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Hérépian

commune française du département de l'Hérault

Hérépian
Hérépian
Blason de Hérépian
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Clermont-l'Hérault
Intercommunalité Communauté de communes Grand Orb
Maire
Mandat
Jean-Louis Lafaurie
2014-2020
Code postal 34600
Code commune 34119
Démographie
Gentilé Hérépiannais
Population
municipale
1 513 hab. (2016 en augmentation de 2,02 % par rapport à 2011)
Densité 173 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 39″ nord, 3° 06′ 58″ est
Altitude 191 m
Min. 178 m
Max. 520 m
Superficie 8,77 km2
Localisation

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Hérépian

Hérépian (en occitan Erépia) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

GéographieModifier

 
Carte

Hérépian est une commune située à un carrefour entre Saint-Pons-de-Thomières, Bédarieux et Béziers. Il est bordé par le fleuve Orb et la rivière Mare.

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

Hérépian dépendait du diocèse de Béziers et de l'ancienne paroisse de Saint-Pierre de Rhèdes, avant la création de la paroisse de Saint-Martial.

Politique et administrationModifier

Liste des maires de Hérépian
Période Identité Étiquette Qualité
février 1980 septembre 2003 Jean-Marie Oustry DVD Conseiller général (1993-2004)
septembre 2003 mars 2014 Pierre Bernard DVD  
mars 2014 En cours Jean-Louis Lafaurie DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2].

En 2016, la commune comptait 1 513 habitants[Note 1], en augmentation de 2,02 % par rapport à 2011 (Hérault : +6,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6256907387889911 0721 0831 1151 185
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1431 1491 2611 2061 2781 5801 2381 1321 188
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2521 2781 2891 1431 1541 1931 1711 0671 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 1221 1351 1261 1571 2411 3681 4461 4581 469
2013 2016 - - - - - - -
1 5011 513-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  •  
    Carte postale de l'église (1911)
    L'église Saint-Martial du XVe siècle, située en plein cœur du village.

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Hérépian se blasonnent ainsi :

De gueules, au pairle losangé d'or et d'azur.

La fonderie de cloches GranierModifier

Son origine remonte au XVIe siècle, vers 1580, lorsque Guillaume Granier fabriquait des sonnailles dont les bergers équipaient leurs troupeaux de moutons. Granier exerçait dans le petit village « Des Nières » (hameau de la commune de Saint-Gervais-sur-Mare) où se trouvaient les principaux matériaux nécessaires à la fabrication : charbon, argile, etc. Dans les années 1920, la fonderie s'installe à Castanet-le-Bas (commune de Saint-Gervais-sur-Mare). La famille Granier a toujours exercé dans ce petit village jusque dans les années soixante-dix lorsque les difficultés de transport, la fermeture des mines, l’ont conduit à s’installer plus bas dans la vallée à Hérépian. La fonderie fabrique encore aujourd’hui des cloches pour particuliers (propriétés et châteaux), églises, sonnailles (clochettes, grelots) pour animaux, troupeaux.

Cette fonderie a fait l'objet d'une étude ethnographique et technique qui a abouti à la création d'un musée : le musée des cloches et de la sonnaille. La fonderie ainsi que le musée sont situés à l'emplacement de l'ancienne gare d'Hérépian. Après une fermeture temporaire, le musée des cloches et de la sonnaille est à nouveau ouvert depuis le 16 juin 2014.

 
La fonderie et le musée (sur le site de l'ancienne gare d'Hérépian).
 
L'ancienne fonderie de Castanet-le-Bas (commune de Saint-Gervais-sur-Mare).

La verrerie de glacesModifier

En 1777, Morand dans un de ses ouvrages intitulés L'art d'exploiter les mines de charbon de terre signale l'existence récente d'une verrerie à glaces à Hérépian chauffée avec la houille : "La houille s'emploie très bien pour la chauffe des verreries ... Celle nouvellement établie à Hérépian en Languedoc, travaille de la même manière." (pages 1249-1250)[5]

Personnalités liées à la communeModifier

  • Étienne Giral (1689-1763), son fils (?) devient propriétaire de la verrerie royale d'Hérépian fondée en 1767; il possède en outre la concession des mines de charbon de la baronnie de Boussagues, près de La Tour-sur-Orb. Ce charbon va notamment alimenter les fours de la verrerie ; pour cela, le pont de la Gure à Villemagne a été construit la même année.

JumelagesModifier

Hérépian est jumelée avec

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Étienne Dumont, « Le fief noble du Pouget (Hérépian) : de l'Antiquité gallo-romaine à l'Ancien Régime », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 33,‎ , p. 65-72
  • Étienne Dumont, « Le pont vieux d'Hérépian sur l'Orb : un témoin majeur sur l'ancien chemin de la montagne », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 37,‎ , p. 125-138
  • Robert Gourdiole, « Hérépian à l'époque gallo-romaine », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 1,‎ , p. 35-41
  • Florence Journot, « Histoire d'un carrefour : Hérépian », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 13,‎ , p. 61-65
  • André Signoles, « La Fonderie de cloches de François Granier (Hérépian-Castanet-le-Bas) », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 9,‎ , p. 159-179

Fonds d'archivesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  5. Morand, Jean-François-Clément (1726-1784) L'art d'exploiter les mines de charbon de terre. Seconde partie suite de la quatrième section - voir Google Books https://books.google.fr/books?id=SwFYAAAAcAAJ&pg=PA1114&dq=Morand+charbon&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=Morand%20charbon&f=false