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Roquefort-les-Pins

commune française du département des Alpes-Maritimes
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Roquefort-les-Pins
Roquefort-les-Pins
La place Mougins-Roquefort.
Blason de Roquefort-les-Pins
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Villeneuve-Loubet
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Michel Rossi
2014-2020
Code postal 06330
Code commune 06105
Démographie
Gentilé Roquefortois
Population
municipale
6 695 hab. (2016 en augmentation de 6,46 % par rapport à 2011)
Densité 311 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 59″ nord, 7° 03′ 05″ est
Altitude Min. 20 m
Max. 362 m
Superficie 21,53 km2
Localisation

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Roquefort-les-Pins

Roquefort-les-Pins est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Roquefortois.

GéographieModifier

Roquefort-les-Pins est une ville des Alpes-Maritimes se situant à 18 km de Cannes, 17 km de l'aéroport de Nice et 13 km de Grasse.

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

Au XIe siècle, le fief est possédé par les seigneurs d'Antibes qui le vendent à l'Abbaye de Lérins[1], mais en 1241, l'abbé de Lérins, du fait de l'endettement important que connait alors l'abbaye, est contraint de vendre la seigneurie de Roquefort-les-Pins aux habitants de Saint-Paul-de-Vence pour le prix de 16 000 sols raimondi[2], l'abbaye restant propriétaire de la chapelle de San Peyre.

En 1547, suite aux guerres et au épidémie, la communauté de Saint-Paul, pour repeupler le lieu divise le fief de Roquefort en 400 lots qu'elle distribue par tirage au sort à 400 particuliers tenus de payer pendant 9 ans un bail annuel de 9 florins et demi. Ce lotissement durera jusqu'en 1640 date à laquelle la seigneurie de Roquefort est racheté par les Alziari et les Mougins[1].

Le , Roquefort qui compte alors 590 habitant est séparé de Saint-Paul-de-Vence et forme une commune indépendante[1].

En 1932, la commune prend le nom de Roquefort-les-Pins.

Politique et administrationModifier

 
La mairie.

Tendances politiques et résultatsModifier

La commune est majoritairement à droite autant sur le plan national que municipale, comme dans le reste des Alpes-Maritimes. Michel Rossi, maire depuis 31 ans et sous étiquette UMP depuis 2002, prouve cette tendance au niveau local. Malgré une érosion de son électorat, au profit d'une opposition sans étiquette, Energie pour l'Avenir, il reste populaire. À la suite d'une violente guerre juridique entre majorité et opposition, l'opposant Jean-Hugues Fischer jette l'éponge et ne se représente pas aux élections municipales de 2014, laissant de faite le maire sortant seul candidat en lice.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Honoré Civatte    
1792 1795 Antoine Giraud    
1795 1798 Etienne Layet    
1798 1803 Pierre Giraud    
1803 1831 Félix Michel    
1831 1846 Pierre Bertrand    
1846 1849 Claude Merle    
1849 1855 Clément Raybaud    
1855 1865 Jean-Baptiste Giraud    
1865 1881 Antoine Layet    
1881 1908 Honoré-Joseph Civatte    
1908 1912 Joseph Gazagnaire    
1912 1915 Gustave Civatte    
1915 1919 Clément Martin    
1919 1925 Honoré Boutonier    
1925 1933 Gustave Civatte    
1933 1944 Henri Gentilhomme    
1944 1965 Jean Camp    
1965 1973 Jacques Liechty    
1973 1981 Georges Charvet    
1981 1983 Jacques Liechty    
6 mars 1983 En cours Michel Rossi UMP-LR Conseiller général et vice-président du Conseil général jusqu’en 2011
Suppléant de Jean Leonetti, il a été député entre 2011 et 2012

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2016, la commune comptait 6 695 habitants[Note 1], en augmentation de 6,46 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
611611710751803771770756812
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
787760719676655628580587558
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
550600529454548569477494687
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 1231 5752 5073 4324 7145 2396 0586 1756 222
2016 - - - - - - - -
6 695--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (27,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 24,3 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 10,6 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 26,9 %).
Pyramide des âges à Roquefort-les-Pins en 2007 en pourcentage[7]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,5 
7,4 
75 à 89 ans
9,1 
16,5 
60 à 74 ans
16,3 
22,4 
45 à 59 ans
22,3 
18,9 
30 à 44 ans
21,3 
12,9 
15 à 29 ans
10,6 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[8]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

Économie et activitésModifier

Commerces : magasins, épiceries, salons de coiffure, bureautique, pharmacies, tabac-presses, droguerie, pépinière. Industrie : miroiterie, services à la personne. Hôtellerie et restauration. Stations essences. Agences immobilières, expert-géomètre. Cabinet d'avocats. Centre médical, dentiste, podologue, orthophoniste, infirmières. Agence postale (La Poste). Collège, école primaire et maternelle, garderie. École privée religieuse. Cinéma. Médiathèque. Salle polyvalente. Centre hippique. Centre sportif. Associations et clubs. Pompiers et gendarmerie.

Roquefort-les-Pins est une station climatique fort prisée d'où son caractère résidentiel et agricole.

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 50 667 €, ce qui plaçait Roquefort-les-Pins au 260e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole et au premier rang du département des Alpes-Maritimes[9].

Situation, développement et urbanismeModifier

Roquefort-les-Pins est globalement située dans le moyen pays, sur un plateau calcaire entre 200 et 300 mètres en pente ascendante du sud au nord et ponctuée de collines. Ce contexte géographique explique un relatif micro-climat à l'origine de sa notoriété historique. La forêt de pins est prédominante et fait le charme de la commune. La roche est l'autre élément du paysage. On y trouve quelques rivières dont la Miagne, un affluent du Loup. Le village est coupé au sud, d'est en ouest, par un axe important reliant Grasse à Nice qu'est la départementale M2085.

Une école de garçons est créée en 1800 et une école de filles en 1865. En 1899 les eaux du Foulon arrivent à Roquefort et en 1928 commence l'électrification de la commune.

Roquefort-les-Pins peut être découpée en 4 zones d'importance inégale au fur et à mesure que l'on s'approche du centre, soit le quartier du Plan où se situe la mairie : une zone forestière, une zone faiblement habitée, une zone moyennement habitée et une zone dense. La zone dense regroupe les activités administratives, scolaires et commerciales. L'habitat majoritaire est la maison individuelle de style provençal.

Depuis plus d'une dizaine d'années, la commune poursuit une politique de rénovation et d'amélioration de ses infrastructures. Mais également de développement urbain, d'une par pour répondre à la croissance démographique et, d'autre part, satisfaire un certain quota de logements sociaux. Ainsi, de nouveaux quartiers sont apparus, notamment un "centre de village" avec logements et commerces, jusqu'ici inexistant. En revanche, cette politique est depuis quelques années impactée par une baisse des dotations de l'Etat.

Une ancienne carrière, dite La Roque, propriété de la SPADA et localisée aux limites communales de Valbonne et de Villeneuve-Loubet, déchaîne les passions depuis l'intention du Conseil général en 2009 d'y implanter un centre d'enfouissement de déchets inertes. Si les entreprises du bâtiment soutiennent largement le projet, une bonne partie des habitants de Roquefort-les-Pins demeurent, eux, hostiles. Après le scandale environnemental de la décharge de la Glacière sur Villeneuve, un courant de scepticisme sur les bonnes intentions des autorités s'est installé. Pour lutter contre la future décharge de la Roque, une association apolitique s'est formée : l'ADEV06. Malgré ses nombreux recours au Tribunal administratif de Nice, qui ont permis de retarder sa création, la décharge fonctionne désormais depuis 2013 avec l'autorisation préfectorale au titre de « station de transit provisoire ».

TransportModifier

Deux lignes de bus passent par Roquefort-les-Pins pour rejoindre les villes voisines :

Patrimoine et culture localeModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Vestiges romains et gallo-romains au quartier du Castellas[10].
  • Ruines du château de Roquefort, témoin d'une résistance acharnée contre les tenants de Saint-Paul;
  • Eglise Notre-Dame de Canlache : la chapelle Notre-Dame-de-Canlache est mentionnée en 1351. L'église actuelle qui date de 1690, a été agrandie en 1865[11].
  • Ancien viaduc des Sept-fonts (1913) (circuit de tramway qui reliait Cagnes à Grasse)[1];
  • Grotte de la chèvre d'or : sur le chemin de La Colle se trouve la grotte de la Chèvre d’or[12]. Selon une légende, lors d’une guerre entre le seigneur de Roquefort et celui de Gap, une chèvre en or avec des yeux de diamant aurait été cachée dans cette grotte[1]. La légende de la chèvre d'or est très répandue en Provence et dans le Dauphiné[13].

HéraldiqueModifier

D’azur au roc d’argent mouvant de la pointe, surmonté d’une épée renversée du même accostée de deux pommes de pin d’or

ManifestationsModifier

La commune accueille comme manifestation principale, le Roquefort Auto Moto Rétro, le rendez-vous incontournable de l'auto et de la moto de collection de la Côte d'Azur. Cette manifestation se tient deux fois dans l'année, au printemps et à l'automne.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Le peintre Carlos-Reymond et son épouse Marthe Lebasque ont vécu à Roquefort-les-Pins.
  • Le sculpteur César Baldaccini a séjourné un temps à Roquefort-Les-Pins. La ville lui a d'ailleurs rendu hommage en baptisant son collège Collège César le 4 octobre 2010.
  • Le chanteur du groupe INXS, Michael Hutchence, y possédait une propriété.
  • Le peintre Roland Chanco vit à Roquefort-les-Pins.
  • Le mathématicien et informaticien Marc Dufay[14]
  • Wim Sonneveld, le plus grand artiste de cabaret néerlandais (né le 28 juin 1917 à Utrecht et mort le 8 mars 1974 à Amsterdam) qui acheta la « Bergerie de Notre-Dame » à Roquefort-les-Pins et y résida.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c d et e Thierry Jan, Mes coins de paradis, Lulu, (lire en ligne).
  2. Congrès archéologique de France, Volume 168, partie 2010, A. Picard et fils, (lire en ligne), p. 71.
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. « Évolution et structure de la population à Roquefort-les-Pins en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population des Alpes-Maritimes en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  9. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 10 mai 2019)
  10. Henri Broch, La mystérieuse pyramide de Falicon, France-Empire, (lire en ligne), p. 177.
  11. Monseigneur Dominique Le Tourneau, Guide des sanctuaires mariaux de France, Artège Editions, 2019, page 47.
  12. Claude Seignolle, Contes, récits et légendes des pays de France, Provence, Omnibus, (lire en ligne), p. 78.
  13. Patrick Fréchet, La Drôme légendaire & imaginaire, Curandera, (lire en ligne), p. 67.
  14. Académie de Nice, « Félicitations aux lauréats académiques des olympiades de mathématiques et de géosciences 2016 », sur Académie de Nice (consulté le 23 juin 2018).

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Sylvain Gagnière, Roquefort-les-Pins (Alpes-Maritimes), Gallia Préhistoire, II, 1959, p. 250.
  • Sylvain Gagnière, Roquefort-les-Pins (Alpes-Maritimes), Gallia Préhistoire, VI, 1963, p. 359–361.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier