Marcols-les-Eaux

commune française du département de l'Ardèche

Marcols-les-Eaux
Marcols-les-Eaux
Vue aérienne de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Intercommunalité Communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche
Maire
Mandat
Bernard Justet
2020-2026
Code postal 07190
Code commune 07149
Démographie
Gentilé Marcolais
Population
municipale
284 hab. (2019 en diminution de 8,39 % par rapport à 2013)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 54″ nord, 4° 24′ 01″ est
Altitude Min. 671 m
Max. 1 345 m
Superficie 16 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Haut-Eyrieux
Législatives Première circonscription
Localisation
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Marcols-les-Eaux

Marcols-les-Eaux est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune demeure essentiellement rurale et se situe à l'écart des grandes voies de communication régionales.

Ses habitants sont appelés les Marcolais[1].

GéographieModifier

HydrographieModifier

La commune est traversée par la Glueyre et la Veyruègne.

Lieux-dits, hameaux et écartsModifier

  • La Pervenche
  • Mauras

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

La plus grande partie de la commune est constituée de montagnes et de collines rocailleuses et abruptes. Le point culminant est à une altitude de 1 345 mètres et la très grande majorité du territoire communal est couvert de forêt ou de bois.

ClimatModifier

Comme pour le reste de l'Ardèche[réf. nécessaire][Information douteuse], le climat est continental avec des hivers rigoureux et des étés chauds et secs. L'altitude élevée de la commune (moyenne de 1 008 mètres) donne également lieu à de longs épisodes neigeux en hiver.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Marcols-les-Eaux est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (71,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (20,5 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %), zones urbanisées (2,4 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

HistoireModifier

Connue sous le nom de Marcovolos au XIe siècle[réf. nécessaire][Information douteuse] puis Marcouls au XIIe siècle [réf. nécessaire], la commune devient Saint-Julien-d'Ursival (première mention en 1573)[réf. nécessaire], Saint Julien étant le patron de la commune. En 1464, la paroisse comptait 64 habitants[9]. La commune devient ensuite Marcols en 1790 puis Marcols-les-Eaux en 1912. C'est cette même année que 900 hectares de la commune (soit 36 % de sa superficie d'alors) sont détachés pour être érigés en commune indépendante formant ainsi Albon-d'Ardèche.

Le , un avion de la Royal Air Force effectuant une mission de parachutage d'armes aux maquisards locaux s'écrase sur le rocher du Bourboulas, situé sur le territoire de la commune. Six aviateurs sont tués sur le coup. Cinq d'entre eux seront enterrés ultérieurement dans le cimetière communal. Leurs tombes sont toujours visibles. Le seul survivant, le sergent mitrailleur de queue John Brough, parvint à rejoindre la ferme Sénoulis de la famille Croze. Il sera ensuite pris en charge par Marie Giraud à Marcols-les-Eaux et regagnera l'Angleterre grâce à la Résistance. À sa mort en 1994, ses cendres furent dispersées selon son désir dans le cimetière de Marcols-les-Eaux, près de ses compagnons d'infortune[10].

Le , l'aviation allemande bombarde à plusieurs reprises le village entraînant la mort de trois civils (Emile Chabriol, Julie Chabriol et Louise Souche). Une plaque commémorative rappelant cet épisode sanglant fut posée au cimetière.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Politiquement, la commune penche plutôt à droite lors des élections nationales plaçant Jacques Chirac en tête au premier tour de l'élection présidentielle de 2002 (29 % des voix) puis Nicolas Sarkozy en 2007 (38 %). Au second tour de l'élection de 2007, Nicolas Sarkozy l'emporte sur Ségolène Royal dans la commune avec 54 % des voix contre 46 % à son opposante socialiste[11].

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Élue lors des élections municipales de 1945, Marie Giraud est l'une des premières femmes maires de France[12].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945   Marie Giraud    
avant 1988 1990 Michèle Hilaire    
décembre 1990 mars 2001 Marcellin Dumas Apparenté PCF Ancien maire du Pouzin (1977-1989)
mars 2001 2014 François Blache   Agriculteur
2014 mai 2020 Michel Gemo[13]   Retraité d'une entreprise publique
mai 2020 en cours Bernard Justet[14]   Ancien Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2019, la commune comptait 284 habitants[Note 2], en diminution de 8,39 % par rapport à 2013 (Ardèche : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6831 6431 7151 6041 7731 8551 8891 9761 955
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8691 9131 8771 9011 9901 8961 9611 8671 956
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9271 9221 791823818737692730597
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
601454353325300301326334310
2018 2019 - - - - - - -
287284-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Le moulinage de La Neuve construit en 1860, dont on peut apercevoir dans la salle voutée les moulins mis en place en 1937 et dont l'activité a cessé en 1967.
  • Deux anciens volcans dominent le village ; au sud : la Graveyre accessible par la route (beau panorama), au nord-ouest Le Don où subsistent les ruines d'un ancien château médiéval (XIIe siècle) avec un panorama sur sept départements par temps clair. Curiosité géologique : la présence permanente d'eau dans un puits au sommet (probablement due à une cheminée volcanique).
  • L'ancienne source d'eaux minérales au lieu-dit « le Gauchère ».
  • Le château de Chabriol, du Roux, les ruines du château du Don, ancien fief protestant des comtes de Launay d'Antraigues, tenu par Jean-Pierre Descours, écuyer et détruit, en 1633, par les troupes du capitaine Antoine Chabalier, sieur du Cheylard[19].
  • L'église Saint-Julien de Marcols-les-Eaux du XVIIe siècle.
  • Le four à pain et le moulin du hameau de Mauras.

Personnalités liées à la communeModifier

GalerieModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Marcols-les-Eaux (07190) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le ).
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. MOLINIER Alain (1976), Paroisses et Communes de France - Ardèche, Éditions du CNRS, p. 220
  10. Drame aérien de Bourboulas
  11. « Résultats de l'élection présidentielle 2007 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__presidentielle_2007 (consulté le ).
  12. Fiona Moghaddam, « En 1945, les premières femmes élues maires en France », franceculture.fr, 2 mars 2020.
  13. Répertoire national des élus (RNE) - version de juillet 2020, consulté le 3 juillet 2020
  14. « Répertoire national des élus (RNE) - version octobre 2021 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. « Genéalogie de Jean-Charles de Portes »