Sorbiers (Loire)

commune française du département de la Loire

Sorbiers
Sorbiers (Loire)
Vue de Sorbiers.
Blason de Sorbiers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Intercommunalité Saint-Etienne Métropole
Maire
Mandat
Marie-Christine Thivant
2020-2026
Code postal 42290
Code commune 42302
Démographie
Gentilé Sorbérans
Population
municipale
7 933 hab. (2017 en augmentation de 0,83 % par rapport à 2012)
Densité 651 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 19″ nord, 4° 27′ 03″ est
Altitude Min. 435 m
Max. 822 m
Superficie 12,19 km2
Élections
Départementales Canton de Sorbiers
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Sorbiers

Sorbiers est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

Communes limitrophesModifier

La localité est située sur la ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée. D'un côté de la commune (ouest) coule l'Onzon[1], un sous-affluent de la Loire et de l'autre (est) le Langonand un sous-affluent du Rhône.

Par la route la plus courte, Sorbiers est située à 215 kilomètres de son homonyme Sorbiers dans les Hautes-Alpes.

Lieux-ditsModifier

  • Le Banc est un hameau disparu, situé en bordure de l'Onzon vers 1466. Son nom provenait d'une pierre blanche.
  • Boiron, aujourd'hui zone d'activités, est mentionné depuis 1454. Ce nom désignait un petit bois de forme arrondie.
  • La Chambeyronnière 1371.
  • Village au XVIIIe siècle, Chana est signalé en 1370 (Chanas de Sorbers). Lieu où poussaient de nombreux châtaigniers.
  • Deux origines possibles pour la Chaux : la présence vers la fin du XVIIIe siècle, de nombreux fours à chaux, et l'utilisation habituelle de la chaux pour débarrasser le grain de ses parasites.
  • La Choltière est mentionnée depuis 1388 : Locus de Cholotiera. L'origine en est attribuée à la famille Chol et aux fours à chaux qui fonctionnaient à cet endroit.
  • La Croix Rouge, le Valjoly (parc Fraisse et château) et la Fayolle sont des lieux-dits de Sorbiers. La Croix Rouge tient son nom de la croix que l'on trouve à la sortie de la rue du même nom. Elle a été repeinte d'un rouge un peu plus carmin. Des pétunias y sont régulièrement plantés et entretenus tout autour.
  • La Flache (Flachia, 1388), désigne une cavité du sol retenant l'eau.
  • Fougère (Locus de la Felgeri, 1391), devenu successivement Falgeri (1466), Feugery (1537), Faugière (1553), puis la Fougère au XVIIIe siècle. Nom provenant des fougères qui poussaient à profusion en ce lieu.
  • Le Grand-Quartier, au nord de la commune.
  • Langonand signifie étymologiquement « territoire », ce lieu-dit tire son nom de la rivière qui le traverse, citée en 1455 (Langonant).
  • Le Sapey (1392), indiquait la proximité d'une forêt de sapins.
  • La Vaure est l'un des lieux-dits les plus anciens de la commune (1344), dont le nom, d'origine gauloise, signifie « terre en friche ». C'est à présent une importante zone industrielle et commerciale.

TransportsModifier

Réseau STASModifier

Sorbiers est desservie par les lignes 10 14 25 83 84 85 de la Société de transports en commun de la région Stéphanoise, autrement appelée STAS.

  • La ligne10 pour rejoindre le centre-ville de St-Étienne depuis Sorbiers bourg du lundi au samedi, d'une fréquence allant jusqu'à 12 minutes en heures de pointes !
  • La ligne14 pour rejoindre Saint-Étienne Châteaucreux, depuis Sorbiers Grand Quartier du lundi au dimanche et Sorbiers bourg le dimanche, par la Talaudière avec une fréquence de 15 min en heures de pointes.
  • La ligne25 pour rejoindre Saint-Étienne Terrasse ou Saint-Chamond.
  • La ligne83 pour rejoindre Saint-Étienne Châteaucreux depuis Sorbiers EREA Nelson Mandela.
  • La ligne84 pour rejoindre le collège Pierre et Marie Curie voir jusqu'au centre de Saint-Étienne depuis St-Christo-En-Jarez ou Valfleury par Sorbiers bourg.
  • La ligne85 pour rejoindre le collège Pierre et Marie Curie ou le centre de Saint-Étienne, depuis Marcenod, Fontanès ou St-Christo-En-Jarez par Sorbiers Grand Quartier.

Réseau routierModifier

Sorbiers se situe à:

-15 min de l’A47 qui mène à Lyon en 1 heure environ, par la route du Langonnand.

-15 min de l’A72 qui mène à Roanne/Clermont-Ferrand.

TrainsModifier

Il n’y a pas de gare sur la commune de Sorbiers. Néanmoins, plusieurs gares se situent dans les environs.

La Gare de Saint-Étienne-Châteaucreux,qui est une gare TGV, est accessible en 20 minutes de voiture ou avec les lignes 14 83 85 du réseau STAS.

La gare de Saint-Chamond se trouve à 20 min de Sorbiers en voiture. Elle est aussi accessible avec la ligne 25 du réseau STAS.

La Gare de Saint-Etienne-La Terrasse se situe à 15 min de Sorbiers en voiture. Elle est également accessible en bus avec la ligne 25 du réseau STAS.

AéroportsModifier

L’Aéroport Lyon-Saint-Exupéry qui se situe à 1h10 de voiture (76 km).

L’Aéroport de Saint-Étienne-Loire qui se situe à 30 min de voiture (20 km).

ToponymieModifier

Le nom de la commune proviendrait du nom « sorbier ». On trouve l'orthographe actuelle à partir de 1908, dans l'acte de décès du maire d'alors, Claudius Remilleux.

HistoireModifier

A l'est de Sorbiers, une galerie creusée dans la roche parait être un travail dû au Romains pour alimenter l'aqueduc du Gier[2].

Les premiers écrits connus relatifs à Sorbiers datent de 984. L'« ecclesia de Sorber » (église de Sorbier) est mentionnée parmi les possessions de l'Église de Lyon[3],[4].

Elle est également mentionnée en 1173 dans la permutation réalisée lors de la séparation du Lyonnais et du Forez, dont elle forme vraisemblablement alors la limite, les droits du comte de Forez et de l'archevêque de Lyon y restant inchangés selon les termes de l'accord[5].

À la fin du XVIIIe siècle, Sorbiers devient « village et paroisse en Forez, rattaché à l'archiprétré de Saint-Étienne ».

Avant la Révolution, la paroisse de Notre-Dame-de-Sorbiers dépendait de Saint-Romain-en-Jarez avec Cellieu, Chagnon, Fontanès et Saint-Christo-en-Jarez.

En 1789, l'Assemblée constituante décrète la création des municipalités. Les réformes napoléoniennes, les développements industriels et miniers, et leurs inévitables transferts de population, modifient sensiblement les contours administratifs et l'importance des villages de la région.

En 1872, Sorbiers, Saint-Jean-Bonnefonds et La Tour-en-Jarez cèdent une partie de leur territoire à la nouvelle commune de La Talaudière.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 mars 1959 Barthélémy Magand    
mars 1959 mars 1989 Félicien Chabrol   Conseiller général du canton de Saint-Héand (1967 → 1979)
mars 1989 juin 1995 Guy Peyrard    
juin 1995 mars 2008 Bernard Fayolle PS  
mars 2008 novembre 2018[6]
(démission)
Raymond Joassard[7] PS Enseignant retraité
Vice-président de Saint-Étienne Métropole (2008 → 2014)
novembre 2018[8] En cours Marie-Christine Thivant[9] PS Ingénieure en informatique
Les données manquantes sont à compléter.

ÉlectionsModifier

JumelagesModifier


Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2017, la commune comptait 7 933 habitants[Note 1], en augmentation de 0,83 % par rapport à 2012 (Loire : +1,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1021 2441 3091 4051 4151 4331 6161 8302 030
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6323 0983 7712 0231 9901 7921 9742 0172 041
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8901 9791 7811 7211 8711 7961 8632 0692 298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 6383 6485 4646 4247 1017 3997 5567 5817 606
2013 2017 - - - - - - -
7 9377 933-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et sociétéModifier

Sorbiers fut d'abord un village agricole.

La fabrication de la chaux donne son nom au lieu-dit la Choltière où l'on trouvait les fours. Cette industrie existait encore au XVIIIe siècle en d'autres points de la commune.

Si le dévidage de la soie et surtout la clouterie ont constitué également des pôles d'activités importants, l'essor de Sorbiers commence véritablement avec l'exploitation du charbon au XIXe siècle. En cinq ans, la population augmente de plus d'un quart avec l'arrivée des mineurs et leurs familles.

En 1872, le territoire de Sorbiers diminue avec la création de La Talaudière et la fermeture des houillères en 1968.

Plus récemment on retiendra, dans la descente vers la zone d'activités de la Vaure, la chocolaterie Aiguebelle (groupe Cémoi), active depuis 1981.

EnseignementModifier

Un EREA se trouve au nord de la commune.

SportsModifier

La ville de Sorbiers possède un club de Handball, le STHB (Sorbiers-Talaudière HandBall), ce club est partenaire avec les villes de Sorbiers, La Talaudière et Saint-Jean-Bonnefonds. Le club évolue aujourd'hui en vert et possède de nombreuses équipes des moins de 11 ans à une équipe sénior.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Château Fraisse, château construit vers 1860 par le propriétaire Antoine NICOLAS. Il est situé dans le parc Fraisse à l’ouest de la commune.

Equipements culturelsModifier

Salle de théâtre, concerts... l'Échappé, espace ouvert à l'automne 2007.[réf. nécessaire]

HéraldiqueModifier

  Blason
Parti de sinople et d'argent à la filière d'or, au lion de pourpre brochant sur la partition, lampassé d'argent, armé d'or, l'extrémité de la queue du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la communeModifier


GalerieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Le ruisseau l'Onzon (1274) s'est appelé successivement Alson, Alzone, Alzon, Alzonanten, Aulzon, Aulzone, Auzon, Dozon, Donzon, Doulzon, Olzone, Dalzon, Donson, Dallyon, Dalhyon, Datzon, d'Ozon, Ozon. D'origine gauloise, ce nom signifie "rivière".
  2. J-E Dufour, Dictionnaire topographique du Forez, Macon, fondation Georges Guichard, , 1184 p.
  3. Convention de conservation des biens de l’Eglise Saint-Étienne de Lyon (984), proposition de traduction de musée du diocèse de Lyon Lire en ligne
  4. Claude-François Menestrier, Hist. civile et consulaire de Lyon, preuve III. Lire en ligne (en latin)
  5. "Le château de Fougerolles, et ce que Guichard de Jarez devait pour ce château, et ce que Brian avait de l’Eglise dans le château de Grangent, elle l’a cédé au comte, sauf les droits tant de l’Église que du comte à Sorbiers". Bulle du pape Alexandre III confirmant la permutation de 1173 (1174), Lire en ligne
  6. « Le maire de Sorbiers va démissionner de son poste en novembre », sur France Bleu Saint-Étienne Loire,
  7. « Sorbiers », sur Association des maires de France (consulté le 30 juillet 2015).
  8. « Marie-Christine Thivant élue maire de Sorbiers », L'Essor,‎ (lire en ligne)
  9. « Les élus - Marie-Christine Thivant », sur mairie-sorbiers.fr
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier