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Gare de Manduel - Redessan

gare française

Manduel - Redessan
Image illustrative de l’article Gare de Manduel - Redessan
Un TER Z 27500 entre en gare (2011).
Localisation
Pays France
Commune Manduel
Adresse Avenue Pierre Mendès France
30129 Manduel
Coordonnées géographiques 43° 49′ 35″ nord, 4° 28′ 46″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service TER Occitanie
Caractéristiques
Ligne(s) Tarascon à Sète-Ville
Voies 2
Quais 2
Altitude 55 m
Historique
Mise en service 19 août 1840
Correspondances
Bus Tango 31 32 

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Manduel - Redessan

Géolocalisation sur la carte : Occitanie

(Voir situation sur carte : Occitanie)
Manduel - Redessan

Géolocalisation sur la carte : Gard

(Voir situation sur carte : Gard)
Manduel - Redessan

La gare de Manduel - Redessan est une gare ferroviaire française de la ligne de Tarascon à Sète-Ville, située sur le territoire de la commune de Manduel, à proximité de Redessan, dans le département du Gard en région Occitanie.

Elle se dénomme uniquement « Manduel » lorsqu'elle est officiellement mise en service en 1840 par la Compagnie des Mines de la Grand’Combe et des chemins de fer du Gard avant de devenir en 1852 une gare de la Compagnie du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée (PLM) qui la dénomme plus tard « Manduel - Redessan ». C'est également le PLM qui la dédouble en deux stations, distantes d'environ un kilomètre, l'une pour les voyageurs et l'autre pour les marchandises. Cette dernière étant fermée par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). Les anciens édifices du PLM (bâtiment voyageurs et abri de quai) sont toujours présents mais seul l'abri et la marquise du bâtiment sont utilisés par les voyageurs.

Elle est devenue une halte voyageurs de la SNCF desservie par des trains express régionaux TER Occitanie.

Sommaire

Situation ferroviaireModifier

Établie à 55 mètres d'altitude, la gare de Manduel - Redessan est située au point kilométrique (PK) 16,814 de la ligne de Tarascon à Sète-Ville (électrifiée), entre les gares voyageurs ouvertes de Beaucaire (la gare de Jonquières-Saint-Vincent est fermée fin 2011) et de Nîmes, s'intercalait la gare de Grezan fermée depuis de nombreuses années.

HistoireModifier

Origine de la gareModifier

Après le passage d'un premier train circulant entre Nîmes et Beaucaire le 15 juillet 1839 pour l'inauguration de la foire de Beaucaire, la station de Manduel est officiellement mise en service par la Compagnie des Mines de la Grand’Combe et des chemins de fer du Gard lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la ligne d'Alais à Beaucaire via Nîmes le 19 août 1840[1],[2].

Gares PLMModifier

En 1854, le Guide classique du voyageur en France présente la ligne d'Avignon à Nîmes, Manduel est la 6e station, entre Bellegarde et Beaulieu, le village compte 1 460 habitants[3]. En 1867, la station est présentée dans son guide par Adolphe Joanne. Elle est la troisième station de la section de Tarascon à Cette (ancienne dénomination de la ville de Sète) après celle de Bellegarde et avant celle de Marguerittes. À un kilomètre à gauche se trouve la ville de Manduel qui compte 2 053 habitants et à sa droite il y a Redessan, 1 504 habitants[4].

En 1866, on ouvre un bureau télégraphique ouvert à la correspondance privée à la station Manduel-Redessan[5].

En 1896, le projet de dédoubler la gare en deux entités distinctes : une station GV (voyageurs) et une gare PV (marchandises) est présenté mais pas encore approuvé[6]. Les travaux du dédoublement sont terminés l'année suivante, il y a maintenant deux stations l'une pour la « Grande Vitesse » (voyageurs) et l'autre pour la petite vitesse (marchandises)[7].

En 1899, M. Bascou est chef de gare à Manduel-Redessan[8].

Les stations de « Manduel-Redessan (GV) S » et de « Manduel-Redessan (PV) » figurent dans la nomenclature 1911 des gares, stations et haltes, de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée[9]. L'une est une station ouverte uniquement au service des voyageurs, elle dispose du « service complet de la grande vitesse, à l'exclusion des voitures, chevaux et bestiaux » (renvoi no 6)[10] et l'autre est une gare ouverte uniquement au service des marchandises, « gare ouverte au service complet de la petite vitesse, à l'exclusion des chevaux chargés dans des wagons-écuries ouvrant en bout, et des voitures à 4 roues à 2 fonds et à 2 banquettes dans l'intérieur, omnibus, diligences, etc. » (renvoi no 1)[11]. Sur la ligne PLM de Tarascon à Cette, la gare marchandises porte le no 2 et la station voyageurs le no 3, elles sont encadrées par les gares de Jonquières-Saint-Vincent et de Grézan[12].

Gares SNCFModifier

 
Un Z 7300 entre en gare (2011).

Dans la deuxième partie du XXe siècle, la SNCF ferme la gare marchandises, qui comportait alors un faisceau de voies et des hangars pour le stockage des marchandises et transforme, vers la fin de ce siècle, la gare voyageurs en une simple halte à entrée libre[13].

En 1980, lors d'une rénovation des voies, la halte est également rénovée avec le remplacement de la signalétique et la mise en place de l'éclairage des quais, qui ont été reconstruits en béton. En 2013, le revêtement de surface des quais est refait avec de l'enrobé[13].

Lors de la mise en service de la gare de Nîmes - Pont du Gard (fin 2019), il est prévu de supprimer la desserte de cette halte[14].

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

Halte SNCF, c'est un point d'arrêt non géré (PANG) à entrée libre[15]. Elle dispose de deux quais avec abris, l'un étant la marquise de l'ancien bâtiment voyageurs et l'autre un ancien abri.

La traversée des voies s'effectue par le passage à niveau de l'Avenue Pierre Mendès France.

DesserteModifier

Manduel - Redessan est desservie par des trains TER Occitanie qui circulent entre les gares d'Avignon-Centre et de Narbonne, ou Montpellier-Saint-Roch, ou Nîmes[15].

IntermodalitéModifier

Un parking pour les véhicules y est aménagé[15].

Patrimoine ferroviaireModifier

L'ancien bâtiment voyageurs, devenu une habitation, et l'abri de quais sont d'origine du PLM. Le bâtiment est de type trois ouvertures avec un étage et une toiture à quatre pans[16]. L'ancienne marquise en fer est utilisée comme abri de quai par les voyageurs.

Notes et référencesModifier

  1. François et Maguy Palau, « 2.7 Alais - Beaucaire : 19 août 1840 », dans Le rail en France : les 80 premières lignes (1828-1851), édition Palau, Paris, janvier 2003 (ISBN 2-950-9421-0-5), pp. 62-65
  2. Site nemausensis.com, « Histoire de la Ville de Nîmes, par Adolphe Pieyre, 1886 : 1839 », dans Talabot et le chemin de fer dans le Gard (consulté le 22 mars 2014).
  3. Richard, « Manduel (Gard) 6e station », dans Guide classique du voyageur en France, 24e édition, L. Maison, 1854 p. 314 (consulté le 22 mars 2014).
  4. Adolphe Joanne, « 3e station - Manduel », dans Itinéraire de Paris à la Méditerranée : itinéraire descriptif et historique, Guides Joanne, Hachette, 1867, p. 376 (consulté le 22 mars 2014)
  5. Site gallica.bnf.fr « no 68 - Télégraphie », dans Rapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations - Conseil général du Gard, 1866 (D), p. 1 (consulté le 22 mars 2014).
  6. Site gallica.bnf.fr « B - Projets présentés et non encore approuvés », dans Rapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations - Conseil général du Gard, 1896 (ORD2,R), p. 40 (consulté le 22 mars 2014).
  7. Site gallica.bnf.fr « 1o Travaux terminés », dans Rapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations - Conseil général du Gard, 1897, p. 441 (consulté le 22 mars 2014).
  8. Le Chemin de fer, professionnel, technique, commercial et politique, Volume 8, 1899, p. 3 extrait (consulté le 22 mars 2014).
  9. Site gallica.bnf.fr, Nomenclature des gares, stations et haltes du Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, 1911 : Nomenclature des gares, stations et haltes, par ordre alphabétique p. 28 (consulté le 22 mars 2014)
  10. Site gallica.bnf.fr, Nomenclature des gares, stations et haltes du Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, 1911 : Explication des renvois p. 50 (consulté le 22 mars 2014)
  11. Site gallica.bnf.fr, Nomenclature des gares, stations et haltes du Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, 1911 : Explication des renvois p. 64 (consulté le 22 mars 2014)
  12. Site gallica.bnf.fr, Nomenclature des gares, stations et haltes du Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, 1911 : par ordre Topographique p. 128 (consulté le 22 mars 2014)
  13. a et b Site aatv30.fr : Gare de Manduel - Redessan (consulté le 22 mars 2014)
  14. Rail Passion no 252 () : Bernard Collardey, « Nîmes-Manduel-Redessan : une nouvelle gare TGV en construction », pp. 16-17.
  15. a b et c Site SNCF Ter Languedoc-Roussillon : Gare de Manduel - Redessan (consulté le 22 mars 2014).
  16. Site gare aux gares, photos et petites histoires du chemin de fer : Manduel Redessan (Gard) (consulté le 22 mars 2014).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier



Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Avignon-Centre Beaucaire TER Occitanie Nîmes Narbonne
ou Montpellier-Saint-Roch
ou Nîmes