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Rojava

Entité fédérale en Syrie
(Redirigé depuis Kurdistan syrien)

Rojava

Rojavayê Kurdistanê (ku)

کردستان السورية (ar)

Drapeau
Drapeau du Rojava.
Description de cette image, également commentée ci-après
  • Territoires contrôlés par le Rojava
  • Territoires revendiqués par le Rojava
  • Territoire contrôlé par les rebelles syriens et l'armée turque
Administration
Forme de l'État Territoire autonome de facto
Co-présidente Hediya Yousef
Co-président Mansur Selum
Langues officielles Kurde
Arabe
Syriaque
Capitale Kameshli

37° 03′ N, 41° 13′ E

Géographie
Plus grande ville Al-Hasaka
Fuseau horaire UTC +3
Histoire
Indépendance De la Syrie
de facto
Démographie
Gentilé Kurde
Population totale (2017) 6 million[1] hab.
Économie
Monnaie Livre syrienne (SYP​)
Divers
En jaune, les régions contrôlées par les Kurdes en Syrie le 25 juin 2019.
Une carte des communautés religieuses et ethniques de la Syrie et du Liban. 1935
Carte des régions habitées par les Kurdes. La principale est située entre la Turquie, la Syrie, l’Iran et l’Irak. CIA 1986.
À Pîrsûs les enfants réfugiés de Kobanê, 2014

Le Rojava (« l'ouest » en kurde), ou Kurdistan occidental (en kurde : Rojavayê Kurdistanê) ou Kurdistan syrien (en arabe کردستان السورية Kurdistan Al-Suriyah), est une région de facto autonome qui se situe au Moyen-Orient et se trouve dans le nord et le nord-est de la Syrie. Le 17 mars 2016, les Kurdes de Syrie proclament une entité « fédérale démocratique » dans les zones contrôlées et qui comprennent notamment les trois « cantons » kurdes d'Afrine, de Kobané et de la Djézireh, dans ce qui était jusqu'à présent une zone d’« administration autonome ». Cette entité est également dénommée Rojava-Syrie du Nord. Dans sa constitution de décembre 2016, son nom officiel est celui de Système fédéral démocratique de Syrie du Nord, en kurde : Sîstema Federaliya Demokratîka Bakûrê Sûriyê, en arabe : النظام الاتحادي الديمقراطي لشمال سوريا. Cette déclaration a été faite à Rmeilane par le Parti de l'union démocratique (PYD) en présence d'autres partis kurdes, arabes, assyriens.

Depuis 2012, la majorité du Kurdistan syrien est contrôlé par des milices kurdes. En novembre 2013, des représentants kurdes, arabes, assyriens et d'autres minorités plus petites ont déclaré un gouvernement de facto dans la région. Deux millions de Kurdes vivent sur ce territoire[2].

Les partisans de la région soutiennent une politique laïque, fondée sur des principes démocratique et socialiste démocratique, égalité des sexes, écologisme qui se reflète a travers sa constitution.

Le 18 mars 2018, l'enclave d'Afrine passe aux mains des Turcs et des forces rebelles syriennes.

Sommaire

HistoireModifier

Le terme est employé par certains mouvements nationalistes kurdes pour désigner une zone géographique, historiquement peuplée par les Kurdes, et incluse dans l’État syrien par les autorités françaises après la Première Guerre mondiale.

En effet, par l'accord franco-turc du 20 octobre 1921 la France avait annexé à la Syrie placée sous son mandat les provinces kurdes de la Djézireh et de Kurd-Dagh[3].

Les populations kurdes occupent le long de la frontière turque trois zones étroites séparées, qui sont les régions d'Afrine, de Kobane et de Kameshli[4], raison pour laquelle certains auteurs ne parlent pas d’un « Kurdistan syrien » mais plutôt de « régions kurdes de Syrie ». Les trois enclaves kurdes constituent néanmoins la continuation naturelle des territoires kurdes de Turquie et d’Irak[5].

En 1962, 20% des Kurdes de Syrie sont privés de la citoyenneté syrienne à la suite d'un recensement controversé[6].

Pendant la guerre civile syrienneModifier

Article détaillé : Guerre civile syrienne#Les Kurdes.

Prise de contrôle des régions kurdes par le PYDModifier

En 2011, les premières manifestations contre Bachar el-Assad dans le Kurdistan syrien éclate le 1er avril à Qamichli, Amouda et Hassaké[6]. Les protestataires réclament alors la « citoyenneté » mais aussi la « liberté »[6]. Le régime syrien ménage cependant les Kurdes et l'armée évite de tirer à balles réelles dans les villes où ils sont majoritaires[7]. Le 7 avril, Bachar el-Assad promulgue un « décret octroyant à des personnes enregistrées comme étrangères dans le gouvernorat de Hassaké la citoyenneté arabe syrienne »[6]. La mesure concerne 300 000 personnes[7],[6]. Le gouvernement tolère également l'ouverture par le PYD de trois centres culturels à Alep, Qamichli et Malikiyeh et de quatre écoles en langue kurde[7]. « Inimaginable il y a peu » selon Le Monde[7].

Les manifestations se poursuivent cependant[7],[6]. Le , Mechaal Tamo, un important responsable politique kurde engagé dans la révolution syrienne, fondateur du Courant du Futur, est assassiné à Qamichli[7],[6],[8]. Le lendemain, 50 000 personnes assistent à ses funérailles[7]. L'armée syrienne tire et tue deux personnes[7],[6].

Le principal parti kurde, le Parti de l'union démocratique (PYD), branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mène une politique ambiguë entre le régime et l'opposition[7]. En quelques mois, les régime libère la moitié des 640 militants du PYD emprisonnés[7]. Le président du mouvement, Salih Muslim, réapparaît également au grand jour alors qu'il était auparavant recherché par les autorités[7]. Le 17 septembre, il participe à Damas à une réunion d'opposants tolérés par le régime[7]. Il devient également le vice-président du Comité national pour le changement démocratique, une structure rivale du Conseil national syrien (CNS) qui demande le démantèlement de l'appareil répressif mais pas le départ du président Assad[7]. D'autres formations kurdes rejoignent en revanche le CNS[7].

Avant même de proclamer son autonomie, le Kurdistan s'attribue des pouvoirs marquant un contrôle de fait, par exemple la création de plaques d'immatriculations distinctes des plaques syriennes[9].

En juillet 2012, la bataille d'Alep débute. L'armée syrienne retire alors ses forces du Kurdistan syrien pour renforcer ses troupes à Alep. Les loyalistes maintiennent des garnisons dans les villes de Qamichli et d'Hassaké, mais les miliciens du PYD prennent sans tirer un coup de feu le contrôle d'Afrine le 11 juillet, de Kobané le 19 juillet et de plusieurs autres localités[10],[11]. La région passe alors sous le contrôle du PYD et de sa branche armée, les YPG. Ces derniers écartent les partis du Conseil national kurde (CNK) liés à Barzani et proches du Conseil national syrien, dont les dirigeants sont contraints de s'exiler au Kurdistan irakien[12].

Proclamation d'autonomieModifier

En 2012, le régime d'Assad prend peur et décide d'envoyer ses troupes vers Alep ou Damas, ce qui permet de laisser l'insurrection dans les villes d'Afrine, Kobane et Al-Hasaka.

Depuis le 12 novembre 2013, le Kurdistan syrien dispose de sa propre administration autonome. L’annonce a été faite par le principal parti kurde syrien, le Parti de l'union démocratique (PYD), frère jumeau du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en Turquie[13]. Cette entité a vocation à gérer les questions « politiques, militaires, économiques et de sécurité dans la région et en Syrie »[14].

Cette annonce a été faite unilatéralement par le PYD sans l’accord explicite du Conseil national kurde qui reproche au PYD « d’aller dans la mauvaise direction ». Le PYD, pour sa part, reproche à l’opposition syrienne non islamiste de n’avoir rien fait pour défendre les localités kurdes attaquées depuis le printemps par des groupes djihadistes comme l’État islamique, le Front al-Nosra, et même des formations salafistes comme Ahrar al-Sham[14].

Le 29 janvier 2014, le Parti de l'union démocratique proclame une Constitution du Rojava.

L'enclave de KobanéModifier

En automne 2014, l'État islamique conquiert les régions syriennes entourant Kobané et marche sur la ville. La population fuit en Turquie, alors que les combattants kurdes défendent la ville.

Article détaillé : Deuxième bataille de Kobané.

La résistance kurde fait de Kobané une bataille d'usure et un symbole majeur dans la lutte contre l'EI. La coalition anti-EI se concentre sur les forces de l'EI participant à cette bataille (voir Opérations aériennes de la coalition internationale en Syrie), et l'opinion publique occidentale soutient largement les Kurdes[15].

Finalement, en janvier 2015, les djihadistes sont repoussés de la ville en ruines, la bataille continuant dans la région alentour. Au mois de juin de la même année, le blocus du canton de Kobané est définitivement rompu après la victoire des YPG à la bataille de Tall Abyad.

Depuis la prise de Tall Abyad, et hormis le poste-frontière de Qamichli tenu par les Forces armées syriennes, les Kurdes contrôlent la quasi totalité de la frontière turco-syrienne située entre le fleuve Euphrate et la frontière irakienne.

En décembre, un Conseil démocratique syrien (en) est formé dans le Royava[16].

Proclamation d'une région fédéraleModifier

 
Rojava, 2014
 
Rojava, 2015
 
Rojava, 2016

Le , à Rmeilane, le PYD et des factions arabes et assyriennes annoncent la création d'une région fédérale dans le nord de la Syrie. Cette annonce est aussitôt rejetée par le régime syrien, l'opposition syrienne, les États-Unis et la Turquie[17],[18],[19],[20]. La Russie, cependant, avait proposé une solution fédérale le 29 février[21],[22].

Cependant le 19 mars, Haytham Manna (en), co-président avec Ilham Ahmad du Conseil démocratique syrien (en), démissionne et critique la proclamation de la région fédérale [16].

Le , le ministre des Affaires étrangères du régime syrien, Walid Mouallem déclare que les Kurdes syriens « veulent une forme d'autonomie dans le cadre de la République arabe syrienne. Cette question est négociable et peut faire l'objet d'un dialogue ». Ce type de déclaration et l'emploi du terme d'« autonomie » est une première pour Damas, mais il annonce dans le même temps son opposition au référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien « totalement inacceptable à nos yeux »[23],[24].

Perte d'Afrine par les KurdesModifier

Article détaillé : Bataille d'Afrine.

Une offensive est lancée le 20 janvier 2018 par l'armée turque et les rebelles syriens de l'Armée syrienne libre contre les forces kurdes des YPG, avec l'objectif de chasser ces derniers de la ville et de la région d'Afrine, sous leur contrôle depuis 2012. Au cours de la bataille, les Kurdes opposent initialement une forte résistance, mais l'armée turque finit par prendre l'avantage grâce à son artillerie lourde et ses frappes aériennes. La Russie, qui occupe une dizaine de positions militaires et a jusqu'ici protégé les YPG dans la région laisse le champ libre à la Turquie et les États-Unis ne réagissent pas à l'offensive turque. Abandonnée par sa population, la ville d'Afrine est prise presque sans combat le 18 mars par les Turcs et les rebelles[25],[26],[27]. Cependant, les Forces démocratiques syriennes déclarent avoir déjà entamé la reconquête de la province avec l'utilisation d'attentats et de guérilla.

Organisation socio-politiqueModifier

Le système politique du Rojava est inspiré par le confédéralisme démocratique théorisé depuis le milieu des années 1990 par Abdullah Öcalan, le leader idéologique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) emprisonné à vie. Öcalan a été profondément influencé par les thèses d'un militant et intellectuel anarchiste américain, Murray Bookchin, qui a théorisé le municipalisme libertaire.

Les cantons de Djézireh, de Kobané et d’Afrin se sont dotés d’une structure administrative fédérale regroupant les délégués des « conseils populaires », élus par les assemblées de communes. La fédération est chargée des commissions pour la défense, la santé, l’éducation, le travail et les affaires sociales. Chaque conseil gère les ressources agricoles et énergétiques de manière autonome, coopérative et écologique[28].

En janvier 2014, le Rojava s'est doté d'un Contrat social, qui fait office de constitution[29]. Celui-ci « rejette le nationalisme et prône une société égalitaire, paritaire, respectueuse des droits des minorités »[30]. Depuis la mise en place du Contrat social, l'idéologie portée par Abdullah Ocalan se propage a travers tout le territoire autonome, principalement portée par les femmes. Elles essaient de s'affirmer contre la société patriarcale et de s'émanciper du pouvoir masculin. Cela se fait par le biais de petites universités, où elles reçoivent des cours afin de connaitre leurs droits et de diffuser cela à travers la Syrie. Il est aussi fait mention de la parité lors des pouvoir[style à revoir], où il doit avoir au moins 40 % de femmes dans les nouvelles institutions[31].

Aspects démographiques et ethniquesModifier

En 2018, la population administrée par le Rojava compte environ 6 millions d'habitants. Près de 60 % de celle-ci est kurde. La proportion de Kurdes varie selon les cantons : elle est majoritaire (55%) dans les cantons de Djézireh et de Kobane, ce qui n'est pas le cas dans la région d'Afrin. En fonction de son extension plus ou moins grande vers la frontière turque, la proportion de Kurdes se situera entre 30 et 40 %[4]. Les trois langues officielles du Rojava sont l'arabe, le kurde et le syriaque[30].

Dans un rapport publié le , Amnesty International accuse les YPG de « crimes de guerre » pour avoir rasé des villages et chassé des populations arabes. Redur Xelil, porte-parole des YPG parle d'« accusation fausse, tout simplement ». Le commandement des YPG et des Assayech reconnaît des déplacements forcés qu'il ne qualifie que d'incidents isolés. Amnesty réfute en revanche le terme de « nettoyage ethnique » et affirme que des Arabes et des Turkmènes continuent de vivre dans des territoires contrôlés par les YPG[32],[33],[34]. Un rapport de mars 2017 du Conseil des droits de l’homme des Nations unies rejette les accusations de nettoyage ethnique : « La commission n’a trouvé aucune preuve étayant les accusations selon lesquelles les forces YPG ou FDS aient jamais ciblé les communautés arabes sur des bases ethniques ». D'après les Nations unies, des villages, arabes ou non, ont effectivement été évacués de force mais en raison des engins piégés et bombes dissimulés par l’État islamique[30].

En 2018, les autorités du Rojava ne veulent pas conserver sur leur sol les djihadistes prisonniers venus de pays extérieurs. Elles exigent que ces pays rapatrient leurs ressortissants, à part pour la France, ce pays ayant passé des accords spéciaux avec elles. Selon elles, seraient détenus sur leur territoire 9 000 combattants, plusieurs centaines de femmes et 1 000 enfants de mouvance djihadiste, tous issus de 44 pays. La situation spéciale de la France vient de ce que ce pays a aidé militairement les kurdes, et qu'il a fourni un budget de 50 millions d'euros pour les aider à gérer les réfugiés venus d'Afrin et les djihadistes prisonniers. Les autorités de Rojava ne veulent pas conserver ces prisonniers car elles estiment être dans une situation fragile, et qu'ils leur font courir un grand risque, et pèsent sur leurs ressources. Elles utilisent ce sujet des djihadistes étrangers pour faire poids et gagner une reconnaissance politique. Cependant, peu de pays suivent les injonctions des autorités de Rojava. [35],[36],[37],[38]

Aspects économiquesModifier

Avant la guerre : les cantons d’Afrine et de Kobanê produisent essentiellement des olives (utilisées pour la fabrication du savon d’Alep) et des fruits. Le canton de Cizîrê (Djezireh) concentre 50 à 60 % du pétrole syrien, c’est en outre un canton de production de blé et de coton.

Lors de l’hiver 2012-2013, l'insécurité alimentaire est grande. Une des premières mesures économiques, dès le début de l’autonomie, est le contrôle des prix des produits rares pour éviter la spéculation. La construction de moulins permet de résoudre les problèmes d'approvisionnement en farine[39]. Le pétrole est en majorité exploité par Damas, après avoir payé une taxe au PYD[40]. En 2013, un début de raffinage améliore la chaîne de production. Le secteur du bâtiment reprend, avec du ciment local ou importé. Les paysans se déplacent à la ville pour y vendre leurs produits[41]. Les terres agricoles étatiques sont communalisées et transformées en coopératives. Dès 2013, se développent les premières coopératives[42] (pain, fromage, vêtements, arachides, lentilles et produits d’entretien)[43]. Les institutions du Rojava prélèvent 1/3 des revenus de ces coopératives.

L’objectif affiché est d’'être auto-suffisant, des académies économiques forment les entrepreneurs à ces nouvelles pratiques[44]. Cependant, le système local de micro-initiative a une productivité faible.

En outre, l’embargo de la Turquie et l’embargo ponctuel du GRK ne favorisent pas l'économie[45]. De plus, cela entraîne un ralentissement a la reconstruction du l'autonomie et des villes du Rojava tels que Kobanê et Raqqa. La Turquie s'emploie à laisser le niveau de l'Euphrate bas afin que le barrage de tabqa ne puisse pas fonctionner. Aussi, ni le régime de Bachar El Assad ni la coalition mené par les États-Unis ne veulent le restaurer afin de fournir de l'électricité à une grande partie de la Syrie[31]. Pour ce qui est des habitants de la ville de Raqqa, beaucoup sont dans des camps situé à plusieurs kilomètres. Un an après la libération de la ville par les forces kurdo-arabes, elle est encore inhabitable. 95 % des bâtiments sont détruits et la maire Leila Mustafa s’efforce de réparer les infrastructures publiques, telles que l'accès à l'eau ou encore les écoles afin de faire revenir les habitants[46].

Aussi, la coalition internationale n'engage pas de fonds pour réparer les dégâts qu'ils ont causés lors des bombardements sur les villes de Raqqa et de Kobané[31].

Notes et référencesModifier

  1. (en) Wes Enzinna, « A Dream of Secular Utopia in ISIS’ Backyard », sur nytimes.com,
  2. Article de L'Humanité du 9 janvier 2014
  3. Kendal Nezan, « Qui sont les Kurdes ? », sur institutkurde.org, Institut kurde de Paris (consulté le 3 février 2014)
  4. a et b Un Kurdistan indépendant peut-il vraiment émerger du chaos syrien ?, entretien Fabrice Balanche, lefigaro.fr, 26/08/2016
  5. Article de Jordi Tejel Gorgas de novembre 2006
  6. a b c d e f g et h La position kurde dans le conflit syrien depuis 2011, OLJ avec AFP, 23 mars 2019.
  7. a b c d e f g h i j k l m et n Christophe Ayad, L'assassinat de Mechaal Tamo met à l'épreuve la retenue des Kurdes de Syrie, Le Monde, 11 octobre 2011.
  8. Syrie: assassinat du dirigeant et opposant kurde Mechaal Tamo, AFP, 7 octobre 2011.
  9. Kurdish Group Gaining Autonomy in Northern Syria, al-monitor.com, 7 mai 2013
  10. Guillaume Perrier, Les Kurdes du PKK à l'offensive contre le régime de Damas, Le Monde, 23 août 2012.
  11. Synthèse des évènements dans le gouvernorat d’Alep, syrianfacts, 3 décembre 2012.
  12. Moyen-Orient, Kurdistan(s), une nation, des états ?, numéro 26, avril-juin 2015, p. 43. Contribution de Jordi Tejel Gorgas.
  13. Sarah Leduc, Les Kurdes : une nation, quatre pays, une myriade de partis, France 24, 30 juillet 2015.
  14. a et b Article du Monde du 27 novembre 2013
  15. Les valeurs des combattants de Kobané sont les nôtres, Gérard Chaliand, Patrice Franceschi, Bernard Kouchner, lemonde.fr, 5 janvier 2015
  16. a et b Syrie: retrait de Haytham Manna de la présidence de l'alliance kurdo-arabe, AFP, 5 avril 2016.
  17. Des factions kurdes de Syrie annoncent une région fédérale dans le Nord, France 24 avec AFP, 17 mars 2016.
  18. Les Kurdes de Syrie espèrent toujours gagner leur autonomie, RFI, 17 mars 2016.
  19. Syrie: les Kurdes se prononcent pour le fédéralisme, romandie.com AFP, 16 mars 2016.
  20. Syrie: les Kurdes défendent à Moscou leur projet fédéral, liberation.fr AFP, 21 mars 2016.
  21. Moscou évoque une solution fédérale en Syrie, OLJ avec Reuters, 29 février 2016.
  22. Syrie: la Russie propose une solution fédérale, Le Figaro avec Reuters, 29 février 2016.
  23. Référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien : Erdogan menace, Le Monde avec AFP et Reuters, 26 septembre 2017.
  24. Julie Kebbi, Le double message de Damas sur l’autonomie du Rojava, OLJ, 27 septembre 2017.
  25. Marc Nexon, « Offensive turque en Syrie : « Les Kurdes se battront jusqu'au bout » », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mai 2018)
  26. « Après la prise d’Afrin, jusqu’où ira l’armée turque en Syrie ? », sur Le Monde.fr (consulté le 10 mai 2018)
  27. Luis Lema, « Afrine aux mains des Turcs: «Un coup de poignard» », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mai 2018)
  28. « Murray Bookchin, écologie ou barbarie », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 6 décembre 2017)
  29. Consulter la traduction française intégrale du Contrat Social du Rojava : https://blogs.mediapart.fr/maxime-azadi/blog/091114/le-contrat-social-de-rojava
  30. a b et c Mireille Court et Chris Den Hond, « Une utopie au cœur du chaos syrien », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 25 janvier 2018)
  31. a b et c « Syrie : Rojava, la révolution par les femmes - ARTE Reportage | ARTE », sur ARTE (consulté le 11 novembre 2018)
  32. Amnesty accuse les forces kurdes syriennes d’avoir commis des crimes de guerre, Le Monde avec AFP, 13 octobre 2015.
  33. Nord de la Syrie : destructions de villages et déplacements forcés, Amnesty International, 13 octobre 2015.
  34. Jérémy André, Les Kurdes syriens sont-ils coupables de "crimes de guerre" ?, Le Point, 16 octobre 2015.
  35. Allan Kaval, « Les Kurdes demandent le départ des djihadistes étrangers détenus en Syrie (version papier datée du 10 octobre : "Les Kurdes veulent le départ...") », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2018)
  36. « Femmes de djihadistes arrêtées en Syrie: les Kurdes prêts "à s'arranger" avec Paris », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2018)
  37. « Retour des enfants de djihadistes : «Il est temps que la France assume une politique claire» », leparisien.fr,‎ 2018-10-24cest20:08:19+02:00 (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2018)
  38. « Les forces kurdes vont-elles rendre des milliers de djihadistes à l’Etat islamique ? », RT en Français,‎ (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2018)
  39. Olivier Grojean, La révolution kurde, Paris, La découverte, , p. 140 - 144.
  40. Amal Youssef, « Rojava, d’un champ de cactus à un autre, deux récits », Confluences Méditerranée, no 99,‎ , p. 61–73 (ISSN 1148-2664, DOI 10.3917/come.099.0061, lire en ligne, consulté le 10 février 2018).
  41. (en) Michael Knapp , Anja Flach , Ercan Aybog, Revolution in rojava, Pluto Press, , 320 p. (ISBN 0745336647).
  42. « BALLAST | Une coopérative de femmes au Rojava », BALLAST,‎ (lire en ligne, consulté le 10 février 2018).
  43. Grojean, Olivier., La révolution kurde : le PKK et la fabrique d'une utopie (ISBN 9782707188472, OCLC 1007150677, lire en ligne).
  44. (en-US) « Rojava’s Threefold Economy », Ecology or Catastrophe,‎ (lire en ligne, consulté le 10 février 2018)
  45. « Un Kurdistan indépendant peut-il vraiment émerger du chaos syrien ? », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 10 février 2018).
  46. « Leila Mustafa, une femme à la tête de Raqqa », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2018)

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

SourcesModifier

  • Jordi Tejel Gorgas, « Les Kurdes de Syrie, de la “dissimulation” à la “visibilité” ? », Remmm, Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, nos 115-116,‎ (lire en ligne, consulté le 3 février 2014)
  • Guillaume Perrier (texte) et Olivier Touron (photos), « Syrie : Le nouvel horizon des Kurdes », GEO, no 408,‎ , p. 96-109 (ISSN 0220-8245)
  • Jonathan Steele, « Le quasi-État kurde de Syrie », Books,‎ (lire en ligne, consulté le 23 avril 2016)
  • (en) Out of Nowhere : The Kurds of Syria in Peace and War par Michael Gunter, Hurst Publishers, 2014.
  • Pierre Bance, Sans nationalités ni frontières, s’éveille un Kurdistan libertaire, Les Possibles, revue du Conseil scientifique d'Attac, n°15, automne 2017, [lire en ligne].
  • Aurélie Moreau, « Bons baisers du Kurdistan - Silence ! Ça révolutionne», Le Soir, 7 février 2018, [lire en ligne].

Sites liésModifier

VidéographieModifier

RadioModifier

  • Florian Delorme, Du Rojava à la Zad, l’autogestion en partage, Cultures Monde, Territoires d'exception (4/4), France Culture, 17 mai 2018, écouter en ligne.

Articles connexesModifier