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La Mission populaire évangélique est une œuvre d’évangélisation protestante et d’éducation populaire lancée par le pasteur britannique Robert McAll à Paris en 1872 et qui a longtemps été connue sous le nom de « Mission MacAll »[1]. Après un développement extraordinaire entre 1872 et 1893, date de la mort de son fondateur où elle compte 136 salles d'évangélisation dans 57 villes et 37 départements y compris en Corse et en Afrique du nord, elle connaît une phase de déclin jusqu'en 1945, puis une phase de remises en cause et de crise, pour retrouver, à partir des années 1980, une ligne d'action recentrée sur la réponse aux nouvelles attentes religieuses en milieu populaire, dans une tradition protestante et évangélique.

L’œuvre éducative de la Mission populaire (bibliothèques gratuites, écoles populaires, dispensaires enseignant l'hygiène...) est développée très tôt en parallèle de l’évangélisation, et vaut à la Mission MacAll dès ses premières années plusieurs récompenses[2].

L'influence de la Mission populaire évangélique dans le monde protestant français voire au-delà a donc été significative. Parmi les œuvres ou mouvements qui naissent au sein de la mission MacAll, on peut noter :

  • la Brosserie ménagère, créée à Nantes par Emmanuel Chastand
  • la coopérative de consommation de Fives-Lille créée par le pasteur Henri Nick avec l’aide de Charles Gide
  • l’École de mutilés, créée à Nantes pendant la grande Guerre
  • les Éclaireurs et Éclaireuses Unionistes de France créés en 1911 à Grenelle (c’est le plus ancien groupe scout en France) après une première expérimentation à Nantes en 1909.
  • des colonies de vacances qui occuperont jusqu’à 15 propriétés et 2 préventoriums, et deviendront en 1931 l’Association Soleil été Santé (totalement autonome depuis 1977).
  • les postes de lutte anti-alcoolique qui fusionneront rapidement avec la Croix-Bleue

Notes et référencesModifier

  1. L'orthographe du nom McAll a été délibérément francisée en MacAll selon le souhait de l'intéressé lui-même.
  2. Par exemple la médaille de la Société nationale d’encouragement au bien en 1879 et la médaille de la Société libre d’instruction et d'éducation populaire' en 1880, source : Elizabeth Siddall Hayward McAll, Robert Whitaker McAll, founder of the McAll mission, Fleming H. Revell Company, , 252 p.

BibliographieModifier

  • Jean-Paul Morley, 1871-1984, la Mission populaire évangélique: les surprises d'un engagement, Les Bergers et les Mages, , 205 p. (ISBN 978-2853041072)
  • Elizabeth Siddall Hayward McAll, Robert Whitaker McAll, founder of the McAll mission, Fleming H. Revell Company, , 252 p.

Liens externesModifier