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Massoud Barzani (kurde : مه‌سعوود بارزانی), né le , est homme d'État irakien et leader kurde, président du gouvernement régional du Kurdistan (2005-2017), en Irak et le chef du Parti démocratique du Kurdistan depuis 1979.

Massoud Barzani
مه‌سعوود بارزانی
Massoud Barzani en 2015.
Massoud Barzani en 2015.
Fonctions
Président du gouvernement régional du Kurdistan

(12 ans, 4 mois et 18 jours)
Élection
Réélection
Premier ministre Barham Salih
Netchirvan Barzani
Prédécesseur Lui-même
Jalal Talabani
Successeur Vacant
Président du Conseil intérimaire de gouvernement irakien
(chef du gouvernement)

(29 jours)
Prédécesseur Mohammad Bahr al-Ulloum
Successeur Ezzedine Salim
Président du gouvernement régional du Kurdistan[N 1]

(8 ans, 9 mois et 14 jours)
Premier ministre Netchirvan Barzani
Prédécesseur Jalal Talabani
Successeur Lui-même
Biographie
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Mahabad
Nationalité Irakienne
Parti politique Parti démocratique du Kurdistan
Père Mustafa Barzani
Conjoint Marié
Enfants 5 fils et 3 filles
Profession Chef du Parti démocratique du Kurdistan, homme politique
Résidence Palais présidentiel d'Erbil

Massoud Barzani Massoud Barzani
Chefs du gouvernement irakien

Depuis le 19 août 2015 il n'est plus le président élu du Kurdistan irakien, car il n'y a pas eu de nouvelle élection[1] présidentielle. Il est cependant toujours considéré comme légitime par les grandes puissances occidentales[2], notamment dans le cadre de la guerre avec l’État Islamique et la future bataille de Mossoul dans laquelle les Kurdes sont considérés comme un élément clé.

Il est le fils de Mustafa Barzani, chef historique du mouvement national kurde en Irak. Il est né à Mahabad, en Iran, à l'époque de l'éphémère République de Mahabad, alors que son père y occupait le poste de général en chef. Il a cinq fils et trois filles.

Sommaire

Un combattant kurdeModifier

En 1978, Massoud Barzani succède à son père à la tête du Parti démocratique du Kurdistan. Le PDK lutte pour la reconnaissance des droits nationaux kurdes durant la guerre Iran-Iraq. Mais la rébellion est matée durant l'opération Anfal en 1988.

À la suite de la défaite de Saddam Hussein lors de la première guerre du Golfe, le PDK prend part au soulèvement kurde contre l'armée irakienne. La situation tourne rapidement en défaveur des Kurdes qui sont violemment réprimés. Le Conseil de sécurité de l'ONU vote alors la résolution 688 interdisant à l'aviation irakienne de survoler la 36e parallèle et exigeant la fin de la répression contre les Kurdes. S'ouvre alors une période permettant aux Kurdes de former une entité autonome dont l'autorité est partagée entre le PDK de Massoud Barzani et l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) de Jalal Talabani. Toutefois, Barzani s'allie ensuite à Saddam Hussein pour neutraliser son rival Talabani[3].

Président de la région autonome du KurdistanModifier

Après la chute de Saddam Hussein en 2003, les Kurdes unifient leur administration. À l'issue des premières élections législatives post-Saddam, le Parlement régional kurde désigne Massoud Barzani comme Président de la Région autonome du Kurdistan. Il a été reconduit dans cette fonction à l'issue des élections législatives de 2009 marquée par une forte percée de Goran, le principal parti d'opposition[4].

En juillet 2012, il confie à son fils aîné la direction du Conseil national de sécurité qui va chapeauter les forces de sécurité de la région. Son neveu Nechirvan Barzan est Premier ministre entre 2006 et 2009, puis à nouveau depuis 2012.

Le système politique instauré par Massoud Barzani repose principalement sur le clientélisme[5]. Les grandes sociétés proches du pouvoir récupèrent tous les marchés, tandis que les journalistes et personnes influentes reçoivent un salaire ou des cadeaux[5].

Massoud Barzani devrait se présenter à nouveau à la prochaine élection présidentielle, au suffrage universel, prévue au départ pour septembre 2013. Sa candidature est sujette à polémique du fait du flou juridique entourant l'application des textes actuellement en vigueur qui interdisent théoriquement à un président sortant de se représenter plus d'une fois. Barzani termine en 2013 son deuxième mandat depuis la chute du régime de Saddam Hussein, mais son premier mandat depuis la promulgation des textes à valeur constitutionnelle actuels. L'opposition, représentée au Parlement régional, considère une candidature potentielle de Massoud Barzani comme illégale[6]. En juin 2013, le parlement kurde repousse cette élection à 2015[7], puis à 2017[8].

Le 25 mars 2017, Massoud Barzani annonce la tenue, avant la fin de l'année, d'un référendum d'indépendance du Kurdistan irakien ; aucune échéance n'a été fixée pour l'élection présidentielle au Kurdistan[9].

Pour ses opposants, l’administration de Massoud Barzani serait gangrené par la corruption et n'agit pas contre les inégalités[10]. En 2017, le Kurdistan d'Irak comprend près de 9 000 millionnaires, 30 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.et le taux de chômage atteint 20 %. En janvier 2017, Masoud Barzani annonce son intention de privatiser le système de santé alors que la Constitution irakienne reconnait la santé comme un droit naturel et gratuit[10].

Le , Massoud Barzani annonce qu'il n'exercera plus la présidence du Kurdistan après le 1er novembre[11].

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Conteste le poste à Jalal Talabani.

RéférencesModifier

  1. « Kurdistan irakien: crise autour de la succession du président Barzani »
  2. « Hollande et le Kurde irakien Barzani discutent de la campagne de Mossoul », (consulté le 15 septembre 2016)
  3. « Victoire éclair des Kurdes alliés de Bagdad Le PDK et l'armée irakienne ont chassé l'UPK de son fief Souleimanieh. », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  4. http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/07/27/les-elections-au-kurdistan-irakien-voient-l-emergence-d-une-opposition-parlementaire_1223001_3214.html
  5. a et b « Barzani, seigneur du Kurdistan », sur Le Point.fr,
  6. http://www.dailystar.com.lb/News/Middle-East/2013/Apr-14/213632-kurdish-presidents-re-election-plans-spark-criticism.ashx#axzz2TqupeXfq Dailystar.com.lb (en)
  7. « Iraq's Kurdish parliament extends leader's term », Associated Press,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « Kurdistan's Barzani calls for elections to determine his fate, may mean 2017 », (consulté le 15 septembre 2016)
  9. Could Kurds hold independence referendum this year? Al-Monitor, 10 avril 2017.
  10. a et b (en) « Kurdistan Region’s Uncertain Future; Leaping Toward Authoritarianism », Kurdish Policy,‎ (lire en ligne)
  11. Un mois après le référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien, Barzani renonce à la présidence, Le Monde avec AFP, 29 octobre 2017.

Liens externesModifier