Jean Chrétien (général)

général de brigade et président de société français

 Jean Chrétien
Jean Chrétien (général)
Général Jean Chrétien 1897-1988

Naissance
Saint-Brieuc
Décès (à 90 ans)
Malbuisson
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de brigade
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Legion of Merit
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre 1914-1918
Médaille de la résistance

Jean Chrétien, né le à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) et mort le à Malbuisson (Doubs), est un général de brigade et président de société français.

Chef des services de contre-espionnage en Afrique du Nord de début 1941 à début 1943 puis au sein de la Direction générale des études et recherches (DGER), il est l'une des grandes figures des services spéciaux de renseignements français pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a notamment pris une part active à la préparation du débarquement allié en Afrique du Nord en et contribué efficacement à son succès puis à celui de la campagne de Tunisie.

Biographie modifier

Famille et formation modifier

Jean Hector Adrien Chrétien naît le à Saint-Brieuc du mariage à Lille d'Émile Henri Jean Baptiste Chrétien, professeur de sciences au lycée de Saint-Brieuc, frère du général de division Paul Chrétien, et d’Alice Marie Lefort[a],[2].

Il intègre l'École supérieure de guerre (promotion 1923-1925)[OL 1]. C'est durant ces études que le , il épouse Suzanne Marie Gabrielle Labansat avec qui il aura deux garçons et quatre filles. Veuf, il épouse en secondes noces Raymonde Latieule, le [2].

Carrière militaire modifier

Première Guerre mondiale modifier

Engagé volontaire à dix-sept ans pendant la Première Guerre mondiale, il est rapidement promu sous-lieutenant. En , près de Verdun, il est blessé à la main gauche et doit être amputé d'un doigt. Il est cité à l'ordre du corps d'armée[3],[OL 2].

Entre-deux-guerres modifier

À sa sortie de l'École supérieure de guerre, Jean Chrétien intègre l'armée coloniale en 1926. Il est placé en congé de cinq ans cette même année[3] et fait chevalier de la Légion d'honneur le [4].

Peu après son retour dans l'armée active, il part en 1932 pour Beyrouth et rejoint l’état-major des troupes des territoires de Damas[3].

En 1934, il est de retour en métropole ou il rejoint la section de politique étrangère de l’état-major de la Défense nationale à Paris. Deux ans plus tard, il passe à la section économique de mobilisation industrielle du colonel Georges Groussard. Dans le contexte anticommuniste de la fin des années trente, Groussard propose à Chrétien, alors capitaine, de s'organiser « face à la subversion dans l'armée ». Ils fondent au sein de l'armée d'active un réseau clandestin destiné à riposter à un coup de force communiste[5]. C'est à ce moment que Chrétien fait la connaissance du capitaine André Brouillard alias « Pierre Nord », alors chef du 2e bureau de la région militaire de Paris, qui prête son concours au réseau clandestin[6]. Leur réseau fusionne fin avec le réseau Corvignolles de Georges Loustaunau-Lacau[5],[7],[8]. L'année suivante, Chrétien sera muté et perdra tout contact avec le réseau.

En 1937, Jean Chrétien est promu chef de bataillon[3] et affecté à Dakar au service de renseignements intercolonial (SRI) du colonel Georges Nyo[9].

Seconde Guerre mondiale modifier

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il participe à la Bataille de France en comme chef d'état-Major de la 8e division d'infanterie coloniale (8e DIC). Il est cité à l'ordre de la division pour sa conduite au cours des journées du 11 au 24 juin[SHD 1],[OL 3].

En , Louis Rivet, alors responsable des services de renseignements clandestins, charge Jean Chrétien de diriger le contre-espionnage à Alger[10]. Avec son ami Henri Navarre, chef du 2e Bureau du général Weygand, proconsul en Afrique, ils exercent tous les pouvoirs de haute police politique en Afrique du Nord avec pour objectif de faire d’Alger un pôle de la résistance française comme celui de Londres[11]. Le , il est promu lieutenant-colonel.

C'est en 1942 que Jean Chrétien se distingue particulièrement en ayant une part très active, voire décisive[OL 4],[OL 5],[12],[13], à la préparation et au succès du débarquement allié Afrique du Nord en « tant par son action personnelle que par l’aide apportée par ses services, qui ont complètement voilé aux yeux de l’Allemagne les préparatifs en cours »[SHD 2] puis en entreprenant, en liaison avec les services alliés, « une manœuvre d’intoxication de grande envergure dont le rôle fut décisif » au cours de la campagne de Tunisie[SHD 2],[12],[13]. Selon Alain Guérin, il joua un rôle aussi important que celui d'Henri Navarre dans la lutte antiallemande[14].

En , à la suite de la réorganisation du service de renseignement et à l'arrivée de Paul Paillole qui réunifie le contre-espionnage et les services de sécurité de la métropole et d'Afrique du Nord et en prend la direction, Chrétien, promu colonel en décembre 1942, retourne dans l'infanterie.

À la tête du 13e régiment de tirailleurs sénégalais (13e RTS), il participe à la conquête de l'île d'Elbe en . Il est cité à l'ordre de l'Armée pour ce fait d'arme[SHD 3],[15],[OL 6].

En , il réintègre les renseignements et devient, jusqu'à la fin de la guerre, le premier chef du contre-espionnage de la Direction générale des études et recherches (DGER)[16] (qui deviendra le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) fin 1945), nouvellement créée et dirigée par Jacques Soustelle[17],[b].

Déjà décoré en avec plusieurs officiers français et britanniques de la Legion of Merit par Franklin Delano Roosevelt sur proposition de Dwight D. Eisenhower pour son rôle dans le débarquement allié en Afrique du Nord et lors de la Campagne de Tunisie[18], il est cité à l’ordre de l’armée le pour la totalité de son action en Afrique du Nord[SHD 2],[OL 7].

Après-guerre modifier

De la mi-45 à la mi-47, Chrétien sert dans les forces d'occupation en Allemagne[OL 8].

En , il est nommé général de brigade et promu au grade d'officier dans l'ordre national de la Légion d'honneur en novembre de la même année[19].

Il quitte l'armée fin [20].

Carrière professionnelle modifier

Après avoir démissionné de l'armée, Jean Chrétien poursuit une carrière dans la banque. Il est directeur de la caisse néerlandaise de crédit à Tanger de 1950 à 1959, et président de l'Union minière de l'Atlas occidental[c] à partir de 1956[2].

Il est par ailleurs délégué de Tanger au Conseil supérieur des Français de l'étranger[d], de 1955 à 1963[2].

Il meurt le à Malbuisson, âgé de 90 ans[e].

Hommage modifier

Jean Chrétien est le « colonel C... » de l'ouvrage de Pierre Nord, Mes Camarades sont morts[f] et a inspiré le personnage du « colonel Christian » de son roman Le Guet-Apens d’Alger[23].

Publication modifier

  • « Le débarquement à l'île d'Elbe du 13e RTS () » in Revue historique des armées, Les Troupes de Marine, no 101, Service historique de la Défense, octobre 1970, p. 80-89

Décorations modifier

Voir aussi modifier

Bibliographie modifier

  • Michel Garder (en), La guerre secrète des services spéciaux français 1935-1945, Plon, 1967
  • Alain Guérin, Chronique de la Résistance (nouvelle édition), Place des éditeurs, 2010
  • Elmar Krautkrämer (de), Vichy-Alger, 1940-1942 : Le chemin de la France au tournant de la guerre, Economica, 1999 (traduction de Frankreichs Kriegswende 1942, 1989). De nombreuses références à Jean Chrétien et son service de contre-espionnage à Alger durant cette période.
  •   Olivier Lahaie[g], Guerre des services spéciaux en Afrique du Nord - Les mémoires du général Jean Chrétien, ancien chef du contre-espionnage à Alger, préface d'Olivier Forcade, Histoire & Collections, 2015, [présentation en ligne]
    Cet ouvrage retrace une partie de la vie de Jean Chrétien, chef des services de contre-espionnage en Afrique du Nord de début 1941 à début 1943, puis au sein de la DGER, à partir des souvenirs dactylographiés de ce dernier, conservés à Vincennes, complétés avec d'autres archives et témoignages[h].
  • Pierre Nord
    • Mes camarades sont morts (1947-1949) en trois tomes, Grand prix Vérité 1947. Dans cet ouvrage, Jean Chrétien est le « commandant C... », « lieutenant-colonel C... », « colonel C... » etc
      • Tome 1 : La guerre du renseignement, Librairie des Champs-Élysées, 1947
      • Tome 2 : Le contre-espionnage, Librairie des Champs-Élysées, 1947 (le chapitre I, Contre-espionnage en Afrique du Nord de 1941 à 1944, p. 7-34, est consacré au colonel Chrétien et à son service)
    • L'intoxication Arme absolue de la guerre subversive, Fayard, 1971
  • Paul Paillole et Robert L. Miller, Fighting the Nazis : French Military Intelligence and Counterintelligence, 1935-1945, Enigma, 2003
  • Louis Rivet, Carnets du chef des services secrets 1936-1944, Paris, Nouveau Monde éditions, 2010. Carnets de Louis Rivet édités et présentés par Olivier Forcade et Sébastien Laurent
  • Jacques Soustelle, Envers et contre tout
    • Tome 1 : De Londres à Alger. Souvenirs et documents sur la France libre, 1940-1942, Robert Laffont, 1947
    • Tome 2 : D’Alger à Paris, souvenirs et documents sur la France libre, 1942-1944, Robert Laffont, 1950

Articles connexes modifier

Notes et références modifier

Notes modifier

  1. Curieusement, l'acte de mariage indique qu'Émile Henri Jean Baptiste Chrétien est professeur de sciences au lycée de Saint-Brieuc et précise « Calvados » et tous ont signé[1] !
  2. Le lieutenant-colonel Roger Lafont succédera à Jean Chrétien au contre-espionnage après le départ de celui-ci.
  3. L'Union minière de l'Atlas occidental est une entreprise sise à Marrakech; dont l'activité est l'étude, la recherche, la prospection de tous gisements et ressources minières, leur mise en valeur et leur exploitation[21].
  4. Le Conseil supérieur des Français de l'étranger (CSFE) a été créé « pour fournir des avis sur les questions et projets intéressant les Français domiciliés à l’étranger ou l’expansion française » ; sa mission est d'apporter au ministre des Affaires étrangères, une expertise sur la France à l’étranger.
  5. Dans sa notice nécrologique, l'amicale des anciens des services spéciaux de la Défense nationale le qualifie de « l'une des grandes figures des services spéciaux de renseignements français pendant la Seconde Guerre mondiale »[22].
  6. L'ouvrage de Pierre Nord, Mes Camarades sont morts, en trois volumes, retrace l'histoire des réseaux Société de travaux ruraux (Service de renseignement). Cet ouvrage a obtenu le Grand prix Vérité en 1947.
  7. Olivier Lahaie est spécialiste des services de renseignement militaire[27].
  8. Plusieurs historiens français et étrangers tels Claude Paillat, Alain de Sérigny, Hervé Coutau-Bégarie et Claude Huan, Elmar Krautkrämer (de), Pierre Ordioni etc travaillant sur la France durant la période 1940-1943, le débarquement allié en Afrique du Nord ou l'amiral Darlan se sont entretenus avec Jean Chrétien et ont utilisé son manuscrit pour la rédaction de leurs ouvrages. Olivier Lahaie écrit « ...malgré le parcours exceptionnel du général Chrétien, aucun d'entre eux n'avait l'intention de le retracer in extenso »[OL 9]. C'est pour combler ce manque qu'Olovier Lahaie a rédigé son ouvrage.

Références modifier

  • Dossier militaire du SHD : cote 14 YD 1389[28]
  1. a et b Citation à l'ordre de la division du  : « Chef d'état-Major de la 8e DIC a donné à tous au cours des journées du 11 au 24 juin pendant lesquelles la division a été engagée ou en mouvement sans arrêt de jour et de nuit l'exemple du calme et du plus grand sang-froid dirigeant l'état-major sans aucune défaillance malgré les situations difficiles et parfois critiques où se trouva la division. Très belle attitude au cours des liaisons avec les régiments engagés et sous les bombardements des gares d'Évreux et de Dreux. ».
  2. a b c et d Citation à l'ordre de l'armée du  : « Chef des services de contre-espionnage en Afrique du Nord n’a cessé depuis l’armistice de lutter contre l’Allemagne. A, par son action méthodique et tenace, désorganisé et réduit à l’impuissance le service de renseignements allemand. A eu une action importante dans le succès du débarquement allié en Afrique du Nord, tant par son action personnelle que par l’aide apportée par ses services, qui ont complètement voilé aux yeux de l’Allemagne les préparatifs en cours. A, par la suite, en liaison avec les services alliés, entrepris une manœuvre d’intoxication de grande envergure dont le rôle fut décisif, au cours de l’épreuve victorieuse de Tunisie. », décision no 777 du général de Gaulle, en date du .
  3. a et b Citation à l'ordre de l'armée du  : « Chef de corps d'une haute valeur professionnelle, s'est parfaitement acquitté de la préparation et l'entrainement de son régiment dont un des bataillons, débarqué de vive force dans l'Ile d'Elbe, a très bien réussi dans la manœuvre aussi délicate que difficile de la conquête de la plage de Campo-di-Marina. Le , a conduit le combat de l’ensemble de son régiment, remplissant intégralement la mission que lui avait confié le commandement. ».
  • Ouvrage d'Olivier Lahaie
  1. p. 23.
  2. p. 9.
  3. p. 51.
  4. p. 13, « on peut même affirmer que son action personnelle a été décisive à Alger entre le 8 et le 15 novembre 1942. [...] Affecté à Vichy peu de temps après la défaite de 1940, puis à Alger au début de l'année 1941, Jean Chrétien a été proche des cercles décisionnels jusqu'en 1944 et a côtoyé les « Grands » de son époque. Il n'est pas faux de dire qu'en tant que membre des services de renseignements, il a été un instrument du pouvoir politique et militaire. »
  5. p. 25
  6. p. 181.
  7. p. 167-168.
  8. p. 213-214.
  9. p. 14-15
  • Autres sources
  1. Acte de mariage Chrétien-Lefort sur le site des archives départementales du Nord.
  2. a b c d e et f Who's Who in France, Jacques Lafitte, édition 1979-1980, p. 357.
  3. a b c et d « Registre matricule de Jean Chrétien, Classe 1917, côte FRAD022_1R1507_SB_1917 », sur un site du conseil départemental des Côtes-d'Armor (consulté le ).
  4. a et b Décret du . Nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur : « CHRETIEN (Jean-Hector-Adrien); capitaine breveté, 23e rég. d'infanterie coloniale; 12 ans de services, 6 campagnes, 1 blessure. Titres exceptionnels: beaux services de guerre. S'est distingué après la guerre en Orient », Journal officiel du 28/12/1927, p. 13161
  5. a et b Gérard Chauvy, Le drame de l'armée française, Pygmalion, 2010, p. 216, [lire en ligne].
  6. Philippe Bourdrel, La Cagoule, Histoire d'une société secrète du Front populaire à la Ve République, Albin Michel, 2017, p. 178, [lire en ligne].
  7. « Le colonel Groussard et le capitaine Chrétien décident dans un premier temps de mettre sur pied « une organisation de résistance à la subversion » . Ils s'assurent tout de suite le concours d'une recrue de choix, le capitaine André Brouillard, chef du IIeme Bureau de la région militaire de Paris. Puis, ils nouent des relations avec Loustaunau-Lacau, de sorte que leur [réseau] fusionne à la fin du mois d'août 1936 avec le réseau Corvignolles pour ne donner qu'une seule organisation secrète dirigée par le triumvirat Loustaunau - Lacau, Groussard et Chrétien », Thierry Vivier, L'armée française et la guerre d'Espagne: 1936-1939 Officine, 2007, p. 65
  8. Pierre Ordioni, citant son ami le général Chrétien : « Un grand ami à moi, le général Chrétien est à l'origine d'une de ces sociétés [secrète] : "dans l'Etat-Major de l'armée, nous avons décidé - au moment du Front Populaire en France -, des événements d'Espagne et alors que le nazisme devient un péril incroyable de créer une Société secrète destinée à assurer la sécurité de la France. Cette organisation prendra le nom de réseau Corvignolles. Elle est devenue tentaculaire dans l'Armée. Le nombre de camarades pendant la guerre, qui m'ont avoué en faire partie est considérable". », « Le pouvoir militaire en France » in Revue économique française Volumes 106-107, Société de géographie commerciale de Paris, 1984, p. 135.
  9. « Chrétien est ensuite affecté au service de renseignements intercolonial mis en place en 1937 où il dirige le secteur VI basé à Dakar. », Jacques Cantier, L' Algérie sous le régime de Vichy, Odile Jacob, 2002, p. 162.
  10. « Le contre-espionnage (CE) en métropole, sous le couvert d'une « société des travaux ruraux » (réseau TR), [était alors dirigé] par le Capitaine Paillole, établi à Marseille et par le Lieutenant-colonel Chrétien en Afrique du Nord », Pierre Lacoste, Le renseignement à la française, Economica, 1998, p. 81.
  11. « [Le colonel Chrétien] est l’ami du commandant Navarre, ex-chef de la section allemande du S.R. et maintenant chef du 2e Bureau du général Weygand, proconsul en Afrique. A l’ombre de ce dernier, Navarre et Chrétien ont pris et exercent tous les pouvoirs de haute police politique en A.F.N. Ils ont un seul but depuis 1940 : faire d’Alger, comme de Londres, un pôle de la résistance française. », Pierre Nord, L'intoxication Arme absolue de la guerre subversive, Fayard, 1971, p. 226.
  12. a et b « Quant au Contre-Espionnage et aux Services de Sécurité, ils sont commandés à Alger, en attendant l'arrivée de Paillole, par le lieutenant-colonel Chrétien qui, de son P.C. d'El-Biar, dirigeait depuis longtemps déjà, en liaison étroite avec les Alliés, et notamment avec Murphy, l'antenne T.R. d'Algérie, et a pris à ce titre une part active à la préparation du débarquement... Les services rendus aux Alliés par le lieutenant-colonel Chrétien vont permettre à celui-ci de monter, sans plus attendre, avec l'accord et l'appui du commandement américain, la première mission spéciale inscrite à l'actif des services giraudistes : l'opération Pearl Harbour [La mission secrète Pearl Harbour fut la première opération lancée en Corse pendant la Seconde Guerre mondiale sous l’occupation pour coordonner la résistance. Elle eut lieu de décembre 1942 à mars 1943.] », Marcel Degliame, Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945 III, Et du Nord au Midi : novembre 1942 - septembre 1943, en collaboration avec Henri Noguères, Paris, Éditions Robert Laffont, 1972, p. 116
  13. a et b « Depuis , le chef du contre-espionnage à Alger était le colonel Chrétien, qui ne manquait pas d'influence sur Weygand et réussit plus d'une fois à obtenir l'assentiment ou au moins la neutralité du proconsul. Chrétien se fixa pour tâche de combattre, malgré l'armistice, les services de renseignement allemands et italiens, de tarir leurs sources d'information et de se renseigner lui-même sur les intentions et le travail de nos ennemis. Le travail accompli par le contre-espionnage sous sa direction fut considérable », Jacques Soustelle, Envers et contre tout, De Londres à Alger. Souvenirs et documents sur la France libre, 1940-1942, Robert Laffont, 1947, p. 451-452, [lire en ligne].
  14. « Dans cette lutte antiallemande, le lieutenant-colonel Chrétien joue un rôle aussi important que celui d'Henri Navarre. », Alain Guérin, Chronique de la Résistance (nouvelle édition), Place des éditeurs, 2010, p. 1022, [lire en ligne].
  15. Jean Chrétien, « Le débarquement à l'île d'Elbe du 13e RTS () » in Revue historique des armées, Les Troupes de Marine, no 101, Service historique de la Défense, , p. 80-89.
  16. « Le colonel Labadie prit en charge la direction des nouveaux services de sécurité militaire tandis que le colonel Chrétien, ancien responsable du contre-espionnage en Afrique du Nord, devenait le premier chef du contre-espionnage de la DGER. », Bertrand Warusfel, Contre-espionnage et protection du secret : histoire, droit et organisation de la sécurité nationale en France, Lavauzelle, 2000, p. 73.
  17. La DGER pris la succession de la Direction générale des services spéciaux (DGSS) qui était le service de renseignement et d'action français ayant résulté de la fusion, en , du « Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) de Londres » et des « Services de renseignements français d'Alger ».
  18. a et b « Le Président Roosevelt décerne la croix de la Légion du Mérite à 32 officiers britanniques et à 31 officiers français », L'Écho d'Alger, 21 août 1943 [lire en ligne].
  19. a et b Décret du . Promotion au grade d'officier de la Légion d'honneur : « CHRETIEN (Jean-Hector-Adrien), général de brigade; 31 ans de services, 15 campagnes. A été blessé et cité. Chevalier du . », Journal officiel du , p. 9878.
  20. Décret du publié au Journal officiel du , p. 6778.
  21. Fiche de l'Union minière de l'Atlas occidental
  22. « C’est une grande figure de nos Services qui vient de s’éteindre, un acteur et témoin des grands événements qui ont marqué la Deuxième Guerre mondiale et, notamment, ce tournant décisif que fut le débarquement allié du en A.F.N. où le Général CHRETIEN avait la responsabilité de la Sécurité Militaire », notice nécrologique rédigée par Paul Paillole, « Mort du général Chrétien », Bulletin de l'amicale des anciens des services spéciaux de la Défense nationale (AASSDN), no 137, 1988. L'AASSDN a été créée par Paillole en 1953.
  23. « Il n’y a plus d’inconvénient à dire que le général Chrétien est le colonel C... de Mes Camarades sont morts et qu’il a inspiré le personnage du colonel Christian du roman Le Guet-Apens d’Alger. », Pierre Nord, L'intoxication Arme absolue de la guerre subversive, Fayard, 1971, p. 441.
  24. Décret du 6 août 1952. Promotion au grade de commandeur de la Légion d'Honneur : « M. Chrétien (Jean-Hector-Adrien), général de brigade; 37 ans de services, 10 campagnes. A été blessé et cité. Officier du 15 novembre 1946 », Journal officiel du 10/08/1952, p. 8098.
  25. Citation à l'ordre du corps d'armée du  : « A entraîné d’une façon remarquable sa section à l’assaut d’un village le 28 février 1916, malgré un feu violent de mitrailleuses. A été blessé en arrivant au réseau de fil de fer ennemi. »
  26. Ordre de la Libération, « Médaille de la Résistance française avec rosette - fiche Jean Hector Adrien CHRETIEN » (consulté le )
  27. Notice biographique d'Olivier Lahaie
  28. Sous-série GR YD Officiers généraux de l’armée de terre et des services (ancien régime-2010) Répertoire alphabétique, Service historique de la Défense