Jan Zygmunt Skrzynecki

général belge

Jan Zygmunt Skrzynecki (1786-1860) est un général polonais, commandant en chef de l'Insurrection de novembre 1830.

Jan Zygmunt Skrzynecki
Jan Zygmunt Skrzynecki.png
Biographie
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BiographieModifier

Campagne napoléonienneModifier

Jan Zygmunt Skrzynecki, armoiries Bończa, est né à Żebrak en 1787. Il fait ses études à l'Université de Lwów, et s'engage comme simple soldat dans la Légion polonaise du Duché de Varsovie. Après la bataille de Raszyn en 1809, il est promu lieutenant, puis pendant la guerre polono-autrichienne, après l'assaut de Sandomierz, il est promu capitaine et décoré de la croix de chevalier de l'ordre de Virtuti Militari. Il participe dans la campagne de Moscou de 1812. A la bataille de Leipzig en 1813, Napoléon remarque son audace. En 1813, lors de la bataille d'Arcis-sur-Aube, il sauve Napoléon de la mort ou de la captivité. En 1815, après la chute de Napoléon et la transformation par la décision du congrès de Vienne du Duché de Varsovie en Royaume de Pologne, Skrzynecki reste dans l'armée polonaise.

Insurrection polonaise de novembre 1830Modifier

Lors du soulèvement national, le , il est nommé brigadier général et prend le commandement de la 3ème division d'infanterie. Il se distingue lors de la bataille de Zakrzew, de la bataille de Dobro et de la bataille de Grochów, à la suite de quoi le gouvernement national le nomme commandant suprême du soulèvement à la place de Michał Radziwiłł.

Skrzynecki saborde tous les plans de son conseiller Ignacy Prądzyński. Il ne croit pas en la victoire dans la guerre contre la Russie et il espère parvenir à un compromis avec le tsar. Il ne prend part au soulèvement que sous la pression de l'opinion publique. N'ayant pas de vision stratégique plus large, il ne pas profite pas de l'occasion pour démanteler le corps représentatif de la garde impériale du prince Pawłowicz près de Śniadów et perd donc l'initiative offensive. Cette situation conduit à la bataille d'Ostrołęka, qui a lieu le . La ville reste entre les mains des Polonais, mais malgré les lourdes pertes comparables des deux armées, la bataille est considérée comme une défaite pour l'armée insurrectionnelle polonaise. Les blessés polonais sont sauvés grâce à la position courageuse du 4e régiment d'infanterie qui repoussent plusieurs charges de cavalerie et d'infanterie ennemie, et de la 4e batterie d'artillerie, dirigée par le lieutenant-colonel Józef Bem..

Skrzynecki décide de rentrer à Varsovie et coupe ainsi le corps du général Antoni Giełgud des forces principales, en les obligeant à chercher une percée à l'est. Le différend avec la Diète sur la réforme du gouvernement fait basculer l'opinion publique contre lui et Skrzynecki est contraint le , de remettre sa démission entre les mains de son successeur, Henryk Dembiński et de se retirer de l'armée. Le , il franchit la frontière et se réfugie en Autriche.

Il réside successivement à Prague, et à Bruxelles où il sera commandant en chef de l'armée belge. En 1839, il est nommé général belge et la même année, il revient à Cracovie. Jusqu'en 1948, il est général belge en congé.

Il meurt à 73 ans et est enterré à Cracovie dans le cimetière de Rakowice. En 1865, ses restes sont transférés dans la chapelle de Jésus crucifié dans l'église dominicaine de Cracovie, où on lui érigé un monument en pierre tombale.

SourceModifier