Sours

commune française du département d'Eure-et-Loir

Sours
Sours
Le lycée agricole de la Saussaye, à Sours
En arrière-plan, la RN 154.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Intercommunalité Communauté d'agglomération Chartres Métropole
Maire
Mandat
Jean-Michel Plault
2020-2026
Code postal 28630
Code commune 28380
Démographie
Population
municipale
1 951 hab. (2017 en augmentation de 4,95 % par rapport à 2012)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 38″ nord, 1° 35′ 53″ est
Altitude Min. 136 m
Max. 158 m
Superficie 33,15 km2
Élections
Départementales Canton de Chartres-2
Législatives Première circonscription
Localisation
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Sours

Sours est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire. Son histoire, du néolithique à nos jours est marquée par son importance dans l'histoire de l'agriculture céréalière. Son territoire représente 3 315 hectares dont 90 % de terres de culture. Proportionnellement à son aspect « rural » et à son nombre d'habitants, la commune bénéficie d'une vie associative importante. La Roguenette, un affluent de l'Eure, prend sa source au milieu du village.

GéographieModifier

SituationModifier

Sours est située dans le nord-ouest de la France, à 93 km au sud-ouest de Paris.

La ville de Sours s'est développée dans la petite vallée de la Roguenette, un affluent de l'Eure dans la plaine de Beauce. Après l'occupation de la vallée, la ville s'est étendue sur la plaine, autant vers Chartres que vers Francourville.

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Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Sours
Nogent-le-Phaye Houville-la-Branche Béville-le-Comte
Chartres   Francourville
Gellainville Berchères-les-Pierres Prunay-le-Gillon

Hameaux et lieux-ditsModifier

Outre le bourg, la commune compte 4 hameaux :

  • Génerville ;
  • Brétigny ;
  • Chandres ;
  • La Saussaye ;

Ainsi que de nombreux lieux-dits, dont Lorville, le PN9 (passage à niveau no 9), le Moulin, etc.

ClimatModifier

La station météorologique, située à 156 mètres, de Chartres-Champhol mesure quotidiennement plusieurs paramètres météorologiques.

Le climat est de type océanique dégradé, principalement sous l'influence des vents provenant en moyenne de 250 ° ouest - sud-ouest. Il est caractérisé par des températures moyennes comprises entre 10 °C et 13 °C et des précipitations paraissant beaucoup plus abondantes qu'elles ne le sont.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard Gel
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an 29 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an 2 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an 76 j/an
Chartres 1 749 h/an 579 mm/an 15 j/an 15 j/an 51 j/an 56 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an


  Relevés de précipitations et heures d'ensoleillement Chartres-Champhol 1921-2004[1]
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total année
Heures moyennes d'ensoleillement 59 81 134 172 201 221 234 219 175 122 75 52 1747
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 47,0 40,7 41,8 41,0 53,2 46,9 50,7 46,3 49,3 52,6 51,8 51,9 573,1


  Relevés de températures Chartres-Champhol 1921-2004[1]
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Moyenne année
Températures minimales moyennes (°C) 0,7 0,9 2,8 4,7 8,0 10,8 12,7 12,6 10,4 7,2 3,6 1,5 6,3
Températures moyennes (°C) 3,1 4,0 6,8 9,4 12,9 16,0 18,2 17,9 15,5 11,4 6,6 4,0 10,5
Températures maximales moyennes (°C) 5,9 7,2 11,1 14,3 18,0 21,3 23,9 23,7 20,6 15,6 9,7 6,5 14,8

La vitesse du vent à Sours est peu élevée, environ 22 km/h de moyenne, avec une hygrométrie de 81 %[2] et une pression atmosphérique de 1 006,1 hPa.

RecordsModifier

Record de valeur date mesuré depuis source
froid −18,4 °C 17 janvier 1985 1923 [1]
chaleur 40,1 °C 27 juillet 1947 1923 [1]
pluviométrie journalière 67 mm 8 juillet 1927 1923 [1]
vitesse du vent 144 km/h 26 décembre 1999 1981 [1]

UrbanismeModifier

En janvier 2012, la mairie entame un projet de construction d’une école maternelle et d’un centre de loisirs sans hébergement.

ToponymieModifier

Noms de la commune à travers l'histoire[3] :

  • Serae en 930 d’après le cartulaire de Saint-Père-en-Vallée ;
  • Seorsum en 1099 ;
  • Sevors en 1207 d’après le chapitre de l’abbaye de saint-Jean-en-vallée ;
  • Soors vers 1160 ;
  • Sordae vers 1180 d’après le chapitre de la léproserie du grand Beaulieu ;
  • Sohors en 1220 d’après le chapitre du prieuré de la Bourdinière ;
  • Sours 1443 dans le registre des contrats du chapitre de Chartres ;
  • Surdae (1626) ;
  • Sors d’après le livre des miracles ;
  • Saint Germain de Sours (1736) puis abrégé en "Sours" ;
  • Sois (1902) dans le cartulaire de l'abbé Métais.

On appelle aujourd'hui ses habitants les "Sourcéens" ou "Sourséens".

Son nom aurait une origine celte, il pourrait signifier: la "source". En effet, la Roguenette, affluent de l'Eure, prend sa source au milieu du village.

Au hameau de Chandres, se situe également la source d'une petite rivière dont le lit a été modifié lors de la création des réseaux d'irrigation pour les cultures.

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1926 1971 Jacques Gautron Rad. ind. Sénateur d'Eure-et-Loir
septembre 1977 1989 Denise Egasse    
septembre 1989 1992 Michel Morin    
1992 1995 1er conseiller municipal par intérim    
mars 2001 2014 Claude Joseph    
mars 2014 En cours Jean-Michel Plault DVD Ingénieur territorial
Les données manquantes sont à compléter.

En janvier 2012, le village rejoint la communauté d'agglomération Chartres Métropole.

JumelagesModifier

 
Jumelages et partenariats de Sours. 
Jumelages et partenariats de Sours. 
VillePaysPériode
 Dienheim[4] Allemagnedepuis

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2017, la commune comptait 1 951 habitants[Note 1], en augmentation de 4,95 % par rapport à 2012 (Eure-et-Loir : +0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6341 2001 1761 1811 3581 3251 3281 3091 334
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3801 3101 3461 3161 3221 2941 3211 3241 312
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2941 2351 2141 0941 1001 1051 0321 0861 060
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 0341 1081 2391 2621 5131 6661 7211 8521 951
2017 - - - - - - - -
1 951--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Sours compte :

  • l'établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricole de La Saussaye[9] comprenant :
    • le lycée d'enseignement général, technologique et professionnel ;
    • le centre de formation pour apprentis ;
    • le centre de formation pour adultes ;
    • une exploitation agricole.
  • une école maternelle publique
  • une école primaire publique.
  • une école primaire et maternelle privée.

Culture, sports et vie associativeModifier

Malgré sa ruralité et sa petite population (moins de 2 000 habitants), la commune connaît une riche activité associative. L'esprit associatif est ancré dans la mentalité locale au moins depuis le XIXe siècle, à l'époque où les habitants ont rassemblé leurs efforts financiers, manuels et artistique pour reconstruire la chapelle Saint-Jean-Baptiste de Génerville. Parmi les associations les plus fréquentées et actives on trouve :

  • L'amicale de Sours, dont dépendent six sections : clubs sportifs de tir, football[10], gym, judo et randonnée, ainsi que l'association des parents d'élèves des écoles publique et la section culturelle ;
  • L'amicale des sapeurs-pompiers et des jeunes sapeurs-pompiers ;
  • L’école de musique de Sours et son union musicale[11] ;
  • L'association de jumelage avec la ville de Dienheim en Allemagne. Étant l'un des plus fraternels du pays, il est « Second jumelage de France » en 1997, lors de la célébration de ses 20 ans.
  • L'association « Parc et Nature », qui aide notamment à l'entretien du parc du château de Sours ;
  • La troupe de théâtre bénévole « Les quiproquos »[12].

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Château de SoursModifier

  Inscrit MH (1987)[13]

Le château de Sours est entouré d'un parc divisé en deux parties, publique et privée, où l'on trouve un corps de logis de 1653, une faune particulière ainsi qu'un ancien système d'irrigation dont l'étang principal est appelé le « canal ».

CommanderieModifier

La commanderie de Sours, d'abord propriété d'Alix de France puis concédée à l'ordre du Temple qui en fit un de ses lieux les plus importants.

Domaine de la SaussayeModifier

Le domaine de La Saussaye bénéficie d'un grand parc dont le château, aujourd'hui démoli, a pu appartenir à Louis de La Saussaye, un érudit français et fut construit vers 1450 par Robert de Bugy, contrôleur des greniers à sel de la région de Blois et écuyer du roi François Ier, seigneur du lieu.

Église Saint-GermainModifier

L'église Saint-Germain est reconstruite à la Révolution française après sa destruction par une tempête en 1788. Elle est terminée en 1803[14].

Chapelle Saint-Jean-Baptiste de GénervilleModifier

La chapelle Saint-Jean-Baptiste de Génerville, symbole du courant associatif des Sourcéens dans l'histoire.

Autres lieux et monumentsModifier

  • La source de la Roguenette, sous la rue Moinet, et celle du Ru de Chandres ;
  • Les lavoirs du Clos de Brye, de Chandres et de Fonteny ;
  • Au hameau de Brétigny, la stèle rappelant le traité de Brétigny ;
  • Le grand silo jaune qui domine la commune ;
  • L'ancienne gare des tramways d'Eure-et-Loir, au pied du grand silo ;
  • La Pierre Complissée, sépulture néolithique sous dalle[15].

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Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

Sources et bibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • V. Chevard, Histoire de chartres et de l'ancien pays chartrain : avec une description statistique du Département d'Eure-et-Loir, Durand-le-Tellier, imprimeur, , 571 p. (lire en ligne).  
  • Histoire littéraire de la France : ouvrage commencé par des religieux bénédictins de la Congrégation de Saint Maur, et continué par des membres de l'Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres), t. XXIII, Paris, (lire en ligne), p. 606-607.  
  • Ernest de Buchère de Lépinois, Histoire de Chartres, vol. 1, Chartres, Garnier éditeur, (lire en ligne).  
  • Eugène Mannier, Ordre de Malte : Les commanderies du grand-prieuré de France d'après les documents inédits conservés aux Archives nationales à Paris, Aubry & Dumoulin, , 808 p. (lire en ligne), p. 138.  
  • Laurent Dailliez, Guide de la France templière, Paris, Table d'Emeraude, , 190 p. (ISBN 978-2-903965-23-5).  
  • Valérie Alaniece et François Gilet, Les Templiers et leurs Commanderies, l'exemple d'Avalleur en Champagne, Langres, Dominique Gueniot, , 276 p. (ISBN 978-2-87825-117-3, LCCN 98203613).  
  • Ivy-Stevan Guiho, L'Ordre des templiers : Petite encyclopédie, L'harmattan, , 290 p. (ISBN 978-2-2960-9240-2, lire en ligne).  
  • Michel Panis, Sours, petits récits et grande histoire, Les Amis de la bibliothèque de Sours[réf. non conforme]

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier