Glanville

commune française du département du Calvados

Glanville
Glanville
Le lavoir.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Intercommunalité Communauté de communes Terre d'Auge
Maire
Mandat
Martine Martin
2020-2026
Code postal 14950
Code commune 14302
Démographie
Gentilé Glanvillais
Population
municipale
172 hab. (2017 en diminution de 1,15 % par rapport à 2012)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 59″ nord, 0° 04′ 17″ est
Altitude Min. 38 m
Max. 142 m
Superficie 6,43 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Trouville-sur-Mer
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pont-l'Évêque
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Glanville
Géolocalisation sur la carte : Calvados
Voir sur la carte topographique du Calvados
City locator 14.svg
Glanville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Glanville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Glanville

Glanville est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 172 habitants[Note 1].

GéographieModifier

La commune est au nord du pays d'Auge. Son bourg est à 10 km au sud de Deauville, à 10 km à l'ouest de Pont-l'Évêque, à 17 km à l'est de Dives-sur-Mer et à 21 km au nord-ouest de Lisieux[1].

Le territoire couvre 643 hectares, limitrophe de Beaumont-en-Auge, Bourgeauville, Saint-Pierre-Azif, Vauville, Tourgéville et Saint-Étienne-la-Thillaye.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Glanville est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Trouville-sur-Mer, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 35 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes latinisées de Glanvilla en 1048[7],[8]; Glanvilla vers 1057[7]; Glanvilla vers 1066[7]; Glandevilla en 1079[9]; Glanivilla en 1086[9], Glainville en 1160[9].

Il s'agit d'une formation médiévale en -ville (appellatif toponymique issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural », du latin villa rustica) qui a le sens de « domaine rural » au Moyen Âge (d'où vilain « paysan ») et « agglomération de maisons ».

Le premier élément est vraisemblablement un anthroponyme selon le cas général[9],[8].

Ce pourrait être un nom d'homme germanique fondé sur le radical Gland-[9] ou encore Galandus[10],[8].

Galandus est effectivement attesté au Moyen Âge[11]. Le -us final est la désinence latinisée. Ce nom se perpétue dans le nom de famille Galand, surtout fréquent dans la région Nord-Pas-de-Calais.

Remarque : mis à part la forme Glandevilla de 1079, les formes du XIe siècle antérieures à celle-ci ne confortent pas l'existence d'un [d] qui reste conjecturel, alors que les diverses hypothèses la tiennent pour assurée, aussi bien le radical Gland- que Galand(us). La proposition Galand(us) postule en outre l'existence d'un [a] qui se serait amuï par le suite Galand- > Glan- et dont il n'y a aucune trace non plus.

Le gentilé est Glanvillais.

HistoireModifier

Village d'origine de la famille anglo-normande de Glanville, tenant d'un fief dans le Suffolk, dont l'ancêtre a participé à la bataille de Hastings en 1066 : Robert de Glanville est mentionné sur la liste des compagnons de Guillaume le Conquérant de Dives-sur-Mer[12].

L'historien Glanville-Richards nous montre le Sire de Glanville à la tête des archers du Val de Réal, de Brétheuil et autres lieux qui combattirent à la bataille d'Hastings.

Enfin, une liste tirée du Battle Abbey Roll, datant probablement du XIVe siècle, mentionne également le Sire de Glanville.

Autrefois, les fiefs de la Motte Glanville et Glanville Hulline se trouvaient sur la paroisse de Glanville.

Politique et administrationModifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 2008 Bernard Isabel SE Agriculteur retraité
mars 2008[13] En cours Martine Martin[14] SE Voyageur représentant de commerce
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[15].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2017, la commune comptait 172 habitants[Note 4], en diminution de 1,15 % par rapport à 2012 (Calvados : +0,89 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Glanville a compté jusqu'à 421 habitants en 1800.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
414421415408367362305312327
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
310323331265227250237202200
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
195214249254231240226202174
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
201169144126133165178175175
2017 - - - - - - - -
172--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Notre-Dame (XIIe siècle) s'enorgueillit d'un autel principal (rectangulaire) surmonté de son retable, avec un tableau de l'Annonciation des XVIIe et XVIIIe siècles. La nef (restaurée au XIXe siècle) présente une voûte en bois en forme de carène de bateau renversée. Deux autels secondaires sont dédiés à saint Joseph au sud et à la Vierge Marie au nord. Le pavage au sol comporte des motifs de fleurs de lys et de queues d'hermine. Certains chapiteaux et les arcs-doubleaux ont conservé une trace de polychromie. Le porche du XIVe siècle repose sur quatre poteaux de chêne supportant une bâtière. L'église de Glanville nécessitant d'importants travaux d'entretien, l'Association de protection de l'église de Glanville a été créée en 2010. Ladite association bénéficie du soutien de la Fondation du patrimoine. En 2012, grâce à la générosité d'un donateur habitant Glanville (complétée par celle de la Fondation du patrimoine), le tableau de l'Annonciation a été restauré.
  • Villa Sayer : maison construite en 1973 par Marcel Breuer, avec la collaboration de l'architecte italien Mario Jossa, inscrite aux Monuments historiques[20]. Il s'agit de la seule maison d'habitation construite en France par Breuer. La maison se visite une fois par an lors des Journées du patrimoine.
  • Station de pompage[21].

Sur la commune, se trouvent deux sources :

  • celle de Saint-Méen, dont les eaux étaient réputées pour guérir la gale des mains et la lèpre,
  • celle de Saint-Marcouf (deuxième patron de l'église), dont les eaux étaient censées guérir les écrouelles.

Activité culturelle et manifestationsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Léonce Boistard de Prémagny, comte de Glanville (1807 - 1903), issu d'une famille de noblesse de robe rouennaise, propriétaire du Quesnay (dont les terres se situaient sur Vauville et Glanville).
  • La reine d'Angleterre, Élisabeth II, s'est souvent rendue — incognito — au haras du Quesney, appartenant à la famille Head, situé en partie sur la commune[réf. nécessaire].

BibliographieModifier

  • Le patrimoine des communes du Calvados, vol. 2, Paris, Flohic Éditions, , 1715 p. (ISBN 2-84234-111-2), p. 1292-1293.
  • L. Boistard de Glanville, Étude sur le fief du Quesnay-Vauville et sur ses anciens seigneurs, Henri Delesques imprimeur, Caen 1887.
  • Christine Maspétiol, La famille anglo-normande des Glanville, article paru dans le numéro de septembre- du "Pays d'Auge"
  • Éric l'Hotellier (photographies) et Pierre Chauvot (Texte), Porches d'églises du Pays d'Auge paru en , voir église de Glanville page 75, aux Éditions de l'association Le Pays d'Auge (ISBN 978-2-9539063-2-5)

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2017.
  2. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  7. a b et c Jean Adigard des Gautries, « Les noms de lieux du Calvados attestés de 911 à 1066 », Annales de Normandie, Année 1953, Volume 3, Numéro 1, p. 25-26 (lire en ligne)
  8. a b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 935
  9. a b c d et e Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 322a
  10. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 134b.
  11. Marie-Thérèse Morlet, Noms de personne sur le territoire de l'ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, vol. I, p. 102a
  12. « Liste des compagnons de Guillaume sur le site de Dives-sur-Mer » (consulté le 23 septembre 2010)
  13. « Martine Martin entame son premier mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 août 2014)
  14. Réélection 2014 : « Martine Martin a retrouvé son poste de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 avril 2014)
  15. « Glanville (14950) - Municipales 2014 », sur Ouest-france.fr - Municipales 2014 (consulté le 27 août 2014)
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  20. « Villa Sayer à Glanville », notice no PA00111839, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Station de pompage », notice no IA14000794, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Lien externeModifier

Sur les autres projets Wikimedia :