Montdauphin

commune française du département de Seine-et-Marne

Montdauphin
Montdauphin
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Intercommunalité CC des Deux Morin
Maire
Mandat
Philippe de Vestele
2020-2026
Code postal 77320
Code commune 77303
Démographie
Population
municipale
243 hab. (2018 en augmentation de 2,1 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 07″ nord, 3° 25′ 42″ est
Altitude Min. 102 m
Max. 197 m
Superficie 9,84 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Coulommiers
Législatives 4e circonscription de Seine-et-Marne
Localisation
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Montdauphin
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Montdauphin

Montdauphin est une commune française du département de Seine-et-Marne.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Ce village rural d'ancienne tradition agricole est situé dans la Brie champenoise, sur un plateau dominant la vallée du Petit Morin, à 28,4 kilomètres à l’est de Coulommiers[Carte 1]..

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

Réseau hydrographiqueModifier

 
Carte des réseaux hydrographique et routier de Montdauphin.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés :

  • la rivière le Petit Morin, long de 86,33 km[1], affluent de la Marne en rive gauche ;
    • le ru du Luart ou ru de Montolivet, 2,98 km[2], affluent du Petit Morin ;
  • le ru des Fontaines, 0,72 km[3],[Note 1] ;
  • le fossé 06 des Grèves, 1,10 km[4].

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 4,91 km[5].

Gestion des cours d'eauModifier

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[6].

La commune fait partie du SAGE « Petit et Grand Morin », approuvé le . Le territoire de ce SAGE comprend les bassins du Petit Morin (630 km2) et du Grand Morin (1 185 km2)[7]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin, qualifié de « structure porteuse »[8].

ClimatModifier

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 10,3 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 4,1 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 5 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 763 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : -5,9 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : -3,9 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes de Seine-et-Marne[9].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[10]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[9]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[11]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Melun - Villaroche , qui se trouve à 61 km à vol d'oiseau[12], où la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour 1981-2010[13] à 11,6 °C pour 1991-2020[14].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[15],[16],[17].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Montdauphin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[18],[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire regroupe 1 929 communes[21],[22].

Lieux-dits, écarts et quartiersModifier

La commune compte 117 lieux-dits administratifs[Note 5] répertoriés[23].

Montdauphin comprend, outre le village lui-même, les hameaux et lieux-dits des Boblins, du Bois-Guyot, du Bois-Retz, du Buisson, de Courtaye, de Fouchicourt, de Laulinoue, d'Ormoy-le-Bas, d'Ormoy-le-Haut et de Vaumartin.

Occupation des solsModifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,7% ), prairies (9,2% ), forêts (7,6% ), zones agricoles hétérogènes (6,4 %)[24].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[25],[26],[Carte 2]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 3].

PlanificationModifier

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision[27]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 4].

LogementModifier

En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 123 dont 97,5 % de maisons et 2,5 % d'appartements[Note 6].

Parmi ces logements, 76 % étaient des résidences principales, 17,4 % des résidences secondaires et 6,6 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 80,4 % contre 17,4 % de locataires et 2,2 % logés gratuitement[28].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Mons Dalphin vers 1230[29] ; Mont Saint Loup en 1793[30].

L'origine de cette appellation demeure inconnue ; elle n'a, semble-t-il, aucun lien avec la province historique du Dauphiné, rattachée au royaume de France en 1349, ni avec le titre de « Dauphin » donné après cette date au fils du roi de France. Il faut plutôt envisager qu'il s'agit du nom de l'un des premiers seigneurs du lieu.

HistoireModifier

La commune portant un nom rappelant la royauté prit celui de son saint patron en 1793 et s'appela Mont Saint loup[31].

Au XVIIe siècle, la paroisse relevait du prieuré de Saint-Martin-en-Ville. À la fin de ce siècle, on y mentionnait des terres appartenant à l'abbaye de Sézanne. À la même époque, étaient recensés divers lieux - un « Langis », le Boirets (Bois-Retz), le Bois Guyot et Courté (Courtaye) -, dépendant du château de Tigecourt, près de Montmirail. Cette seigneurie fut détenue au Moyen Âge par une famille noble de Tigecourt, mal connue, puis au début du XVIe siècle par Jean Balhan, noble marchand de Château-Thierry qui rebâtit le château (dont il ne subsiste aujourd'hui qu'une tour d'angle datant de la fin du XVIe siècle); elle passe ensuite par mariage à la famille de La Croix (branche des barons de Plancy et des vicomtes de Semoine, en Champagne) puis, toujours par mariage, aux Guénégaud, qui se distingue au milieu du XVIIe siècle, avant d'être acquise en 1685 par Louvois, déjà seigneur de Montmirail.

En 1771, Montdauphin était une paroisse relevant de l'archidiaconé et doyenné de Sézanne dans l'évêché de Troyes, le prieur de La Ferté-Gaucher étant collateur et décimateur[32]. Le seigneur était celui de Montmirail, un membre de la famille Le Tellier, descendant de Louvois. Pour la justice, Montdauphin était du ressort du Parlement de Paris et pour l'administration, du bailliage de Château-Thierry et de l'intendance de Châlons.

Le village semble avoir accueilli favorablement la Révolution française : le nom du village, rappelant trop l'héritier du trône de France, fut changé en « Mont-Pelletier », probablement du nom de l'aristocrate révolutionnaire Lepeletier de Saint-Fargeau. Selon d'autres sources, le village n'aurait en fait porté que le nom de « Mont Saint-Loup ». Par ailleurs, le curé de Montdauphin en 1791, l'abbé Lion, était acquis aux idées révolutionnaires et rédigea un Abrégé des merveilles de l'Assemblée nationale[33] grâce auquel il espérait être élu sur le siège épiscopal de Meaux afin de remplacer l'évêque Camille de Polignac, qui avait émigré ; il n'obtint cependant aucune voix[32]. Enfin, d'après une tradition locale rapportée par un instituteur du village à la fin du XIXe siècle, Édouard Bourgeoisat, les archives communales de l'Ancien Régime comprenant les titres féodaux auraient été dérobées par la population révoltée au château de Domart, demeure aujourd'hui détruite de la famille Lefebvre de Maurepas, et brûlées devant l'église de Montdauphin.

En 1814, les habitants purent observer du village la bataille de Montmirail-Marchais qui se déroulait sur le plateau de l'autre côté du Petit Morin. Il s'agit de l'une des dernières victoires de Napoléon Ier, qui y défit les armées russes et prussiennes dans le cadre de la Campagne de France.

Un premier instituteur s’installa à Montdauphin en 1822 et un local spécial fut affecté à l’instruction. Auparavant, pendant les mois d'hiver, un bonnetier dispensait chez lui des leçons aux enfants de la commune, contre quelques sous. En 1845, une mairie-école plus grande fut construite, ainsi qu’un logement pour l’instituteur.

Situé à l'écart des grands axes de communication, le village disposait jadis d'une gare, située en contrebas dans la vallée du Petit-Morin, sur la ligne de La-Ferté-sous-Jouarre à Montmirail, ouverte en 1889 et fermée en 1947 : le train mettait alors Montdauphin à vingt minutes de Montmirail et à deux heures « seulement » de la Ferté-sous-Jouarre. Une « rue de la Gare » garde le souvenir de cette époque. Un autocar de Paris à Montmirail prit le relais après la dernière guerre, avant de disparaître à son tour. Désormais, la commune n'est desservie que par des cars de ramassage scolaire.

L'électrification du village fut réalisée en 1933, les travaux ayant été financés en partie par la vente de l'ancienne école-mairie (une nouvelle mairie avec école attenante et logement pour l'instituteur fut édifiée en 1921). En 1934, la carriole à cheval chargée de la distribution du courrier disparut et fut remplacée par un circuit de poste automobile rurale. Le presbytère fut vendu en 1926, le village n'ayant plus de curé en résidence depuis la fin de la guerre : le dernier prêtre, qui desservait également la paroisse de Montolivet, fut mobilisé en 1914 comme aumônier et ne fut jamais remplacé. L'église fut dès lors desservie depuis Verdelot.

La mécanisation de l'agriculture a considérablement fait baisser le nombre d'habitants de la commune - quasiment de moitié entre 1911 et 1990. La tendance s'est inversée ces dernières années - permettant même le maintien d'une école maternelle dans le village.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifsModifier

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Meaux du département de la Seine-et-Marne.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Rebais[34]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électorauxModifier

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Coulommiers

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de Seine-et-Marne.

IntercommunalitéModifier

Montdauphin était membre de la communauté de communes de la Brie des Morin, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2010.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), cette intercommunalité a fusionné avec la petite Communauté de communes du Cœur de la Brie pour forùer, le , la communauté de communes des Deux Morin, dont est désormais membre la commune.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1992[35] M. Bony    
1992[35] mars 2001 Bernard Delorozoy    
mars 2001[35] En cours
(au 28 juillet 2020)
Philippe de Vestele   Agriculteur
Vice-président de la CC des Deux Morin (2020 → )
Réélu pour le mandat 2010-2026[36]

Équipements et servicesModifier

Eau et assainissementModifier

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [37],[38].

Assainissement des eaux uséesModifier

En 2020, la commune de Montdauphin ne dispose pas d'assainissement collectif[39],[40].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[41]. Le Syndicat mixte d'assainissement du Nord-Est (SIANE) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[39],[42].

Eau potableModifier

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par le syndicat de l'Eau de l'Est seine-et-marnais (S2E77) qui gère le service en régie[39],[43],[44].

Population et sociétéModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[46].

En 2018, la commune comptait 243 habitants[Note 7], en augmentation de 2,1 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +3,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
250289314310320329313314339
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
320321352332342310304312283
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
291287300265251247238206196
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
181172199178157184207231243
2018 - - - - - - - -
243--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Secteurs d'activitéModifier

AgricultureModifier

Montdauphin est dans la petite région agricole dénommée la « Brie laitière » (anciennement Brie des étangs), une partie de la Brie à l'est de Coulommiers[Carte 5]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 8] de l'agriculture sur la commune est la polyculture et le polyélevage[48].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[49]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 18 en 1988 à 13 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 50 ha en 1988 à 55 ha en 2010[48]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Montdauphin, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Montdauphin entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[48],[Note 9]
Nombre d’exploitations (u) 18 14 13
Travail (UTA) 32 21 12
Surface agricole utilisée (ha) 908 750 718
Cultures[50]
Terres labourables (ha) 771 658 648
Céréales (ha) 536 461 423
dont blé tendre (ha) 280 305 289
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 81 62 76
Tournesol (ha) 20 s
Colza et navette (ha) 42 s s
Élevage[48]
Cheptel (UGBTA[Note 10]) 644 556 759

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Vitrail des litanies de la Vierge - Champagne, XVIe siècle. Montdauphin, église Saint-Loup.

L'église Saint-Loup

 
L'église.
L'église Saint-Loup - premièrement consacrée à saint Antoine - a été presque entièrement reconstruite au XVIe siècle. Elle se composait à l'origine d'une nef de cinq travées bordée de bas-côtés, se terminant par une abside pentagonale éclairée de larges baies en cintre brisé ; le bas-côté nord a cependant été abattu au XIXe siècle ou en 1924 au plus tard (les sources ne s'accordent pas). Le chœur a conservé sa charpente rayonnante d'origine : elle date de la fin du Moyen Âge. La charpente de la nef est quant à elle plus tardive, elle ne peut être datée d'avant le XVIIIe siècle. Mal conçue, elle est sans doute à l'origine de la fragilisation et de la démolition subséquente du bas-côté nord. Cet édifice au caractère rustique est sommé d'un petit campanile en ardoise, où une horloge a été installée[51].
Le chœur de l'église est ceint de simples boiseries du XVIIIe siècle ; le maître-autel, en bois ouvragé et peint, est de facture locale et date de la même époque. On devine encore à un endroit, sur le côté droit du chœur, la trace d'une litre funéraire, aux armes de la famille Le Tellier de Louvois, seigneurs de Montmirail et donc des terres de Montdauphin jusqu'à la Révolution française. L'église abrite, dans la chapelle de la Vierge réchappée de la destruction du bas-côté nord, un vitrail champenois du XVIe siècle, aux tons brun, or et azur sur le thème des litanies de la Vierge de Lorette : une Vierge majestueuse est entourée de figurations de ses noms litaniques - tel hortus conclusus « jardin clos »- et surmontée par une représentation de Dieu le Père. Il n'est pas certain que le vitrail se soit toujours trouvé dans l'église : sa présence n'y est attestée que depuis 1919. Dans le collatéral sud, la chapelle dédiée à saint Loup comporte un tableau ancien en piètre état représentant saint Loup, archevêque de Sens au VIIe siècle, faisant face à un chef barbare hun. L'église conserve aussi quelques gravures anciennes (notamment un Saint Michel terrassant le dragon), plusieurs charmantes statues polychromes des XVIe et XVIIe siècles (deux Christ en croix, une Vierge à l'Enfant, un saint Thibaut, un saint Eutrope, deux saints évêques et surtout une statue de saint Fiacre portant une bêche : c'est le patron de la Brie et des jardiniers), ainsi que des reliques de saint Gaudens, de sainte Marguerite[Laquelle ?] et de sainte Félicienne[51], offertes à l'église au XVIIe siècle.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • « Montdauphin », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le 7 août 2020).

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Nature en attente de mise à jour.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  6. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  8. L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  9. L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
  10. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  • Cartes
  1. « Localisation de Montdauphin » sur Géoportail (consulté le 19 septembre 2019)..
  2. « Montdauphin - Occupation simplifiée 2017 », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021).
  3. IAU Île-de-France, « Évolution de l'occupation des sols de la commune vue par photo aérienne (1949-2018) », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021).
  4. « Géoportail de l’urbanisme », sur https://www.geoportail-urbanisme.gouv.fr/ (consulté le 23 janvier 2021).
  5. [PDF]« Carte des petites régions agricoles en Seine-et-Marne », sur driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr (consulté le 26 janvier 2021).

RéférencesModifier

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Petit Morin (F62-0400) » (consulté le 25 avril 2020).
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru du Luart (F6246000) » (consulté le 25 avril 2020).
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru des Fontaines (F6247800 ) » (consulté le 25 avril 2020)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 06 des Grèves ( F6247200 ) » (consulté le 25 avril 2020)
  5. Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 19 septembre 2019
  6. « SAGE dans le département de Seine-et-Marne », sur le site de la préfecture de Seine-et-Marne (consulté le 16 janvier 2021).
  7. « SAGE Petit et Grand Morin - Documents », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le 17 janvier 2021).
  8. site officiel du Syndicat Mixte d'aménagement et de gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin
  9. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 17 janvier 2021).
  10. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 octobre 2020).
  11. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 17 janvier 2021).
  12. « Orthodromie entre Montdauphin et Melun-Villaroche », sur fr.distance.to (consulté le 17 janvier 2021).
  13. « Station météorologique de Melun - Villaroche - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 17 janvier 2021).
  14. « Station météorologique de Melun - Villaroche - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 17 janvier 2021).
  15. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Montdauphin », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 15 janvier 2021).
  16. « Liste des ZNIEFF de la commune de Montdauphin », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 15 janvier 2021).
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