Gignac (Hérault)

commune française du département de l'Hérault

Gignac
Gignac (Hérault)
Site du Castellas à Gignac.
Blason de Gignac
Blason
Gignac (Hérault)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Hérault
(siège)
Maire
Mandat
Jean-François Soto
2020-2026
Code postal 34150
Code commune 34114
Démographie
Gentilé Gignacois, Gignacoise
Population
municipale
6 200 hab. (2017 en augmentation de 9,66 % par rapport à 2012)
Densité 208 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 11″ nord, 3° 33′ 07″ est
Altitude Min. 28 m
Max. 286 m
Superficie 29,85 km2
Élections
Départementales Canton de Gignac
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Gignac
Liens
Site web ville-gignac.fr

Gignac (en occitan Ginhac) est une commune française située dans le département de l'Hérault, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Gignacois.

GéographieModifier

 
Carte

La commune de Gignac appartient à la topographie régionale du « territoire centre Hérault » composé de reliefs, de domaines de la Garrigue, de la vallée de la Lergue et de l'Hérault[1]. Au nord du territoire se situe les hautes garrigues en direction du plateau du Larzac. À l'Est, le massif de la Taillade constitue le point de séparation entre la vallée de l'Hérault et les garrigues de Montpellier et à l'Ouest est situé le massif du Liausson[1].

Le canal de Gignac, construit vers 1897, a participé au développement rural de la commune en permettant l'irrigation de 1 800 hectares de parcelles consacrées essentiellement à la vigne[2].

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Gignac
(Distances : à vol d'oiseau / par la route)[3]
Lagamas
(3.47 / 5,73 km)
Saint-Jean-de-Fos
(5.40 / 9,64 km)
Aniane
(5.18 / 5,76 km)
Saint-André-de-Sangonis
(3.96 / 4,32 km)
  La Boissière
(7.58 / 11,39 km)
Pouzols
(4.96 / 5,34 km)
Saint-Bauzille-de-la-Sylve
(3.93 / 6,19 km)
Aumelas
(6.62 / 10,49 km)

ToponymieModifier

Le nom de la commune dérive d'un nom de domaine gallo-romain : nom d'homme gaulois Gennius + suffixe -acum.

HistoireModifier

Une loge maçonnique existait à Gignac à la fin du XVIIIe siècle[4].

Des moulins sont donnés par l’évêque de Lodève Raymond Guillaume à l'abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert en 1189 ; une mauvaise lecture d'une archive a fait croire qu'il s'agissait des premiers moulins à papier de France, alors qu’il s’agissait de moulins bladiers[5].

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la constitution » en décembre 1791. Après la chute de la monarchie, elle change de nom pour « société des sans-culottes », puis « société républicaine et régénérée ». Elle est très fréquentée, puisqu’elle passe de 150 membres en 1791, à 264 un an plus tard, soit plus de 10 % de la population[6].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité

1965

mars 1989

Gilbert Sénès[7]

SFIO puis PS
Secrétaire d'association agricole
Député (1967-1968 et 1973-1986)
Conseiller général (1964-1982)
mars 1989 2003 Guy Lassalvy[8] PS Conseiller régional (1998-2004)
2003[9] mars 2014 Jean-Marcel Jover[10] PS  
mars 2014 En cours[11] Jean-François Soto DVG Cadre supérieur
Conseiller départemental de l'Hérault

DémographieModifier

Au dernier recensement, la commune comptait 6200 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5002 5342 5702 5892 7792 8352 6692 8162 951
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9202 7782 7762 7672 8472 5822 6232 5312 786
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5382 5512 5632 5352 5202 5872 5562 3002 399
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 5402 7462 8483 2283 6523 9554 8275 2715 905
2017 - - - - - - - -
6 200--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)

ÉconomieModifier

SportsModifier

Le Tambourin club Gignac défend les couleurs de Gignac en championnat de France de balle au tambourin.

Du au , la 1re coupe du Monde de tambourin s'est déroulée à Gignac.

Chaque année entre 2011 et 2013 a eu lieu le “RIDE ON LR TOUR”. Cette compétition de sports extrêmes (BMX et rollers), réunit les meilleurs riders de France et européens sur les installations du FISE[réf. nécessaire].

JumelageModifier

Gignac est jumelée avec :

Transports et accessibilitéModifier

Réseau routier et covoiturageModifier

La commune est accessible par l'autoroute A750 sorties 59 et 60. Elle est également traversée par la route nationale 109 ainsi que les routes départementales 9 et 32.

Une aire de covoiturage est présente au niveau de la sortie 59 de l'autoroute A750, d'une capacité de 40 places dont 2 places pour les personnes à mobilité réduite[14].

Transports PublicsModifier

Gignac possède une gare routière qui est un point d'arrêt du réseau Hérault Transport. Les lignes s'arrêtant à Gignac sont les suivantes : 661, 662, 663, 665, 668, 685. Ces lignes permettent une laison sans correspondance avec les villes suivantes : Aniane, Arboras, Bédarieux, Ceyras, Clermont-l'Hérault, Colombières-sur-Orb, Hérépian, Jonquières, La Cavalerie, Lamalou-les-Bains, Le Bosc, Le Caylar, Le Pouget, Le Poujol-sur-Orb, L'Hospitalet-du-Larzac, Lodève, Millau, Mons, Montpellier et le réseau de Transports de l'agglomération de Montpellier, Montpeyroux, Olargues, Popian, Pouzols, Prémian, Riols, Saint-André-de-Sangonis, Saint-Bauzille-de-la-Sylve, Saint-Etienne-d'Albagnan, Saint-Félix-de-Lodez, Saint-Guilhem-le-Désert, Saint-Jean-de-Fos, Saint-Julien, Saint-Martin-de-l'Arçon, Saint-Paul-et-Valmalle, Saint-Pons-de-Thomières, Saint-Saturnin-de-Lucian, Saint-Vincent-d'Olargues, Salasc, Villeneuvette

Culture locale et patrimoineModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Gignac se blasonnent ainsi :
« de gueules à une tour d'argent maçonnée de sable, accompagnée en chef de trois fleurs de lys d'or »[15].

L'âne de GignacModifier

La légende veut qu’au jour de l’Ascension de l’an 719, un âne prénommé Martin ait réveillé les Gignacois par ses braiments alors que les Sarrasins étaient prêts à envahir le village. Alertés, les villageois auraient alors repoussé l'invasion en jetant des racines de trantanel (nom occitan de la bourdaine) sur les Sarrasins. Dès lors, il devient l’animal totémique de Gignac. Chaque année, cet évènement est célébré le jour de l’Ascension. L’âne représenté avec une grande armature recouverte d’une robe bleue, surmontée d’une tête dont les mâchoires s’entrechoquent bruyamment, est promené dans les rues de Gignac au son du fifre et du tambour entouré de danseurs costumés. Ce spectacle original et convivial prisé par les Gignacois est une tradition qui se perpétue de génération en génération. La tradition a fêté ses 1300 ans d’histoire en 2019.

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Notre-Dame-de-Grâce est installée sur un lieu qui dispose d’une grande variété de traditions et d’histoires. Ainsi, les églises qui se sont succédé à cet endroit auraient été construites à l'emplacement d’un ancien temple romain, dédié à la déesse Vesta, et construit par la VIIe légion romaine. Temple qui serait devenu un édifice chrétien avant d’être détruit au XIIIe siècle. Une chapelle puis l’église telle que nous la connaissons aurait été ensuite construites sur ce vieil emplacement sacré. L’édifice actuel date du XVIIe siècle, sa façade de style florentin est assez unique dans la région. Tout près de l’église, le chemin de croix date de la même époque, même s'il a été récemment remis en état ;
  • L'église Saint-Pierre-aux-Liens est située au centre du village. Cette église paroissiale a été reconstruite entre 1635 et 1677, après les guerres de religion. Sa grande façade est de style jésuite, et le reste de son architecture est classique. Sa grande nef à cinq travées se termine par un chevet à sept pans voutés d’ogives. Le , un dimanche, le clocher de l'église s'est écroulé entraînant la voûte sur les fidèles. Cet accident a provoqué la mort de plus de 100 personnes[16]. Le grand clocher a été reconstruit par Étienne Giral[16], maître des ouvrages royaux de la ville et sénéchaussée de Montpellier, peu après l’effondrement du clocher originel[17][source insuffisante] ;
  • La « Tour sarrasine » ou le donjon ;
  • L'hôtel de Laurès appartenait à la famille de éponyme. Il a accueilli au XXe siècle l'office du tourisme. Il est devenue une propriété privée[réf. nécessaire] ;
  • Beffroi communal surmonté d'un campanile de fer abritant une cloche du milieu du XVIIIe siècle réalisée par le maître fondeur montpelliérain Jean Poutingon (classée MH)[réf. nécessaire] ;
  • Pont de Gignac sur l'Hérault (XVIIIe siècle), conçu par Bertrand Garipuy, directeur des travaux publics de la province du Languedoc, entrepris par lui en 1776, puis par son neveu Ducros. Le pont a été achevé en 1810 par Billoin et Fontenay[réf. nécessaire] ;
  • Pont du Languedoc, construit à côté du pont de Gignac. Il permet à l'autoroute A750 de franchir l'Hérault. L'ouvrage a été conçu par Michel Virlogeux et l'architecte Charles Lavigne avec le bureau d'études SECOA pour le ministère de l'Équipement. Le pont a été construit par l'entreprise GFC. Il a été mis en service le [réf. nécessaire].

GalerieModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b [PDF] Commune de Gignac : Plan Local d'Urbanisme, page 22/437, publié le sur le site ville-gignac.fr (consulté le ).
  2. P. Carrière, « Le canal de Gignac », Bulletin de la Société languedocienne de géographie, Montpellier, GéoProdig, vol. 14, nos 2-3,‎ , p. 325-341 (présentation en ligne)
  3. Distances vers : Saint-Jean-de-Fos, Aniane, La Boissière, Aumelas, Saint-Bauzille-de-la-Sylve, Pouzols, Saint-André-de-Sangonis et Lagamas, publié sur le site fr.distance.to (consulté le ).
  4. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 391
  5. Marie-Ange Doizy, Pascal Fulacher, Papiers et moulins des origines à nos jours, Paris : Arts et métiers du livre éditions, 1997, (ISBN 2-911071-03-4), p. 52.
  6. Dubost, Le réseau des sociétés…, op. cit., p. 416.
  7. Notice : Gilbert, Antoine, André Sénès, publié sur le site du Maitron (consulté le ).
  8. [PDF] Annonce officielle de la construction d’un lycée à Gignac, page 2/13, publié le sur le site ville-gignac.fr (consulté le ).
  9. « Gignac : le ton est donné avec le premier conseil municipal », publié le sur le site du Midi-Libre (consulté le ).
  10. « Résultats Municipales 2008 », publié sur le site Le Monde.fr (consulté le ).
  11. L’élection du maire Jean-François Soto, publié le sur le site du Midi-Libre (consulté le ).
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  14. https://www.francebleu.fr/infos/transports/le-co-voiturage-une-affaire-qui-roule-dans-l-herault-1537097064%7Csite=France Bleu Hérault
  15. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 44.
  16. a et b « Église Saint-Pierre », notice no PA00103461, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Découverte 34 + registre paroissial.
  18. « Christophe Urios, parrain de la soirée des champions à Gignac », Midi-Libre,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2017).
  19. « Emmanuelle Fabre, Miss Languedoc 2012 », sur La Dépêche du Midi (consulté le 27 mars 2016).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • « Les anciens inventaires des archives de Gignac : inventaire de 1407, inventaire de 1613 », Revue historique du diocèse de Montpellier,‎ 1912-1913, p. 506-513
  • Audrey Almes, Étude sur Gignac à partir du compoix de 1462, [s.l.], [s.n.], , 137 p.
  • Jacques Basset, « Le barrage de la Meuse à Gignac (Hérault) 1860-1964 : un exemple d'équipement hydraulique en Languedoc », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, no 10,‎ , p. 97-106 (lire en ligne)
  • Gilbert Gilland, Histoire de Gignac : de son origine à nos jours, Lattes, Paysans du midi, , 124 p.
  • Claude-Daniel (de) Laurès, Mémoires pour servir l'histoire de la ville de Gignac et de ses environs : par Claude-Daniel de Laurès (1701-1776), conseiller à la Cour des Comptes, Aides et Finances de Montpellier], Montpellier, Arts et traditions rurales, , 396 p.
  • Jacques Mestre, Histoire de la ville de Gignac et des communes de son canton des origines à 1900, Millau, Arts et traditions rurales, , 299 p.
  • Hélène Palouzié-Gouedar, Gignac : un canton de la moyenne vallée de l'Hérault, Montpellier, Association pour la connaissance du patrimoine en Languedoc Roussillon, coll. « Images du patrimoine » (no 104), , 96 p.
  • Marie-Thérèse Pralus, Gignac au XVIIIe siècle : recherches démographiques, économiques et sociales, [s.l.], [s.n.], , 162 p.
  • Marie-Thérèse Pralus, Étude de quelques textes du cartulaire de Maguelone relatifs à Gigean au XIIe siècle : institution de la viguerie de Gignac au XIVe siècle, [s.l.], [s.n.], [1960-1970], 24 p.
  • Jean-Claude Richard, « De Bédarieux à Gignac : deux villes fortes protestantes réduites en 1622 par l'armée de Louis XIII », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 11,‎ , p. 119-123

Fonds d'archivesModifier

Articles connexesModifier

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