Ramerupt

commune française du département de l'Aube

Ramerupt
Ramerupt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Communauté de communes d'Arcis, Mailly, Ramerupt
Maire
Mandat
Gérald Tarin
2020-2026
Code postal 10240
Code commune 10314
Démographie
Population
municipale
409 hab. (2018 en augmentation de 7,07 % par rapport à 2013)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 12″ nord, 4° 17′ 35″ est
Superficie 13,6 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Troyes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Arcis-sur-Aube
Législatives Première circonscription
Localisation
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Ramerupt

Ramerupt [ʁamʁy] est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

GéographieModifier

Sont cités comme lieux, au cadastre de 1838 : Bois-de-la-Halle et celui de l'Église, de l'Abbé, de la Noquené et Sabotier ; Chitry, Courterie, les Forges, la Gravière, le Haut-Chemin, les Huttes-Gallée, la Pièté, le Pont-Adam, Saint-Jean.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Ramerupt
Isle-Aubigny Vaucogne
  Morembert
Chaudrey Nogent-sur-Aube

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Ramerupt est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

ToponymieModifier

HistoireModifier

Des traces montrent une histoire ancienne du village : quatre cercueils de l'époque gallo-romaine trouvés en 1821 au lieu-dit Dalibonne', un autre cimetière au lieu-dit les Routières, deniers de ROMERODO de la fin VIIIe siècle y furent trouvés[6]. Si les premières traces mettent Ramerupt en Bourgogne, la seigneurie était un comté qui est cité dès le IXe siècle.

Au dixième siècle, des membres de la Maison de Montdidier-Roucy devinrent seigneurs de Ramerupt. Parmi ceux-ci il y eut :

  • André, (1040-1118), seigneur d'Arcis-sur-Aube, fils d'Hilduin IV de Montdidier et d'Alix de Roucy, époux vers 1070 d'Adélaïde de Roye (vers 1046-1084), est seigneur de Ramerupt.
  • Héraldique


Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

parti : au 1) d’or au lion d’azur, au 2) d’argent au lion de gueules, la queue fourchée, armé, lampassé et couronné d’or.

En 1789, le village était de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection de Troyes, du bailliage de Chaumont. Il était aussi le siège d'un bailliage seigneurial qui relevait du bailliage ducal de Piney.

Le prieuréModifier

Premièrement de saint Balsème, il fut ensuite de Notre-Dame, fondé vers 960[7]. Il est fondé par les seigneurs de Ramerupt en leur chapelle castrale lors du transfert des reliques du saint. En 1082, Eble de Roucy et son frère André ainsi que leurs épouses et Hugue, comte de Dammartin leur cousin soumirent l'église à l'abbaye de Marmoutier. L'église du prieuré devait être en mauvais état car la première demande de démolition fut faite en 1731, puis en 1766, le prieuré fut transféré en l'église paroissiale et en 1861, elle n'était plus que ruines et fut mesurée par Henri d'Arbois de Jubainville et avait 18,7 m de longueur par 9 m de largeur.

Prieurs :

  • 1118 : Geoffroi[8],
  • 1123 : Jean,
  • 1160 : Pierre,

...

  • 1654 - 1670 : Louis de la Baume Montrevel,

...

  • 1728 : Jean-Simon Brissart, aussi prieur de Fouchères,
  • 1766 : Joseph-Jérôme Le Grand aussi prieur de Saint-Germain-en-l'Haye.

ChâteauModifier

Il semble exister dès le Xe siècle et fut la demeure de l'un des seigneurs de Ramerupt. Érard de Brienne-Ramerupt le fit reconstruire en 1239 avec fossés qui entourent tant le château que les maisons. Charles-Henri de Clermont-Luxembourg dans son aveu de 1636 le qualifiait de "vestiges et masure d'un vieux château, qui en est le lieu dominant". Il y avait en ce château deux chapelles qui semblent détruites en 1713 car les charges sont transférées en l'église paroissiale, une prison et une maison de garde-chasse sont élevés à leur place.

FoiresModifier

Elles devaient être anciennes car la mesure de Ramerupt était utilisée depuis 1185 et Henri le Libéral y avait un marché en 1177. En 1228 Érard avait une foire le jour de la Nativité-Notre-Dame et obtint de Thibaut IV le droit de la prolonger de deux jours. En 1679 il en est cité deux : le jour de l'Invention, , et le jour de l'Exaltation-de-la-Sainte-Croix ().

HôpitalModifier

La date de la création est incertaine, la mention sure est 1235 avec l'installation de nonains. Ils furent remplacés par les moines de la Piété qui le dirigeaient jusqu'en 1672 ; année où l'hôpital passait dans les mains de l'ordre de Saint-Lazare. En 1695, la direction et les revenus des hôpitaux de Trouan, Arcis, Herbisse et Ramerupt sont réunis ; l'hôpital avait une chapelle à la Maladière.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981   M. Robert Lelarge    
mars 2001 En cours M. Gérald Tarin[9]
Réélu pour le mandat 2020-2026 [10]
DVD Artisan
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2018, la commune comptait 409 habitants[Note 3], en augmentation de 7,07 % par rapport à 2013 (Aube : +1,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
490602518575613577573588604
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
609595592561543528529502490
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
496470450390372380380361338
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
342348329362347357365386396
2018 - - - - - - - -
409--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

  • Abbaye cistercienne de la Piété-Dieu.
  • Église Saint-Roch élevée de 1834 à 1838. La paroisse était au diocèse de Troyes, au doyenné d'Arcis, la présentation était au chapitre Saint-Pierre de Troyes de 1191. L'église était alors sous le vocable de Saint-Martin. Son mobilier comporte une chaire[15] du XVIe siècle, un buste de saint Roch[16] une statue d'évêque [17] en chêne du XVe siècle. Une Marie à l'Enfant[18] du XVe siècle. Un triptyque représentant la Visitation, l'Annonciation ; la Nativité, Assomption, Annonciation aux bergers ; l'Agnus Dei, Jésus parmi les Docteurs[19] avec des blasons de donateurs(?).
    Des dalles funéraires d'Armand Jean François Daulnay et dame Marie-Élisabeth de Bereyson de 1761[20] et de Jean de Guigne[21] de 1653.
  • Église Saint-Félix-de-Nole de Ramerupt, à Romaines.
  • Chapelle des Tossafistes, rue Rashi.
  • Monument aux morts.
  • Halle qui est déjà mentionnée en 1668 et qui hébergeait un marché chaque samedi, elle était le siège d'un auditoire[22].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Emmanuel Hublot (1911-2003), général d’armée.
  • Arcade-Armand Bertrand (1817-1857), professeur agrégé de physique et conservateur du cabinet de physique de l'école Normale à Paris. Ami de Charles-Eugène Delaunay.
  • Charles-Eugène Delaunay (1816-1872), astronome et mathématicien français, vécut et fut inhumé à Ramerupt.
  • Louis Débonnaire (1679-1752), oratorien, docteur en Sorbonne, auteur de plusieurs ouvrages de dévotion et de poésie.
  • Charles Merlin (1678-1747), critique et écrivain ecclésiastique né à Ramerupt et mort à Paris. Membre de la Compagnie de Jésus, un des principaux rédacteur du journal de Trévoux.
  • Érard de Brienne-Ramerupt, chevalier croisé du XIIIe siècle et seigneur de Ramerupt.
  • Rabbenou Shmouel ben Meïr, plus connu sous l'acronyme de Rashbam (רשב"ם) est un exégète biblique et tossafiste ayant vécu en Champagne au XIIe siècle (c.1085 - c.1158). Fils de Yokheved, la fille aînée de Rachi, et de Rabbenou Meïr de Ramerupt, un illustre élève de Rachi, il est l'aîné de trois frères, dont le second, Isaac, meurt du vivant de son père, et dont le troisième, Jacob, deviendra le dirigeant du judaïsme ashkénaze[23].
  • Rabbi Jacob ben Meïr dit Rabbénou Tam, frère du précédent, né et mort à Ramerupt (1100-1171) le plus illustre des Tossafistes, fils de Rabbi Meïr ben Samuel et de Yocheved, fille aînée de Rachi, par qui l’école française du Talmud connut un tel retentissement qu’elle imprima à jamais à l’étude talmudique une méthode de lecture qui rendit le texte simple et transparent. C’est Rabbenou Tam qui intronisa Rachi comme le maître à penser des Tossafistes. Rabbenou Tam fut assassiné, attaché à la queue d'un cheval et trainé sur les pavé de la ville, à la grande joie des habitants de la ville.
  • Wenilon (800-865), archevêque de Sens.
  • Ganelon, personnage historique qui a inspiré la littérature serait, selon Aubry de Trois-Fontaines, né à Ramerupt vers 760 et mort écartelé à Saragosse en 806.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. Maurice Prou, les Monnaies caroligiennes, n°550.
  7. Soutenu par Courtalon, Des Guerrois et A. prevost.
  8. Archives départementales de l'Aube, 20 H.
  9. Site officiel de la préfecture de l‘Aube « Copie archivée » (version du 26 août 2009 sur l'Internet Archive)
  10. https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21601506
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « chaire à prêcher », notice no PM10001700, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. « buste », notice no PM10001698, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. « statue », notice no PM10001692, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. « chaire à prêcher », notice no PM10001687, base Palissy, ministère français de la Culture
  19. « tableaux », notice no PM10001690, base Palissy, ministère français de la Culture
  20. « dalle funéraire », notice no IM10012680, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. « dalle funéraire », notice no IM10012672, base Palissy, ministère français de la Culture
  22. Archives nationales, T 125 4.
  23. http://www.judaicultures.info/IMG/jpg/plaque-des-tossafistes.jpg

Liens externesModifier

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