Police Python 357

film sorti en 1976
Police Python 357
Réalisation Alain Corneau
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre policier
Durée 120 min
Sortie 1976

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Police Python 357 est un film français d'Alain Corneau sorti en 1976.

SynopsisModifier

 
Le Colt Python, revolver double-action très bien fini ("la Rolls des revolvers"[réf. nécessaire]), chambré pour la surpuissante cartouche 357 Magnum, a un canon (surmonté d'une bande ventilée) de 4 pouces de long dans sa version "Police"

Orléans, 1975.

Les services de police de la ville sont dirigés par le commissaire divisionnaire Ganay (François Périer). Son principal collaborateur est l'inspecteur Marc Ferrot (Yves Montand), un célibataire taiseux. C'est un excellent tireur, constamment armé d'un Colt Python 357 qu'il porte dans un étui accroché à sa ceinture. Mais c'est avant tout un grand solitaire, ce qui ne plaît pas à son supérieur, particulièrement quand il le voit traquer des gangsters armé, seul, et de nuit. Il y a aussi le jeune inspecteur Ménard. Le commissaire Ganay est marié à une femme infirme en fauteuil roulant (Simone Signoret), héritière d'une grande famille bourgeoise de la région (les Cléry) et le couple mène grand train avec hôtel particulier, manoir à la campagne, voitures de luxe et chauffeur.

Au début du film, l'inspecteur Ferrot, n'en faisant comme d'habitude qu'à sa tête, mène seul une expédition nocturne pour surprendre et arrêter deux pilleurs d'églises, dangereux et armés. Le commissaire lui exprimera ensuite sa désapprobation devant cette nouvelle initiative risquée. Mais l'inspecteur n'a pas remarqué, sur place, la présence d'une jeune artiste italienne, Sylvia Leopardi (Stefania Sandrelli) , qui prenait des photos de l'église et l'a photographié pointant son colt en direction des malfrats. Peu après, alors qu'il traverse une rue au volant de sa Peugeot 404, Ferrot aperçoit, dans la vitrine d'une boutique, sa propre silhouette : sa photo, agrandie, trône dans la vitrine, érigée comme une icône de virilité. C'est alors qu'il remarque une jeune femme dans la boutique. Intrigué par cette décoratrice nocturne, il va à sa rencontre et fait alors la connaissance de Sylvia. Le policier solitaire et la jeune artiste vont commencer à sortir ensemble.

La jeune femme est fascinée par l'arme de son nouvel amant. Elle s'amuse avec le colt au cours d'une virée à la campagne, alors que Ferrot fait un somme dans un champ. Mais Sylvia, comme le soupçonne très vite Ferrot, cache un secret : même si elle affirme faire presque chaque jour des allers et retours entre Paris et Orléans pour exercer le soir son activité de décoratrice de vitrines, tout semble indiquer qu'elle se rend aussi ailleurs dans la ville. Ferrot la suit discrètement et découvre qu'elle se rend dans un quartier de HLM de la ville. Il en déduit qu'elle vit avec un autre homme. En fait, Sylvia est entretenue dans un appartement, comme un oiseau en cage, par le commissaire Ganay lui-même, avec la pleine connaissance et l'assentiment de son épouse infirme. Le couple de notables est fort soucieux que rien ne se sache de cet arrangement.

Le drame se noue un soir que Ferrot a réussi à filer Sylvia jusqu'au bas de son immeuble. Une vive explication a lieu entre les amants, à l'issue de laquelle l'inspecteur gifle la jeune femme, puis part pour une soirée de beuverie en ville. Ganay a vu la scène depuis une fenêtre de l'appartement où il attend Sylvia, mais il n'a pas reconnu son collaborateur. En tout cas il a compris qu'il y a un autre homme dans la vie de la jeune femme et qu'elle s'apprête à le quitter. Après une soirée de faux-semblant où la tension monte, la violence éclate et Ganay tue Sylvia dans la salle de bain avec un cendrier de marbre. Reprenant ses esprits, le commissaire efface ses empreintes et les indices de sa présence et s'enfuit de l'appartement, laissant la porte ouverte car la serrure est cassée. Pendant ce temps, Ferrot revient ivre, sonne à la porte et entre en titubant quelque peu dans l'appartement. Ne trouvant personne, il laisse toutes sortes de traces de son passage, perdant même un gant, avant de repartir. Du bas de l'immeuble, Ganay a vu la lumière, il sait que l'autre homme inconnu est venu, mais il ne l'identifie pas. De retour chez lui, il raconte tout à sa femme, parlant un moment d'aller se livrer le lendemain, mais c'est elle qui l'en dissuade, lui disant d'attendre et de laisser venir les événements.

Le lendemain, Ferrot, soignant chez lui sa gueule de bois, est prévenu du meurtre par un coup de téléphone de son collègue Ménard. Il se rend compte très vite, non seulement que la victime est Sylvia, mais que les indices qui s'accumulent vont immanquablement conduire à sa propre inculpation. L'enquête commence donc d'une étrange façon, car aussi bien Ferrot que le commissaire veulent empêcher les investigations d'aboutir. Ganay, de son côté, est relativement rassuré, car il a pris soin de ne laisser aucun indice. En revanche, Ferrot s'efforce à la fois de dissimuler et de gérer sa détresse affective, d'effacer autant qu'il le peut tous les indices qui pourraient permettre à ses collègues de l'identifier, d'éviter d'être mis en présence des nombreux témoins qui l'ont vu avec Sylvia, d'esquiver les formalités habituelles comme les confrontations ou le portrait-robot du suspect. En outre, il est le seul à savoir que la victime avait deux amants. Il cherche donc à persuader ses collègues de rechercher le « deuxième homme », qu'aucun témoin ne décrit. Comme il ne peut évidemment pas expliquer la raison pour laquelle il est si sûr de l'existence de ce « deuxième homme », son attitude devient de plus en plus suspecte pour son adjoint Ménard. Celui-ci finit par se plaindre énergiquement à Ganay des entraves que Ferrot paraît mettre délibérément à l'enquête officielle.

Menant une expédition nocturne dans l'appartement de Sylvia (dont les traces vont accroître la perplexité de ses collègues), Ferrot trouve une photo qui montre la jeune femme devant un manoir avec une voiture de luxe visible. Mais il finit par être reconnu dans un supermarché par un des témoins, qui appelle la police avant de se faire assommer par Ferrot lui-même en embuscade entre deux véhicules sur le parking en servie.

Ganay et Ferrot se retrouvent confrontés. Le commissaire avoue être l'assassin, en même temps qu'il tente de tuer l'inspecteur, qui réagit et l'abat. Ferrot a sauvé sa vie, mais il a aussi fait disparaître le seul qui pouvait prouver son innocence. L'étau continue donc de se resserrer autour de lui. Une seule personne pourrait encore l'aider : la femme de Ganay. Or, celle-ci, infirme et inconsolable, a décidé de se suicider devant lui.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Lieux de tournageModifier

  • Ile-De-France
    • Paris (Arcades du Théâtre de l'Odéon et place de l'Odéon, Paris 6e).
    • Paris. (Musée Gustave Moreau, Paris 9e).
    • Paris. (Rue des Petits-Champs, au carrefour avec la rue de la Banque, Paris 2ème). (Scène au cours de laquelle, Ferrot fait échapper les cochons contenus dans un camion de transport de bétail).

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

Autour du filmModifier

  • Gabrielle Doulcet, qui joue la vieille femme aux chats, est décédée cinq semaines avant la sortie du film.
  • Contrairement à l'italienne Stefania Sandrelli, les acteurs allemands Mathieu Carrière et Vadim Glowna, tous deux interprétant des flics français, parlaient très mal la langue nationale. Par conséquent, leurs voix furent doublées - cependant, dans la bande-annonce du film, on entend Mathieu Carrière non doublé lors d'un bref passage.
  • Dans le rôle du marchand de cochons, on retrouve Claude Bertrand. Particulièrement connu pour ses doublages, il fut entre autres les voix françaises de Roger Moore, Bud Spencer et Burt Lancaster.
  • A noter une incohérence à 1h58m43s , le véhicule de Secours de pompiers est immatriculé 7447 SC 77 tandis qu'à 1h59m00s, à l'ouverture des portes arrières, l'immatriculation est 7447 SC 45

Notes et référencesModifier

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