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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Michel Levine.
Michel Michelet
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Michel Michelet est un compositeur d'origine russe, né Mikhaïl Isaakovitch Levin à Kiev (Ukraine, alors Empire russe) le , décédé à Los Angeles (Californie, États-Unis) le , à 101 ans.

Au long de sa carrière, il œuvre plus particulièrement dans le domaine de la musique de film, en France où il est connu comme Michel Lévine (ou Levine), puis aux États-Unis et à nouveau en Europe (coproductions notamment).

Sommaire

BiographieModifier

De 1912 à 1914, au Conservatoire de Leipzig (Allemagne), Mikhaïl Levin étudie le violoncelle avec Julius Klengel et la composition avec Max Reger. Puis, de retour dans son pays natal, il poursuit son apprentissage de la composition avec Reinhold Glière, au Conservatoire de Kiev, où il enseigne lui-même de 1919 à 1921. Après un passage par le Conservatoire de Vienne (Autriche), toujours comme enseignant, il s'établit à Paris (France) en 1924. Outre des compositions "classiques", on lui doit à partir de 1929, sous le nom francisé de Michel Lévine, les musiques de nombreux films français (éventuellement coproductions), sortis entre 1930 et 1940 — voir la filmographie ci-dessous —. Son dernier film français de cette période est Vingt-quatre heures de perm', tourné en 1940 mais sorti seulement en 1945, du fait de la Seconde Guerre mondiale.

En 1941, fuyant Paris occupé car de confession juive, il émigre aux États-Unis et s'installe à Los Angeles — où il meurt plus que centenaire en 1995 —. Travaillant alors pour Hollywood, désormais sous le nom de Michel Michelet (parfois américanisé en Michael Michelet), il compose les musiques de plusieurs films américains, sortis entre 1942 et 1953. Mentionnons Le Journal d'une femme de chambre (1946 ; période américaine de Jean Renoir), ainsi que Des filles disparaissent (1947), remake du film français Pièges (1939), réemployant sa partition d'origine. Et relevons le cas particulier d'une réalisation d'Eugène Lourié (lui aussi exilé d'origine russe), Le Monstre des temps perdus (1953), film pour lequel il écrit une musique qui ne sera pas utilisée, la production préférant en second choix celle de David Buttolph.

Notons ici que deux des films américains de Michel Michelet, Le Singe velu et Une voix dans la tempête, sortis en 1944, lui valent en 1945 une double nomination à l'Oscar de la meilleure musique de film (qu'il ne gagne pas).

Effectuant des séjours en Europe dans les années 1950 et 1960, le compositeur contribue entre 1955 et 1964 à quelques films allemands, à un film français (1955), ainsi qu'à des coproductions diverses. De cette période, retenons surtout le diptyque allemand Le Tigre du Bengale / Le Tombeau hindou de Fritz Lang, sorti en 1959.

Après 1964, il collabore seulement à un documentaire américain de 1974, The Challenge... A Tribute to Modern Art (en) (avec Orson Welles comme narrateur), puis se retire définitivement du cinéma, ne se consacrant plus qu'à la musique « classique. »

En ce dernier domaine, Michel Michelet est notamment l'auteur de pièces pour piano, de trois sonates pour violon et piano, d'une sonate pour violoncelle et piano créée par Mstislav Rostropovitch, d'un quintette avec piano, d'une élégie pour orchestre à cordes op. 4 (1923), ou encore d'un oratorio pour solistes, chœurs, orgue et orchestre, Cathedral Windows (1975).

Filmographie complèteModifier

Contributions originales uniquement

Période françaiseModifier

Films français, sauf mention complémentaire

Période américaineModifier

Films américains
 
L'Évadée (1946), extrait du générique de début

Période européenneModifier

Liens externesModifier