La Découverte

maison d'édition française
(Redirigé depuis Éditions La Découverte)

Logo de la maison d'édition
Repères historiques
Création 1983
Dates clés 1998 (Intégrée en au groupe Havas)
Fondée par François Gèze
Fiche d’identité
Forme juridique Société par actions simplifiée
Statut Éditeur élément d'un groupe d'édition
Slogan « Des livres pour comprendre, des livres pour agir ! »
Siège social Paris (France)
Dirigée par Stéphanie Chevrier depuis le 04/04/2018
Spécialités Essais - Sciences humaines et sociales
Langues de publication Français
Diffuseurs Interforum
Société mère Éditis
Effectif 25 salariés (2020)
Site web www.editionsladecouverte.fr

Les Éditions La Découverte sont une maison d’édition de référence dans le champ des sciences humaines et sociales, née dans le sillage des éditions Maspero en 1983. Au fil des années, La Découverte s’est affirmée comme l’une des rares maisons de taille moyenne dans le domaine des sciences humaines et sociales[1].

HistoireModifier

C'est en 1983 que les Éditions La Découverte ont pris le relais des Éditions François Maspero (créées en 1959). En mai 1982, François Maspero décidait de quitter la maison qu'il avait fondée, après en avoir confié la direction à François Gèze, en lui demandant de poursuivre l'activité, mais en changeant de nom. Le nom choisi alors est « La Découverte », en référence à la collection de récits de voyages créée par François Maspero en 1979.

Si François Maspero n’a dès lors plus aucune relation avec les Éditions La Découverte, celles-ci ont hérité d’un fonds important, marqué par un fort engagement politique orienté à gauche. Plusieurs collections ont été reprises, notamment « Cahiers Libres » et « Textes à l’Appui » (créées en 1959) et « L’État du monde », l’annuel économique et géopolitique de référence (créé en 1981). Une large partie des ouvrages publiés du temps François Maspero continuent de vivre au sein du catalogue des éditions La Découverte en étant régulièrement réimprimés et réédités[2].

En 1993, La Découverte s’est rapprochée des Éditions Syros, avec lesquelles elle a fusionné en 1996.

En 1998, La Découverte a rejoint le groupe Havas (devenu Vivendi Universal Publishing début 2001, puis Editis en 2004).

En 2007, La Découverte a lancé Zones, dirigé par Grégoire Chamayou, un label centré sur la contre-culture et les diverses formes de résistance à l’oppression.

En 2008, a été reprise la marque Les Empêcheurs de penser en rond, dirigée par Philippe Pignarre.

En janvier 2014, Le P-DG de La Découverte, François Gèze, 65 ans, passe la main à Hugues Jallon, 43 ans, ancien directeur littéraire et directeur éditorial entre 1997 et 2010, avant de passer trois années à la direction éditoriale des sciences humaines et des documents aux Éditions du Seuil. François Gèze reste directeur de collection, tout en continuant d'assumer des responsabilités interprofessionnelles.

En 2015, La Découverte rachète Dominique Carré Éditeur, qui publie principalement des livres d’urbanisme et des beaux livres.

La même année, La Découverte lance avec Mediapart La Revue du crieur consacrée aux idées et à la culture.

En 2017, en coédition avec La Revue dessinée, est lancée l’Histoire dessinée de la France en 20 volumes, dirigée par Sylvain Venayre qui signe avec Étienne Davodeau le premier volume : La balade nationale.

En 2018, Stéphanie Chevrier, fondatrice et directrice des éditions Don Quichotte, reprend la direction de la maison[3].

Politique numériqueModifier

La Découverte s’est engagée très tôt dans une politique numérique ambitieuse, avec l’objectif, notamment, de donner une nouvelle vie aux livres de fonds.

Dès 1996, La Découverte s’est intéressée au potentiel du numérique en enregistrant tous les ouvrages de la collection « L’État du monde » sur des CD-ROM.

En 2005, La Découverte est à l'initiative du lancement de Cairn.info, portail de référence pour les publications de sciences humaines, avec trois autres maisons d’édition, Belin, De Boeck et Érès[4],[5]. Sur Cairn, La Découverte rend disponible 11 revues, l’ensemble des titres de la collection Repères et plus de 700 ouvrages de sciences humaines et sociales[6]. Le portail Cairn rencontre un véritable succès avec une présence dans plus de 1000 bibliothèques universitaires abonnées dans plus de 60 pays et désormais plus de 50 millions de visites annuelles. Depuis 2014, Cairn a développé Cairn international, un site dédié spécifiquement aux lecteurs non-francophones pour donner plus de visibilité aux revues de langue française[5].

La Découverte s’est aussi engagée à proposer les ouvrages publiés chez Zones (hors traduction) en format Lyber.

Depuis 2010, tous les nouveautés de La Découverte paraissent simultanément en papier et en numérique, à l’exception des beaux livres. Le catalogue compte aujourd’hui plus de 1000 titres proposés en format ePub chez les libraires en ligne.

CatalogueModifier

« Des livres pour comprendre, des livres pour agir » : Les Éditions La Découverte s’attachent à informer et à former des esprits critiques en donnant accès aux réflexions des chercheurs, journalistes et autres acteurs de terrain. Il s’agit de leur offrir un espace pour prendre position et analyser les grandes questions de notre société.

Les Éditions La Découverte   explorent divers genres éditoriaux dans leur catalogue : des essais et documents, des enquêtes, des livres de poche et des revues mais aussi des bandes dessinées et des beaux livres.

CollectionsModifier

« Cahiers libres » est la première collection des éditions Maspero. François Maspero citait, pour décrire cette collection, une phrase de Charles Péguy : « ces cahiers auront contre eux les salauds de tous les partis ». Inaugurée en 1959, la collection fut marquée par le contexte historique de la guerre d’Algérie. À ses débuts, la collection est rapidement confrontée à la censure du pouvoir gaulliste, avec une interdiction des livres de Frantz Fanon notamment. Aujourd’hui, la collection « Cahiers Libres » continue d’accueillir des  essais d’intervention, de réflexion, d’analyse et d’investigation journalistique ainsi que des témoignages. L’objectif de cette collection est de contribuer activement aux débats d’idée à propos des grands problèmes politiques, économiques et sociaux de notre époque. Depuis 2014, La Découverte publie également des « Petits cahiers libres », collection inaugurée avec un ouvrage d’Edwy Plenel, Pour les musulmans.

Autre héritage des éditions Maspero, l’annuel économique et géopolitique de référence « L’état du monde » est publié annuellement depuis 1981. Chaque volume se focalise sur un thème central et structurant de l’actualité internationale.

En 1983, La Découverte lance la collection Repères[7], devenue une collection de référence en sciences économiques et sociales. Créée par Olivier Pastré et Michel Freyssenet, elle fut dirigée par Jean-Paul Piriou de 1987 à 2004, succédé alors par Pascal Combemale. Cette collection a vocation à proposer aux étudiants, aux enseignants mais aussi à des publics plus larges, des ouvrages inédits en poche (plus de 750 titres parus en 2020), rédigés par des spécialistes sur les grandes questions économiques et sociales du monde contemporain. La collection fonctionne comme une revue scientifique : la publication de chaque ouvrage est encadrée par un comité scientifique et plusieurs rapporteurs.

Depuis 1996, La Découverte réédite régulièrement des ouvrages en poche, dans un souci d’accessibilité et de pérennité du fonds. La collection La Découverte/Poche compte plus de 500 titres en 2020. Cette collection de poches accueille également des titres parus initialement chez d’autres éditeurs, tels que Les aventures de la marchandise et Guy Debord d’Anselm Jappe, Retour sur la condition ouvrière de Stéphane Beaud et Michel Pialoux ou encore De la postcolonie d’Achille Mbembe.

Dans le domaine des sciences humaines et sociales, La Découverte a lancé plusieurs collections dans lesquelles sont publiés des ouvrages de pensée destinés à faire date dans leur discipline, dans le sillage des « Textes à l’appui » publiés par François Maspero.

  • La collection « Recherches », créée en 1994, a pour vocation d’accueillir des publications issues de la « recherche de pointe » en sciences sociales.
  • La collection « Laboratoire des sciences sociales », dirigée par Bernard Lahire. Créée en 2002, elle propose des ouvrages caractérisés par leur haut degré de réflexivité et par l’inventivité de la démarche théorique et méthodologique mise en oeuvre.
  • La collection « Théorie critique » lancée en 2008 et dirigée par Olivier Voirol. Y sont publiés des ouvrages d’auteurs contemporains allemands et français s’inscrivant dans l’héritage intellectuel de la Théorie critique, ainsi que des publications majeures d’auteurs plus classiques.
  • La collection « Écritures de l’Histoire » dirigée par Christian Delacroix, François Dosse et Patrick Garcia. Créée en 2013, cette collection d’historiographie interroge l’écriture de l’histoire en tant que pratique disciplinaire mais aussi les usages publiques de l’histoire vue comme un champ de bataille.
  • La collection « L’Horizon des possibles », lancée en 2014, vise à ouvrir à de nouvelles perspectives. Dirigée par Laurent Jeanpierre et Christian Laval, elle défend une forme de critique sociale où s’articulent théories, observations et enquêtes ; où doctrines, disciplines et traditions de pensée ne sont pas séparées et où la réalité est étudiée du point de vue de ses possibilités.
  • La collection « Culture Sonore », créée en 2015, co-éditée avec la Philharmonie de Paris et consacrée à la musique et au son. Au croisement de l’histoire, la sociologie, l’esthétique, l’acoustique et la musicologie, avec pour objectif de proposer des écrits qui montrent comment le champ social est construit par le son et l’écoute aussi bien qu’il l’est par l’écriture et le discours.
  • La collection « L’envers des faits » créée en 2015 et dirigée par Paul Pasquali et Fabien Truong. Cette collection propose des enquêtes originales fondées sur des données ethnographiques, statistiques ou archivistiques qui à distance de l’essayisme et de l’académisme, allient combativité, imagination et vigilance sociologiques.
  • La collection « À la source », dirigée par Clémentine Vidal-Naquet. Cette collection créée en 2019 accueille des ouvrages d’historien.ne.s qui reviennent à des sources discordantes, trop souvent tues ou négligées et en font le point de départ autant que le point de mire d’une expérience d’écriture qui, tout en obéissant scrupuleusement aux canons de la méthode historique, accepte de s’affranchir des cadres narratifs ordinaires pour atteindre une approche sensible du passé. Cette collection a été inaugurée par l’ouvrage Vies oubliées d’Arlette Farge.
  • La collection « Histoire-Monde », créée en 2020 et dirigée par Pierre Singaravélou. Les livres qui y sont publiés examinent la manière dont chaque objet, chaque théorie, chaque lieu et chaque groupe social a été travaillé ou non par la mondialisation.

Depuis 2019, La Découverte publie en partenariat avec le média A.O.C [Analyse. Opinion. Critique. ] les « Cahiers AOC », regroupant plusieurs textes publiés par des personnalités issues des domaines universitaire, intellectuel, artistique et journalistique autour d’une même thématique. Le premier regroupait des contributions autour de la crise des Gilets Jaunes et le second rassemblait des textes engagés autour du sujet de l’école.

La Découverte publie également une collection de bandes dessinées intitulée « Histoire dessinée de la France ». En association avec La Revue Dessinée, ce projet a pour vocation de présenter un nouveau visage de l’histoire de France, à distance du « grand roman » national, en associant les meilleurs historiens français aux plus talentueux auteurs de bande dessinée. Chaque volume est réalisé par un tandem historien-dessinateur et présente une période de l’histoire de la France. D’autres ouvrages de bandes dessinées font partie du catalogue de La Découverte, tels que La septième arme de David Servenay et Franck Raynal, Le syndrome de l’imposteur de Claire Le Men, Un chant d’amour de Alain Gresh et Hélène Aldeguer et Les Carnets de Guerre de Louis Barthas, adapté par Fredman.

La Découverte s’est également spécialisée dans la conception et la réalisation de grands ouvrages collectifs tels que Sexe, Race & Colonie, le Manuel indocile de sciences sociales, L’encyclopédie critique du genre, l’Histoire de l’Algérie à la période coloniale, l’Histoire des mouvements sociaux, Une histoire des civilisations en coédition avec l’INRAP, et bien d’autres.

RevuesModifier

La Découverte publie plusieurs revues dans le champ des sciences humaines et sociales. Depuis 2001, les articles de ces revues sont accessibles en ligne sur le portail cairn.info ; en accès réservé aux abonné.e.s pour les numéros des trois dernières années, en accès libre pour les numéros de plus de 3 ans.

  • Le Mouvement Social : créé en 1971 par Jean Maitron, ce trimestriel propose des articles relatifs à l’histoire économique, sociale et culturelle du monde contemporain (XIXe – XXIe siècle).
  • Hérodote : créée en 1976 par Yves Lacoste et aujourd’hui dirigée par Béatrice Giblin, la Revue Hérodote est un trimestriel spécialisé en géopolitique.
  • Revue du MAUSS : fondée en 1981 par Alain Caillé, aujourd’hui co-dirigée avec Philippe Chanial, la Revue du MAUSS (acronyme de Mouvement Anti-Utilitariste dans les Sciences Sociales) est un trimestriel pluridisciplinaire, à l’intersection des sciences sociales, du politique et de l’histoire.
  • Réseaux. Communication – Technologie – Société : créée en 1982 par Patrice Flichy et Paul Beaud, cette revue s’inscrit dans le champ de la communication, avec un intérêt particulier pour les télécommunications.
  • Mouvements : lancée en 1998 par Gilbert Wasserman, cette revue se veut être un espace d’information critique rassemblant des enquêtes sociales, des travaux théoriques et d’interpellation politique.
  • Travail, genre et sociétés : créée en 1999 par le groupement de recherche « Mage » (Marché du travail et genre en Europe), cette revue pluridisciplinaire et européenne confronte des points de vue de chercheurs sur les inégalités entre femmes et hommes au travail et plus largement, dans la société.
  • Regards croisés sur l’économie : lancée en 2007, elle livre tous les six mois une synthèse organisée autour d’un dossier économique contemporain.
  • Revue française de socio-économie : lancé en 2008, ce semestriel dirigé par Florence Jany-Catrice se situe au carrefour des sciences sociales et de l’économie.
  • La Revue du crieur : fruit d’un partenariat entre La Découverte et Mediapart, la Revue du crieur a été créée en 2015 avec l’ambition d’incarner un journalisme d’idées pour analyser de manière inédite le monde de la culture, des savoirs et des idées dans toute leur diversité. Le nom de cette revue fait écho à la figure du crieur, symbole commun de La Découverte et de Mediapart.
  • Revue Délibérée : inaugurée en 2017 et animée par le Syndicat de la Magistrature, cette revue apporte un regard critique sur la justice et interroge la fonction de la justice dans notre société.

AuteursModifier

Plusieurs ouvrages du catalogue de La Découverte ont marqué leur temps et la discipline à laquelle ils ont contribué. Le catalogue de La Découverte a contribué à explorer de nouvelles voies dans diverses disciplines : sociologie (Bernard Lahire, Stéphane Beaud,  Nicolas Jounin, Mike Davis…), philosophie (Étienne Balibar, Serge Audier, Miguel Benasayag, Gérard Mendel, Yves Citton, Pierre Dardot et Christian Laval…), sociologie et histoire des sciences (Bruno Latour, Isabelle Stengers…), sciences de la communication (Philippe Breton, Patrice Flichy, Pierre Lévy, Armand Mattelart…), histoire ancienne (Pierre Vidal-Naquet, Geoffrey E. R. Lloyd…), histoire contemporaine (Pascal Blanchard et les chercheurs de l’Achac, François Dosse, François Cusset, Philippe Artières,  Enzo Traverso, François Jarrige, Michelle Zancarini-Fournel...), économie (Robert Boyer, Alain Lipietz, Pierre Salama, etc.), sciences politiques (Yves Sintomer, Achille Mbembe, Nancy Fraser, James C. Scott…), études de genre (Elsa Dorlin, Éric Fassin, Judith Butler...) et géopolitique (Georges Corm, Yves Lacoste, Béatrice Giblin et la revue Hérodote), Théorie critique (Axel Honneth, Hartmut Rosa), notamment.

Grands thèmesModifier

La Découverte a publié de nombreux livres dans le champ des études coloniales et postcoloniales[8], tels que La Gangrène et l’oubli de Benjamin Stora (1991), La Sale Guerre de Habib Souaïdïa (2001), Zoos humains et exhibitions coloniales (2002), Françalgérie de Lounis Aggoun et Jean-Baptiste Rivoire (2004), Le Trauma colonial de Karima Lazali (2018) mais aussi les ouvrages de Frantz Fanon, tels que Les damnés de la Terre et ceux de l’historien Pierre Vidal-Naquet, notamment sur la guerre d’Algérie, comme Les crimes de l’armée française (2006). Au sujet de l’immigration, peuvent être cités des ouvrages engagés tels que Tête de Turc de Günter Wallraff (1986) et La France des Belhoumi de Stéphane Beaud (2018).

Sur le monde arabe, La Découverte compte dans son catalogue des ouvrages comme Les Arabes, leur destin et le nôtre de Jean-Pierre Filiu (2015) ainsi que Notre ami Ben Ali de Jean-Pierre Tuquoi et Nicolas Beau (1999) et sur  le Proche-Orient spécifiquement, La grande guerre pour la civilisation de Robert Fisk (2005) et Orient-Occident, la fracture imaginaire de Georges Corm (2002).

La question des luttes et des inégalités sociales est aussi bien présente dans le catalogue des Éditions La Découverte, avec des titres tels que La France invisible, sous la direction de Stéphane Beaud, Joseph Confavreux et Jade Lindgaard (2005), La caste de Laurent Mauduit  ou les ouvrages de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon sur la question des élites, ou plus récemment, des ouvrages publiés en réaction au mouvement des Gilets Jaunes comme In Girum de Laurent Jeanpierre.

Le travail est aussi une thématique récurrente dans le catalogue de la maison, avec des contributions majeures comme La fin du travail de Jérémy Rifkin (1996), Les illusions du management de Jean-Pierre Le Goff (1996), Histoire secrète du patronat (2009) ou L’éloge du carburateur de Matthew B. Crawford (2010).

Plusieurs ouvrages fondateurs dans le champ des études de genre et du féminisme, issus de la littérature française ou étrangère, ont été publiés par La Découverte, tels que Trouble dans le genre de Judith Butler (2005), Beauté fatale (2012) et Sorcières (2018) de Mona Chollet ou plus récemment Le genre du capital des sociologues Céline Bessière et Sibylle Gollac. Plusieurs contributions à la réflexion sur l’intersectionnalité peuvent être également citées, comme La matrice de la race d’Elsa Dorlin ou Les couleurs de la masculinité de Mara Viveros Vigoya dans la collection « Genre et sexualité » dirigée par Elsa Dorlin et Eric Fassin.

Le catalogue de La Découverte compte aussi de nombreuses contributions dans le champ de l'écologie, avec des titres phares comme Le Monde n'est pas une marchandise de José Bové et François Dufour (2000) ou Le Monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin (2008) mais également des auteurs tels que Bruno Latour, Deborah Bird Rose, Isabelle Stengers, Emilie Hache ou Pierre Charbonnier, régulièrement présentés comme des nouvelles voix de l'écologie.

La Découverte a aussi publié d’importants ouvrages dans le domaine de la psychologie, comme Le Harcèlement moral de Marie-France Hirigoyen (1998) et Les mots sont des fenêtres de Marshall B. Rosenberg (1999). Dans la discipline des sciences de l’information et de la communication, La Découverte a publié des ouvrages comme L’utopie de la communication de Philippe Breton et Storytelling Christian Salmon (en 2007).

Le sport est aussi un sujet présent dans le catalogue de La Découverte, avec notamment Une histoire populaire du football de Mickaël Correia (2018), vendu à plus de 10 000 exemplaires.

LabelsModifier

ZonesModifier

En 2007, La Découverte a lancé le label Zones. Le catalogue de Zones a pour fil conducteur la résistance à l’oppression ; les publications de Zones mettent en lumière des contres-cultures, des nouvelles formes d’activisme, des théories critiques et donnent à lire une nouvelle gauche de combat. Il s’agit principalement d’ouvrages d’intervention critique,  des textes d’introduction militants, des récits de luttes mais aussi des rééditions de classiques tels que Propaganda d’Edward Bernays.

Par ailleurs, Zones donne accès intégralement et gratuitement à la plupart de ses titres sur le principe du Lyber, inauguré en France par les Éditions de l’Éclat.

Le catalogue de Zones comprend des titres tels que Le Président des riches de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon (2010), vendu à près de 120 000 exemplaires en dix ans et Sorcières de Mona Chollet (2018) régulièrement présenté comme un des livres féministes les plus marquants depuis Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir et vendu à plus de 192 000 exemplaires[9] en dix-huit mois.

Dominique Carré EditeurModifier

Les éditions Dominique Carré ont été lancées en 1989 et sont depuis 2015 une marque des éditions La Découverte. Les éditions Dominique Carré éditent principalement des livres illustrés à caractère scientifique, touchant à l’urbanisme et à l’architecture, au paysage et à l’environnement, à l’archéologie et à la photographie, dont les ouvrages d’Alex MacLean (en).

Les Empêcheurs de penser en rondModifier

Les Empêcheurs de penser en rond sont une collection de livres créée en 1989 à l’initiative de Philippe Pignarre et Isabelle Stengers, dans le cadre d’un mécénat du groupe pharmaceutique Synthélabo qui s’engageait alors à respecter totalement leur liberté éditoriale. En 2000, suite au rachat de Synthélabo par Sanofi, Les Empêcheurs de penser en rond ont rejoint le groupe Le Seuil. Huit ans plus tard, après plusieurs désaccords éditoriaux, Les Empêcheurs de penser en rond sont devenus une marque de La Découverte.

Le premier titre publié, L’hypnose, blessure narcissique d’Isabelle Stengers et Léon Chertok marque la volonté de la maison d’édition de se placer au carrefour de la philosophie, de la sociologie et des sciences du vivant. Les Empêcheurs de penser en rond publient aujourd’hui des auteurs tels que Isabelle Stengers, Bruno Latour, Vinciane Despret, Anna Tsing ou encore Emilie Hache.

Notes et référencesModifier

  1. «Trente ans de crise des sciences humaines», sur Libération.fr, (consulté le 10 avril 2020)
  2. « Coureur de fonds », sur Livres Hebdo (consulté le 10 avril 2020)
  3. « Edition : Stéphanie Chevrier remplace Hugues Jallon à La Découverte », sur Bibliobs (consulté le 10 avril 2020)
  4. « Cairn : un portail de référence en sciences humaines et sociales | Lettres Numériques » (consulté le 16 avril 2020)
  5. a et b « Trophées de l'édition 2019, succès international : la propagation des idées avec Cairn.info », sur Livres Hebdo (consulté le 16 avril 2020)
  6. « Publications de La Découverte sur Cairn.info »
  7. REPÈRES
  8. « La Découverte, le témoignage et la vérité. A l'occasion de La Comédie du livre », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 10 avril 2020)
  9. « Le deuxième sexe et le féminisme. Pointer la domination masculine - Ép. 3/4 - Livres cultes pour lecteurs rebelles », sur France Culture (consulté le 10 avril 2020)

Liens externesModifier