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Bataille de Hafar Al-Batin
Description de cette image, également commentée ci-après
Canon antichar T-12 de conception soviétique, principale arme utilisée par les Irakiens durant la bataille.
Informations générales
Date 15 -
Lieu Hafar Al-Batin, Arabie saoudite et sud de l'Irak
Issue Victoire irakienne
Succès de l'opération américaine de déception
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-UnisFlag of Iraq (1991–2004).svg Irak
Commandants
Frederick M. FranksYaiyd Khalel Zaki
Forces en présence
inconnuesinconnues
Pertes
3 morts
9 blessés
1 blindé M113 détruit
1 blindé M2 Bradley détruit
1 blindé M2 Bradley endommagé
1 char M1A1 Abrams endommagé
morts et blessés inconnus
7 prisonniers
5 chars détruits
20 pièces d'artillerie détruites

Guerre du Golfe

Batailles

Invasion irakienne du Koweït :
Intervention des forces de la Coalition :
Incidents après le cessez-le-feu :
Coordonnées 28° 26′ 03″ nord, 45° 57′ 09″ est

Géolocalisation sur la carte : Arabie saoudite

(Voir situation sur carte : Arabie saoudite)
Bataille de Hafar Al-Batin

La bataille de Hafar Al-Batin est livrée du 15 au pendant la guerre du Golfe. L'engagement visait à faire croire aux Irakiens que l'attaque des forces de la Coalition se produirait à Hafar Al-Batin, route d'invasion naturelle de l'Irak alors que le gros de l'attaque du VIIe Corps américain se fera en réalité plus à l'ouest.

Déroulement de la batailleModifier

Elle débute le 15 février avec le déclenchement de l'opération Berm Buster, les Américains détruisent les obstacles irakiens situés sur la frontière avec le Koweït. Les obusiers de 155 mm du 82e régiment d'artillerie de campagne américain font feu sur les Irakiens, qui ripostent par des tirs sporadiques de mortiers.

Le 16 février à 1 h 00 du matin, l'artillerie américaine parvient à toucher des radars irakiens, c'est l'opération Red Storm. Une fois la cible détruite, les forces au sol se retirent et les hélicoptères d'attaque AH-64 Apache de l'United States Air Force engagent l'ennemi.

Le 18 février dans la matinée, une Task Force de la 1re division de cavalerie américaine comprenant deux compagnies de M1A1 Abrams, deux compagnies de M2 Bradley et une compagnie antichar M901 montent à l'assaut soutenus par l'artillerie. Les Irakiens mènent une politique de la terre brûlée afin d'entraver leur progression. C'est l'opération Knight Strike.

À midi le 20 février, un peloton d'éclaireurs américains engage le combat avec l'ennemi, 7 soldats irakiens se rendent. Peu de temps avant l'escarmouche, un M163 Vulcan est détruit par un obus de 100 mm irakien. La bataille continue de faire rage, les Américains pilonnent les positions ennemis et font appel à un soutien de A-10 Thunderbolt II. Finalement, les Américains se retirent. Un M1A1 Abrams est détruit par des tirs irakiens pendant la retraite. 3 soldats américains sont également tués et 9 autres blessés pendant l'escarmouche.

Les défenseurs irakiens ont quant à eux perdu 5 chars et 20 pièces d'artillerie. Si l'opération fut critiquée car menée pendant la lumière du jour, elle a en revanche convaincu les Irakiens que le gros de l'attaque principale de la Coalition se ferait dans ce secteur.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • (en) Rick Atkinson : Crusade, The untold story of the Persian Gulf War. Houghton Mifflin Company, 1993. (ISBN 0-395-71083-9).
  • (en) Hans Halberstadt, Desert Storm Ground War. Osceola, WI, Motorbooks International, 1991. (ISBN 0-87938-561-8).
  • (en) Charles Jaco : The complete idiot's guide to the Gulf War. Alpha Books, 2002. (ISBN 0-02-864324-0).
  • (en) Richard Lowry : The Gulf War Chronicles: A Military History of the First War with Iraq. iUniverse, 2003. (ISBN 0-595-29669-6).