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Muzillac

commune française du département du Morbihan

Muzillac
Muzillac
L'étang de Pen Mur.
Blason de Muzillac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Muzillac (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Arc Sud Bretagne (siège)
Maire
Mandat
Joseph Brohan
2014-2020
Code postal 56190
Code commune 56143
Démographie
Gentilé Muzillacais
Population
municipale
4 999 hab. (2016 en augmentation de 6,2 % par rapport à 2011)
Densité 127 hab./km2
Population
aire urbaine
14 875 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 14″ nord, 2° 28′ 50″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 65 m
Superficie 39,5 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.muzillac.fr/

Muzillac [myzijak] est une commune française, située dans le département du Morbihan en Région Bretagne. Elle fait également partie des 12 communes de l'intercommunalité Arc Sud Bretagne et de l'arrondissement de Vannes. Elle a obtenu le label Village étape en 2016.

Sommaire

GéographieModifier

En 2004, la commune de Muzillac regroupe 4 200 habitants. Elle est située à 30 km de Vannes (gare, hôpital, lycées, université), à 90 km de Nantes (aéroport). Située en Bretagne Sud, Muzillac bénéficie d’un climat océanique : ensoleillé et à faible pluviométrie, doux l’hiver et tempéré l’été. Les animations sont nombreuses grâce à la commission culturelle, aux 53 associations et à l’union des commerçants.

ToponymieModifier

Attesté en sous la forme latine Musiliacum en 1120[1], Musilac en 1250.

Muzilheg en breton.

HistoireModifier

PréhistoireModifier

  • - 300 000 ans : les outils taillés, retrouvés dans les falaises de Cromenac’h (Ambon), sont les plus anciennes traces d’humains dans la région.
  • - 5000 à - 2000 : des hommes dressent des dolmens et chassent avec des haches en pierre polie.
  • - 1700 : des tumuli sont construits comme tombeaux. Celui situé entre Bourg Pol et Pen Mur existe jusqu’en 1840.

AntiquitéModifier

  • - 400 : des Celtes, les Vénètes occupent la région entre la Laïta et la Vilaine.
  • 56 av. J.-C. : les Vénètes sont vaincus par Jules César en face de Rhuys.
  • 200 : une voie romaine passant par Lannac’h, Brehoty et Kerlann relie Portus Nammetum (Nantes) à Darioritum (Vannes).
  • 450 à 650 : des Celtes arrivent d’outre-Manche avec leurs coutumes et leur langue qui deviendra le breton.

Moyen ÂgeModifier

Époque moderneModifier

  • 1678 : des Ursulines arrivent à Muzillac pour y créer un couvent et éduquer les jeunes filles.

Révolution françaiseModifier

  • 1790 : Muzillac devient commune et chef-lieu de canton, Bourg Paul reste la paroisse.
  • 1792 : les Ursulines sont chassées et leurs biens sont vendus aux enchères.

Le XIXe siècleModifier

 
Remède de bonne femme (photographie prise par Charles Géniaux à Muzillac vers 1890).
  • : La bataille de Pen Mur : Entre la grée éponyme et Pénescluz, s'affrontèrent les bonapartistes et la petite chouannerie. Cette dernière attend un débarquement d'armes par les Britanniques. Alertés, les Impériaux, au nombre de 570 et commandés par le général Rousseau, sortent de Vannes et attaquent les chouans à Muzillac où ils s'étaient mis sous le commandement du général Louis de Sol de Grisolles. L'affrontement tourne à l'avantage des chouans dans cette bataille où ils sont menés sur le terrain par Rohu et Joseph de Cadoudal et où se distinguent les écoliers du collège Saint-Yves de Vannes (au nombre de 400 et ayant rejoint l'armée catholique et royale de Bretagne) qui repoussent ainsi les troupes impériales.
  • 1835 : construction d’une mairie-école (actuel Office du Tourisme), avec les pierres d’une ancienne caserne de douanes, située route de Vannes.
  • 1842 : construction d’une chapelle Saint-Julien (actuelle salle Adélaïde).
  • Fin XIXe siècle : la langue bretonne ne semble plus utilisée à Muzillac.

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Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

  • 1900 : construction d’une maison bourgeoise qui deviendra hôtel de ville et bientôt Espace Mauduit.
  • 1903 : Muzillac est desservie par une ligne de chemin de fer. Elle sera désaffectée en 1947. Le bâtiment de la gare est devenu un logement social et la voie, un chemin de randonnée pédestre.

La Première Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Muzillac porte les noms de 121 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[2].

Un soldat originaire de Muzillac, Élie Lescop[3], du 336e régiment d'infanterie, fut fusillé pour l'exemple le à Châlons-sur-Marne (Marne) pour « abandon de poste devant l'ennemi par mutilation volontaire » par décision du conseil de guerre de la 4e armée[4].

L'Entre-deux-guerresModifier

  • 1929 : le clocher de l’église de Bourg-Paul est incendié par la foudre. Elle sera démolie et remplacée par l’église Sainte-Thérèse, plus proche de Muzillac.
  • 1931 : René Bazin fait paraître son roman Magnificat dont l’action se déroule en majeure partie autour de Muzillac.

La Seconde Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Muzillac porte les noms de 14 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[2].

L'après-Seconde-Guerre-mondialeModifier

Un soldat originaire de Muzillac, Raymond Rival, est décédé en 1946 pendant la guerre d'Indochine.

  • 1987 : après l'achat par la municipalité en 1970, le moulin à papier de Pen Mur est aménagé.
  • 1990 : ouverture du Centre d’Animation du Vieux Couvent.

Le XXIe siècleModifier

  • Été 2002 : création d'un spectacle « son et lumière » regroupant plus de cent-cinquante acteurs et figurants et faisant revivre la Bataille de Pen Mur. Cette reconstitution est reconduite, depuis, chaque année[5].
  •  : jumelage officiel avec la ville de Sheringham (Norfolk, Angleterre).

LangueModifier

La langue bretonne a été parlée jusqu'au milieu du XIXe siècle, nous ne connaissons de la variété locale du breton haut-vannetais parlé dans cette commune que ce que nous apprend la lettre qu'écrivit François Guiot, recteur de Bourgpaul, à sa servante Françoise Milles le 14 mars 1793, et conservée aux archives départementales du Morbihan.

Une filière catholique bilingue français-breton est créée en 2011.

À la rentrée 2017, 53 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 10,6 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[6].

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 5 juillet 2012.

BlasonnementModifier

Les armoiries de Muzillac se blasonnent ainsi :

De gueules, au léopard lionné d’hermine.
(Armes de la famille de Muzillac).

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
1891 1914 Urbain Mauduit Droite Propriétaire
Conseiller général (1899-1919)
1914 1932 Roger d'Andigné    
1932 1932 Guy d'Andigné    
1932 1935 Eugène Besse    
1935 1971 Raymond Le Duigou URD puis RI Conseiller général (1937-1940 puis 1945-1973)
1971 1983 Mme Le Failher    
1983 1989 Ernest Le Goff    
mars 1989 mars 2001 Claude Le Duigou    
mars 2001 En cours Joseph Brohan DVD Conseiller fiscal et juridique retraité
Conseiller général (1999-2015)
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2016, la commune comptait 4 999 habitants[Note 1], en augmentation de 6,2 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7911 6381 6742 0281 8912 1282 2362 4352 422
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 4212 3702 4022 3782 4262 4232 5282 5512 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5732 6352 5952 5032 5102 2542 2022 2512 043
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 1892 5162 9873 2283 4713 8054 2184 6444 944
2016 - - - - - - - -
4 999--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

  • Le Vieux Couvent : en mars 1678, l’évêché de Vannes accorde aux Ursulines de Ploërmel l’autorisation de fonder un couvent à Muzillac. Le 1er octobre 1792, l’envoyé de la République, François Le Batteux, émule de Carrier, chasse les religieuses qui sont envoyées à Vannes. Les bâtiments seront vendus comme biens nationaux. En 1982, il est racheté par la municipalité pour en faire un centre culturel qui sera ouvert en 1990.
  • Moulin à papier de Pen Mur.
  • Château de Séréac (privé).
  • Église Sainte-Thérèse.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Dans le cartulaire de Redon
  2. a et b Memorialgenweb.org - Muzillac : monument aux mots
  3. Élie Lescop, né en 1882 à Muzillac
  4. « 14-18. 51 fusillés bretons et toujours pas de réhabilitation, letelegramme.fr, 14 novembre 2014
  5. Ouest-France (Bretagne/Vannes), « Bicentenaire de la bataille de Pen-Mur à Muzillac », (consulté le 16 septembre 2015)
  6. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  7. Les maires de Muzillac sur francegenweb.org
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. « À fond le rafiot », Libération, 22 novembre 2011

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier