Simandre (Saône-et-Loire)

commune française du département de Saône-et-Loire

Simandre
Simandre (Saône-et-Loire)
L'église Saint-Jean-Baptiste
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Louhans
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Bresse
Maire
Mandat
Christophe Galopin
2020-2026
Code postal 71290
Code commune 71522
Démographie
Gentilé Simandrins
Population
municipale
1 728 hab. (2017 en augmentation de 4,66 % par rapport à 2012)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 26″ nord, 4° 59′ 20″ est
Altitude Min. 169 m
Max. 216 m
Superficie 22,79 km2
Élections
Départementales Canton de Cuiseaux
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web simandre.fr

Simandre est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

Simandre fait partie de la Bresse louhannaise.

Simandre est situé à 2,5 km de Ormes, à 11 km de Tournus, à 22 de Louhans et à 24 km de Chalon-sur-Saône.

Silmandre est bordée, à l'ouest,par la Saône.

La commune s'est urbanisée sur le long de la route Chalon-sur-Saône à Bourg-en-Bresse (RD 933).

Il a existé une gare ferroviaire à Simandre sur la ligne de Chalon-sur-Saône à Bourg-en-Bresse qui a fonctionné, pour les voyageurs, de 1878 à 1939. La gare la plus proche, en 2018 erst celle de Tournus.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

HistoireModifier

Époque gallo-romaineModifier

Au pré de Bize (le long de la Saône en rive gauche) se trouve un établissement antique, avec une fosse remplie de matériaux de construction (tuiles, pierres et torchis), d'une grande quantité de tessons de céramique et de divers objets mélangés à une terre noirâtre[1]. L'essentiel de la céramique semble provenir de Gaule du centre, peut-être de Gueugnon. Un mortier fait de pâte claire portant la marque BIRACVSFE (Biracus Fe(cit)) vient probablement de l’atelier de Mortillon sur Coulanges (Allier)[2]. Une coupe dans le bord de la fosse a livré une structure ressemblant aux restes d'un mur de fondation (suggestion de fondations en pierre sèche et d'un bâtiment en bois et torchis pour l'élévation)[1]. Le site aurait été occupé de la fin du Ier siècle jusqu'au début du IIIe siècle[2]. La très grande variété des céramiques suggère soit des rejets domestiques, soit des chargements de céramiques brisées lors du déchargement de bateaux[3].

Moyen ÂgeModifier

Pendant l'époque carolingienne, le site gallo-romain du pré de Bize a été exploité comme source de pierres pour construire un four à chaux[2]

En 1136 le nom Simandre apparaît. Il prend différentes formes : Poncianus de Cimandris, Cimandres, Symandres (1353).

Durant le Moyen Âge, le bourg de Simandre dépend de la seigneurie d'Ormes.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2008 Daniel Thevenin    
mars 2008 mars 2014 Jean-Gaston Edme    
mars 2014 en cours Danielle Lecuelle    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2017, la commune comptait 1 728 habitants[Note 1], en augmentation de 4,66 % par rapport à 2012 (Saône-et-Loire : -0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6361 7001 8531 7041 7641 7201 8261 7511 787
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7171 7271 7291 6981 7571 7611 8001 7291 693
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7141 7221 7321 5821 5691 5671 5101 3501 224
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 1921 0751 0721 1411 2151 2751 5041 5351 566
2013 2017 - - - - - - -
1 6741 728-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

Église romane Saint-Jean-Baptiste, dont le clocher, la travée et l'abside sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le [8].

Il existe sur le territoire communal 5 sentiers de randonnées permettant de découvrir 7 lavoirs et des mares riches en espèces animales et végétales.

La Lande des Bruyères est installée sur des sables fins entre le Val de Saône et la Bresse, cet espace boisé offre une flore et une faune riches : callune, bourdaine, engoulevents, effraies, rainette verte...

SportsModifier

Rugby à XV

Le RC Simandre devenu Saône Seille rugby créé en 1976 engagée en série régionale de Bourgogne[9]

Personnalités liées à la communeModifier

L'abbé Victor Terret, historien de la Grèce antique et historien d'art. l Bidault), 2014 (221 pages).

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Simandre, un village entre Saône et Seille, ouvrage publié par l'association du patrimoine de La Frette, Ormes et Simandre (sous la direction de Michel Bidault), 2014 (221 pages).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a et b [Bourguignon & Barthélemy 2012] Jean-Paul Bourguignon et Daniel Barthélemy, « La céramique commune sombre gallo-romaine en val de Saône. Entre grise et rouge » (Actes de la table ronde organisée à Lyon les 2 et 3 février 2009 à la Maison de l'Orient et de la Méditerranée), MOM Éditions, no 60 « Les céramiques communes dans leur contexte régional : faciès de consommation et mode d'approvisionnement »,‎ , p. 221-234 (lire en ligne [sur persee]), p. 227.
  2. a b et c Bourguignon & Barthélemy 2012, p. 228.
  3. Bourguignon & Barthélemy 2012, p. 233.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. « Le 19e siècle et l'art roman : l'exemple de l'ancien archiprêtré d'Ormes », article de Raymond Oursel et Anne-Marie Oursel paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 135 de septembre 2003 (pages 2 à 8).
  9. Site du Saône Seille rugby