Ouvrir le menu principal

Ambassade de France au Liban

représentation diplomatique de la France au Liban

AmbassadeModifier

L'ambassade est située rue de Damas, dans le quartier Ras El-Nabaa, à Beyrouth. Elle accueille aussi le consulat général de France. La Résidence des Pins, dans une rue toute proche, est aujourd'hui la demeure de l'ambassadeur.

HistoireModifier

En octobre 1990, le général Michel Aoun, qui se bat contre l'invasion de la Syrie, se réfugie à l'ambassade avant de partir en exil en France[2].

La Résidence des PinsModifier

Article détaillé : Résidence des Pins.

La Résidence des Pins, construite en 1916, accueillit le Haut-commissaire de la France au Levant (actuels territoires du Liban et de la Syrie) de 1919 à 1945, avant de devenir la demeure de l'ambassadeur à partir de 1946.

L'Espace des LettresModifier

L'ambassade de France, y compris le consulat général de France, les services culturels et économiques, se trouve au sein de l'« Espace des Lettres », rue de Damas, artère qui fut, durant la guerre civile, la ligne de démarcation entre les quartiers chrétien et musulman. Le nouveau bâtiment de la chancellerie diplomatique a été intégré aux nombreux pavillons au sein de la « Cité Bounoure », ancienne École des Lettres de Beyrouth, qu'il partage avec de nombreux organismes français, dont l'Institut français du Proche-Orient[3]. Construit en 2003 par les architectes Yves Lion[4] et Claire Piguet, il intègre les colonnades créées dans les années 1950 par Jean-Charles Moreux et André Leconte, des murs en pierre de Ramleh et de grandes parois de verre en émalit éclairé afin de laisser entrer la lumière des cinq patios, au milieu desquels trônent des pins et des oliviers centenaires. L'édifice a été bâti dans le but de privilégier la sécurité tout en préservant l'esthétisme.

Haut-commissaires de France au LevantModifier

Ambassadeurs de France au LibanModifier

De À Ambassadeur
1946 1952 Armand de Blanquet du Chayla
1952 1955 Georges Balaÿ
1955 1960 Louis Roche
1960 1964 Robert Barbara de Labelotterie de Boisseson[5]
1964 1967 Pierre-Louis Falaize
1967 1969 Pierre Millet
1969 1971 Bernard Dufournier
1971 1975 Michel Fontaine
1975 1979 Hubert Argod
1979 1981 Louis Delamare
1981 1983 Paul-Marc Henry
1983 1985 Fernand Wibaux
1985 1987 Christian Graeff
1987 1988 Paul Blanc
1988 1991 René Ala
1991 1993 Daniel Husson
1993 1994 Michel Chatelais
1994 1997 Jean-Pierre Lafon
1997 1999 Daniel Jouanneau
1999 2004 Philippe Lecourtier
2004 2008 Bernard Émié
2008 2009 André Parant
2009 2012 Denis Pietton
2012 2015 Patrice Paoli
2015 2017[6] Emmanuel Bonne (tr)[7]
2017 Bruno Foucher[1]

Relations diplomatiquesModifier

Les relations diplomatiques entre la France et le Liban ont été formellement établies en novembre 1944, quelques mois après la reconnaissance par la France de l'indépendance du Liban (le ).

ConsulatModifier

Communauté françaiseModifier

Au 31 décembre 2016, 23 046 Français sont inscrits sur les registres consulaires au Liban[8]. Ils résident majoritairement à Beyrouth et sa banlieue et appartiennent au secteur tertiaire.

Population française inscrite au registre mondial
2001 2002 2003 2004
14 53615 69116 85316 564
2005 2006 2007 2008
17 56419 27916 93718 225
2009 2010 2011 2012
18 80719 72521 42821 589
2013 2014 2015 2016
22 52522 90122 12123 046
Personnes inscrites au registre des Français établis hors de France au 31 décembre de chaque année.
(Sources : données publiques sur data.gouv.fr et ministère français des Affaires étrangères, dont 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016)

Circonscriptions électoralesModifier

Depuis la loi du [9] réformant la représentation des Français établis hors de France avec la mise en place de Conseils consulaires au sein des missions diplomatiques, les ressortissants français d'une circonscription recouvrant le Liban et la Syrie élisent pour six ans cinq conseillers consulaires. Ces derniers ont trois rôles :

  1. ils sont des élus de proximité pour les Français de l'étranger ;
  2. ils appartiennent à l'une des quinze circonscriptions qui élisent en leur sein les membres de l'Assemblée des Français de l'étranger ;
  3. ils intègrent le collège électoral qui élit les sénateurs représentant les Français établis hors de France. Afin de respecter la représentativité démographique, un délégué consulaire est élu pour compléter ce collège électoral.

Pour l'élection à l'Assemblée des Français de l'étranger, le Liban appartenait jusqu'en 2014 à la circonscription électorale de Beyrouth[10], comprenant aussi l'Irak, la Jordanie et la Syrie, et désignant trois sièges. Le Liban appartient désormais à la circonscription électorale « Asie centrale et Moyen-Orient » dont le chef-lieu est Dubaï et qui désigne quatre de ses 23 conseillers consulaires pour siéger parmi les 90 membres de l'Assemblée des Français de l'étranger[11].

Pour l'élection des députés des Français de l’étranger, le Liban dépend de la 10e circonscription.

Voir aussiModifier

RéférencesModifier