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Antran

commune française du département de la Vienne

Antran
Antran
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Arrondissement de Châtellerault
Canton Châtellerault-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Grand Châtellerault
Maire
Mandat
Alain Pichon
2014-2020
Code postal 86100
Code commune 86007
Démographie
Gentilé Antranais[1]
Population
municipale
1 207 hab. (2016 en augmentation de 4,5 % par rapport à 2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 51′ 12″ nord, 0° 32′ 39″ est
Altitude 49 m
Min. 37 m
Max. 158 m
Superficie 23,82 km2
Localisation

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Antran est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

GéographieModifier

Géologie et reliefModifier

La région d'Antran présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de villes[2].

Le terroir se compose[2] :

  • sur les collines calcaires, de champagnes ou aubues qui sont des sols gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaires (30 %) ;
  • dans les vallées et les terrasses alluviales, de calcaires (30 %) ;
  • sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du Bassin Parisien, de bornais sableux du Loudunais (17 %), d'Argilo (15 %) et de Tuffeau jaune (9 %) ;
  • de l'agglomération pour moins de 1 %.

HydrographieModifier

La commune est traversée par 9,2 km de cours d'eau dont la rivière principale est la Vienne sur une longueur de 2,7 km. Mais, le réseau hydraulique comprend aussi le ruisseau de Gâtineau sur une longueur de 4,2 km,le ruisseau de Vauzelle sur une longueur de 1,3 km, et la Vauxoise sur une longueur de 0,9 km.

La Vienne bénéficie d’un classement afin de protéger ou de restaurer sa continuité écologique sur le territoire communal : la construction de tout nouvel ouvrage faisant obstacle à sa continuité écologique est interdit et des aménagements devront permettre d’assurer ou de rétablir la libre circulation des poissons migrateurs et le transit des sédiments[3].

ClimatModifier

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[4], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté dans cette phrase latine Ecclesia Sancti Hylarii de Intra Annam, ad intra Amnem, puis Ex Intermanis villa[5], sous la forme latine inter amnis vers 1100, qui signifie « entre deux eaux ». En effet, le territoire de la commune est situé entre la Vienne et le Gätineau[6],[7]

Ce toponyme provient d'un domaine gallo-romain situé entre deux cours d'eau[5],[6],[7].

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Alain Pichon DVD  

Instances judiciaires et administrativesModifier

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Politique environnementaleModifier

En 2017, la commune a été labellisée « deux fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[9].

Traitement des déchets et économie circulaireModifier

La commune a aménagé une déchèterie[10].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2016, la commune comptait 1 207 habitants[Note 1], en augmentation de 4,5 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
412660558560529606608563646
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
599623607634607625658653671
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
639656633575558574564593610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5856487611 0239781 0601 1191 1391 199
2016 - - - - - - - -
1 207--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 47 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

ÉconomieModifier

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 10 exploitations agricoles en 2010 contre 19 en 2000[15].

Les surfaces agricoles utilisées sont passées de 1 162 hectares en 2000 à 985 hectares en 2010.47 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre pour plus de la moitié et maïs), 15 % pour les oléagineux (essentiellement du tournesol et un peu de colza) et 11 % reste en herbes[15].

L'élevage ne concerne en 2010 que les bovins (355 têtes) alors qu'en 2000,il y avait un troupeau de 52 ovins et 254 bovins, ainsi que plusieurs élevages de volailles (105 têtes répartis sur 7 exploitations)[15].

Il existe sur le territoire un élevage industriel de porcs (autour de 2 400 têtes: SCEA (Société civile d'exploitation agricole) Les Bordes.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine civil et religieuxModifier

Patrimoine naturelModifier

La commune abrite sur son territoire une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [17] qui couvre 6 % de la surface communale : le bois de la Bonde et les brandes de la Corbery. Ils bénéficient d'une protection par maîtrise foncière par le classement comme espaces naturels sensibles (ENS).

Arbres remarquablesModifier

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[18], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un sophora du Japon. Il est situé au lieu-dit la Gàtinalière.

Le bois de la Bonde et les brandes de la CorberyModifier

Le bois de la Bonde et les brandes de la Corbery se situent dans l’extrême nord du département de la Vienne, aux confins des régions Poitou-Charentes et Pays de la Loire, sur les territoires des communes de Antran, Usseau, Vaux-sur-Vienne et Vellèches. Ces deux sites sont recouverts de bois et de landes. Ils occupent un haut plateau siliceux qui domine la rive gauche de la Vienne.

Sur ce territoire, comme dans tout le Nord-Ouest du département actuel de la Vienne, entre les villes de Châtellerault et de Loudun, les formations crétacées sont recouvertes de sols sableux ou limoneux, acides et hydromorphes, riches en cailloux et blocs siliceux, dénommés : les bornais. Sur ces terres de médiocre qualité, la forêt et la lande ont longtemps dominé. La végétation était, autrefois, périodiquement incendiée afin de régénérer la production herbacée et offrir, ainsi, un pâturage aux animaux. Les cultures céréalières étaient plutôt réservées aux plaines calcaires.

De nos jours la moitié du site a été planté de résineux et a perdu, ainsi, une partie de sa spécificité. Toutefois, la zone a quand même pu conserver un certain nombre des habitats typiques hérités de ces anciennes activités agro-sylvo-pastorales. Ainsi, la chênaie calcifuge composée de chênes sessiles et de chênes pédonculés existe toujours. Elle est mêlée avec des sorbiers, des trembles et des châtaigniers. La chênaie alterne avec des landes atlantiques à «brande» ou bruyère à balais et ajoncs. En outre, le Bois de la Bonde a été morcellé par le passage de l’autoroute A10. Malgré ces modifications récentes, le site offre encore un fort intérêt biologique qui se manifeste notamment dans sa richesse ornithologique et qui a justifié son classement comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). Cette zone couvre 6 % de la surface communale.

Parmi les quelque 50 espèces d’oiseaux répertoriées sur ce territoire, 11 sont particulièrement rares et font l’objet d’une protection au niveau national (Bouvreuil pivoine Huppe fasciée, Locustelle tachetée, Mésange huppée, Moineau friquet, Pipit rousseline). Le Busard Saint-Martin et le Busard cendré, deux élégants rapaces gris pâle au vol onduleux et bas nichent sur la zone. En revanche, le Circaète Jean-le-Blanc, un grand rapace méridional, vient des boisements alentour pour capturer dans la lande les serpents et autres reptiles qui représentent l’essentiel de son régime alimentaire. Parmi les passereaux, on remarque surtout la présence de la Fauvette pitchou, qui a trouvé dans les étendues de bruyère à balais, un milieu de substitution aux maquis méditerranéens qui constituent son biotope d’origine. L ’Engoulevent d’Europe chasse, à la nuit tombée, au-dessus de la lande et dans les clairières de la forêt, les gros insectes nocturnes qui constituent l'essentiel de sa nourriture. Le Faucon hobereau, un petit rapace sombre, amateur lui aussi de gros insectes et de petits passereaux, chasse aussi à la tombée de la nuit mais juste avant l'Engoulevent d’Europe.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Elodie Godefroy, Princesse de Montmirail de la Gatinière, 1895-1995

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. a et b Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  3. DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2012/2013
  4. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  5. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 301 - (ISBN 2600028838).
  6. a et b Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  7. a et b J. P. Pautreau, Société des antiquaires de l'Ouest (Poitiers, France) - 1999 -Antran (Vienne): un ensemble aristocratique du premier siècle - Page 13.
  8. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  9. Site des villes et villages fleuris, consulté le 24 décembre 2017.
  10. ADEME/SINOE, 2014
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. a b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  16. « Archéologie : Antran fait son trou dans la préhistoire », Jean-Pierre Thiollet, Le Quotidien de Paris, 24 août 1981
  17. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  18. Poitou-Charentes Nature, 2000