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Stéphane Lavignotte

Stéphane Lavignotte
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MetzVoir et modifier les données sur Wikidata
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Stéphane Lavignotte, né le à Metz, est un pasteur, écrivain et militant écologiste français.

BiographieModifier

Stéphane Lavignotte est né à Metz, dans une famille d'origine protestante du Béarn. Il grandit à Poitiers. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Bordeaux en 1988 et du CFJ à Paris en 1990, il s'illustre d'abord comme un journaliste très engagé sur les questions sociales et sociétales, notamment le logement des sans-papiers[1].

En 1998, à 28 ans, il assiste à l'occupation du temple des Batignolles par des sans-papiers, où les pasteurs soutiennent les manifestants plutôt que de les chasser, et s'intéresse à la théologie[2]. En janvier 2000, il est baptisé à l'Église réformée de France, actuelle Église Protestante Unie de France, dont il devient pasteur en 2006[3]. À la faculté de théologie protestante de Paris il obtient tout d'abord une licence, dont le mémoire portant sur la théologie d'Elizabeth Stuart est édité en 2008 sous le nom de « Au-delà du lesbien et du mâle »[4]. Puis un doctorat en 2019 dont la thèse consacrée à la figure du théologien André Dumas est en cours d'édition.

Le 26 janvier 2009, il bénit un couple homosexuel, il travaille à faire évoluer la doctrine de l'Église protestante unie de France, qui autorise ces bénédictions en mai 2015[2]. Stéphane Lavignotte est inspiré par la pensée de Jacques Ellul et Serge Moscovici, à qui il a consacré des ouvrages[5],[6],[7].

Il est directeur de La Maison verte, dans le 18e arrondissement de Paris, jusqu'en 2012. Le lieu est à la fois une maison de quartier gérée par une association loi de 1901 et une paroisse protestante inclusive, poste local de la Mission populaire évangélique, Église membre de la Fédération protestante de France ancrée dans le Christianisme social[8]. En dehors des cérémonies, le lieu accueille des conférences, des cours de soutien scolaire, une chorale, un café, un ciné-club accessible aux malentendants et sert de domiciliation à plus de 1 000 personnes sans-abri[9].

Il a été membre des Verts durant une quinzaine d'années et les quitte en 2001 pour en condamner la proximité avec le parti socialiste. Il soutient Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2012 puis adhère à Ensemble ![10]. En 2003, il est un des initiateurs du mouvement Vélorution[11],[12]. Il soutient Karima Delli lors de la primaire de 2016 d'Europe Écologie Les Verts, avant d’appeler à soutenir Yannick Jadot au second tour en alertant sur l'« écologie conservatrice » de son adversaire[10].

Son épouse est Véronique Dubarry, ex-adjointe (écologiste) au maire de Paris Bertrand Delanoë, chargée des personnes en situation de handicap[10],[2].

Son frère, Guilhem Lavignotte, est un organiste, pédagogue et théologien franco-suisse.

Notes et référencesModifier

  1. Jeremy Frey, « Je suis protestant : Stéphane Lavignotte, pasteur et directeur de la Maison Verte », regardsprotestants.com,‎ (lire en ligne)
  2. a b et c Bernadette Sauvaget, « Stéphane Lavignotte, foi protestataire », Libération,‎ (lire en ligne)
  3. « Stéphane Lavignotte, foi protestataire », sur Libération.fr, (consulté le 30 octobre 2019)
  4. | Au-delà du lesbien et du mâle. (lire en ligne)
  5. « Inclassable et iconoclaste », Réforme (hebdomadaire),‎ (lire en ligne)
  6. Bernadette Sauvaget, « Interview, Stéphane Lavignotte : "Les plus antireligieux ont la vision la moins laïque de la religion" », Libération,‎ (lire en ligne)
  7. « Conférence, Jacques Ellul », sur Temple protestant de l'Oratoire du Louvre, (consulté le 12 juin 2019)
  8. « Bienvenue avec tout ce que vous êtes ! », sur blog.lamaisonverte.org, (consulté le 12 juin 2019)
  9. « Stéphane Lavignotte, histoire d'un pasteur de la Maison Verte », Dix-huit infos, 5 novembre 2010.
  10. a b et c Stéphane Lavignote, « De quelle écologie Michèle Rivasi est-elle le nom? », Blog Médiapart,‎ (lire en ligne)
  11. Anne-Sophie Damecour, « Prendre conscience des dangers de la voiture en ville », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  12. Hervé Kempf, « Ecologisme radical et décroissance », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juin 2019)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Vivre égaux et différents, éditions de l'Atelier, 2008.
  • Au-delà du lesbien et du mâle : la subversion des identités dans la théologie, Van Dieren, coll. « Débats », 2008.
  • La décroissance est-elle souhaitable ?, éditions Textuel, coll. « Petite Encyclopédie critique », 2010.
  • Jacques Ellul, l'espérance d'abord, éditions Olivétan, 2010.
  • Préface à Protestantisme et socialisme, de Tommy Fallot, éditions Ampelos, 2010.
  • Les religions sont-elles réactionnaires ?, éditions Textuel, coll. « Petite Encyclopédie critique », 2014.
  • Serge Moscovici ou l'Écologie subversive, Les Petits matins, coll. « Les précurseurs de la décroissance », 2016.

Liens externesModifier