Jean de Baroncelli

écrivain et critique de cinéma français

Jean de Baroncelli, 10e marquis de Javon, né le à Paris et mort le à Montpellier, est un écrivain et critique de cinéma français.

Jean de Baroncelli
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie Henri Jean de Baroncelli de Javon
Nationalité
Formation
Activités
Père
Conjoint

BiographieModifier

Fils du cinéaste Jacques de Baroncelli, Jean de Baroncelli naît le dans le 16e arrondissement de Paris[1], fait des études de droit et de lettres, et est diplômé de l'École libre des sciences politiques. Il se marie le avec l'actrice Sophie Desmarets. Le couple a une fille, Caroline.

CarrièreModifier

D’abord collaborateur de Je suis partout, il écrit ensuite, de 1953 à 1983, dans le journal Le Monde de nombreuses critiques de cinéma, ainsi que des entretiens et des enquêtes.

Il a été membre du jury lors de plusieurs festivals (par ex. Berlin 1957, Cannes 1958 et 1963, Venise 1961). Il a même fait un temps partie du conseil d'administration du Festival de Cannes. Il a également participé à plusieurs émissions du Masque et la Plume.

Il est, avec Jeander (critique du journal Libération) et des exploitants de cinéma parisiens, à l'origine de la création de l'Association française des cinémas d'art et d'essai en 1955[2].

OpinionsModifier

« Jean de Baroncelli a contribué à l'institutionnalisation de la critique de cinéma. Il a donné à cet exercice une assise journalistique inédite en développant la place de la rubrique « Cinéma » au sein du Monde au moyen de comptes rendus réguliers, de longs entretiens et d'enquêtes. La pondération qui caractérise ses articles fut aussi le moyen d'asseoir la « respectabilité » du métier de critique : pondération du style au moyen d'exposés concis et de phrases courtes, pondération des idées ne convoquant aucun arsenal théorique, pondération du goût, susceptible d'emballement mais peu amateur de radicalité, pondération du ton, loin de la virulence des Jeunes Turcs de la Nouvelle Vague qui, à la même époque, se livraient à la critique de cinéma de manière totalement opposée[3]. »

ŒuvresModifier

RomansModifier

  • Vingt-six hommes, Paris, Grasset, 1942.
  • Gilbert, 1945.
  • Né en 1914, Paris, Grasset 1945.
  • Le Disgracié, Paris, La Jeune Parque, 1946.
  • Les Chevaliers de la Lune, Paris, Table ronde, 1950.
  • L'Hispano blanche, Paris, Orban, 1988.

RéférencesModifier

Lien externeModifier