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Jonquières-Saint-Vincent

commune française du département du Gard

Jonquières-Saint-Vincent
Jonquières-Saint-Vincent
Chapelle Saint-Laurent.
Blason de Jonquières-Saint-Vincent
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Beaucaire
Intercommunalité Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence
Maire
Mandat
Jean-Marie Fournier
2014-2020
Code postal 30300
Code commune 30135
Démographie
Gentilé Jonquièrois
Population
municipale
3 743 hab. (2016 en augmentation de 8,24 % par rapport à 2011)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 44″ nord, 4° 33′ 50″ est
Altitude Min. 13 m
Max. 81 m
Superficie 21,32 km2
Localisation

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Jonquières-Saint-Vincent

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Jonquières-Saint-Vincent
Liens
Site web jonquieres-st-vincent.com

Jonquières-Saint-Vincent est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Jonquiérois.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Les communes de Beaucaire, Redessan, Montfrin et Meynes sont limitrophes de la commune de Jonquières-Saint-Vincent.

Hydrographie et reliefModifier

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

Axes ferroviairesModifier

 
Les voies et quais de la gare vus vers Nîmes.
Article détaillé : Gare de Jonquières-Saint-Vincent.

Établie à 62 mètres d'altitude, la gare de Jonquières-Saint-Vincent est située sur la ligne de Tarascon à Sète-Ville, entre les gares voyageurs ouvertes de Beaucaire et de Manduel - Redessan. En raison de sa faible fréquentation, la desserte est suspendue et l'arrêt est fermé aux voyageurs depuis la fin de l'année 2011[réf. souhaitée]

Axes routiersModifier

Transports en communModifier

UrbanismeModifier

Jonquières-Saint-Vincent est l'une des 75 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Sud du Gard et fait également partie d'une des 41 communes du pays Garrigues et Costières de Nîmes.

Morphologie urbaineModifier

LogementModifier

Projets d'aménagementModifier

ToponymieModifier

Provençal Jounquiero, du roman junquiera, du latin juncaria : lieu couvert de jonc[1].
Racine provençale jounc : jonc[1].

Sur les cartes de Cassini, on peut y voir le lac, asséché depuis au nord est du village.

Ses habitants s'appellent les Jonquièrois.

HistoireModifier

AntiquitéModifier

En 121 avant Jésus-Christ, Caius Sextius conquiert la région, la Narbonnaise, qui passe sous le contrôle de Rome. La voie héracléenne qui avait vu passer Hannibal et ses 37 éléphants en -218 est reprise pour le tracé de la via Domitia qui relie Rome à sa prospère colonie ibérique. La portion de cette route se trouvant sur la commune se situe alors entre les étapes d'Ugernum et de Nemausus.[réf. souhaitée]

Moyen ÂgeModifier

À la fin de l'Empire romain, le territoire de la commune est sous la dépendance d'Arles, ce qui permet d'affirmer que Jonquières-Saint-Vincent est en Provence. Wisigoths, Arabes puis Francs se disputent la région. Les dernières armées sarrasines sont écrasées au bord du Gardon dans la commune voisine de Montfrin par Charles Martel en 730. Quelque temps plus tard, la région passe sous le contrôle carolingien.

À l'est de la commune, au pied des collines qui séparent Jonquières-Saint-Vincent de Beaucaire, une dépression formait un petit lac entouré des roselières qui donnèrent son nom à la commune. Un village de pêcheurs se crée sur sa rive. Il s'appelle Saint-Laurent-de-Jonquières et vers l'an mille les habitants y bâtissent une chapelle. Le prieuré de Saint-Laurent-de-Jonquières appartenait à l'abbaye de Psalmodie : Sanctus-Laurentius de Junqueriis en 1412 dans le cartulaire de l'abbaye de Psalmodie[2].

Sur le coteau s'établit vers le XIIe siècle un village de vignerons : Saint-Vincent-de-Cannois. Plus tard sur une colline entre Saint-Laurent et Saint-Vincent un seigneur se construit un château autour duquel se regroupent les habitants de Saint-Laurent dont seule la chapelle du XIIe siècle subsiste[3].

Époque moderneModifier

Révolution française et EmpireModifier

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Vincent-du-Gard[4],[2].

Époque contemporaineModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1963 2001 Louis Gibelin   Agriculteur
2001 2008 Daniel Legrand DVD  
2008 En cours Jean-Marie Fournier UMP-LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil MunicipalModifier

JumelagesModifier

Jonquières-Saint-Vincent est jumelée avec :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 3 743 habitants[Note 1], en augmentation de 8,24 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7007177619431 2001 2801 3421 5011 514
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7121 8521 8881 8201 6781 6001 5161 5391 530
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5241 5151 5331 3571 3691 3751 3841 2251 235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 3111 4451 4991 8252 2602 7452 8963 0973 649
2016 - - - - - - - -
3 743--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

SportsModifier

MédiasModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

Entreprises de l'agglomérationModifier

AgricultureModifier

Artisanat et industrieModifier

Activités de serviceModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Édifices civilsModifier

  • Via Domitia   Classé MH (1987)[9] : C.R. 19 dit chemin des Romains, également sur les communes de Redessan et Beaucaire, dans le Gard, et Castelnau-le-Lez, dans l'Hérault.
  • Hôtel de ville, inauguré en 1903 par Gaston Doumergue. Son architecte n'est autre qu'Auguste Augière, qui s'illustra notamment, à Nîmes, dans la construction d'immeubles bourgeois influencés par le style végétal Art nouveau et édifia dans cette même ville la très originale tour de l'horloge du lycée Daudet.
  • Halle métallique des années 1930.

Édifices religieuxModifier

 
La chapelle Saint-Laurent.
  • Chapelle Saint-Laurent,   Classé MH (1926)[10], qui devait être entourée du village de pêcheurs de Jonquierre. Édifiée en XIIe siècle.
  • Église paroissiale.
  • Église Saint-Vincent.

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Adrien Hardy, champion du monde et champion olympique d'aviron.
  • Paul-Thierry Pesqué, international de judo. Entraineur National de judo à l’INSEP, CN 6eme Dan.

https://linkedin.com/in/go-paul-thierry

  • Pierre de Demandolx[Qui ?], officier de la Légion d'honneur.
  • Alphonse Daudet, écrivain, a résidé sur la commune[11].
  • Le pape Pie VII a fait halte pour une pissette dans un des sept relais postes du village sur sa route pour aller consacrer à Paris le couronnement de Napoléon Ier.

HéraldiqueModifier

  Blason D'argent à la botte de joncs de sinople, liée d'or, avec ces inscriptions en flancs L'EN TIENS à dextre et DEUX MILLE à senestre en lettres capitales de sable, accompagnée de trois ombres d'étoiles[2].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b (oc + fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 164, t. 2
  2. a b et c Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 108 (Jonquières), 215 (Saint-Laurent) et 230 (Saint-Vincent)
  3. « Saint-Laurent, histoire », sur ville-jonquieres-stvincent.pagesperso-orange.fr (consulté le 14 avril 2015)
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Exposition des peintres de village », sur www.jonquieres-st-vincent.com (consulté le 14 avril 2015)
  9. Notice no PA00103064, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Notice no PA00103063, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Catherine Mille, « Jonquieres-Saint-Vincent, un livre qui évoque l'âme du village », Midi Libre,‎ (lire en ligne, consulté le 14 avril 2015)