Grand Prix automobile de Monaco 1964

course de Formule 1
Grand Prix de Monaco 1964
Tracé de la course
Données de course
Nombre de tours 100
Longueur du circuit 3,145 km
Distance de course 314,500 km
Conditions de course
Météo temps chaud et ensoleillé
Résultats
Vainqueur Graham Hill,
BRM,
h 41 min 19 s 5
(vitesse moyenne : 116,969 km/h)
Pole position Jim Clark,
Lotus-Climax,
min 34 s 0
(vitesse moyenne : 120,447 km/h)
Record du tour en course Graham Hill,
BRM,
min 33 s 9
(vitesse moyenne : 120,575 km/h)

Le Grand Prix de Monaco 1964 (XXIIe Grand Prix de Monaco), disputé sur le circuit de Monaco le , est la cent-vingt-deuxième épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la première manche du championnat 1964.

Contexte avant la courseModifier

Le championnat du mondeModifier

 
La Lotus 25 de Jim Clark, champion du monde 1963.

Depuis 1961, la Formule 1 suit la réglementation 1 500 cm3 (dérivée de l'ancienne Formule 2 de la période 1957 à 1960). Initialement prévue pour une période de trois ans, la formule vient d'être prolongée de deux années supplémentaires par la Commission sportive internationale, garantissant la stabilité technique jusqu'à fin 1965[1]. La réglementation s'appuie sur les points suivants[2] :

  • interdiction des moteurs suralimentés
  • cylindrée minimale : 1 300 cm3
  • cylindrée maximale : 1 500 cm3
  • poids minimal : 450 kg (à sec)
  • double circuit de freinage obligatoire
  • arceau de sécurité obligatoire (le haut du cerceau devant dépasser le casque du pilote)
  • démarreur de bord obligatoire
  • carburant commercial
  • ravitaillement en huile interdit durant la course

La saison 1963 fut totalement dominée par le pilote écossais Jim Clark, vainqueur de sept des dix manches du championnat au volant de sa Lotus, remportant son premier titre mondial. Il est à nouveau le grand favori en ce début 1964, malgré une concurrence plus affutée : les premières courses de l'année (hors championnat) ont confirmé les ambitions de Brabham, le pilote-constructeur ayant remporté les 200 miles d'Aintree et l'International TrophySilverstone) devant la nouvelle et prometteuse BRM à châssis monocoque de Graham Hill ; d'autre part, la nouvelle Ferrari V8 a démontré son potentiel dès sa première course, le Grand Prix de Syracuse, avec la victoire de John Surtees[3]. Le championnat 1964 promet donc d'être plus disputé que le précédent.

Le circuitModifier

Le circuit urbain de Monaco fut utilisé pour la première fois à l'occasion du premier Grand Prix organisé dans la principauté, en 1929, à l'initiative d'Antony Noghès. La première édition, remportée par la Bugatti du Franco-Britannique Williams, fut un succès commercial et l'expérience reconduite chaque année. Le tracé, également utilisé pour l'épreuve finale du Rallye Monte-Carlo, fin janvier, se caractérise par une succession de virages très serrés et l'étroitesse de la piste. Il est resté pratiquement inchangé depuis l'origine. Très sélectif, il n'autorise aucun écart de pilotage, l'absence de toute zone de dégagement rendant chaque sortie de piste définitive[4]. Auteur d'un tour à 119,8 km/h au volant de sa Ferrari lors du Grand Prix de Monaco 1963, John Surtees détient le record officiel de la piste.

Monoplaces en liceModifier

  • Lotus 25 "Usine"

La nouvelle Lotus 33 ayant été accidentée par Jim Clark lors de sa première sortie, les 200 miles d'Aintree, l'usine a préparé deux de ses modèles 25 à structure monocoque utilisés la saison précédente, avec toutefois quelques améliorations (jantes de treize pouces à fixation centrale, nouvelle boîte de vitesses ZF à cinq rapports avec tringlerie de sélection modifiée) rebaptisés 25B. La voiture de Clark est dotée de la nouvelle suspension arrière de la 33, celle de son coéquipier Peter Arundell conservant la suspension d'origine[5]. Dotées du moteur V8 Coventry Climax FWMV à injection qui développe désormais 205 chevaux à 9600 tr/min, ces monoplaces pèsent 455 kg à vide[6].

  • Lotus privées

L'équipe Reg Parnell Racing, dirigée depuis la mort du fondateur par son fils Tim, a racheté à Colin Chapman deux châssis de Lotus 25, qu'elle a équipés de moteurs V8 BRM (délivrant environ 200 chevaux) et de boîtes cinq vitesses Hewland[7]. Ils sont confiés à Chris Amon et Mike Hailwood. Tim Parnell a revendu son ancienne Lotus 24 à châssis tubulaire (également dotée d'un moteur V8 BRM) au pilote américain Peter Revson, qui l'a étrennée deux mois plus tôt lors du Daily Mirror Trophy, à Snetterton. Revson effectue à Monaco sa première apparition en championnat du monde. Ayant accidenté sa BRP à Aintree, Innes Ireland dispose également d'une 24 à moteur BRM, tout comme Joseph Siffert, engagé à titre privé. Le pilote amateur français Bernard Collomb pilote quant à lui une 24 à moteur V8 Climax.

  • BRM P261 "Usine"
 
Une BRM P261 lors d'une manifestation historique.

Le constructeur de Bourne a engagé ses nouvelles P261 à structure monocoque pour Graham Hill et Richie Ginther. Malgré un sérieux accident aux essais des 200 miles d'Aintree, Ginther, bien que non complétement rétabli, a tenu à participer à la course. L'équipe a néanmoins engagé Richard Attwood comme pilote de réserve. Pesant 450 kg à sec, la P261 est dotée de la dernière évolution du moteur V8 à injection indirecte Lucas, développant plus de 210 chevaux à 11000 tr/min. Également réalisée en interne, la boîte de vitesses comporte six rapports[8]. Pour l'épreuve monégasque, les deux voitures bénéficient de freins à disques ventilés[5].

  • BRM P57 privées

La Scuderia Centro Sud a racheté les deux P57 (châssis multitubulaire, 475 kg, moteur V8 de 208 chevaux) utilisées par l'usine la saison précédente. Elles n'ont cependant pas pu être préparées à temps pour la course ; les deux pilotes de l'équipe, Giancarlo Baghetti et Tony Maggs, ont dû déclarer forfait, alors que l'ancienne P57 de l'écurie vient d'être vendue à Maurice Trintignant qui l'utilise ici pour la première fois[9].

  • Brabham BT7 "Usine"

Malgré le lancement des nouvelles Brabham BT11, Jack Brabham et son coéquipier Dan Gurney utilisent toujours leurs BT7 de la saison précédente (les BT11, très proches techniquement de leurs devancières, sont en priorité construites pour les écuries ou les pilotes privés[10]). De conception classique (châssis multitubulaire), les BT7, à châssis multitubulaire, pèsent 470 kg à vide. Elles ont été adaptées aux nouvelles jantes Dunlop de treize pouces et sont équipées de la dernière version du moteur V8 Climax et d'une boîte de vitesses Hewland à cinq rapports[7].

  • Brabham BT11 privée

Bob Anderson dispose de la BT11 récemment acquise par DW Racing Enterprises. Elle est équipée d'une ancienne version à carburateurs du moteur V8 Climax (environ 190 chevaux) et d'une boîte cinq vitesses Hewland.

  • Ferrari 156 & 158 "Usine"
 
John Surtees au volant de la Ferrari 158.

John Surtees pilote la nouvelle Ferrari 158 avec laquelle il s'est imposé à Syracuse. Cette monoplace à structure monocoque est équipée d'un moteur à huit cylindres en vé à 90 degrés, alimenté par un système d'injection directe Bosch, d'une puissance de 210 chevaux à 11000 tr/min. Dotée d'une boîte de vitesses à cinq rapports, elle pèse 468 kg à sec[11]. Une seule 158 étant pour l'heure disponible, Lorenzo Bandini dispose d'une 156 Aero de la saison passée, mue par l'ancien six cylindres en vé à 120 degrés, délivrant 205 chevaux à 10500 tr/min. Utilisant la même coque et la même boîte de vitesse que la version V8, la 156 pèse 460 kg à sec[12]. La Scuderia Ferrari a amené une seconde 156 Aero qui servira de mulet.

  • Cooper T66 & T73 "Usine"

John Cooper a engagé deux T73 à moteur V8 Climax à injection pour Bruce McLaren et Phil Hill. La T73 est dérivée de la précédente T66, la principale évolution étant le plaquage de feuilles d'aluminium sur la structure multitubulaire, augmentant la rigidité du châssis, solution déjà adoptée sur la T72 de Formule Junior, également conçue par Owen Maddock[13]. Équipés d'un moteur V8 Climax à injection, accouplé à une boîte six vitesses réalisée à l'usine de Surbiton, les T73 pèsent 460 kg à sec[14]. L'équipe a également amené une T66 comme voiture de réserve.

  • Cooper T66 privée

La Brabham-BRM BT11 de l'équipe ayant brûlé dès sa première sortie, au cours des essais de l'International Trophy sur le circuit de Silverstone, le Rob Walker Racing Team a dû ressortir la Cooper T66 de la saison passée pour son pilote Joakim Bonnier[15]. Elle est dotée d'un moteur V8 Climax à injection, accouplé à une boîte de vitesses Colotti à six rapports.

  • BRP MK1 "Usine"

Le châssis de la nouvelle MK2 étant en cours de réparation, Trevor Taylor dispose de la MK1 de 1963. Conçue par le chef mécanicien Tony Robinson, cette monoplace à structure monocoque ressemble beaucoup à la Lotus 25[16]. Elle est équipée d'un moteur V8 BRM accouplé à une boîte de vitesses Colotti à cinq rapports et pèse 475 kg à vide[17].

  • Scirocco SP

Le père de Hugh Powell ayant coupé les crédits à son fils à la fin de l'année 1963, la société Scirocco a été déclarée en faillite. Lors de la liquidation, Tim Parnell a récupéré un des deux châssis SP, qu'il a équipé d'un moteur V8 Climax. Engagée sous le nom d'Equipe Scirocco Belge, cette voiture a disputé quelques épreuves hors championnat en début de saison aux mains d'André Pilette, sans résultat notoire. Initialement engagé, Pilette a renoncé à disputer l'épreuve monégasque[18].

Coureurs inscritsModifier

Liste des pilotes inscrits[19]
no  Pilote Écurie Constructeur Modèle N° châssis Moteur Pneumatiques
1   André Pilette Équipe Scirocco Belge Scirocco Scirocco SP SP-2-63 Coventry Climax FWMV MkII V8 D
2   Peter Revson Revson Racing Lotus Lotus 24 24 P1 BRM P56 V8 D
3   Bernard Collomb Privé Lotus Lotus 24 24-949 Coventry Climax FWMV MkII V8 D
4   Maurice Trintignant Privé BRM BRM P57 5781 BRM P56 V8 D
5   Jack Brabham Brabham Racing Organisation Brabham Brabham BT7 F1-2-63 Coventry Climax FWMV MkII V8 D
6   Dan Gurney Brabham Racing Organisation Brabham Brabham BT7 F1-1-63 Coventry Climax FWMV MkII V8 D
7   Richie Ginther
  Richard Attwood[Note 1]
Owen Racing Organisation BRM BRM P261 2613 BRM P56-2 V8 D
8   Graham Hill Owen Racing Organisation BRM BRM P261 2614 BRM P56-2 V8 D
9   Phil Hill Cooper Car Company Cooper Cooper T73 F1-2-64 Coventry Climax FWMV MkII V8 D
10   Bruce McLaren Cooper Car Company Cooper Cooper T73
Cooper T66
F1-1-64
F1-6-63
Coventry Climax FWMV MkII V8
Coventry Climax FWMV MkII V8
D
11   Peter Arundell Team Lotus Lotus Lotus 25B 25 R4 Coventry Climax FWMV MkII V8 D
12   Jim Clark Team Lotus Lotus Lotus 25B 25 R6 Coventry Climax FWMV MkII V8 D
14   Innes Ireland British Racing Partnership Lotus Lotus 24 24-944 BRM P56 V8 D
15   Trevor Taylor British Racing Partnership BRP BRP MkI BRP/1-63 BRM P56 V8 D
16   Bob Anderson DW Racing Enterprises Brabham Brabham BT11 F1-5-64 Coventry Climax FWMV MkI V8 D
17   Chris Amon Reg Parnell Racing Lotus Lotus 25 25 R3 BRM P56 V8 D
18   Mike Hailwood Reg Parnell Racing Lotus Lotus 25 25 R7 BRM P56 V8 D
19   Joakim Bonnier Rob Walker Racing Team Cooper Cooper T66 F1-2-63 Coventry Climax FWMV MkII V8 D
20   Lorenzo Bandini SpA Ferrari SEFAC Ferrari Ferrari 156 Aero 156/0003 Ferrari 178 V6 (120°) D
21   John Surtees SpA Ferrari SEFAC Ferrari Ferrari 158 158/0005 Ferrari 205B V8 D
T   John Surtees SpA Ferrari SEFAC Ferrari Ferrari 156 Aero 156/0001 Ferrari 178 V6 (120°) D
22   Giancarlo Baghetti Scuderia Centro Sud BRM BRM P57 5784 BRM P56 V8 D
23   Tony Maggs Scuderia Centro Sud BRM BRM P57 5785 BRM P56 V8 D
24   Joseph Siffert Siffert Racing Team Lotus Lotus 24 24-950 BRM P56 V8 D

QualificationsModifier

Trois séances qualificatives sont prévues, les jeudi, vendredi et samedi précédant la course[8]. Alors que lors des années précédentes les deux premiers pilotes des équipes d'usine étaient qualifiés d'office, les organisateurs ont cette année mis fin à cette disposition, seuls les seize meilleurs performeurs étant admis au départ[2].

Première séance - jeudi 7 maiModifier

Les premiers essais commencent sous un beau soleil, le jeudi après-midi. Après avoir effectué quelques tours de vérification sur la monoplace de son coéquipier Dan Gurney (qui comme Jim Clark n'est attendu qu'en fin de journée, de retour d'Indianapolis car tous deux participaient aux essais qualificatifs des 500 miles), Jack Brabham se montre beaucoup ensuite beaucoup plus incisif sur sa propre voiture : entre le champion australien et le Ferrariste John Surtees, la lutte va être intense durant toute la session, le Britannique établissant finalement le meilleur temps de la journée à 119,2 km/h de moyenne, devançant Brabham d'un dixième de seconde. Troisième sur sa BRM, Graham Hill n'est qu'à trois dixièmes, devançant nettement la Ferrari de Lorenzo Bandini, la Cooper de Phil Hill et la Lotus du débutant Peter Arundell (qui a également testé la voiture de Clark). Tout juste rétabli de sa sortie de route à Silverstone le week-end précédent, Innes Ireland a abordé trop vite la chicane du port lors de sa série de tours rapides et a heurté un poteau, endommageant sérieusement sa Lotus ; ses blessures sont superficielles, mais faute de monoplace de rechange, il ne pourra participer au Grand Prix.

 
Au volant de la nouvelle Ferrari, John Surtees s'est montré le plus rapide de la première journée d'essais.
Résultats de la première séance[13]
Pos. Pilote Écurie Temps Écart
1   John Surtees Ferrari 1 min 35 s 0
2   Jack Brabham Brabham-Climax 1 min 35 s 1 + 0 s 1
3   Graham Hill BRM 1 min 35 s 3 + 0 s 3
4   Lorenzo Bandini Ferrari 1 min 36 s 0 + 1 s 0
5   Phil Hill Cooper-Climax 1 min 37 s 0 + 2 s 0
6   Peter Arundell Lotus-Climax 1 min 37 s 3 + 2 s 3
7   Bruce McLaren Cooper-Climax 1 min 37 s 7 + 2 s 7
8   Richie Ginther BRM 1 min 38 s 1 + 3 s 1
9   Innes Ireland Lotus-BRM 1 min 38 s 2 + 3 s 2
10   Trevor Taylor BRP-BRM 1 min 38 s 2 + 3 s 2
11   Maurice Trintignant BRM 1 min 38 s 5 + 3 s 5
12   Jo Bonnier Cooper-Climax 1 min 38 s 6 + 3 s 6
13   Joseph Siffert Lotus-BRM 1 min 39 s 4 + 4 s 4
14   Mike Hailwood Lotus-BRM 1 min 39 s 6 + 4 s 6
15   Bob Anderson Brabham-Climax 1 min 40 s 0 + 5 s 0
16   Chris Amon Lotus-BRM 1 min 40 s 8 + 5 s 8
17   Peter Revson Lotus-BRM 1 min 44 s 2 + 9 s 2
18   Bernard Collomb Lotus-Climax 1 min 44 s 4 + 9 s 4

Deuxième séance - vendredi 8 maiModifier

La deuxième séance a lieu le vendredi matin, toujours sous le soleil. Absents la veille, Clark et Gurney se mettent rapidement en action, alors que Surtees ne peut défendre ses chances, sa voiture rencontrant des problèmes de boîte de vitesses, le forçant à se rabattre sur le mulet à moteur V6. Sur une piste plus propre que lors de la première journée, Clark améliore bientôt le record officieux, avec un tour à 120,4 km/h de moyenne. Attaquant également très fort, Brabham est aussi très rapide, mais échoue finalement à un dixième de seconde du champion du monde, Gurney obtenant le troisième temps devant Graham Hill. Seuls ces quatre pilotes ont battu le temps établi le jeudi par Surtees. Au cours de la matinée, Bruce McLaren est brutalement sorti de la route au virage du casino à cause de la rupture soudaine d'un bras de direction ; sa Cooper est sérieusement endommagée et le pilote néo-zélandais va devoir se rabattre sur son mulet. Un peu auparavant, Mike Hailwood avait loupé son freinage et heurté le mur à l'entrée du tunnel, mais sa Lotus pourra être remise en état pour les derniers essais[2].

 
Jack Brabham s'est montré le plus coriace adversaire de Jim Clark lors de la séance d'essais du vendredi.
Résultats de la deuxième séance[13]
Pos. Pilote Écurie Temps Écart
1   Jim Clark Lotus-Climax 1 min 34 s 0
2   Jack Brabham Brabham-Climax 1 min 34 s 1 + 0 s 1
3   Dan Gurney Brabham-Climax 1 min 34 s 7 + 0 s 7
4   Graham Hill BRM 1 min 34 s 8 + 0 s 8
5   Peter Arundell Lotus-Climax 1 min 35 s 5 + 1 s 5
6   Lorenzo Bandini Ferrari 1 min 35 s 5 + 1 s 5
7   John Surtees[Note 2] Ferrari 1 min 35 s 6 + 1 s 6
8   Phil Hill Cooper-Climax 1 min 35 s 9 + 1 s 9
9   Richie Ginther BRM 1 min 36 s 5 + 2 s 5
10   Bruce McLaren Cooper-Climax 1 min 36 s 6 + 2 s 6
11   Jo Bonnier Cooper-Climax 1 min 37 s 9 + 3 s 9
12   Trevor Taylor BRP-BRM 1 min 38 s 1 + 4 s 1
13   Bob Anderson Brabham-Climax 1 min 38 s 3 + 4 s 3
14   Maurice Trintignant BRM 1 min 38 s 3 + 4 s 3
15   Mike Hailwood Lotus-BRM 1 min 38 s 5 + 4 s 5
16   Chris Amon Lotus-BRM 1 min 39 s 8 + 5 s 8
17   Joseph Siffert Lotus-BRM 1 min 39 s 8 + 5 s 8
18   Peter Revson Lotus-BRM 1 min 39 s 9 + 5 s 9
19   Bernard Collomb Lotus-Climax 1 min 41 s 8 + 7 s 8

Troisième séance - samedi 9 maiModifier

La dernière session, le samedi après-midi, est également ensoleillée. Surtees a récupéré sa Ferrari V8 et s'il parvient à se montrer le plus rapide de la journée, à égalité avec Graham Hill, les temps accomplis la veille par Clark et Brabham ne sont pas battus. C'est donc le champion du monde qui partira en pole position, au côté de l'Australien, et devant Hill et Surtees qui se partageront la seconde ligne de la grille de départ. Ireland ayant dû déclarer forfait, seulement trois pilotes (sur dix-neuf restants en lice) ne sont pas qualifiés pour le Grand Prix : il s'agit de Chris Amon, Peter Revson et Bernard Collomb (tous sur Lotus), alors que Joseph Siffert (sur sa Lotus privée) a arraché in extremis une place sur la dernière ligne, au côté de Mike Hailwood.

Résultats de la troisième séance[13]
Pos. Pilote Écurie Temps Écart
1   Graham Hill BRM 1 min 34 s 5
2   John Surtees Ferrari 1 min 34 s 5 + 0 s 0
3   Dan Gurney Brabham-Climax 1 min 34 s 7 + 0 s 2
4   Jim Clark Lotus-Climax 1 min 34 s 9 + 0 s 4
5   Richie Ginther BRM 1 min 35 s 9 + 1 s 4
6   Jack Brabham Brabham-Climax 1 min 36 s 5 + 2 s 0
7   Lorenzo Bandini Ferrari 1 min 36 s 5 + 2 s 0
8   Jo Bonnier Cooper-Climax 1 min 37 s 4 + 2 s 9
9   Bruce McLaren Cooper-Climax 1 min 37 s 8 + 3 s 3
10   Bob Anderson Brabham-Climax 1 min 38 s 0 + 3 s 5
11   Maurice Trintignant BRM 1 min 38 s 1 + 3 s 6
12   Trevor Taylor BRP-BRM 1 min 38 s 5 + 4 s 0
13   Joseph Siffert Lotus-BRM 1 min 38 s 7 + 4 s 2
14   Chris Amon Lotus-BRM 1 min 39 s 1 + 4 s 6
15   Mike Hailwood Lotus-BRM 1 min 39 s 2 + 4 s 7
16   Phil Hill Cooper-Climax 1 min 39 s 5 + 5 s 0
17   Peter Revson Lotus-BRM 1 min 39 s 9 + 5 s 4
18   Bernard Collomb Lotus-Climax 1 min 41 s 4 + 6 s 9

Tableau final des qualificationsModifier

Résultats des qualifications à l'issue des trois séances d'essais
Pos. Pilote Écurie Temps Écart Commentaire
1   Jim Clark Lotus-Climax 1 min 34 s 0 temps réalisé le vendredi
2   Jack Brabham Brabham-Climax 1 min 34 s 1 + 0 s 1 temps réalisé le vendredi
3   Graham Hill BRM 1 min 34 s 5 + 0 s 5 temps réalisé le samedi
4   John Surtees Ferrari 1 min 34 s 5 + 0 s 5 temps réalisé le samedi
5   Dan Gurney Brabham-Climax 1 min 34 s 7 + 0 s 7 temps réalisé le vendredi
6   Peter Arundell Lotus-Climax 1 min 35 s 5 + 1 s 5 temps réalisé le vendredi
7   Lorenzo Bandini Ferrari 1 min 35 s 5 + 1 s 5 temps réalisé le vendredi
8   Richie Ginther BRM 1 min 35 s 9 + 1 s 9 temps réalisé le samedi
9   Phil Hill Cooper-Climax 1 min 35 s 9 + 1 s 9 temps réalisé le vendredi
10   Bruce McLaren Cooper-Climax 1 min 36 s 6 + 2 s 6 temps réalisé le vendredi
11   Jo Bonnier Cooper-Climax 1 min 37 s 4 + 3 s 4 temps réalisé le samedi
12   Bob Anderson Brabham-Climax 1 min 38 s 0 + 4 s 0 temps réalisé le samedi
13   Maurice Trintignant BRM 1 min 38 s 1 + 4 s 1 temps réalisé le samedi
14   Trevor Taylor BRP-BRM 1 min 38 s 1 + 4 s 1 temps réalisé le vendredi
15   Innes Ireland Lotus-BRM 1 min 38 s 2 + 4 s 2 temps réalisé le jeudi
16   Mike Hailwood Lotus-BRM 1 min 38 s 5 + 4 s 5 temps réalisé le vendredi
17   Joseph Siffert Lotus-BRM 1 min 38 s 7 + 4 s 7 temps réalisé le samedi
18   Chris Amon Lotus-BRM 1 min 39 s 1 + 5 s 1 temps réalisé le samedi
19   Peter Revson Lotus-BRM 1 min 39 s 9 + 5 s 9 temps réalisé le vendredi, égalé le samedi
20   Bernard Collomb Lotus-Climax 1 min 41 s 4 + 7 s 4 temps réalisé le samedi

Grille de départ du Grand PrixModifier

 
Nouvelle pole position pour Jim Clark, sa quatorzième en championnat du monde.
Grille de départ du Grand Prix et résultats des qualifications[1]
1re ligne Pos. 1 Pos. 2
 
Clark
Lotus
1 min 34 s 0
 
Brabham
Brabham
1 min 34 s 1
2e ligne Pos. 3 Pos. 4
 
G. Hill
BRM
1 min 34 s 5
 
Surtees
Ferrari
1 min 34 s 5
3e ligne Pos. 5 Pos. 6
 
Gurney
Brabham
1 min 34 s 7
 
Arundell
Lotus
1 min 35 s 5
4e ligne Pos. 7 Pos. 8
 
Bandini
Ferrari
1 min 35 s 5
 
Ginther
BRM
1 min 35 s 9
5e ligne Pos. 9 Pos. 10
 
P. Hill
Cooper
1 min 35 s 9
 
McLaren
Cooper
1 min 36 s 6
6e ligne Pos. 11 Pos. 12
 
Bonnier
Cooper
1 min 37 s 4
 
Anderson
Brabham
1 min 38 s 0
7e ligne Pos. 13 Pos. 14
 
Trintignant
BRM
1 min 38 s 1
 
Taylor
BRP
1 min 38 s 1
8e ligne Pos. 15 Pos. 16
 
Hailwood
Lotus
1 min 38 s 5
 
Siffert
Lotus
1 min 38 s 7
  • Note : le temps réalisé le jeudi par Innes Ireland avant son accident lui aurait valu la quinzième place sur la grille de départ

Déroulement de la courseModifier

 
Avec Jack Brabham (ici au volant) puis Dan Gurney, les Brabham BT7 ont mené la chasse derrière Jim Clark durant la première partie de la course.

Le départ du Grand prix est donné le dimanche à quinze heures quinze, sous un chaud soleil[1]. S'élançant de la pole position, Jim Clark effectue un envol parfait et prend immédiatement la tête ; à la fin du premier tour, sa Lotus heurte violemment les bottes de paille à la sortie de la chicane, mais le champion du monde parvient à contrôler sa monoplace et achève le premier tour avec déjà deux secondes et demie d'avance sur Jack Brabham, talonné par la BRM de Graham Hill. Sur la deuxième Brabham, Dan Gurney est une seconde plus loin, suivi de près par la Ferrari de John Surtees. Malgré une barre antiroulis endommagée par le choc, Clark augmente son avance sur ses poursuivants. Après cinq tours, le peloton de chasse, emmené par Brabham et Graham Hill, est à plus de six secondes. Gurney, Surtees et Richie Ginther (sur la deuxième BRM) sont dans ce groupe de cinq voitures, alors que le deuxième peloton, dirigé par la Cooper de Bruce McLaren, compte déjà près de vingt secondes de retard. La situation évolue peu au cours des tours suivants, Clark se contentant de maintenir une avance de sept à huit secondes sur Brabham. Cependant, au onzième tour Gurney passe à l'attaque, débordant tout d'abord Graham Hill. Une boucle plus tard, il déborde son coéquipier (dont le moteur ne tourne plus parfaitement[20]) pour le gain de la deuxième place. Il tente alors de remonter sur Clark, sept secondes devant lui, et se détache légèrement du peloton. Le champion du monde contrôle cependant toujours la course, conservant cinq secondes d'avance sur le pilote américain au quinzième tour, alors que Hill est désormais troisième devant Brabham et que Surtees vient d'abandonner, boîte de vitesses cassée. Peu après, McLaren, dont le moteur avait perdu de son efficacité, renonce à son tour, à court d'huile. Son coéquipier Phil Hill, qui l'avait débordé un peu plus tôt, occupe alors la sixième place, à plus de quarante secondes de la Lotus de tête. Le moteur de Brabham commence à émettre un bruit bizarre et à perdre de sa puissance et le champion australien cède bientôt sa quatrième place à Ginther. Il finira par renoncer lors du trentième tour, système d'injection hors d'usage. Clark compte alors dix secondes d'avance sur Gurney et près de quinze sur Graham Hill. Ginther est à quarante-cinq secondes et Phil Hill, désormais cinquième, à plus d'une minute. Sixième sur la seule Ferrari restant en course, Lorenzo Bandini compte près d'un tour de retard. Cependant, la barre antiroulis de la Lotus de Clark s'est détachée et traîne sous la voiture. Malgré une tenue de route dégradée, le pilote écossais parvient à se maintenir en tête mais l'équipe Lotus le rappelle bientôt et il regagne son stand à la fin du trente-septième tour. Il repart après un très bref arrêt, mais entre-temps Gurney a pris la tête, quatre secondes devant Graham Hill. Troisième. Clark est à neuf secondes de la Brabham de tête ; le comportement de sa monoplace est maintenant difficile, mais il parvient cependant à tourner sur le même rythme que les hommes de tête, améliorant même le record de la piste. Cependant, une petite fuite de carburant apparait sur la Brabham de Gurney, et Graham Hill commence à revenir sur lui, lui reprenant une demi-seconde au tour. À la mi-course, moins d'une seconde sépare les deux premiers, alors que Clark est parvenu à combler une grande partie de son retard et n'est plus qu'à deux secondes de la BRM qui le précède. Quatrième, Ginther est à plus d'une minute, tous les autres étant doublés.

Revenu dans les roues de Gurney, Graham Hill passe à l'attaque au cours du cinquante-troisième tour : dans la descente vers l'hôtel Mirabeau, il se porte à la hauteur de son adversaire et aborde le virage suivant en tête[14]. Tournant plus vite qu'aux essais, il s'attribue le record du circuit (à 120,6 km/h de moyenne) et repasse devant la tribune principale avec plus d'une seconde d'avance sur la Brabham. Maintenant talonné par Clark, Gurney ne se laisse cependant pas distancer. Au soixantième tour, les trois pilotes sont groupés en trois secondes. Un problème de boîte de vitesses va toutefois éliminer Gurney, le pilote américain s'arrêtant définitivement à son stand deux tours plus tard. Clark se retrouve deuxième, à quatre secondes et demie de Graham Hill. Ce dernier va augmenter régulièrement son avance, la portant à huit secondes à la fin du soixante-dixième tour, alors que Bandini vient d'abandonner boîte de vitesses cassée. Derrière, Ginther est à plus d'un tour, Phil Hill et Peter Arundell (Lotus) à plus de deux. La suspension arrière de la Cooper de Phil Hill s'affaisse peu après, l'ancien champion du monde perdant le bénéfice de sa belle prestation. Bien qu'ayant pris le départ avec une voiture mal réglée, Arundell hérite de la quatrième place, loin devant la Cooper de Joakim Bonnier et la Lotus de Mike Hailwood, tous deux très attardés. La course est jouée, d'autant que le moteur de Clark commence à faiblir. À la fin du quatre-vingtième tour, alors que son retard est passé à quinze secondes, une fumée bleue sort des échappements de sa Lotus. Il parvient néanmoins à se maintenir à une quinzaine de secondes de la BRM de tête, qui a légèrement baissé l'allure. Mais à huit tours de la fin, pression d'huile à zéro, il rentre au stand. Ginther prend alors à la deuxième place, à un tour de son coéquipier. Malgré un moteur sur le point de céder, Clark, en accord avec Colin Chapman, reprend la piste et tente, à allure réduite, de terminer à la troisième place[7]. Malgré son avance considérable, Graham Hill connaît une petite alerte en fin de course, son moteur manquant d'huile. Terminant à allure réduite, il parvient à préserver sa mécanique, remportant pour la deuxième fois consécutive l'épreuve monégasque, Richie Ginther assurant une nouvelle fois le doublé pour l'équipe BRM. Moteur bloqué, Clark a dû renoncer à trois minutes de la fin. Ayant couvert les deux tiers de la distance, il est cependant classé quatrième derrière son coéquipier Arundell, troisième pour son premier Grand Prix de championnat, alors que Bonnier et Hailwood terminent aux cinquième et sixième places.

Classements intermédiairesModifier

Classements intermédiaires des monoplaces aux premier, cinquième, dixième, quinzième, vingtième, vingt-cinquième, trentième, quarantième, cinquantième, soixantième, soixante-dixième et quatre-vingtième tours[8],[14].

Classement de la courseModifier

 
Graham Hill (vu ici avec Colin Chapman) s'est imposé à Monaco pour la deuxième année consécutive.
 
La Cooper T66 du Rob Walker Racing Team, cinquième de l'épreuve avec Joakim Bonnier.
Pos No Pilote Écurie Tours Temps/Abandon Grille Points
1 8   Graham Hill BRM 100 2 h 41 min 19 s 5 3 9
2 7   Richie Ginther BRM 99 2 h 41 min 30 s 0 (+ 1 tour) 8 6
3 11   Peter Arundell Lotus-Climax 97 2 h 41 min 36 s 4 (+ 3 tours) 6 4
4 12   Jim Clark Lotus-Climax 96 2 h 38 min 12 s 1 (Serrage moteur[Note 3]) 1 3
5 19   Jo Bonnier Cooper-Climax 96 2 h 41 min 38 s 1 (+ 4 tours) 11 2
6 18   Mike Hailwood Lotus-BRM 96 2 h 42 min 51 s 3 (+ 4 tours) 15 1
7 16   Bob Anderson Brabham-Climax 86 Boîte de vitesses 12
8 24   Jo Siffert Lotus-BRM 78 + 22 tours 16
9 9   Phil Hill Cooper-Climax 70 Suspension 9
10 20   Lorenzo Bandini Ferrari 68 Boîte de vitesses 7
Abd. 6   Dan Gurney Brabham-Climax 62 Surchauffe de la boîte de vitesses 5
Abd. 4   Maurice Trintignant BRM 53 Brûlure au pied 13
Abd. 5   Jack Brabham Brabham-Climax 29 Injection 2
Abd. 10   Bruce McLaren Cooper-Climax 17 Roulement de roue 10
Abd. 21   John Surtees Ferrari 15 Boîte de vitesses 4
Abd. 15   Trevor Taylor BRP-BRM 8 Fuite d'essence 14
Np. 14   Innes Ireland Lotus-BRM Accident aux essais
Nq. 17   Chris Amon Lotus-BRM Non qualifié
Nq. 2   Peter Revson Lotus-BRM Non qualifié
Nq. 3   Bernard Collomb Lotus-Climax Non qualifié

Légende :

  • Abd.= Abandon
  • Np.= Non partant

Pole position et record du tourModifier

Évolution du record du tour en courseModifier

Le meilleur tour fut amélioré onze fois au cours de l'épreuve[8].

Tours en têteModifier

Classement général à l'issue de la courseModifier

  • Attribution des points : 9, 6, 4, 3, 2, 1 respectivement aux six premiers de chaque épreuve.
  • Pour la coupe des constructeurs, même barème et seule la voiture la mieux classée de chaque équipe inscrit des points.
  • Seuls les six meilleurs résultats sont comptabilisés.
  • Le règlement permet aux pilotes de se relayer sur une même voiture, les points éventuellement acquis étant alors perdus pour pilotes et constructeur[1].
Classement des pilotes
Pos. Pilote Écurie Points  
MON
 
NL
 
BEL
 
FRA
 
GBR
 
ALL
 
AUT
 
ITA
 
USA
 
MEX
1   Graham Hill BRM 9 9
2   Richie Ginther BRM 6 6
3   Peter Arundell Lotus 4 4
4   Jim Clark Lotus 3 3
5   Joakim Bonnier Cooper 2 2
6   Mike Hailwood Lotus 1 1
Coupe des constructeurs
Pos. Écurie Points  
MON
 
NL
 
BEL
 
FRA
 
GBR
 
ALL
 
AUT
 
ITA
 
USA
 
MEX
1 BRM 9 9
2 Lotus-Climax 4 4
3 Cooper-Climax 2 2
4 Lotus-BRM 1 1

À noterModifier

  • 7e victoire en championnat du monde pour Graham Hill.
  • 8e victoire en championnat du monde pour BRM en tant que constructeur.
  • 8e victoire en championnat du monde pour BRM en tant que motoriste.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Richard Attwood a été engagé comme pilote de réserve, pour le remplacement éventuel de Richie Ginther, accidenté mi-avril.
  2. John Surtees a également testé le mulet à moteur six cylindres au cours de cette séance, réalisant un temps de 1 min 36 s 0 à son volant.
  3. Ayant abandonné dans son 97e tour, Jim Clark est néanmoins classé quatrième à 4 tours du vainqueur car il a accompli plus des deux tiers de la distance prévue. Bob Anderson, Phil Hill et Lorenzo Bandini sont également classés bien que n'ayant pas terminé la course.

RéférencesModifier

  1. a b c d et e (en) Mike Lang, Grand Prix volume 1, Haynes Publishing Group, , 288 p. (ISBN 0-85429-276-4)
  2. a b et c Johnny Rives, Gérard Flocon et Christian Moity, La fabuleuse histoire de la formule 1, Éditions Nathan, , 707 p. (ISBN 2-09-286450-5)
  3. Christian Naviaux, Les Grands Prix de Formule 1 hors championnat du monde : 1946-1983, Nîmes, Éditions du Palmier, , 128 p. (ISBN 2-914920-05-9)
  4. Rainer W. Schlegelmilch et Hartmut Lehbrink, Grand Prix de Monaco, Könemann, , 460 p. (ISBN 3-8290-0658-6)
  5. a et b Gérard Crombac, 50 ans de formule 1 - Les années Clark, Editions E-T-A-I, , 271 p. (ISBN 2-7268-8464-4)
  6. Pierre Abeillon, « Lotus 25 et 33 : Toujours une saison d'avance », Revue Automobile historique, no 2,‎
  7. a b et c Revue Sport Auto no 29 - juin 1964
  8. a b c et d (en) Autocourse : The Review of International Motor Sport 1964/65, Autocourse Publications Ltd, , 220 p.
  9. Pierre Ménard, « BRM 57 : Coup de sang à Bourne », Revue Automobile historique, no 33,‎
  10. Alan Henry, Brabham : Les monoplaces de Grand Prix, Editions ACLA, , 285 p. (ISBN 2-86519-058-7)
  11. Christian Moity et Serge Bellu, « La galerie des championnes - 1964 : la Ferrari "158" », Revue L'Automobile, no 406,‎
  12. Pierre Ménard, « Ferrari Aero 156, 158 & 1512 : La Scuderia rebondit 1963-1965 », Revue Automobile historique, no 40,‎
  13. a b c et d (en) Denis Jenkinson, « XXII Monaco Grand Prix : B.R.M. Sweeps the Board », Magazine MotorSport, no 6 Vol.XL,‎
  14. a b et c L'année automobile no 12 1964-1965, Lausanne, Edita S.A., , 224 p.
  15. (en) Paul Parker, Formula 1 in camera 1960-69, Haynes Publishing, , 240 p. (ISBN 1-84425-218-3)
  16. Gérard Gamand, « BRP : Trois petits tours et puis s'en vont », Revue Autodiva, no 18,‎
  17. L'année automobile no 11 1963-1964, Lausanne, Edita S.A., , 232 p.
  18. Gérard Gamand, « Hugh Powell : Un coup de Scirocco ! », Revue Autodiva, no 21,‎
  19. (en) Bruce Jones, The complete Encyclopedia of Formula One, Colour Library Direct, , 647 p. (ISBN 1-84100-064-7)
  20. Revue L'Automobile no 218 - juin 1964