Ouvrir le menu principal

Guénange

commune française du département de la Moselle

Guénange
Guénange
Hôtel de ville de Guénange.
Blason de Guénange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Canton Metzervisse
Intercommunalité Communauté de communes de l'Arc mosellan
Maire
Mandat
Jean-Pierre La Vaullée
2014-2020
Code postal 57310
Code commune 57269
Démographie
Gentilé Guénangeois
Population
municipale
7 191 hab. (2016 en augmentation de 1,4 % par rapport à 2011)
Densité 861 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ nord, 6° 11′ est
Altitude Min. 153 m
Max. 233 m
Superficie 8,35 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de la Moselle
City locator 14.svg
Guénange

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de la Moselle
City locator 14.svg
Guénange

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Guénange

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Guénange
Liens
Site web guenange.fr

Guénange est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Ses habitants sont appelés les Guénangeois.

La commune a été classée une fleur au concours des villes et villages fleuris.

Sommaire

Présentation succincteModifier

Petit village lorrain jusqu’au début des années 1950, Guénange est par la suite devenue une cité dortoir de la sidérurgie lorraine afin de loger les ouvriers de cette activité florissante. La cité prendra le nom de Guénange-Grande. D’autres cités semblables furent construites comme à Saint-Nicolas-en-Forêt. Aujourd’hui, 30 ans après la crise sidérurgique des années 1970, Guénange a perdu de sa population et est désormais une petite ville d’environ 7 500 habitants.

GéographieModifier

Guénange est située sur la rive droite de la Moselle entre Metz et Thionville, à 8 kilomètres de cette dernière. Elle a pour annexe Guélange et comme quartiers : Mont Cassin, Saint-Benoît, Bois carré, Haselbuch, Vignes de Saint-Antoine, SAMEC, Sous les vignes, Deux flacons, Tournaille et Boucle.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

  • D'un nom de personne germanique Genno ou Ginno suivi du suffixe -ing francisé en -ange.
  • Gueininga (1157), Geminges (1157), Genninges (1241), Guinnanges (1262), Guenanges (1353), Guiningen (1401), Guenenge (1430), Gynnyngen (1481), Ober et Nieder Geycingen (1514), Gentigen (liste des paroisses du décanat de Romba ou Redingen), Geyninga/Guemniga/Guerninga/Gerningen/Gueminge (1544), Guinningen (1572), Guenange haute et basse (1793), Niederginingen (1871-1918), Niederganingen (1940-1944).
  • En allemand : Ober et Nieder Giningen[1]. Genéngen et Ginnéngen en francique lorrain.

HistoriqueModifier

PréhistoireModifier

À l’époque préhistorique, la plus grande partie de la commune était sous les flots de la Moselle, gonflée par les eaux glaciaires, qui atteignait une largeur de 10 km.

Époque romaineModifier

Vers 900 av. J.-C., les Celtes occupent la vallée de la Moselle mais il faut attendre l’époque gallo-romaine, avant le Ve siècle, pour confirmer l’édification de villas prouvées par certaines trouvailles archéologiques et des tumulus dans les bois et les hauteurs de Guelange.

Moyen ÂgeModifier

Après la mort de Clovis, Guénange apparaît sous le nom de Ganigas sur un cartulaire de l’abbaye de Gorze. Avec le démantèlement de l’empire de Charlemagne, la région passe sous la domination des seigneurs du Luxembourg en 953 jusqu’en 1443.

Ses appellations seront : Gueminges (1157), Gananges (1269), Guinanges (de 1280 à 1391).

Guénange passe sous l’autorité de la Bourgogne sous Philippe le Bon en 1443, puis en 1477 sous la domination autrichienne.

Au Moyen Âge, Guénange était sous la domination des trois seigneurs, celui de Richemont qui avait des droits sur une partie de Guénange-Basse tandis que celui de Bertrange avait la haute, moyenne et basse justice sur presque tout le territoire. Le seigneur de Luttange faisait valoir ses droits sur une petite portion de terre.

Époque moderneModifier

Aux XVIe siècle et XVIIe siècle, la commune prend les noms suivants : Aber et Nieder Gegeingen en 1514, Geyninga, Guerningan, Gueninge, Guermingen, et Guénange.

En 1519, Guénange devient espagnole. Elle le restera jusqu’en 1643. En effet, après le siège et la prise de Thionville par les armées françaises du duc de Condé, Guénange entre pour la première fois dans le giron français. Le traité des Pyrénées confirmera officiellement cette prise de possession en 1659. Commune indépendante jusqu’en 1810, Guélange est aujourd’hui rattachée à la commune de Guénange. En 1817, Guénange (haute et basse), village sur la droite de la Moselle avait pour annexe le village de Guélange. À cette époque il y avait 480 habitants répartis dans 94 maisons. À Guélange, il y avait 149 habitants répartis dans 33 maisons.

Époque contemporaineModifier

1870 : la guerre franco-prussienne éclate. Après la déroute de Sedan, le traité de Francfort, du 10 mai 1871 enlève Guénange à la France.

Beaucoup d’habitants quittèrent le « Reichsland Elsass-Lothringen » pour rejoindre leur patrie d’origine. En 1918, Guénange redeviendra française, en 1940 elle reviendra à l’Allemagne et sera définitivement rattachée à la France en 1945.

La conduite héroïque des Guénangeois pendant cette dernière guerre valut à la ville d’être citée avec l’attribution de la croix de Guerre avec étoile de bronze, le 10 octobre 1948.

Vient l’expansion de la ville avec la construction de la cité. Les usines sidérurgiques des vallées de la Fensch et de l’Orne attirent les ouvriers de tous les coins de France et de l’étranger.

  • En 1952, Guénange compte 580 habitants.
  • En 1954 : 3 826 habitants
  • En 1960 : 10 062 habitants
  • En 1990 : 6 794 habitants

Au dernier recensement, Guénange compte 7124 habitants. Cette petite évolution vers la hausse est due aux nouvelles constructions, après la chute inévitable entre 1960 et 1990 due à la récession dans la sidérurgie, ainsi qu’à la démolition de 400 logements collectifs.

La situation de Guénange, à proximité des zones industrielles d’Ennery et de Basse-Ham laisse espérer son extension par la création de nouveaux quartiers. Des efforts d’urbanisation et le désenclavement de Guénange par la possibilité d’accès à l’autoroute A31, devraient favoriser son expansion industrielle et démographique.

HéraldiqueModifier

  Blason Mi-parti d'or à la croix de gueules, cantonnée de vingt billettes du même ; et fascé d'or et d'azur de six pièces[2].
Détails

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2016, la commune comptait 7 191 habitants[Note 1], en augmentation de 1,4 % par rapport à 2011 (Moselle : +0,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
418427465661686681582569529
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
503479429419542547653753680
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
7697977845443 8268 3609 8629 3978 327
1990 1999 2006 2007 2012 2016 - - -
6 7947 1246 9666 9387 0577 191---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars 1977 André Maljean   Instituteur
mars 1977 décembre 1997 Jean-Marie Aubron PS Ancien métallurgiste
Député de la 8e circonscription de la Moselle (1997 → 2007)
Conseiller général du canton de Metzervisse (1976 → 1982 puis 1988 → 2008)
décembre 1997 En cours Jean-Pierre La Vaullée PS Retraité
Conseiller général du canton de Metzervisse (2008 → 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

  Laer (Allemagne), voir Laer (de) Site Internet

Vie associativeModifier

Associations sportivesModifier

Guénange permet également à sa population d’accéder à de nombreuses activités sportives et culturelles, notamment :

  • un club de football
  • un club de danse http://acadanse-guenange.fr
  • un club de handball
  • un club d’athlétisme
  • un club de judo
  • un club de tennis
  • un club de pétanque
  • Un centre équestre
  • Un club de badminton - Site officiel ;
  • Un club de cyclotourisme ;
  • Un club de voile http://snbm.fr/

Lieux et monumentsModifier

 
Château Sainte-Marie.

Établissements scolairesModifier

Guénange permet à sa jeunesse de suivre une scolarité allant de la maternelle au secondaire :

  • Quatre écoles maternelles : les Capucines, Clair-Matin, Saint-Mathieu, (Les Primevères ont fermé)
  • Trois écoles primaires : l’école du Bois(fermé) , Saint-Mathieu et Sainte-Scholastique ;
  • Un collège René-Cassin
  • Actuellement fermé, il y avait par le passé un lycée professionnel nommé Joseph-Cressot

Édifices religieuxModifier

  • Église néo-gothique Saint-Mathieu. L’église primitive existait en 1157. D’importants travaux furent effectués en 1607. La sacristie est construite en 1744. Le clocher est reconstruit en façade en 1803. La nef est démolie et reconstruite à l’initiative du curé Hilt par l’architecte Laydecker de Metz (Moselle) en 1861. Les voûtes de la nef sont reconstruites en 1876. Le chœur est transformé en 1878. Le clocher endommagé par les bombardements de novembre 1944 est rebâti en 1947.
  • Presbytère à Haute Guénange, construit au XVIIIe siècle ; la partie exploitation a été remaniée au XIXe siècle lorsque le nouveau presbytère a été construit et celui-ci transformé en ferme
  • Presbytère à Haute Guénange, construit en 1853 en remplacement de l'ancien presbytère, actuellement ferme.
  • Chapelle Saint-Benoit moderne du XXe siècle.
  • Chapelle de cimetière.

Personnalités liées à la villeModifier

  • Général Philippe Mathelin, né en 1831 à Guénange.
  • Laurini Vincent, footballeur en série A, né en 1989

jumelageModifier

Laer (Allemagne) en 2003

BibliographieModifier

  • Pierre de la Madie, Histoire de Guénange, conservée aux archives municipales ; / Ville de Guénange, Thionville, 2007.
  • André Maljean, Guénange, Les grandes heures du siècle : du village à la cité et à la ville d’aujourd’hui, Serge Domini Éditeur / Ville de Guénange, Thionville, 2002.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. http://www.genealogie-lorraine.fr/blasons/index.php?dept=57&blason=GUENANGE
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.