. Le nom s'est progressivement transformé en Valetta, c'est-à-dire, en petite vallée[5].

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Jacques Merceron    
mars 2008 mars 2014 Philippe Foucteau    
mars 2014   Philippe Foucteau    

Instances judiciaires et administrativesModifier

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2016, la commune comptait 554 habitants[Note 1], en diminution de 8,73 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540544532560585563459485500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
495479461312442465454410395
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
364378408351336296283292289
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
301270336467556579599607554
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 84 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

ÉconomieModifier

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[11], il n'y a plus que six exploitations agricoles en 2010 contre sept en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[12].

Les surfaces agricoles utilisées ont peu évolué et sont passées de 287 hectares en 2000 à 2 hectares en 2010. 50 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi un peu de maïs).

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

L'église Notre-DameModifier

Elle est classée monument historique depuis 1914 pour son clocher et son abside.

Le clocher est carré. Il possède un étage qui repose sur une souche,elle-même carrée. Il est coiffé par une toiture pyramidale. Chacune de ses faces est allégée par trois arcades aveugles sur la souche et par deux baies à l'étage. L'abside reçoit le jour par trois baies séparées par des contreforts-colonnes qui montent jusqu'à la toiture. La corniche qui couronne le chevet repose sur une série de modillons sculptés. L'absidiole nord est une adjonction récente.

La façade occidentale et la porte sud sont modernes.

La nef, à l'origine, était composée d'un seul vaisseau. Par la suite, elle a été accostée de collatéraux qui s'alignent sur les bras du transept. Le vaisseau principal est couvert par une voute en plein cintre que rythment des arcs doubleaux. Si le carré du transept et le clocher sont romans, l'ancienne coupole sur pendentifs a été remplacée au XIXe siècle par une coupole sur trompes.

Les vitraux du chœur sont de l'atelier Lobin, de Tours et datent de 1889.

Les vestiges des bâtiments du prieuré Saint-DenisModifier

Ils sont situés à une centaine de mètres de l'église Notre-Dame. De nos jours, c'est une propriété privée. Les bâtiments conventuels des XVe et XVIe siècles construits sur les ruines du XIIe siècle sont encore imposants.

Patrimoine naturelModifier

La commune abrite une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [13] qui couvre 2 % de la surface communale : il s'agit du bois de la Bonde et des brandes de Corbery.

Le bois de la Bonde et les brandes de la Corbery se situent dans l’extrême nord du département de la Vienne, aux confins des régions Poitou-Charentes et Pays de la Loire, sur les territoires des communes de Antran, Usseau, Vaux-sur-Vienne et Vellèches. Ces deux sites sont recouverts de bois et de landes. Ils occupent un haut plateau siliceux qui domine la rive gauche de la Vienne.

Sur ce territoire, comme dans tout le nord-ouest du département actuel de la Vienne, entre les villes de Châtellerault et de Loudun, les formations crétacées sont recouvertes de sols sableux ou limoneux, acides et hydromorphes, riches en cailloux et blocs siliceux, dénommés : les "bornais". Sur ces terres de médiocre qualité, la forêt et la lande ont longtemps dominé. La végétation était, autrefois, périodiquement incendiée afin de régénérer la production herbacée et offrir, ainsi, un pâturage aux animaux. Les cultures céréalières étaient plutôt réservées aux plaines calcaires.

De nos jours la moitié du site a été planté de résineux et a perdu, ainsi, une partie de sa spécificité. Toutefois, la zone a quand même pu conserver un certain nombre des habitats typiques hérités de ces anciennes activités agro-sylvo-pastorales. Ainsi, la chênaie calcifuge composée de chênes sessiles et de chênes pédonculés existe toujours. Elle est mêlée avec des sorbiers, des trembles et des châtaigniers. La chênaie alterne avec des landes atlantiques à «brande» ou bruyère à balais et ajoncs. En outre, le Bois de la Bonde a été morcellé par le passage de l’autoroute A10. Malgré ces modifications récentes, le site offre encore un fort intérêt biologique qui se manifeste notamment dans sa richesse ornithologique et qui a justifié son classement comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) .

Parmi les quelque 50 espèces d’oiseaux répertoriées sur ce territoire, 11 sont particulièrement rares et font l’objet d’une protection au niveau national (Bouvreuil pivoine Huppe fasciée, Locustelle tachetée, Mésange huppée, Moineau friquet, Pipit rousseline). Le Busard Saint-Martin et le Busard cendré, deux élégants rapaces gris pâle au vol onduleux et bas nichent sur la zone. En revanche, le Circaète Jean-le-Blanc, un grand rapace méridional, vient des boisements alentour pour capturer dans la lande les serpents et autres reptiles qui représentent l’essentiel de son régime alimentaire. Parmi les passereaux, on remarque surtout la présence de la Fauvette pitchou, qui a trouvé dans les étendues de bruyère à balais, un milieu de substitution aux maquis méditerranéens qui constituent son biotope d’origine. L ’Engoulevent d’Europe chasse, à la nuit tombée, au-dessus de la lande et dans les clairières de la forêt, les gros insectes nocturnes qui constituent l'essentiel de sa nourriture. Le Faucon hobereau, un petit rapace sombre, amateur lui aussi de gros insectes et de petits passereaux, chasse aussi à la tombée de la nuit mais juste avant l'Engoulevent d’Europe.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

SourcesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  3. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente - 2007
  4. IFEN-BD CORINE Land Cover® 2006, toutes couches « Forêt », hors espace vert artificialisé non agricole
  5. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  6. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. Agreste – Enquête Structure 2007
  13. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011