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Yves Marie Desmarets de Maillebois
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
Nationalité
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Grade militaire
Distinctions
Funéraire du marquis de Maillebois à Maastricht le 17 décembre 1791

Yves Marie Desmarets de Maillebois, comte puis marquis de Maillebois, est un militaire français né le à Paris et mort le à Maastricht[1].

BiographieModifier

Fils du maréchal de Maillebois, il se distingua sous les ordres de son père et fut fait lieutenant général des armées du roi en 1748. Il fut gouverneur de Douai, inspecteur général de l'infanterie, maître de la garde robe du roi et lieutenant général en Languedoc.

Il se distingua à la prise de Port-Mahon en 1756 sous les ordres du maréchal de Richelieu. Il est connu par ses démêlés avec le maréchal d'Estrées à propos de la bataille de Hastenbeck, et par un projet de contre-Révolution. Il s'enfuit après avoir été dénoncé au comité des recherches de l'Assemblée nationale.

Il fut fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit en 1757 et devint membre honoraire de l'Académie royale des sciences en 1749[2].

Il épousa le Marie-Madeleine Catherine de Voyer de Paulmy d'Argenson (né le ), fille du marquis d'Argenson, ministre et secrétaire d'État au département des Affaires étrangères. Ils eurent un fils unique, Jean-Baptiste Yves Marie Desmarets de Maillebois, né le à Paris. La comédienne Marie-Jeanne Riccoboni l'avait peut-être aimé, s'il est bien le destinataire des lettres de son roman paru en 1757 Lettres de Mistriss Fanni Butlerd[3].

En 1766, il cède le domaine de la baronnie de Châteauneuf-en-Thymerais acquise par son grand-père à Louis Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre.

Notes et référencesModifier

  1. Respectivement le 3 août (1715) et le 17 décembre (1791) d’après le site internet de l’Académie des sciences
  2. D'après le site internet de l'Académie des sciences
  3. Cette rumeur trouve sa source dans la conviction de Melchior Grimm que les lettres étaient authentiques et dans un témoignage tardif de J.F. Boissonnade dans le Journal de l'Empire du 21 juin 1811 : « Les lettres de Fanny Butler furent réellement écrites par madame Riccoboni dans une liaison avec le comte de Maillebois. » — Pierre Gourdin, Que savons-nous de la vie de Mme Riccoboni, comédienne dans la troupe italienne, de 1734 à 1760 ?, in : Théâtre et spectacles hier et aujourd'hui, Époque moderne et contemporaine, Actes du 115e congrès national des sociétés savantes (Avignon 1990), CTHS Paris 1991, (ISBN 2-7355-0220-1), p 463-467.