Mézilhac

commune française du département de l'Ardèche

Mézilhac
Mézilhac
Four à pain de Sardiges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin d'Aubenas
Maire
Mandat
Baptiste Teyssier
2020-2026
Code postal 07530
Code commune 07158
Démographie
Population
municipale
97 hab. (2018 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 3,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 31″ nord, 4° 21′ 09″ est
Altitude 1 140 m
Min. 717 m
Max. 1 445 m
Superficie 26,66 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aubenas
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aubenas-1
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Mézilhac

Mézilhac est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Mézilhacois.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Le village de Mézilhac se situe au pied de la colline du Moutas, avec un point culminant à 1 160 mètres. On y trouve une table d'orientation d'où l'on peut apercevoir par temps clair la chaîne des Alpes et le mont Blanc, ainsi que le mont Gerbier de Jonc et le mont Mézenc. La route départementale D 122 rejoint Privas au sud par le col des 4 Vios, le col de la Fayolle, le col de l'Escrinet ; au nord la D 122 rejoint Marcols-les-Eaux et Saint-Pierreville.

Communes limitrophesModifier

Mézilhac est limitrophe de huit communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Lieux-dits et écartsModifier

  • Mézilhac - Le Col : lieu-dit battu par les vents, en particulier la bise qui devient la burle par temps de neige. L'hôtel des Cévennes se situe à l’intersection de la route départementale D 578, rejoignant Aubenas et Antraigues-sur-Volane au sud, ainsi que Le Cheylard et Lamastre au nord. La route départementale D 122 rejoint Lachamp-Raphaël, « plus haut village d’Ardèche » à 1 350 mètres, le Mont Gerbier de Jonc et Sainte Eulalie.
  • Sardiges : hameau situé à environ 775 mètres d'altitude, en contrebas et au nord-ouest de Mézilhac. L'église du XVIIe siècle construite en 1846 avec son clocher peigne. Trois ruisseaux le traversent (le ruisseau de Rabeyrieu avec comme affluent le ruisseau de la Coste, le ruisseau d'Arnaudés affluent du ruisseau du Meynis, et le ruisseau de Fond-Martin). Ces trois ruisseaux rejoignent le ruisseau de Sardiges qui se jette plus bas dans la Dorne. Jusqu'à la fin des années 1950, une école élémentaire publique et une école élémentaire privée étaient nécessaires pour accueillir les enfants.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Mézilhac est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aubenas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (93 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (91,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (31,2 %), prairies (6,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

HistoireModifier

Dans les temps anciens, les habitants, essentiellement cultivateurs, vivaient en presque totale autarcie. Ils récoltaient le blé à la faucille sur les champs en terrasse, puis transportaient les gerbes sur leur dos sur des centaines de mètres par des « calades » (voie empierrée) avec des pierres de gisements locaux. Ces gerbes étaient transportées sur les épaules des paysans sur un coussin maintenu par une lanière de cuir au niveau du front (nommé en patois local « coulassou »), afin de l'amener au lieu de battage (« aïre ») où le grain était extrait avec un fléau (en patois local « escoussou »). Le grain était moulu au moulin local, dont la pierre était entraînée par l'eau amenée par un caniveau depuis le torrent (en patois local « biaou »). La pâte était pétrie à la main dans un pétrin (en patois local « mail »), puis cuite dans un four « banal » à tour de rôle par les habitants tous les 15 jours ou tous les mois selon la saison. Il existe encore un four de ce type, remis en état par les habitants actuels du lieu-dit en juin 2008, en parfait état à l'adret de Sardiges.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 2014 Patrick Beydon   Commerçant
2014 2020 Jacky Soubeyrand[9]   Fonctionnaire
2020 En cours
(au )
Baptiste Teyssier[10]    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2018, la commune comptait 97 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2013 (Ardèche : +1,94 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0721 0001 2156609031 1631 2331 1201 104
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0861 0311 0031 0339311 0041 013978945
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
855839793749694661579515421
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
34226819116614010811210294
2018 - - - - - - - -
97--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Fête de la myrtille.
  • Tous les ans au mois de juin, le col de Mézilhac (1 130 m), grimpé depuis Dornas, est franchi par les cyclotouristes et cyclosportifs de l'Ardéchoise sur le parcours de « la Volcanique » (176 km) et les autres parcours plus longs.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église du hameau de Sardiges, datant du XVIIe siècle ;
  • Four à pain du hameau de Sardiges.
  • Les ailes brisées : monument érigé en hommage aux victimes civiles du Commissariat à l'énergie atomique et militaires, de l'accident aérien du 21 janvier 1971. L'accident fit vingt victimes au total, lors du crash au suc du Pradou[15].

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, (consulté le 21 février 2011).
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 juillet 2015).
  10. Liste des maires de l'Ardèche [PDF], Préfecture de l'Ardèche, (consulté le 8 mars 2021).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « Nord 262 CEA », sur Aérostèles : lieux de mémoire aéronautique (consulté le 15 juin 2019).