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Opération Artimon
Description de cette image, également commentée ci-après
La frégate française Jean de Vienne, un des bâtiments ayant participé à l'opération.
Informations générales
Date 1990 - 1994
Lieu Golfe Persique et golfe d'Oman
Casus belli Contrôle des navires dans le cadre de l'embargo contre l'Irak
Issue Réussite de l'opération
Belligérants
Drapeau : France Marine nationale françaiseDrapeau de l'Irak Irak
Forces en présence
Drapeau : France Armée de terre, Marine nationaleinconnues

Guerre du Golfe

Batailles

Invasion irakienne du Koweït :
Intervention des forces de la Coalition :
Incidents après le cessez-le-feu :

L’opération Artimon est le nom donné à la participation de la Marine nationale française, dans les missions de contrôle des navires suite aux sanctions économiques infligées à l'Irak par la résolution 661 de l'ONU.

Contexte historiqueModifier

Articles détaillés : Invasion du Koweït et Guerre du Golfe.

En 1990, l'Irak accuse officiellement le Koweït d'avoir volé du pétrole irakien par forage oblique, bien que certaines sources irakiennes indiquent que la décision de Saddam Hussein d'attaquer le Koweït avait été mise au point de nombreux mois avant l'invasion[1]. Plusieurs raisons officieuses ont été avancées afin de justifier l'invasion irakienne : l'incapacité de l'Irak à rembourser les 80 milliards de dollars qui avaient été empruntés au Koweït pour financer la guerre Iran-Irak et la surproduction koweïtienne de pétrole qui a provoqué des baisses de revenus pour l'Irak[2].

Le Koweït est envahi du 2 au 4 août par l'armée irakienne. Le , le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 660 condamnant l'invasion irakienne du Koweït et exigeant que l'Irak retire inconditionnellement toutes les forces déployées au Koweït, mais en vain[3].

CompositionModifier

Dès l'invasion du Koweit par les troupes de Saddam Hussein, la France monte l'opération Salamandre.

Les forces françaises employées dans le cadre du contrôle de l'embargo sont intégrées dans celles de l'UEO (Union de l'Europe Occidentale) et réparties dans les trois missions Artimon :

  • Artimon Est pour la surveillance du Détroit d'Ormuz entre le Golfe Persique et le Golfe d'Oman et qui reprend l'ancienne mission Ariane en cours au moment de la guerre Iran-Irak ;
  • Artimon Ouest contrôle le Détroit de Tiran à la sortie du Golfe d'Aqaba ;
  • Artimon Sud contrôle le Détroit de Bab el Mandeb au débouché de la Mer Rouge.

Dès le 6 août, cinq bâtiments sont affectés aux missions Artimon, dont les avisos Commandant Bory, Commandant Ducuing et Protet basés à Djibouti. Le 2 août, la frégate Dupleix quitte Toulon suivie le 8 août par la frégate Montcalm, accompagnées du pétrolier ravitailleur Durance. En octobre 1990, ces bâtiments sont renforcés par la frégate La Motte Picquet et l'escorteur d'escadre Du Chayla.

Le 5 décembre 1990, la frégate Jean de Vienne et l'aviso Premier-Maître L'Her appareillent pour le golfe arabo-persique. Le Jean de Vienne rejoint à Dubai le La Motte Picquet pour le remplacer. Le Jean de Vienne est engagé dans cette guerre aux côtés des alliées pendant toute la durée du conflit (15 janvier au 28 février 1991). C'est le seul bâtiment de la Marine nationale à avoir été engagé dans les forces de surface sous commandement et contrôle opérationnels des américains. Après près de 2 mois sans escale, le Jean de Vienne est relevé par le Latouche Tréville début mars 1991. Le Jean de Vienne rejoint la mer rouge pour participer à la mission Artimon et rentre à Toulon mi-avril 1991. Début février, la frégate Latouche Tréville remplace La Motte Picquet qui rentre à Brest en mars 1991[4].

Notes et référencesModifier