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Capgemini

entreprise de services du numérique française
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Capgemini
logo de Capgemini

Création 1er octobre 1967
Fondateurs Serge Kampf
Forme juridique Société européenne [1] à conseil d'administration
Action Euronext : CAP
Slogan People matter, results count. (L’homme est vital, le résultat capital.)
Siège social 11 rue de Tilsitt
75017 Paris
Drapeau de France France
Direction Paul Hermelin, président-directeur général
Activité ESN
Produits Conseil en management, Intégration de systèmes, Infogérance Services informatiques de proximité
Filiales Sogeti, Capgemini Consulting
Effectif 198 600 (2017)[2]
SIREN 330 703 844
Site web capgemini.com

Capitalisation 16,97 milliards d'euros (06/10/2017)[3]
Chiffre d’affaires en augmentation 12,792 milliards d'euros (2017)[4]
+ 4,0%
Résultat net en augmentation 820 millions d'euros (2017)[4]
+ 11%

Capgemini est la première entreprise de services du numérique (ESN) en France[5] ainsi que le numéro six mondial du secteur en 2016[6].

Elle a été créée par Serge Kampf le à Grenoble (France) sous le nom de Sogeti (Société pour la gestion de l'entreprise et traitement de l'information)[7].

Sommaire

HistoireModifier

1967-1975 : SogetiModifier

Le 1er octobre 1967, Sogeti est créée avec un capital de 1 000 000 francs à Grenoble par Serge Kampf, ancien directeur régional Dauphiné-Savoie de Bull[8]. Sogeti compte alors 5 employés, tous venus de chez Bull, et propose dans la région Rhône-Alpes de l'assistance technique pour le démarrage des ordinateurs et la mise en œuvre de programmes de gestion : « La recette du groupe n'avait rien de diabolique : 1/3 de bon sens, 1/3 d'audace, 1/3 de chance avec un zeste de patience et beaucoup d'heures supplémentaires »[8]. Quelques semaines à peine après la création de la société, des tensions apparaissent entre les 13 petits-actionnaires. La plupart des actionnaires fondateurs quittent alors le groupe en 1968 (dont Pierre Pasquier, fondateur de Sopra Group) et Serge Kampf récupère alors près de 84 % du capital.

En 1970, Hermès Informatique, filiale d'infogérance d'infrastructures commune à Sogeti et Cofradel, est créée. Cette même année, la société lyonnaise des dépôts, les Docks lyonnais et le groupe Le Dauphiné libéré entrent au capital d'Hermès Informatique. La même année, Sogeti acquiert Solame (Société lyonnaise d'applications mécanographiques), société d'informatique spécialisée dans le traitement à façon (externalisation de la comptabilité…).

En 1971, Solame, Hermès Informatique et la société Infor, fusionnent pour donner naissance à la société Eurinfor, spécialisée dans l'externalisation des services informatiques (infogérance). Eurinfor devient une entreprise 2 fois plus importante que Sogeti qui est un des principaux actionnaires. La filiale Sogeti-Formation est également créée.

En 1973, la délégation à l'informatique, structure de l'État chargée de favoriser le développement du secteur de l'informatique, pousse la filiale informatique du CEA, la Cisi, (Compagnie internationale des services informatiques) à prendre une participation de 34 % dans Sogeti et Eurinfor, afin de constituer un leader important français dans les services informatiques. Ce rapprochement sera difficile, et Serge Kampf qui veut garder son indépendance et la majorité du capital, s'engage en contrepartie à céder à terme sa participation dans Eurinfor à la Cisi.

En , en toute discrétion, Serge Kampf rachète à titre personnel (et non pas via Sogeti), la participation à 15 % de la banque La Henin (groupe Suez) dans l'un de ses principaux concurrents, le groupe CAP (Centre d'analyse et de programmation), fondé en 1962. L'arrivée de Serge Kampf dans le capital provoque de graves tensions au sein du CAP, aggravant les conflits entre les actionnaires, conflits qui avaient déjà poussé la banque la Henin à vendre sa participation. En juillet 1973, excédé par les tensions au CAP, l'ancien président de celui-ci, Bertrand Asscher, vend sa participation de 34 % dans le CAP à Sogeti. Sogeti et Serge Kampf détiennent alors seulement 49 % du capital du CAP, mais sont le premier actionnaire de la SSII. En mars 1974, fatigués des conflits au sein du CAP, les deux autres actionnaires cèdent leur part à Sogeti. Le 5 juin 1974, CAP et Sogeti fusionnent pour donner Cap Sogeti.

En septembre 1974, Cap Sogeti acquiert Gemini Computer Systems, une SSII présente en Europe mais aux capitaux américains.

Au milieu des années 1970, à l'aube de la naissance de Capgemini, l'activité du groupe tourne autour de quatre grands types d'activités :

  • l'infogérance (appelé alors Facilities Management) avec Eurinfor (leader en France),
  • l'assistance technique (qualifié alors péjorativement de body shopping) : mise à disposition d'analystes programmeurs et d'ingénieurs,
  • le conseil en organisation,
  • les activités de traitement et d'exploitation de l'information (saisie et traitement de données).

1975-1991 : Expansion du groupe Cap Gemini Sogeti (CGS)Modifier

Le 1er janvier 1975, Cap Sogeti et Gemini Computer Systems fusionnent pour donner naissance au groupe Cap Gemini Sogeti (CGS) qui devient la première SSII en France à l'époque avec 180 millions de francs de chiffre d'affaires et 1850 salariés.

En aout 1975, Avant son rachat par Sogeti, le CAP s'était développé à l'international avec la création quelques années auparavant avec une SSII anglaise, s'appelant également Cap (CAP UK) d'une filiale commune CAP Europe dont le groupe français Cap (Cap France) détenait 42,5 % du capital. Mécontent du rapprochement de CAP France avec Sogeti, CAP UK se dispute avec Cap Gemini Sogeti, la participation dans Cap Europe, qui est présente dans quatre pays européens dont les Pays-Bas, qui était la plus grosse entité de Cap Europe. L'entité néerlandaise décide de faire passer un oral afin de choisir une option (celle de CAP UK ou celle de Cap Gemini Sogeti). Finalement, le choix se porte sur le groupe français, qui promet une certaine indépendance aux filiales de CAP Europe.

En 1975, conformément à ses engagements auprès de la Cisi, le groupe se sépare de ses activités d'infogérance (Eurinfor).

En 1976, le groupe entre dans le capital de Bossard Consultants, qui compte parmi ses responsables Jean-René Fourtou.

En 1977, le groupe essaye de se séparer de la Cisi, son encombrant actionnaire à 34 %, qui est à la fois un concurrent du groupe Cap Gemini Sogeti. Une tentative de rapprochement avec EDS est envisagé. En 1978, après l'échec du rapprochement avec EDS, une première filiale aux États-Unis (Cap Gemini Inc) est créée.

En 1979, le groupe fait appel à Jacques Séguéla pour trouver un nom plus commercial et international. Les propositions telles que Sogecap ou International Computer Services ne sont finalement pas retenues et le groupe garde son nom.[réf. nécessaire]

En 1980, le groupe crée Cap Gemini Logiciel, filiale spécialisée dans les activités télématiques qui participera dans un consortium à la création de l'annuaire électronique sur Minitel.

En 1981, Cap Gemini Inc rachète la SSII américaine DASD. Cette acquisition est pour l'époque la plus grosse acquisition d'une SSII américaine par des européens. La même année, la Cisi, vend sa participation de 34 % dans Cap Gemini Sogeti à un pool bancaire. Le groupe veut alors entrer en Bourse, mais l'arrivée de François Mitterrand qui veut lancer un programme de nationalisation et interdire les sociétés d'intérim, auxquelles sont assimilées les SSII, retarde ses ambitions.

En 1982, le groupe atteint 1 milliard de francs de chiffres d'affaires[9] (dont 50 % à l'étranger)[réf. nécessaire].

En 1983, Cap Gemini Sogeti cède des activités de saisies informatiques et de la Sorinfor (prestations machines). Le groupe se concentre sur les activités intellectuelles. La même année, la CGIP (holding d'Ernest-Antoine Seillière) acquiert pour 200 millions de Francs, les 34 % du capital autrefois détenu par la Cisi. Toujours en 1983, Jacques Stern actionnaire à 34 % de la SSII Sesa (société de services et de systèmes informatiques), est nommé à la direction de Bull, nationalisé par l'État, il vend sa participation à Cap Gemini Sogeti, qui prend ainsi le contrôle d'une société autrefois de systèmes complexes pour l'armée, les télécommunications et les transports, et qui est très présente dans les nouveaux métiers que sont l'intégration de systèmes et les réseaux de transmissions de données.

En 1984, l'anglais devient la langue officielle du groupe[10].

En 1985, Cap Gemini Sogeti est introduit à la Bourse de Paris. Le groupe ouvre son capital à hauteur de 10 %, la demande porte sur 40 millions d'actions à 650 francs, soit 123 fois l'offre disponible. À tel point que les autorités boursières demandent une hausse du prix de souscription d'une action qui passe alors à 875 francs. La même année, le groupe double sa taille aux États-Unis avec l'acquisition des services informatiques de CGA Computers.

En 1987, CGE (Alcatel) actionnaire à 51 % de SESA (Société d'Étude des Systèmes d'Automation) est privatisé, et vend pour un montant non révélé sa participation dans la SESA, qui permet à Cap Gemini Sogeti d'accroître son chiffre d'affaires d'un milliard de francs. Les activités françaises prennent le nom de Cap Sesa, le groupe porte toujours le nom de Cap Gemini Sogeti

Le 1er janvier 1988, Cap Sogeti (environ 3 800 salariés) et de SESA (environ 1 200 salariés) fusionnent. La même année, le groupe IBM tente de racheter Cap Gemini Sogeti, leader européen et numéro 5 mondial des services informatiques, où IBM est encore peu présent. Bien que les négociations soient poussées, elles n'aboutissent pas. En avril 1988, le groupe Cap Gemini Sogeti prend une participation dans Sema-Metra pour entraver sans succès le projet de fusion entre Sema-Metra et CAP Scientific.

En 1989, le groupe réalise 7 milliards de francs de chiffres d'affaires et emploie 12 000 collaborateurs.

En juin 1990, Le groupe organise à Marrakech une rencontre des managers. Ces derniers sont appelés à voter pour le choix stratégique du groupe.

  • 1er scénario : renforcement du groupe dans ses métiers de bases, meilleure coordination de ses prestations.
  • 2e scénario : convergence des métiers, développement de la gamme de services dans chaque pays où le groupe est implanté.
  • 3e scénario : faire du groupe Cap Gemini Sogeti l'un des 3 ou 4 leaders mondiaux des services informatiques en le renforçant là où il est peu présent (Angleterre, Allemagne), en externalisant (infogérance autrefois abandonné), et en le réorganisant autour d'une direction à la fois géographique et par secteurs d'activités économiques. Ce scénario entraînerait un risque de faire perdre l'indépendance au groupe.

Le premier scénario recueille 12 % des suffrages exprimés, le second 37 % et le troisième, 51 % des suffrages.

Le 13 juillet 1990, Cap Gemini Sogeti acquiert de SCS, la 2de SSII allemande derrière Debis SystemHause (groupe Daimler-Benz). Le 18 juillet 1990, Cap Gemini Sogeti acquiert pour 2 milliards de francs, Hoskyns, leader européen de l'infogérance employant plus de 3500 salariés, auprès du groupe Britannique Pressey.

Cap Gemini Sogeti recherche depuis 1989, un actionnaire industriel stable. Des contacts sont pris avec France Télécom, et ATT. Le 23 juillet 1991, finalement Daimler-Benz entre à 34 % dans le capital du groupe à travers un montage financier complexe et évolutif. Beaucoup voient dans cette entrée au capital, la chronique d'un rachat annoncé. En 1991, Gemini Consulting est créé par la fusion des différentes acquisitions du groupe dans le domaine du conseil (United Research, Mac Group, Gamma International) dans une holding regroupant 1 400 consultants dans le monde.

1992-1999 : Le groupe se réorganiseModifier

En 1992, Cap Gemini SCS (Allemagne) et la division prestations informatique de Debis SystemHause, du groupe Daimler-Benz fusionnent pour donner naissance à Cap Debis

En juillet 1992, après 20 ans de croissance rapide (15 à 20 % par an), le secteur informatique s'essouffle, la croissance du secteur se ralentit, et la concurrence des géants américains devient dangereuse.

En 1993, le programme Genesis met en place une organisation uniforme au niveau mondial (aujourd'hui abandonné) structuré de la manière suivante :

  • division support (comptabilité, RH, communication)
  • divisions opérationnelles regroupées par secteurs géographiques (SBA : Strategic Business Area) elle-même divisée en d'autres divisions :
    • Market Developpement Unit (MDU) : fonctions commerciales auprès d'un secteur donné
    • skill-center (centre de services) : réalisations des prestations informatiques d'un secteur donné et commercialisées par les MDU.

Le plan sera confié à Gemini Consulting et coûtera un investissement de 150 millions de dollars.

En 1995, après trois années de pertes, le groupe affiche un bénéfice de 52 millions de francs. La même année, le programme Convergence, visant à rapprocher les fonctions de conseil et techniques, est lancée, il débouchera à la création en 1997 de GMU (Global Market Unit) : pôles transnationaux mélangeant les activités conseils et techniques autour de secteurs donnés.

En 1996, pour suivre les ambitions de globalisation du plan Genesis, le groupe change de nom pour adopter un nom au niveau mondial, le nom de Cap Gemini. Une nouvelle Strategic Business Area en Asie, basée à Singapour, est lancée.

En 1997, le groupe acquiert les 51 % restants du capital de Bossard Consultants, leader français du conseil employant 700 personnes et générant 900 millions de francs de chiffre d'affaires. La même année, Daimler-Benz cède sa participation dans le capital du groupe. La crise économique et du secteur informatique, ainsi que les conflits entre les dirigeants de Cap Gemini et de l'actionnaire allemand, pousseront Daimler-Benz à vendre sa participation alors qu'en 1991, il envisageait clairement de racheter Cap Gemini. La CGIP par un montage financier acquiert la participation de Daimler-Benz et possède 34 % du capital, seuil limite avant le déclenchement d'une OPA.

2000-2005 : une crise sévèreModifier

En 2000, Cap Gemini acquiert la branche conseil d'Ernst & Young, le groupe prend le nom de Cap Gemini Ernst & Young (CGEY). Cette acquisition fera passer l'effectif du groupe de 40 000 à 60 000 personnes.

En 2001, la webagency Darestep est lancée en France, inventée par Ernst & Young aux États-Unis en 1998. La webagency a depuis disparu et réintégré les structures traditionnelles du groupe.

En décembre, Paul Hermelin est nommé directeur général.

Le , CGEY (re)crée la filiale Sogeti (réutilisation de la marque autrefois abandonnée) pour commercialiser ses activités d'assistance technique et de services informatiques de proximité (son premier cœur de cible) aux entreprises au niveau local et aux grandes entreprises ayant besoin de prestations ponctuelles au niveau local.

En 2002, le plan stratégique LEAP (Leadership Expansion Alignment Portofolio) est lancé, il prévoit :

  • la montée en puissance de l'activité infogérance (22 % du CA en 2002, 40 % en 2007), aux revenus récurrents ;
  • le développement des capacités offshore et du concept commercial de Rightshore ;
  • le développement des services informatiques de proximité (marges plus importantes, moins sensibles aux cycles économiques) ;
  • de nouvelles suppressions d'emplois : 10 % des effectifs du groupe (5 500 personnes).

En octobre 2003, une OPE est réalisé avec Transiciel, qui fusionne avec Sogeti, l'entité spécialisée dans les services de proximité, qui double de taille. Le groupe ouvre le premier centre de production offshore à Bombay.

Le , le groupe change une nouvelle fois de nom et prend sa dénomination actuelle : Capgemini (en un seul mot), la licence de marque Ernst & Young obtenue lors de l'acquisition de la branche conseil du groupe Ernst & Young ayant pris fin. En 2004 également, la CGIP vend le solde de sa participation dans le groupe.

2005-2017 : retour à la croissanceModifier

En 2005, l'activité de conseil est à nouveau filialisée pour former Capgemini Consulting. La même année, l'activité américaine (plan Booster) est réorganisée avec un nouveau système de management. Le plan MAP (Margin Acceleration Plan) est lancé. Il vise à redresser la rentabilité de l'activité infogérance, via une réduction des coûts, le développement de l'offshore et de la TMA, la renégociation des contrats déficitaires et la recherche de contrats de plus petites tailles.

En 2007, Capgemini acquiert Kanbay International (en), une ESN américaine dont la production se fait principalement depuis l'Inde afin de renforcer ses offres offshore.

En 2007 également, le plan stratégique i3 (industrialisation, innovation, intimité client) est lancé, il est destiné à accroître la rentabilité du groupe et la pérennité de son activité, souvent soumise aux cycles économiques.

Le , Capgemini annonce l'acquisition du hollandais « Getronics PinkRoccade Applications commerce Services BV »[11] pour un coût de 255 000 000 [12].

En 2009, Capgemini confirme ses objectifs au premier trimestre[13]. L’annonce de ces résultats stables rassure les investisseurs[réf. nécessaire]. Le 9 avril, Capgemini regroupe sous la marque Capgemini Consulting ses activités de conseil à travers le monde[14]. Cette nouvelle entité globale de conseil est dotée de 4 000 consultants dans plus de trente pays[réf. nécessaire]. Début avril, Capgemini lance une émission d’obligations convertibles Océane à hauteur de 500 millions d’euros[15]. Bien perçue par les marchés financiers, l’opération rencontre une forte demande[16]. En mai, Capgemini lance sur internet une campagne de publicité mondiale[17], qui exemplifie la capacité de Capgemini d’aider ses clients face à la crise[18].

En février 2010, le suédois IBX rejoint le groupe. En juin Capgemini annonce l'acquisition de Strategic Systems Solutions, une entreprise spécialisée dans les marchés de capitaux ainsi que de Plaisir Informatique, une société française spécialisée dans les migrations de données complexes dans le secteur bancaire et des assurances. En septembre, CPM Braxis, la plus grande société de consultant en informatique brésilienne rejoint Capgemini. En novembre, Capgemini acquiert Thesys Technologies Private Limited, une société indienne de services informatiques. En décembre, Capgemini acquiert le fournisseur allemand IT-Services CS Consulting GmbH.

En avril 2011, Capgemini acquiert 100 % du capital d'Avantias, société créée en 2006 spécialisée dans la mise en place de solutions ECM (Entreprise Content Management)[19] et d'Artesys, un fournisseur d'infrastructure informatique. En juin de la même année, l'acquisition de Prosodie, opérateur de services multi-canaux, est finalisée ainsi que celle de Praxis Technology, un spécialiste de l'industrie des services publics chinois. En juillet, l'italien AIVE Group, fournisseur de services informatiques rejoint le groupe.

En avril 2012, Paul Hermelin succède à Serge Kampf, le fondateur de l'entreprise, qui annonce son départ après 45 ans de collaboration.

En mai 2013, Areva annonce sa volonté de céder sa filiale informatique Euriware. Capgemini serait le plus à même de conclure cette vente, face à Atos et à Steria. Areva vend Euriware à Capgemini le . En mai, toujours, Capgemini achète Strategic Systems & Products Corp (SSP), un fournisseur de solutions pour l'industrie pétrolière et gazière.

En avril 2015, Capgemini acquiert l'entreprise américaine d'outsourcing Igate, pour 4 milliards de dollars[20].

En avril 2017, Capgemini annonce l'acquisition des activités de Ciber pour 50 millions de dollars, entreprise américaine ayant 2 000 employés aux États-Unis et 1 000 en Inde[21].

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L'as de pique est présent dans le logo du groupe depuis sa création. Il s'agit d'une référence au bridge, activité que le fondateur du groupe, Serge Kampf, pratiquait assidûment.

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Récapitulatif des acquisitions et cessionsModifier

Le groupe Capgemini, comme beaucoup de ses concurrents, s'est constitué à travers de multiples acquisitions dans tous les secteurs d'activités liés aux services informatiques : conseil, intégration de systèmes, infogérance. Près de 40 acquisitions (petites ou grandes entreprises) ont été réalisées en 50 ans.

Acquisitions

Date Entreprise   Pays   Remarques/Activité
Février 1970 Solame  
Mars 1970 Sorgas  
Novembre 1970 Infor-Algoe  
Août 1971 Perfo-Service  
Octobre 1972 Software International  
Février 1973 Sesi  
Juillet 1973 CAP Group   15 % du capital
Octobre 1973 Soref  
Mars 1974 CAP Group   100 % du capital
Août 1975 CAP Europe  
Décembre 1976 Bossard Consultants   Conseil en management et stratégie - 51 % du capital / 100 % en 1997
Avril 1980 Data Logic  
Janvier 1981 DASD    
Mai 1982 Spiridellis & Associates    
Décembre 1982 SESA   Intégration de systèmes et Télématique - 35 % du capital
Janvier 1986 CGA Computers    
Octobre 1986 Ibat    
Novembre 1986 Geda    
Décembre 1986 Sycomm    
Juillet 1987 Sesa   Intégration de systèmes et Télématique - 100 % du capital
Août 1987 ITMI    
Février 1988 AD&GD  
Mai 1988 Data Logic    
Décembre 1988 Hiekkamaki  
Janvier 1989 Comp. Act Data Systems    
Février 1989 Systemation Inc  
Octobre 1989 Merit Systems    
Janvier 1990 Gamma International   Consulting
Mai 1990 United Research Corp   Consulting
Juillet 1990 SCS  
Juillet 1990 Hoskyns   Infogérance (leader européen en 1990)
Janvier 1991 Mac Group   Consulting (conseil en stratégie)
Février 1992 Volmac   Reconnue à l'époque comme la SSII la plus rentable d'Europe
Mai 1992 Programmator  
1993 Gruber Titze and Partners    
Janvier 1997 Géislogica    
Avril 1999 Beechwood    
Mai 2000 Ernst & Young Consulting   Activités de conseil de Ernst & Young (11 milliards $)
Octobre 2003 Transiciel   Services informatiques de proximité
Août 2006 Sogeti High Tech GmbH (ex. Future Engineering (FuE))   R&D externalisé
2006 SD&M    
Septembre 2006 Unilever Shared Services (Indigo)   Spécialiste du BPO - 51 % du capital
Janvier 2007 InQA.labs   Tests et qualité logicielle
Février 2007 Kanbay International   Spécialiste des SI financiers très implanté en Inde (1,25 Milliard $)
Février 2007 Software Architects   Services informatiques de proximité
Novembre 2007 Network Consulting Group (NCG)  
Juillet 2008 Getronics PinkRoccade Business Application Services   Services applicatifs (225 M€)
Novembre 2008 Empire  
Juillet 2009 IACP Informatique et IACP Asia  
Septembre 2010 CPM Braxis   55 % du capital pour environ 233M€[23] avec option de rachat en 2013
Avril 2011 AVANTIAS   100 % du capital du leader européen de l'ECM et de l'éditique[réf. nécessaire] (CCM)
Juin 2011 Prosodie   100 % du capital
Mai 2014 Euriware  
Avril 2015 Igate   100% du capital
Mars 2017 ITELIOS   100% du capital

Les récentes acquisitions en Inde et en Amérique du Sud marquent la stratégie affirmée du groupe, qui désire proposer à ses clients recherchant des coûts réduits, des services informatiques à bas coûts réalisés à l'étranger (offshore). L'Inde représente près de 15 000 collaborateurs pour le groupe Capgemini.

Cessions

Date Entreprise Pays concernés Acquéreur
1975 Eurinfor (infogérance)   Cisi
1995 Sema-Metra   Participation minoritaire (27 % du capital)
2004 Activités de maintenance d'infrastructures    EDB Business
2004 Participation dans Vertex Data Centre   United Utilities Plc
2005 Activités Healthcare (Santé)   Accenture (175 Millions $)
2005 Capgemini Japan   NTT Data (95 % du capital)
2005 Activités de maintenance d'infrastructures   Unisys
2006 NIS Europe (infrastructures de réseaux)   BT
2006 Working Links (société d'aide au retour à l'emploi)    

Métiers et activitésModifier

Capgemini est l'un des leaders mondiaux dans le domaine du conseil, des services informatiques, et de l'infogérance.

Le groupe définit ses métiers en 4 grandes catégories désignées par un sigle en anglais

  • le conseil en management (Consulting Services - CS) à travers Capgemini Consulting : 4 900 collaborateurs, 8,7 % du CA
  • l'intégration de systèmes et le développement d'applications (Technology Services - TS) : 36 000 collaborateurs, 38,5 % du CA
  • l’infogérance (Outsourcing Services - OS) : gestion externalisée de systèmes d'information : 23 300 collaborateurs, 36,6 % du CA
  • l'assistance technique et services de proximité (Local Professional Services - LPS') à destination des besoins locaux des entreprises à travers Sogeti : 18 400 collaborateurs, 16,2 % du CA

La filiale indienne de 40 000 salariés en 2012 devra prochainement dépasser la moitié de l’effectif du groupe[24].

Pôles d'activitésModifier

Les 4 métiers de Capgemini sont découpés en différents pôles d'activités

  • Technology Services
  • Outsourcing Services
    • Application Management (tierce maintenance applicative)
    • BPO (externalisation de processus métiers)
    • Gestion externalisée des infrastructures
    • Gestion externalisée des réseaux et de la sécurité
  • Local Professional Services (Sogeti)
    • Applications Services (Sogeti AS), comprenant un Centre d'Excellence GIS : intégration et développement d'applications
    • Infrastructures Services (Sogeti IS)
    • High Tech Consulting (Sogeti High Tech)

Structures opérationnellesModifier

Le groupe Capgemini s'organise à travers une structure en partie décentralisée

  • Division support (finances, RH, marketing...)
  • Divisions opérationnelles (SBU : Strategic Business Units)
    • SBU Outsourcing (SBU mondial)
    • SBU Financial Services (SBU mondial)
    • SBU Local Professional Services = Sogeti (SBU mondial)
    • SBU Consulting & Intégration Amérique du Nord
    • SBU Consulting & Intégration Europe de l'Ouest (Royaume-Uni, France, Espagne, Portugal)
    • SBU Consulting & Intégration Europe continentale & Asie Pacifique

Ces divisions opérationnelles (SBU) se décomposent en Business Unit (BU) à vocation régionale, thématique ou technologique (ERP, business intelligence ou informatique décisionnelle, Région Ouest, Région Rhône-Alpes...)
Les business units se structurant autour de skill centers (centre de services) destinée à la production et au développement des services informatiques commercialisés.

Présence internationaleModifier

Le groupe Capgemini est présent dans une trentaine de pays.
En 2015, les principaux marchés de Capgemini sont[26] :

Secteurs d'activitésModifier

Le portefeuille client est réparti en différentes divisions opérationnelles :

  • Secteur public : 30 % du CA
  • Energie et Utilities (environnement, eau...) : 15 % du CA
  • Banque, Finance et Assurances : 15 % du CA
  • Industrie, Commerce et Distribution : 30 % du CA
  • Télécommunications, Médias et Entertainment : 10 % du CA (notamment avec sa filiale Capgemini Télecom Média Défense)

Organisation de l'entrepriseModifier

Direction de l'entrepriseModifier

Le groupe est dirigé par Paul Hermelin, président-directeur général. Il est assisté de deux Directeur généraux délégués, Aiman Ezzat et Tierry Delaporte et six directeurs généraux adjoints. Ils forment le comité de direction générale du groupe (Group Executive Board).

  • Jean-Philippe Bol : chargé des la Business Line Cloud Infrastructure services
  • Anirban Bose : chargé de la Strategic Business Unit Financial services
  • Carole Ferrand : chargé des Finances
  • Hubert Giraud : chargé des Ressources humaines et de la transformation.
  • Patrick Nicolet : chargé des la Technologie
  • Olivier Sevillia : chargé de la Strategic Business Unit Europe

Conseil d'administrationModifier

Données financières et boursièresModifier

Données financières en millions d’euros (sauf résultat par action et dividende-EUR)
Années 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Chiffre d'affaires (M. Eur) 5 750 6 235 6 954 7 700 8 703 8 710 8 371 8 697 9 693 10 264 10 100 10 600 11 915 12 539
Résultat net part groupe (M. Eur) -197 -359 +141 +293 +440 +453 +178 +280 +404 +370 +442 +580 +1 124 +921
Fonds propres (M. Eur) 3 350 2 788 2 992 3 697 3 851 3 939 4 213 4 314
Dettes financières (M. Eur) 202 768 1 145 1 160 1 059 1 032 1 328 1 306
Résultat par action(Eur) a b c 2,03 3,03 3,09 1,16 1,80 2,59 i 6,33 5,25
Dividende par action(Eur) a b c 0,70 1,00 1,00 0,80 1,00 1,00 1,00 1,35 1,55

Actionnaires principaux en 2007 : FMR LLC 7,08 %, Serge Kampf 3,80 %, Fidelity International Limited 2,92 %, Morgan Stanley 1,02 %, Paul Hermelin 0,10 %.

Notes et référencesModifier

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  3. http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPCAP
  4. a et b « Capgemini: bénéfice net 2017 en hausse de 11% à 820 mio EUR », sur zonebourse.com, (consulté le 1er novembre 2018)
  5. (en) « Le top 10 des ESN redevient la locomotive du marché des services IT en France ! », sur www.pac-online.com (consulté le 5 avril 2017)
  6. Lucie Ronfaut, « Capgemini se renforce aux États-Unis pour 4 milliards de dollars », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
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  13. Capgemini:T1 montre résistance à la crise-WestLB, sur advfn.com du 30 avril 2009, consulté le 12 janvier 2017
  14. L'Italie a besoin d'un engagement international fort, sur usinenouvelle.com du 10 novembre 2011, consulté le 12 janvier 2017
  15. Capgemini va lever 500 millions d'euros en obligations convertibles, sur capital.fr du 8 avril 2009, consulté le 12 janvier 2017
  16. Non trouvé le 12 janvier 2017, sur agefi.fr
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  21. Capgemini veut se renforcer en Amérique du Nord, Le Figaro, 10 avril 2017
  22. « Capgemini présente sa nouvelle identité de marque résolument tournée vers le futur », Capgemini France,‎ (lire en ligne)
  23. Actu du 02/09/2010 sur BFM radio
  24. « Sur fond de guerre des prix, Cap Gemini veut s’attaquer à sa pyramide des âges », Le Monde du 14 janvier 2012, page 13.
  25. Expérience client digitale : Capgemini lance une offre mondiale, Journal du Net, 11 février 2014
  26. Capgemini: 2015 Q1 Revenues Analyst Presentation
  27. Rapport annuel 2014, p. 62.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Liens externesModifier