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PrésentationModifier

Ecartèlement dans l'AntiquitéModifier

L'écartèlement était pratiqué par les Perses (les Achéménides) et les Romains[1].

Écartèlement au début du Moyen ÂgeModifier

À l'époque des invasions barbares, certaines légendes relataient l'usage de l'écartèlement, par exemple pour la reine Brunehaut.

Écartèlement en France, sous l'Ancien RégimeModifier

En France, la cruauté de ce supplice le réservait à des crimes exceptionnellement graves. Sous l'Ancien Régime, il était destiné aux régicides. Avant que son corps fût rompu par écartèlement, le condamné était dénudé. On liait ses membres aux quatre chevaux de trait ; puis on pratiquait des entailles aux jointures, afin de faciliter la rupture ; parfois la main qui avait tenu l'arme du crime était brûlée au soufre. Le corps devait être attaché à un support au niveau du tronc pour que les 4 membres pussent être arrachés, sinon il en restait un, les autres ayant lâché avant, et le corps partait avec le membre.

L'écartèlement fut aboli par le Code pénal du 25 septembre 1791.

Écartèlement en AsieModifier

En Asie et particulièrement en Inde, il était parfois utilisé avec des éléphants, notamment avant une exécution.

Époque contemporaineModifier

En 1814, un certain Pierre Dumollard (père du tueur en série français Martin Dumollard), fut exécuté par écartèlement à Padoue (Italie) par des soldats hongrois de l'armée austro-hongroise[2].

L'écartèlement en tant que tortureModifier

Si l'écartèlement est principalement un mode d'exécution, il fut aussi utilisé dans le cadre de la torture, principalement judiciaire mais aussi religieuse. On remplaçait les animaux par un chevalet, c'est-à-dire une table en bois avec une roue (des cylindres plus exactement) à chaque extrémité. Les deux cylindres servent à tendre progressivement les cordes qui lient les quatre membres de la victime. En général, cette torture était utilisée seule, sans brûlure ni entaille, mais parfois la table était munie de lames qui coupaient le dos de la victime. L'écartement pouvait atteindre de 10 à 15 centimètres. Après, la victime mourait par arrêt cardiaque ou par asphyxie.

Écartelés célèbresModifier

Personnages historiquesModifier

Personnages de fictionModifier

  • Cloridric, personnage de Astérix et interprète du terrible chef goth Téléféric, condamné à être écartelé pour avoir menti et trahi son chef. Mais la potion magique du célèbre druide gaulois Panoramix le rend invincible et l'opération échoue[3].
  • Ganelon, personnage de la Chanson de Roland, écartelé pour trahison.

Voir aussiModifier

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NotesModifier

  1. Les perses et les romains
  2. Lors de son procès, Martin Dumollard raconta que son père, d'origine hongroise, avait fui la Hongrie à cause d'un passé criminel là-bas. Quand les armées austro-hongroises arrivèrent dans l'Ain en 1814 (lors des Guerres napoléoniennes), son père, craignant d'être reconnu, s'enfuit vers Padoue, en Italie. Toutefois, des troupes austro-hongroises étaient également présentes dans cette ville et il fut reconnu par des soldats hongrois comme étant un criminel recherché. Ceux-ci l'auraient alors arrêté puis exécuté par écartèlement.
  3. Astérix et les Goths de R.Goscinny et A.Uderzo (1963)