Ouvrir le menu principal

Philippe Grangeon

cadre de société
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Grangeon.
Philippe Grangeon
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Conseiller (en)
Cabinet du président de la République française
depuis le
Délégué général (d)
La République en marche
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (62 ans)
SuresnesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique

Philippe Grangeon, né le 26 avril 1957 à Suresnes, est un cadre communicant et conseiller politique.

Collaborateur, dans les années 1990 et 2000, de différentes personnalités du Parti socialiste et de Nicole Notat à la CFDT, il est membre du premier cercle d'Emmanuel Macron lorsque celui-ci est ministre de l'Économie, et dans le même temps conseiller de François Hollande.

Membre du bureau exécutif de La République en marche (LREM) depuis 2017, il en est le délégué général par intérim pendant quelques semaines à l'automne 2018, après la démission de Christophe Castaner. Selon les sources, il est conseiller spécial d'Emmanuel Macron depuis décembre 2018 et est nommé officiellement pour cette mission le 4 février 2019 dans le cadre d'un mi-temps non salarié[1].

Famille et jeunesseModifier

Né le à Suresnes[2], il est l'époux de Catherine Grangeon, née Desouches[2], chef du service de la Communication à la direction des Affaires culturelles de la ville de Paris[3].

Il grandit dans une cité HLM du Val-d’Oise[4].

Activités professionnellesModifier

Philippe Grangeon est titulaire d'un DEUG en histoire[5]. Il fait ses débuts comme journaliste[5].

Exerçant à titre gratuit ses interventions de conseiller politique, il occupe par ailleurs des responsabilités de cadre supérieur dans la communication.

Dans un premier temps directeur général adjoint de l'Office d'annonces (ODA), il est alors membre du directoire chargé de la communication, de l'innovation et du marketing direct. En 1992, il rejoint le groupe La Poste en tant que directeur de la communication, membre du conseil de direction générale et du conseil exécutif[6]. Il est, entre 1994 et 1998, administrateur des éditions La Découverte-Syros. Puis il est nommé président-directeur général de Mediapost, de 2000 à début 2004[6]. Il intègre Capgemini en avril 2004 et devient directeur de la communication de ce groupe de services informatiques[4]. Il prend en 2017 sa retraite professionnelle.

En décembre 2017, il devient président de Paris&Co, l’agence de développement économique et d’innovation de Paris, succédant à Didier Guillot[7].

Parcours politique et syndicalModifier

DébutsModifier

Il milite à la Ligue communiste révolutionnaire durant ses années d'université à Villetaneuse[4].

Collaborateurs de personnalités du PS et de Nicole Notat à la CFDTModifier

Il exerce plusieurs années en cabinet ministériel pour des ministres socialistes. Il débute en 1984, comme chargé de mission communication et presse du ministre de l'Urbanisme et du Logement et des Transports Paul Quilès, puis son successeur, Jean Auroux, au ministère de l’Urbanisme, du Logement et des Transports. Il conseille de nouveau Paul Quilès entre 1988 et 1990 au ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Espace[8].

Il exerce ensuite des responsabilités à la CFDT, recommandé par Martine Aubry. Secrétaire confédéral de 1994 à 1998, il est alors communicant de Nicole Notat[8], notamment lors dans la crise des grèves de 1995. En 2000, il conseille également Florence Parly, alors secrétaire d'État au Budget[9]. ainsi que Dominique Strauss-Kahn et Christian Sautter, alors ministres de l'économie dans le gouvernement de Lionel Jospin[8].

Il rejoint l'équipe de Bertrand Delanoë en vue de la préparation des élections municipales de 2001[10].

Cadre de La République en marcheModifier

Philippe Grangeon est membre dès la fin de l'année 2015 de l'équipe qui prépare le lancement de la candidature d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie. Parallèlement, il conseille le président François Hollande, faisant un tandem de conseillers politiques avec le communiquant Robert Zarader[4].

Il est candidat aux sénatoriales de septembre 2017, sous l'étiquette de La République en Marche[11]. Il échoue cependant à être élu[12].

En décembre 2017, il intègre le bureau exécutif de LREM[13].

En octobre 2018, après la démission de Christophe Castaner, il est nommé délégué général par intérim pour une période de six semaines de La République en marche. Pour l'élection de son successeur, il oeuvre au rapprochement entre Stanislas Guerini, élu, et Pierre Person, candidat avant de se retirer et d'être désigné délégué général adjoint[14].

Conseiller spécial d'Emmanuel MacronModifier

Selon les sources, il est conseiller spécial d'Emmanuel Macron depuis décembre 2018[15],[16], [17]. Il le devient officiellement, chargé de la stratégie politique, le , sans rémunération. Il dispose d'un bureau au palais de l'Élysée[8] et enménage, en juin 2019, dans le bureau du 4ème étage qu'occupait Emmanuel Macron sous François Hollande. On lui attribue, lors de la campagne des Européennes de 2019, le choix de la tête de liste, Nathalie Loiseau, et le ralliement du Vert Pascal Canfin. À l'Élysée, il s'est entouré d'un trio composé de Jérôme Peyrat, sarkoziste, Maxence Barré, expert de la macronie, et Julien Autret, spécialiste du Sénat et des Socialistes[1].

DécorationsModifier

  • Chevalier de la Légion d’honneur[10].

RéférencesModifier

  1. a et b Marcelo Wesfreid, « Philippe Grangeon, le stratège du président », Le Figaro,‎ .
  2. a et b « Philippe Grangeon », sur whoswho.fr, .
  3. « Mme Catherine Grangeon », sur lesbiographies.com.
  4. a b c et d Nathalie Raulin, « Philippe Grangeon : l’homme qui murmure à l’oreille droite de la gauche », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. a et b « M. Philippe Grangeon », sur lesbiographies.com.
  6. a et b « Philippe Grangeon », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  7. « Philippe Grangeon nouveau président de Paris&Co », tendancehotellerie.fr, (consulté le 5 février 2018)
  8. a b c et d Emilie Coste, « Philippe Grangeon rejoint l’Élysée », sur acteurspublics.com, (consulté le 26 janvier 2019)
  9. « Philippe Grangeon », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  10. a et b Nathalie Funes, « Philippe Grangeon, le conseiller de l'ombre d'Emmanuel Macron », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  11. « Sénatoriales: la République en marche dévoile ses premiers candidats », BFM TV,‎ (lire en ligne).
  12. Alexis Buisson, « Sénatoriales chez les Français de l’étranger: la “surprise” Bansard, revers pour En Marche! », French Morning,‎ (lire en ligne)
  13. Elsa Freyssenet, « Philippe Grangeon, vingt ans d'influence », sur lesechos.fr, (consulté le 26 octobre 2018).
  14. Matthieu Deprieck, « Guerini-Person, le duel de marcheurs est devenu duo », sur lopinion.fr, (consulté le 11 septembre 2019).
  15. Richard Werly, « 2018 à l’Elysée, l’année de la peur », sur letemps.ch, (consulté le 31 décembre 2018).
  16. « Philippe Grangeon, l'homme qui fait les carrières en macronie », sur La Lettre A.fr, (consulté le 31 décembre 2018).
  17. Nathalie Schuck, « Il entend, mais il n’écoute personne» : le blues des conseillers de Macron », sur leparisien.fr, (consulté le 4 janvier 2019).