Soudaine-Lavinadière

commune française du département de la Corrèze

Soudaine-Lavinadière
Soudaine-Lavinadière
Le village de Soudaine-Lavinadière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Intercommunalité Communauté de communes Vézère-Monédières-Millesources
Maire
Mandat
Pierre Peyramaure
2020-2026
Code postal 19370
Code commune 19262
Démographie
Gentilé Vinadièrois
Population
municipale
176 hab. (2017 en augmentation de 6,02 % par rapport à 2012)
Densité 8,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 28″ nord, 1° 44′ 27″ est
Altitude Min. 332 m
Max. 526 m
Superficie 21,86 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Seilhac-Monédières
Législatives Première circonscription
Localisation
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Soudaine-Lavinadière

Soudaine-Lavinadière (Sodena en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Les habitants de Soudaine-Lavinadière s'appellent les Vinadièrois.

GéographieModifier

Commune du Massif central située sur le plateau de Millevaches dans le parc naturel régional de Millevaches en Limousin, elle est bordée au sud par la Vézère. Elle est arrosée par son affluent, la Soudaine, et le ruisseau de la Cassière, affluent de la Soudaine.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Soudaine-Lavinadière
Chamberet Chamberet Treignac
Meilhards   Treignac
Rilhac-Treignac Peyrissac Affieux

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Soudaine-Lavinadière est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2]. La commune est en outre hors attraction des villes[3],[4].

HistoireModifier

Soudaine-Lavinadière résulte de la fusion, en 1782, de deux paroisses : Soudaine et Lavinadière.

En 1783, l’église de Soudaine, seule et isolée, tombe en ruine et l’église de Lavinadière située dans le bourg de Lavinadière à environ 700 mètres de la précédente est en bon état mais aucune ne possédait de sacristie ni de presbytère. Après une longue délibération il fut décidé de la démolition de l'église de Soudaine et de son cimetière, de la création d'un cimetière à Magoutière et la construction d'une sacristie et d'un presbytère.

L'église de Lavinadière fut réparée avec la construction d'un petit beffroi ou fut mis en place la cloche de l'église de Soudaine, coulée en 1677 par l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Cette cloche a été brisée lors d'un mariage le [5].

Toutefois, à l’origine seule la paroisse de Soudaine (ou Soudeine, Soudène) existait, Lavinadière n’étant qu’un village de celle-ci. Ce n’est que lorsque l’ordre canonial régulier du Saint-Sépulcre s’y installa que La Vinadière a été détachée de Soudaine et érigée en paroisse vers 1275.

En , Georges Guingouin « prend le maquis », se réfugiant dans une sapinière de la commune de Soudaine-Lavinadière. Cette commune fût un fief de la résistance et du communisme rural corrézien. Le maire est COUNIL Gervais, puis Le maire PCF est André Plantadis (1983-2001), depuis Josette Nouaille est maire PCF de la commune.

SoudaineModifier

L’évêque de Limoges était le collateur du curé de Soudaine. L’église de Soudaine était construite au centre de la paroisse mais elle était isolée au milieu de la lande et des pacages.

Par ailleurs, la présence sur le territoire de Soudaine du prieuré de Masgoutière, donc d’une chapelle prieurale, dont le prieur était nommé par le chapitre des chanoines d’Uzerche était problématique.

Toutefois si la cure de Soudaine était toujours pourvue soit par l’évêque de Limoges soit par l’abbé d’Uzerche, l’église de Lavinadière était inoccupée, si bien que le curé de Soudaine fut chargé des deux paroisses. Cependant l’église de Soudaine fut délaissée et périclita rapidement au profit de celle de Lavinadière plus pratique qui avait en outre un logement à proximité, .

En 1783, l’église de Soudaine, seule et isolée, tomba en ruine.

LavinadièreModifier

La Vinadière devenue par la suite Lavinadière.

Vers 1275 l’ordre canonial régulier du Saint-Sépulcre s’installe à La Vinadière, et érige une commanderie détachant ainsi La Vinadière de Soudaine.

An 1489, lorsque l’ordre canonial régulier du Saint-Sépulcre est réuni à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, le curé de Lavinadière était nommé par le commandeur hospitalier. L’église de Lavinadière était vaste et bien entretenue par l’Ordre. Toutefois le commandeur de Lavinadière ayant négligé de nommer un curé dépendant de lui pendant de nombreuses années trouva la place squattée[Quoi ?]. En 1751, le curé en place décéda et fut remplacé par un abbé nommé par le commandeur hospitalier qui s’occupa lui aussi des deux paroisses.

En 1783, l’église de Lavinadière est située dans le bourg de Lavinadière qui n'a cessé de s'agrandir. En 1782 les paroisses de Soudaine et Lavinadière sont réunies.

Prieuré de MasgoutièreModifier

Le prieuré de Masgoutière ou Masgoutier, fondé en 1117[6] sur le territoire de Soudaine, dépendait de l'abbaye d'Uzerche.

En 1705, l'abbaye d'Uzerche céda le prieuré de Masgoutière au collège de Jésuites de Limoges.

En 1773, quand les jésuites furent supprimés le prieuré retourna à l'abbaye d'Uzerche. Le dernier prieur fut Henri Pradel de Lamase[7] curé de Saint-Nicolas d'Uzerche. À la Révolution ce prieur prêta serment mais, suspect, il fut incarcéré en 1793. Sorti de prison il revient à Soudaine-Lavinadière où il continua d’exercer jusqu'à sa mort le (1er nivose an VII) à l'âge de 70 ans.

HéraldiqueModifier

  Blason
Écartelé, au 1 et 4 de gueules au lion d'or couronné de même, au 2 et 3 de vair plain.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2001 André Plantadis PCF  
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Plantadis    
mars 2008 juillet 2012 Bruno Gaugnion[8] DVD  
juillet 2012 mai 2020 Josette Nouaille [9] PCF Agricultrice retraitée
mai 2020 En cours Pierre Peyramaure [10]    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2017, la commune comptait 176 habitants[Note 2], en augmentation de 6,02 % par rapport à 2012 (Corrèze : +0,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
679611748800858877903902911
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
921901887841818900925892839
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
794827819656659584541502452
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
364319271233229193204178174
2017 - - - - - - - -
176--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

Galerie photosModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Daniel Borzeix, "Le Pays de Treignac autrefois", Treignac, éditions de l'Esperluette, 2011.
  • "Genèse et développement de la Résistance en R5, 1940-1945" (sous la direction de Pascal Plas), Treignac,éditions "Les Monédières", 2003 (dont le témoignage de Georges Cueille, premier maquisard de Corrèze, par Daniel Borzeix).
  • Collectif, "Le XXe siècle en Limousin", Treignac,éditions "Les Monédières", 2001 (dont Eric Moratille, "Evolution politique du canton de Treignac" ; Jean-Pierre Plantadis, son témoignage de maire).
  • Monique Borzeix, "Histoire des écoles du canton deTreignac", Treignac, éditions de L'Esperluette, 2013 (750 pages).
  • Yves Lavalade, "Les noms de lieux du canton de Treignac", éditions de L'Esperluette, 2014 (dont évidemment Soudaine-Lavinadière, pp. 108-114).

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  5. Lemouzi N° 194 (2e trim 2010)
  6. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1920_num_6_32_2154?_Prescripts_Search_tabs1=standard& Chronique d'histoire régionale page 375]
  7. Ecrit Henri Pradel de Lamaze sur son acte de décès
  8. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  9. « Josette Nouaille élue Maire », "La Montagne" 15 juillet 2012.
  10. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  15. Notice no IA00029974.
  16. « Ancienne commanderie de l'ordre du Saint-Sépulcre », notice no PA19000009, base Mérimée, ministère français de la Culture consulté le 26 septembre 2011